L’insurrection de l’Aurès en Mai 1879 : Histoire d’un guerrier Chaoui « Mohand Ameziane »

مايو 30, 2010 
sous Histoire

par S .DOUCHMANE

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Ceux qui croyaient les chaouis des Aurès domptés par la misère furent détrompés par les évènements qui éclatèrent en fin du mois de Mai 1879; au cœur même de l'Aurès.

Le 30 mai 1879, Une bande de 200 à 300 insurgés, Lehalha, Touaba, Beni Bou Slimane se soulevèrent à la voix de mohand Ameziane  Ben-Djarrallah alias Bouhkanoucht : Un véritable guerrier  né au village de Djarallah, chez les Beni Bouslimane. Comme beaucoup de ses compatriotes, il avait émigré de bonne heure, abandonnant les montagnes arides qui forment la ceinture orientale de l’oued El Abiod, pour venir s’établir au pays des Touaba beaucoup plus fertile. Il devint  marabout. Son influence s’étendit sur les Lehalha, les Touaba et les Beni Bouslimane qu’il réunissait en grand secret dans la mosquée d’El Hammam. Ces montagnards se sont révoltés au moment où leurs récoltes étaient encore sur pieds. Les insurgés s’attaquèrent immédiatement aux trois caïds les plus voisins d’eux. C’était indiquer nettement qu’on en voulait surtout aux délégués de commandement français, à la conquête française elle-même. Dans sa première phase du 30 Mai au 7 Juin, que l'on peut appeler phase des Caïds, l'insurrection était incontestablement un succès contre les représentants de la domination française, elle était également une réussite pour Mohand Améziane qui a réussi à soulever la plus grande partie du massif auressien et obtenir même le soutien de certaines tribus qui entrèrent dans le parti des révoltés tel que  les Chorfa, Les Ouled Ali ben Flouss des Beni Oudjana de Khenchela enfin les beni Melkem, les Serahna et les Ouled sidi Mohamed de l'Ahmar Kheddou. Le nombre total des insurgés était estimé à 1200.Les autorités militaires  s’étaient effrayées et prirent les précautions nécessaires pour ne point redouter un échec. Un mouvement de trois colonnes (Celle de Batna, Biskra et Khenchela) vers le massif en insurrection s’est exécuté de façon à enserrer chaque jour les résistants dans un cercle plus étroit. Les révoltés avaient  échoué dans une attaque du 8 au 9 juin contre le caravansérail de Rebaa. Dans ce camp à 35 km de Batna sur la route de Batna à Khenchela; le parti des révoltés avait subi des pertes sensibles, qui mirent un terme à la marche offensive de l'insurrection. C'est le combat livré sur ce point qui avait décidé du sort de la révolte; il précipita l'émigration en Tunisie de Mohand Ameziane et quelques fractions des Aith Lehlouh. Les agents du Bey de Tunis l'arrêtèrent à Gabes chez le Bech Mefti de cette localité il fut livré à la France en Janvier 1880.]

les Auresiens ont toujours su allumer et conserver le flambeau de la liberté, comme en témoigne: Le flambeau de l'insurrection auresienne de 1849 (du leader Si Sadoq) ,de 1859, ( du leader Si Abdelhafid), de 1879 (du leader mohand Ameziane),de 1916 (du leader Ugzelmadh) et enfin le flambeau de la revolte de 1954 (du leader Mustapha Ben Boulaid). Le flambeau de la liberté n'a jamais été éteint en Aurès, et c'est le même qui éclaira l'indépendance de l'Algérie en 1962.


commentaires

3 Comments on "L’insurrection de l’Aurès en Mai 1879 : Histoire d’un guerrier Chaoui « Mohand Ameziane »"

  1. azzul on أر, 2nd يونيو 2010 9:11 م 

    Merci pour larticle

    je vous propose de vous utliser plus Aith au lieu de ouled. quand vous parlez des chawis des aures ou bien les amazighes, on prefere mieux Aith.

    merci encore une fois pour larticle

  2. Chaoui on خ, 10th يونيو 2010 8:05 ص 

    Un grand merci à toi Chaouia de l’Aurès.

  3. amar.loriot.delmadher on خ, 2nd سبتمبر 2010 7:26 ص 

    bonjour à tous !!!
    je voudrais dire à ceux qui parlent des chaouias et de l’histoire des Aurès en particulier, voila nos dirigeants ont détruit le symbole “AURES” décartellé, éffacé et rendu annonyme la célébre nomination des AURES, qui a fait trembler le colonialisme et ses arcanes, mais voila, nos ministre, Président, Officiers et cadres Chaouis de tous bords ils ont laissés faire disparaître le nom des “AURES”, qu’elle trahison toute bue, oui la KABYLIE est toujours vivante et vénérée, les autres contrées de l’Algérie profonde éxistent, fauf le nom des “AURES” est banis du langage et des manuels de l’histoire moderne de l’ALGERIE, où vous êtes les Chaouis on nous a emputer notre identité LES AURES, sans que nos intéllectuels et autres qui profitent du systéme, ne réagissent pour rétablir ce nom AURES que ses lettres d’OR sont écritent avec le sang des braves !!!
    merci à tout bon ettendeur !!!
    un Chaoui de Paris !!!!

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