A Quand le Tourisme Auressien?
أبريل 14, 2009
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Par AMAMRA SAID MED EL HADI.
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« L’Aurès aux multiples facettes » est une phrase rencontrée constamment dans les écrits de touristes et des nationaux suites à des virées qui sans conteste ont marqué au fer rouge les esprits de ces visiteurs d’un temps !
En effet les spectacles naturels sont légion dans une contrée qui risque de se résumer à ces immensités que la mémoire refuse de « fixer » parc qu’elle-même mémoire du temps vaporeuses, fugaces. C’est quoi déjà les Aurès ?
L’infiniment grand, l’infiniment nu, l’immémoriale est là, encaissé par les quatre points cardinaux.
Arris, Ghouffi, T’kout, Timgad, Lambèse, le plateau des Aurès, une mer faite toute entière de beauté, de grès rongé de partout par les dents acérées des âges.
Le pays enserre dans ses filets les vestiges de civilisations fort anciennes, de Timgad à Merouana , e, passant par ZANA dont on retrouvait, hier encore des survivances dans tels modes de relations telles traditions artisanales tels instruments primitifs de travail. La population des Aurès, le pays profond est fière de son passé et de ses pratiques ancestrales. Elle ne cesse de les célébrer par des festivités ici et là comme gage de reconnaissance. N’gaous et son abricot, T’kout et sa fête de l’automne. Une virée dans ses massifs déchirés par de profonds canyons, l’Aurès est là. Pays séduisant et redoutable hors du commun et pour ainsi dire hors du temps. L’aspect architectural reste cependant cette empreinte millénaire dont l’Aurès et l’auressiens sont fiers. Ghouffi et ses balcons, le refuge de la Kahina à Baghai, le mausolée d’Imadghassen. Toute cette nature riche et contrastée, quelque soit l’itinéraire qu’on emprunte, au bout de quelques sueurs et juste avant l’essoufflement, on se retrouve au beau milieu d’un ballet fou.
Pourtant tous ces vestiges ont l’air d’avoir une âme, ils vivent tels les arbres d’une forêt battus par les vents.
Tout le plateau des Aurès n’est que déchirures qui dessinent là des « ruelles », ici des canyons, ailleurs des forts, des immeubles de bois…
Tout un univers enrobé du silence le plus profond. Un silence dérangé par les âmes qui y vivent. Ces âmes qui glissent presque imperceptiblement sur tous leurs pas; à travers les boyaux de roche craquelés en plusieurs endroits, vous interpelle.
L’Aurès n’a pas toujours eu soif, il a été arrosé, il a été vert, il a été vie, il a été murmures et gazouillis, il a été travail, prospérité, chants. L’Aurès n’a pas toujours eu soif et si sa carcasse s’est désintégrée de ses entrailles, il reste encore des traces. Ce sont tous ses troupeaux de chèvres. Ce sont ses bergers solitaires, ce sont ses tribus en transe, ces hommes que l’ocre rouge ou jaune, le noir ou le verdâtre jailli de la pierre et figé sur les parois meurtris des abris.
Là, dans ses crevasses, nos ancêtres ont pour témoins ces tessons de poteries, pointes de flèches, meules…sont en fait un immense monument à la gloire du travail humain auressien. La culture est pérenne elle ne s’ embarrasse pas des calendriers.
Elle a enterré des générations entières. Elle nous enterrera aussi, mais elle nous portera sans doute à ceux qui nous supplanteront, qui respireront « l’art » que nous buvons aujourd’hui. Témoins ces vestiges archéologiques inestimables. Témoins, que nos ancêtres qui façonnaient la pierre nous ont légués. Témoins à venir palper des yeux. Témoins aussi qu’il faut garder jalousement et surtout préserver.
Tout un univers en un seul pays ! Alors, voir les Aurès et mourir ? Non, le voir et se souvenir dans l’extase !
La wilaya de BATNA est capable de rivaliser avec de grosses pointures en matière de tourisme à condition que les mentalités changent : nous ne savons pas recevoir un touriste ni lui fournir des prestations de services selon les normes.
En matière d’infrastructures touristiques nous n’avons qu’à suivre l’exemple tunisien qui a impliqué tous ses citoyens et dans tous les domaines.
Une réflexion doit être engagée pour faire sortir la région et tout le pays de ce marasme qui n’en fini pas et permettre à notre économie de se développer et de rattraper ce manque à gagner dans le domaine.
Savons nous qu’avec nos 540 points archéologiques et historiques,nos paysages envoûtants,nos montagnes ,nos forêts, notre parc ,qui hélas est entrain de se dégrader a vu d’œil, nos infrastructures de bases :aéroports ,routes et autres moyens de transports allant du chemin de fers aux autocars,il ne nous manque qu’à nous débarrasser de la gestion bureaucratique et archaïques d’un secteur qui à lui seul fait vivre des millions d’êtres humains sous d’autres cieux !
Sans vouloir aborder le sujet de la faune et de la flore auressiens qui sont une autre richesse,un autre atout qui plaide en la faveur de cet Aurès qui avec la libération des initiatives de tout un chacun est capable de générer « une révolution » en matière de tourisme.
A condition de ne plus voir en l’état cette vache à traire mais comme un partenaire capable de faciliter et de régenter en structurant sur des bases solides tout une approche futuriste qui devrait se déclencher à la faveur de cette manne divine qui se répand sur le pays depuis une dizaine d’années !
Ce qui est déplorable ,c’est ce nombre croissant de « pleureuses » sur le sort de la région et comme par hasard de nos riches et nantis mais qui en contre partie ne font que « jaser » au lieu de présenter du concret….
Des projets allant de la thématique des cures thermales ,des randonnées scientifiques,sportives , des cures en altitudes,des battues de sangliers pour les étrangers,des séjours archéologiques,des échanges culturels et la liste est vraiment trop longues sont capables de transformer la région en un EDEN que jalouseraient des états .
Citons les structures sportives et autres endroits de loisirs comme les parcs d’attractions de LOMBARKIA et KADRI qui a eux seuls ont fait naître une nouvelle forme de tourisme de loisir !
M’DOUKAL et son initiative de préserver le vieux village devrait faire tâche d’huile car la présence de vestiges quelles que soient leurs natures sont des destinations très prisées, et là doivent intervenir nos agences touristiques pour tout un travail de promotion.
L’artisanat doit revenir en force et permettre à la région de mettre en exergue le patrimoine manuel des auressiens : les 100 locaux par communes initiés par le président de la république doivent servir cette optique en principe.
N’oublions pas une vérité, celle culturelle de la région qui aussi peut s’enorgueillir de la présence d’une telle richesse inégalable …










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