Batna : R’haouet, un coin authentiquement pittoresque
يوليو 27, 2009
sous Notre Enveronnement
La wilaya de Batna renferme plusieurs sites naturels et touristiques qui font sa réputation.
L’un de ces endroits enchanteurs et captivants par sa nature vierge, son lac naturel et sa forêt dense, R’haouet en l’occurrence, attire durant cette période de chaleur des centaines de visiteurs des régions avoisinantes de Merouana, Aïn Touta et surtout Hidoussa. Les amoureux de la nature, pour la plupart des jeunes, s’y rendent, chaque après-midi, pour profiter de la fraîcheur de ce coin pittoresque et s’offrir quelques trempettes dans son lac à l’eau limpide.
R’haouet nécessite tout de même plus d’attention et de considération de la part des autorités compétentes. Un aménagement étudié et réfléchi, en harmonie avec ce lieu accueillant, ne pourrait qu’ajouter à sa splendeur, donner un coup de fouet à l’activité touristique de cette belle région et permettre enfin aux habitants de la wilaya d’en profiter au maximum.
Par Nouredine N.










Boumediene on اث, 31st أغسطس 2009 5:24 م
C’est une honte de lire ceci. C’est complètement faux!!! Voici le lien qui dit la vérité sur R’haouet et Hidoussa et ses moulins en voie de disparition plutot
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=20413
Ramzi on س, 19th سبتمبر 2009 11:12 ص
Les Moulins de R’haouat
Par Djamel Alilat
LIBERTE 25/11/2003
R’haouat, petite bourgade de la commune de Hidoussa, perdue au plus profond du pays chaoui, possède, à ne pas en douter, l’une des plus belles vallées d’Algérie. Cela ne l’a pas rendue célèbre pour autant. Pourtant, des atouts, elle n’en manque pas, R’haouat. À commencer par ces fameux moulins à eau qui lui ont donné son nom.
A l’origine, une source joliment nommée Aïn Titaouine, ou la source des yeux. Elle jaillit puissamment d’une anse rocheuse cernée par une petite falaise et forme une petite mare avant de s’élancer dans le lit de l’oued. Il n’y a pas longtemps, une autre source plus en amont créait ici une belle cascade mais, à cause de travaux pratiqués à proximité, la source s’est tarie. Cependant, d’autres sources, tout près de la principale, alimentent le joli petit ruisseau qui serpente tout au long de cette vallée. Sur ses berges, à droite comme à gauche, des petits vergers luxuriants bordés par des haies de ronces, de mûriers sauvages, de peupliers et de saules. Il y a dans ce petit paradis bucolique divers arbres fruitiers, notamment des abricotiers, des pommiers, des grenadiers, des figuiers et surtout des noyers. De majestueux noyers comme vous n’en verrez jamais ailleurs et certains sont d’un âge plus que respectable.
Le ruisseau glougloute, l’eau est limpide et n’est troublée que par le plongeon de grenouilles vertes effarouchées par notre passage. “Leur présence et celle du cresson, une petite plante aquatique, un indicateur de la qualité de l’eau”, nous apprend M. Lâabed, directeur du Parc national du Bélezma et notre guide dans cette expédition champêtre.
Ici, aucun bruit de voiture, aucune nuisance sonore ne vient troubler le murmure du vent dans les arbres, le chant des oiseaux ou celui du ruisseau. Pour déstresser loin du vacarme de la ville, c’est souverain. C’est un petit éden que le verger dans lequel nous faisons halte pour nous reposer. Il appartient à la famille Yekhlef et compte une vingtaine de grands noyers ombragés que le soleil a beaucoup de peine à percer. Nous nous affalons sur la pelouse pour savourer le repas que cette famille nous offre gracieusement. Un ragoût de pommes de terre, des piments pilés et cette bonne galette chaouie bien savoureuse. Comme dessert, nous aurons droit à des dattes, des pommes et des noix. L’hospitalité chaouie n’est pas un vain mot, tout au long de notre périple, on nous offrira des pommes, des grenades, du miel, des grappes de raisin et toujours le sourire et cette poignée de main franche et chaleureuse pour nous souhaiter la bienvenue.
“Les noyers sont un écotype qu’il faut absolument protéger”, nous dit M. Lâabed. “Cet arbre a été introduit il y a plusieurs siècles et s’est très bien acclimaté. Il y a plusieurs sites comme ça à R’haouat et ils peuvent devenir des pôles d’attraction.” Notre guide plaide ensuite longuement pour l’agrotourisme. Ce concept, selon lui, s’appuie sur une introduction prudente de touristes et de visiteurs qui découvrent un circuit et des petits parcours pédestres comme celui de R’haouat. Parallèlement, ils peuvent consommer des produits locaux garantis bio comme les fruits de saison et les plats traditionnels et se reposer sous les majestueux noyers. “Cela ne nécessite pas forcément de grands moyens et ce n’est pas non plus le tourisme de masse qui altère les sites naturels. Les touristes suivent des chemins pédestres et botaniques et, à ce propos, au parc de Bélezma, nous avons créé 29 chemins pédestres”, ajoute encore M. Lâabed.
Tout au long de cette étroite vallée, arrosée par des petits canaux d’irrigations et des rigoles, la moindre parcelle de terre est cultivée. C’est un paysage de vergers et de minuscules plantations de maïs ou des petites prairies où sommeillent deux ou trois moutons ou quelques vaches placides. La vie à R’haouat s’écoule paisiblement. Comme l’eau de son ruisseau. Il n’y a que des chemins pédestres. De quoi ravir le touriste de passage, mais ce qui n’est pas du tout du goût des habitants qui ont du mal à se déplacer. Ici, l’hiver est rude. Il neige dru et, comme en témoignent les fagots de bois devant chaque maison, tout le monde a déjà pris ses précautions pour affronter les grands froids de janvier. “Écris dans ton reportage que nous manquons de pistes et que nous n’avons pas le gaz de ville”, nous dit M. Djematti, le maire du patelin, qui a tenu à nous accompagner. Un vieux fellah au turban impeccable et au visage buriné vient à notre rencontre et nous salue. “Mata hellam ?” (comment ça va ?), s’enquiert l’édile du village. “ça va bien, mais on manque de routes”, rétorque malicieusement l’aïeul aux mains calleuses. “Il leur faut le gaz de ville à cause du froid qui règne ici en hiver, mais aussi afin de préserver le bois des forêts”, précise M. Lâabed en bon écologiste qu’il est.
Il est vrai que le gaz de ville épargnerait grandement le gaz des champs qui n’est ici que le précieux cèdre de Bélezma sur lequel il veille.
Monsieur le maire revient à la charge. “Il nous faut une route de Hidoussa à Béni Mekhlouf. Les paysans font un détour de 70 km par Oued Chaâba et Aïn Touta pour accéder à leurs champs.” Effectivement, la piste qui existe actuellement s’arrête net au pied de quelques vergers, vaincue aussi bien par le relief accidenté que par l’indifférence d’un pouvoir central qui n’est préoccupé que par le confort des privilégiés de Club-des-Pins et d’ailleurs. Sous nos yeux, au-dessus d’un promontoire rocheux, s’étale une vallée encaissée où l’on découvre l’un des plus beaux sites du pays. Une succession de vergers luxuriants et de l’eau qui coule avec fracas partout avant de s’engouffrer dans des gorges étroites. Perplexes, on se surprend à penser que si la région est aussi belle à la fin de la saison sèche, elle doit resplendir et rayonner pleinement au printemps.
Tout près d’une coquette maison, à l’ombre des noyers, nous attend une surprise. Des vestiges romains ! Des dalles de pierre ornées de motifs sculptés et une curiosité que M. Lâabed, en fin connaisseur de la région, nous présente comme un antique moulin à olives. L’objet, taillé dans de la pierre poreuse, ressemble à un pilon en forme d’entonnoir avec deux sorties sur les flans dans sa partie inférieure. C’est incontestablement une antiquité que n’importe quel musée se ferait une joie de compter dans sa collection et elle dépérit là au gré des intempéries et du temps qui passe. Bienheureux pays qui se permet le luxe de snober ses trésors archéologiques !
Ici, il n’est pas rare qu’un paysan qui travaille sa terre tombe sur un vestige architectural et il se murmure que la vallée recèlerait un trésor archéologique enfoui dans ses tréfonds. Cependant, les autochtones, qui n’ont aucune envie de voir leurs champs retournés sens dessus dessous, n’en parlent qu’à demi-mot. Mais il est connu que les Romains se sont toujours installés là où il y avait de l’eau, et de l’eau, ici, il n’en manque pas. Cette eau, il n’y a pas bien longtemps, faisait tourner quatorze moulins disséminés tout au long de cette vallée. Les minoteries de Batna étant trop éloignées, on faisait moudre son grain sur place. La plupart de ces moulins sont, aujourd’hui, en ruine ou dans un état lamentable. Nous visitons celui de L’hadj Ahmed Kebbab. Le seul qui soit encore en état de marche mais qui n’a pas fonctionné depuis 1992.
Le moulin de R’haouat, thassirth comme on dit ici, n’a rien à voir avec le moulin à eau avec une grande roue tel qu’on le voit en Europe. C’est un ingénieux système bien de chez nous. L’eau détournée du ruisseau arrive par un canal jusqu’au moulin, une pièce généralement construite en toub ou en pierre avec un toit de planches. Elle pénètre par un orifice étroit dans la partie inférieure du moulin et fait tourner une roue dentée qui entraîne un engrenage qui fait tourner une meule en pierre. “Ces meules, on les ramenait de la région de Béjaïa”, nous précise le vieux meunier aux cheveux blancs qui n’hésite pas, malgré un âge canonique, à manipuler la lourde meule pour nous montrer comment ça marche. Au-dessus de la meule, un entonnoir en bois dans lequel les céréales sont versées. Pour arrêter le tout, il faut tirer sur une ficelle ou une chaîne qui enclenche un couperet en bois qui détourne l’eau vers le ruisseau et pour avoir, selon le désir du client, un produit finement ou grossièrement moulu, il faut jouer sur une autre planche qui soulève de quelques millimètres la meule de pierre. Simple et efficace.
De l’eau, du bois, de la pierre et un peu de génie et voilà toute une industrie qui tourne. Aujourd’hui, tout est abandonné et ces moulins quand ils ne tombent pas complètement en ruine deviennent des remises, des greniers où l’on fourre tout ce qui est encombrant. Bienheureux pays qui laisse un savoir-faire, un patrimoine national, une culture mourir dans l’indifférence ! Ailleurs, un tel trésor aurait fait l’objet d’une attention soutenue, d’une restauration et d’une réhabilitation. Il aurait doublement servi. Et le tourisme et la mémoire collective.
Dans quelques années, il ne restera plus rien de ces moulins et les nouvelles générations ne sauront même pas ce qui a donné son nom à R’haouat, car d’ici à ce que l’on décide de les restaurer, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts de Oued Aïn Titaouine.
ramzi on خ, 1st أكتوبر 2009 10:11 ص
La région de R’haouet (Batna) s’accroche à ses derniers moulins à eau
[Aps 28/8/09] BATNA – Perchée à 1.400 mètres au-dessus de la mer sur la majestueuse montagne de Nafla (27 km au Sud-est de Batna), la localité de R’haouet rattachée à la commune de Hidoussa s’accroche désespérément à ses derniers moulins à eau ayant forgé sur plusieurs siècles sa réputation de “minoterie” de la région des Aurès.
Aujourd’hui, les deux ultimes moulins de pierre “survivants” de la période faste de cette contrée montagneuse dont le toponyme reflétant son ancienne vocation signifie “Les moulins”, se dressent fièrement défiant l’action du temps et des éléments qui ont toutefois eu raison de certaines de leurs parties.
Dissimulé au fond d’un verger du lieu dit “Iferjadh” si ombragé que la moindre brise suffit à donner des frissons sous le soleil suffoquant d’un midi du mois d’août, un des ces deux moulins est la propriété du cheikh
Brahim. Ce meunier septuagénaire qui soutient que son établissement était opérationnel en 1815 se dit prêt à le faire fonctionner de nouveau s’il arriverait à trouver de l’aide pour reconstruire le bief qui acheminait l’eau nécessaire pour actionner le moulin.
Transformant en farine les céréales de toute la région de Mérouana jusque dans les années 1980, le second moulin de Ahmed Kebab est totalement abandonné et risque, selon les habitants du village, de subir le même sort que celui des autres moulins dont les ruines se répartissent aujourd’hui à travers
les vergers de pommiers, de vignes et de figuiers.
C’est l’inestimable atout de la présence de nombreuses sources jaillissant depuis des temps immémoriaux des tréfonds des roches de ces montagnes qui a
amené les anciens habitants de R’haouet à développer l’activité meunière, affirme Si Driss, un vieux sage de la région.
Un moulin traditionnel à céréales se compose de deux meules en pierre naturelle superposées d’un mètre et demi de diamètre dont le mécanisme est mis en marche à une assez grande vitesse par une roue à aubes actionnée par la force de l’eau acheminée par un canal à forte pente.
Jadis la demande sur les moulins de R’haouet était telle que l’eau devait être partagée à la “Nouba” (à tour de rôle) entre les agriculteurs et les meuniers. Les premiers disposaient ainsi des ruisseaux des premières lueurs du jour au coucher du soleil alors que les seconds ne commençaient à travailler qu’à la tombée de la nuit pour ne s’arrêter qu’à l’aube, affirme cheikh Omar, autre vieux de la région.
Pour Si Driss, loin de se considérer dérangés par le bruit nocturne des meules en mouvement, les habitants de R’haouet dont les maisons étaient éparpillées y trouvaient une sorte de compagnie agréable dont beaucoup en éprouvent aujourd’hui la nostalgie souvent attisée par le murmure des ruisseaux dévalant ces montagnes. La vocation meunière de R’hawate date de bien avant 1830, affirme encore Si Driss qui souligne que, de mémoire des personnes âgées, pas moins de 17 moulins transformaient en farine les récoltes de blé et d’orge des régions Terchiouine, N’gaous, Ain Touta, Mérouana et bien d’autres. A partir de l’indépendance, ces minoteries ont commencé à fermer un à un. Et c’est vers le milieu des années 1980 que le dernier moulin encore opérationnel cessa toute activité.
R’haouet est célèbre également pour ses paysages naturels féeriques, ses multiples sources et ses cours d’eau à cascades dont certains endroits de leurs lits sont devenus de véritables piscines naturelles ombrées par de grands noyens et amandiers comme sur le site de Titaouine. Ses habitants construisaient leurs maisons en pierres tantôt sur les lisières des ruisseaux tantôt en les adossant aux flancs de gigantesques roches.
La plus connue des usagers de la RN 77, la source de “Thaâwineth Ennoued Tachem” dont l’eau limpide est très fraîche en été et tiède en hiver,
est la destination des familles de la ville de Batna qui viennent s’y désaltérer et s’en alimenter.
Les moulins de R’haouet, ses sources d’eau intarissables et ses vergers et forêts très denses attendent aujourd’hui les investisseurs à même de les valoriser en “arguments touristiques”, affirme M. Bouali vice-président qui signale que les ressources réduites de la municipalité de Hidoussa l’empêchent de mettre en valeur toutes ces richesses.
Patrimoine rural de la wilaya, ces moulins dépositaires d’un savoir-faire plusieurs fois séculaire et d’une technique ancestrale pourraient être sauvés et restaurés par une valorisation culturelle et touristique, espèrent les habitants de R’haouet.
[Aps 28/8/09]
ramzi on س, 3rd أكتوبر 2009 1:59 م
Quand l’absence de route octroie aux baudets l’insigne “privilège” d’acheminer la Golden
[Aps 2/10/09] BATNA – L’inexistence de la moindre voie de communication entre les généreuses pommeraies d’Essaka, dans la commune de Hidoussa (wilaya de Batna), et le réseau routier local n’est pas pour décourager les agriculteurs de cette région des Aurès, bien obligés de se montrer inventifs pour faire parvenir leur récolte à sa destination finale. L’état de dégradation avancé de l’unique chaussée serpentant jusqu’à la localité d’Essaka, jouxtant leurs vergers, ne leur fait pas non plus baisser les bras. Contraints, de toute façon, de transporter leur récolte, il leur fallut bien, en effet, imaginer une solution pour sortir de l’ornière. D’autant plus que cette contrée, nichée en contrebas d’un petit massif prolongeant celui des Aurès, fortement escarpée, n’est accessible que par des lacets qui donneraient le tournis au plus averti des randonneurs. Et c’est là qu’intervient ce bon vieil équidé aux longues oreilles.
Le baudet, l’âne bâté, cette sempiternelle bête de somme, généralement sujet de raillerie, semble se “venger” en se posant comme l’unique solution aux soucis d’acheminement qui tourmentent les fellahs.
Cette année, la récolte de pommes dans la région d’Essaka, qui regroupe le plus grand nombre d’arboriculteurs de la commune de Hidoussa, est très abondante au vu précisément de l’importante procession d’ânes grimpant, chargés de lourds cageots, les flancs du massif de Belezma pour rejoindre la route située en haut de l’escarpement au pied duquel poussent leurs pommeraies. Estimant à plus de 3.000 quintaux leur récolte de la saison 2009, la quinzaine de cultivateurs de cette localité souligne que l’actuelle piste aménagée par leurs propres moyens permet tout juste le passage des équidés.
En cas de précipitations, le voyage des ânes débordant de caissons de pommes est une bien rude expédition aux relents parfois pathétiques car il est arrivé, assure Messaoud Soltani, un producteur du coin, que certains de ces animaux si braves meurent tout simplement d’épuisement. Selon ce paysan et son frère qui exploitent un verger familial commun, le nombre insuffisant d’ânes constitue un autre problème qui exacerbe encore plus cette situation un peu loufoque mais assurément bien préoccupante pour ceux qui la vivent. La location d’un seul de ces quadrupèdes, pour une seule journée, revient à 1.000 DA et “parfois même cinq fois plus”, s’agissant de l’unique moyen de transport disponible, soutient Messaoud.
Une piste, rien qu’une piste
Malgré ces difficultés, la majorité des producteurs locaux restent accrochés à leur activité agricole et œuvrent à développer leur production qui attire les plus importants grossistes de fruits du centre du pays, notamment de Blida auprès desquels la pomme de Hidoussa, qu’elle soit de la variété “Golden” ou “Royale”, est un label de qualité, affirme Ahmed, un autre producteur. Les agriculteurs de cette localité au relief difficile, qui s’emploient depuis plusieurs années à remplacer leurs vieux noyers par des pommiers, souhaitent aujourd’hui la réhabilitation de la route d’Ikadhyane, unique voie desservant Essaka, actuellement en très mauvais état, ainsi que l’ouverture “ne serait-ce que d’une piste praticable” pour relier les vergers de pommiers d’Essaka à cette route.
Pour M. Bouali, vice-président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Hidoussa, les élus ont maintes fois proposé la réhabilitation des 3 km de la route d’Ikadhyane et son extension vers le vieux village de R’haouat par la construction d’un petit pont. Si l’opération souhaitée par l’APC n’a pu être, pour le moment, menée, c’est en raison du coût très élevé (40 millions de DA pour la seule piste), explique Djamaâ Sahraoui, ingénieur aux services techniques de cette commune.
S’agissant de la route d’Ikadhyane, qui avait coûté 25 millions de DA, la même cadre estime que “le manque de travaux d’entretien en a accéléré la dégradation”.
Le président de l’APC de Hidoussa, Mohamed Mazouz, juge, de son côté, “vitale” la concrétisation de cette opération très attendue depuis plusieurs années par les agriculteurs locaux pour maintenir et promouvoir la prospérité de leur activité agricole. Il plaide également pour le raccordement des zones agricoles de la commune au réseau d’électrification rurale. Jadis célèbre pour sa production de noix, Hidoussa compte aujourd’hui 300 agriculteurs, affirme pour sa part le délégué agricole de la commune qui souligne que le premier pommier a été introduit dans la région en 1973.
Un taux de rendement exceptionnel
Depuis, la superficie des vergers de pommiers n’a pas cessé d’augmenter atteignant actuellement 120 hectares avec un rendement moyen annuel de 200 quintaux par hectare. Ce rendement passe à 400 quintaux par hectare dans la localité d’Essaka, affirme M. Bouali qui attribue cette performance exceptionnelle à la qualité du sol et à l’irrigation de ses vergers par l’eau naturelle pure de la source d’Ain Titaouine.
L’avenir de cette culture dont la réputation a dépassé les limites de la wilaya, reste tributaire du développement des voies de communication. Un développement “nécessaire”, soutient-on à l’unisson, pour assurer une “meilleure fluidité dans l’écoulement des tonnes de pommes annuellement produites par cette commune, et dont la qualité s’est déjà frayé un chemin vers les consommateurs les plus exigeants”.
Au loin, cassant le silence qui s’installe aussitôt après ce postulat, plein de gravité, établi par les responsables municipaux, un braiment aigu parvient jusqu’au bureau du maire et sonne comme une ferme protestation de qui de droit contre sa disqualification programmée.
[Aps 2/10/09]
abdelkader on ث, 16th فبراير 2010 10:45 ص
Vous auriez pu! nous présenter au moins une image de ce site merveilleux.