Un incertain bonheur social
يوليو 23, 2010 by amamra
Filed under Chroniques Choisies
par El Yazid Dib
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La coupe est derrière nous, le ramadhan est à nos portes. L’été vacancier se défile entre les deux. La joie ne semble cependant pas patente au cours de frottins festivals, galas galeux ou commentaires posthumes. La vie ordinaire reprend ses droits de cité.
Depuis l’ouverture du Mondial, toutes les sensations furent installées sur les tribunes virtuelles de Johannesburg. Un match est pour tout citoyen ce qu’est une gourde d’eau pour tout un chacun en perte de repère dans l’immensité d’un désert. Le monde national vivait profondément son équipe. Ainsi, la vie d’ici, de chez nous se trouvait mise au banc de touche.
Ni le nouveau plan quinquennal avec ses 286 milliards de dollars, ni la hargne spontanée de ceux qui sont censés les dépenser, ne furent aptes à rapatrier le cœur des Algériens se trouvant en goal-average à des milliers de kilomètres et se trouve à quelques encablures d’un mois d’abstinence. Voilà que la Coupe du monde est perdue, les menus festivaliers essorés : bonjour chère morosité !
Bref ! Ne parlons plus de ce foot qui a fait pousser des cheveux blancs sur le crâne des bébés. Restons dans le terrain. Un autre que celui du tartan. Celui de la vie de toujours. Si en 2010, à l’ère des TIC, de la couleur numérisée, l’on continue à transporter dans nos têtes, comme dans des compartiments d’appareils photo d’antan, des pellicules en film plastique et l’on s’attend aux miracles des lotions de développement, il ne se passerait rien, sauf que les photos seront dans le noir et blanc au moment où l’attente de les voir gaies et colorées s’estompe aussi vite que ne le sera le tirage.
Cette façon de percevoir les choses, penser une chose et attendre une autre, avait entraîné dans la profondeur de nos âmes des états de déséquilibre dont seul, après coup, le résultat obtenu nous aidait à constater les dégâts. Dans nos villes, nos maires, avant qu’ils ne le soient, nous promettaient monts et merveilles. Une fois élus et confrontés à la dureté du système faisant fonctionner les rouages internes d’une petite commune, ils réalisent à leur corps défendant la fermeté de l’inertie à laquelle ils sont appelés à se positionner.
Ils se sont tout de même contentés de dresser des écrans géants pour visualiser les rencontres de l’Algérie. Une autre façon de retenir l’angoisse, au moins pendant plus de 90 minutes. Ils sauront également le faire tout le long du ramadhan.
Dans le temps, les maires se targuaient d’être d’une certaine école où l’unique matière fondamentale se résumait dans le nationalisme assorti de matières secondaires de légitimité, d’histoire et d’actes d’héroïsme. En ces jours, les esprits échaudés d’électeurs avertis ont pu bousculer la machine un peu en avant pour nous offrir une liste de candidats plus ou moins potentiels, de l’énarque à l’informaticien, de l’ex-administrateur à l’ingénieur. L’on croit de ce fait possible de faire mourir de la sorte toutes nos angoisses et nos appréhensions quant au devenir de nos cités continuellement mal gérées.
Quelles ne sont encore ces surprises inqualifiables ! Les gestionnaires communaux, présumés adroits et jouissant d’aptitudes professionnelles avérées, butent encore et toujours contre une résistance ou un front qui ne les prépare que pour s’investir à perte de temps dans la gestion coulissière de la bataille et de la guéguerre. Comme à l’avant d’un match, tous jubilent et croient en cette victoire que rapportent seulement les déclarations de presse. Omettant d’emblée le nectar doucereux de la candidature, ils plongent sans volonté et cou tordu en plein règlement de compte. On leur fait les quarante misères pour qu’ils abandonnent leurs charges dans les quarante-huit heures qui suivent leur investiture. Ils finiront par partir, si l’on ne précipitait pas rapidement leur départ.
Le même constat est à faire à un certain niveau de la hiérarchie gouvernementale. C’est quoi ce ministre qui prétend ne pas être responsable d’une chose, pourtant naturellement greffée aux attributions de son département ministériel ? Un wali qui se dit non concerné par un démembrement extérieur d’un service central, mais officiant sur le sol où ce wali est censé exercer ses prérogatives de puissance publique, en sa qualité d’unique dépositaire légal de l’autorité de l’Etat ? Un chef d’entreprise qui s’en fout à tue-tête de la clientèle patentée de son entreprise ?
Le programme de relance économique n’est-il pas a contrario l’expression contraire d’un slogan dépassé qui a fait, après tant d’émules et de bonheur ménager, couler le pays dans les guichets du FMI et des bailleurs de fonds ? « Pour une vie meilleure ». Ce programme, nonobstant à le voir s’afficher à travers les centaines de grues et d’engins de travaux publics qui bouchonnent le firmament des ZHUN, les artères des agglomérations, ou qui transpercent et labourent vergers et forêts pour dégager les couloirs devant servir aux tronçons d’autoroutes, n’aurait pas atteint les objectifs escomptés. Relancer la machine en ses avant-toute !
Le béton et l’asphalte sont par principe physique les éléments garants d’une bonne santé entrepreneuriale, soit un développement national. Tous ces chantiers sont supposés aussi être des sources d’emploi. Des pôles créateurs de richesse de par la dynamique économique qu’ils sont capables d’engendrer dans la sphère socio-économique. De ce fait, la masse salariale ou la part patronale, chacun en ce qui la concerne, iront renflouer les caisses respectives de l’employé et des caisses sociales. A déduire notamment les minimes sommes en devises fortes que la sélection nationale a pu légèrement dépenser entre palaces, jet privé et maillots Puma. Ce qui aurait comme effet dentraînement une facilité d’accès vers un pouvoir d’achat, ce qui à son tour ne manquerait pas d’encourager la consommation par le désir de satisfaire un besoin que l’on aurait naturellement créé d’autre part. Tout ce circuit des acteurs économiques demeure un indicateur de performance, de plein emploi et de bonheur social. Y sommes-nous ?
Sait-on au moins qui des ministres est en charge d’approvisionner le marché national, sinon le juguler, à la limite réguler les instruments concurrentiels de la fatidique loi du marché, quand un produit de première nécessité n’arrive pas sur les étals de l’épicier ou du marchand de quartier ? La pomme de terre, la semoule, l’huile de table, la pièce de rechange, les timbres fiscaux, etc. Déjà que la fraîcheur de ces viandes qui s’annoncent sur les étals de nos estomacs, en prélude à un carême aoûtien, n’arrive pas à raviver la boulimie habituelle. En termes de prix, il y est fait tout le temps allusion, même référence officielle à cette nébuleuse forme libertaire tendant à laisser faire, laisser passer la liberté des prix là où le consentement mutuel entre acheteur et vendeur se scelle. Oublier de penser que le consentement en théorie ne doit en aucun cas être la résultante d’une pression irrésistible ou une contrainte impérieuse, c’est méconnaître la vérité, l’unique et absolue vérité.
Le ministre chargé de l’élan des supporters des Verts devait prendre à ses dépens les frais des youyous et des wane, to, tri (lire le son). Si l’huile est cédée à un prix très vital, le consommateur s’en découd à ne réduire que la quantité dont l’achat est projeté, sans pour autant qu’il ne soit outre mesure apte à en réduire les effets de ses besoins. Sinon, nous nous inscrirons dans un système de quota. Le rationnement rappelle des époques, pense-t-on, bien révolues. Là, le non-sens est aussi à inscrire, Allah Ghaleb, dans le rapport expression de besoin/moyens de satisfaction.
Dans un autre registre qui se lit et se déchiffre quotidiennement dans les maisons, les bureaux, la rue : le visage des gens, des passants, des clients, des administrés, des administrateurs ne présente aucune lueur de bonheur. L’on sent que nul n’est heureux ni dedans ni dehors. La joie n’a pas changé de camp, elle l’a vraiment foutu. Les fêtes d’entre les cérémonies nuptiales ou promotionnelles n’ont plus le même goût et n’affectent en rien les neurones du bonheur pour qu’elles puissent susciter un semblant de gaieté ou un état d’extase ou de volupté. Perdre le sourire reste la pire des sanctions civiles et citoyennes. Surtout face à son téléviseur terrestre ou devant le commentaire d’El Jazeera. A qui la faute… ?
Ainsi l’on voit, l’on sent que la morosité broie de jour en jour la ténacité des plus vaillants. Que la précarité s’installe dans le quotidien pour œuvrer à anéantir à petit feu l’ultime patience qui récrée encore le plaisir de continuer. La faute incombe à qui ? La réponse serait toute banale si l’on comprenait autrement le mécanisme de fonctionnement actuel de la société actuelle. Une crise originale multidimensionnelle. Malgré les liens de causalité, l’on se soucie aussi peu des causes que de l’effet. On peut avoir une mine patibulaire, les yeux cernés, les paupières ballonnées et assister à un carnaval, une parodie ou une ambiance festive et voir un mondial qui ne présage pas beaucoup de choses pour nous. Le comble, l’on peut inaugurer, présider ou ouvrir dans cet état grisâtre de décrépitude et de manque d’éclats un salon du livre, une séance de travail ou une réception mondaine.
L’autre non-sens à résumer est que le costume gris souris, la cravate terne et la chemise pâle peuvent, avec sourire et hilarité, être arborés dans les allées d’un cimetière ou sur le trottoir d’un domicile mortuaire, quand la participation à un enterrement devient un devoir professionnel, électoraliste ou de faire-valoir.
Dans cette situation paradoxalement comique et souvent dramatique, l’on retrouve également le même décor taciturne quand la paix tant souhaitée se confine toujours dans la probabilité d’un attentat et tarde à venir se répandre aux alentours des endroits où la mort se profile pour faucher les têtes et exploser les cervelles.
Certes, le terrorisme pur et dur s’est sensiblement réduit. Mais l’autre terrorisme, plus grave car légal, est situé dans cette inquiétude meurtrière qui mine la totalité des citoyens quand ils se trouvent régentés, sinon gérés par des gens moins enclins au savoir-faire et dont l’exclusif ravissement demeure la réjouissance que leur procure l’autorité qu’ils jubilent de pouvoir exercer sur le dégoût et la résignation des autres. Le non-sens n’a pas à être identifié tant qu’il vous crève l’œil à chaque lever de jour.
Entre deux marches, le citoyen essaye de regagner un bonheur éphémère. Il hurle, il jubile, comme il peut se décevoir et vite oublier. Le manque de joie comme le Mondial continue ailleurs Vers un autre tour.
Il est de ce soleil plombant qui, absent des cœurs, s’installe à son confort dans l’épiderme déjà fort basané de nos êtres. Il est de ces vents, qui, faisant défaut aux soirées d’antan, ravagent les récoltes annuelles d’une seule rafale de décision. Il faudrait pourtant savoir vivre ses peines et ses joies. Il faudrait aussi avoir l’envie d’éviter l’ennui que suggère une angoisse estivale à peine achevée d’un été itératif tout à fait vraisemblable à tous les autres.
APRÈS LE MIRACLE DU BAC 2010 Faut-il avoir le Bac pour réussir dans la vie?
يوليو 20, 2010 by amamra
Filed under l'Actualité
«Le problème de base de nos sociétés réside dans la compétition permanente entre les individus. Le leitmotiv, c’est toujours battre des records, dominer, mettre l’autre en situation d’infériorité! A quand la mise en avant des qualités humaines de solidarité, d’écoute, d’aide mutuelle?»
Albert Jacquard
Les résultats du baccalauréat algérien sont présentés cette année comme exceptionnels. On nous dit que ce «miracle» est attribué à la Réforme dont on attend beaucoup. Un taux de réussite de 45% en 2009 et de 61,3% en 2010 peuvent-ils expliquer en l’espace d’une année le saut qualitatif et quantitatif pour gagner 16 points en une année? Avant d’y répondre expliquons ce qu’est le baccalauréat. Si globalement, jusqu’à la fin du siècle dernier, il avait une dimension sociale bien établie, ces vingt dernières années ont vu une démonétisation planétaire des études accentuée chez nous par l’apparition de voies dérivées qui donnent l’illusion de pouvoir réussir socialement et rapidement en investissant des secteurs qui jusqu’à présents avaient une part relativement modeste dans la hiérarchie des valeurs. Je veux parler des «entertainnents», des soporifiques qui font rêver une nation mais en définitive, permettent seulement à peu d’entre les jeunes de «réussir» Non, le Bac n’est plus un ascenseur social même à l’échelle planétaire. En Algérie, la footballisation des esprits fausse tout. C’est à se demander comment certains parents – naïfs?- croient encore au Bac et ne vont pas comme d’autres investir les clubs de foot pour enfants des fois qu’ils gagneraient le gros lot avec un nouveau Zidane.
Qu’est-ce que le Bac? C’est un examen sanctionnant la fin des études secondaires, elles mêmes consécutives à un cycle moyen et à un cycle primaire, le tout se déroulant en moyenne sur douze ans. En France, tout a commencé le 17 mars 1808, date de création du baccalauréat, véritable pierre angulaire du système éducatif français, dont l’obtention couronne l’ensemble de la scolarité primaire et secondaire et ouvre les portes de l’enseignement supérieur ou de la vie active. Ce diplôme est le premier grade universitaire, va se démocratiser au fil du temps: en France, en 1880, à peine 1% d’une classe d’âge obtient le baccalauréat, proportion qui s’élève à 62,6% en 2003. La France forme moins de diplômés du secondaire que la plupart des pays de l’Ocde et de l’Union européenne. De plus, les taux d’accès au baccalauréat varient fortement selon le milieu d’origine et le sexe des élèves. Cet examen de fin d’études secondaires s’appelle différemment selon les pays. C’est le bachelor dans les pays anglo saxons, c’est l’Abitur en Allemagne.
Questionnements
Pour en revenir à la cuvée 2010, au-delà des efforts louables des enseignant(e)s qu’il faut saluer, les résultats faramineux amènent à questionnement. Cela s’expliquerait de plusieurs façons: le laxisme combiné à la triche et à des épreuves qui ne reflètent pas le niveau. Ce n’est pas à une administration aussi douée soit-elle de faire le constat du saut qualitatif, c’est l’affaire de spécialistes qui doivent analyser finement les différents paramètres les plus pertinents: programme réel réalisé par rapport au programme normal lui-même devant être le reflet du baccalauréat tel que fixé par les standards de l’Unesco. Pertinence des sujets donnés au Bac dans l’absolu et par rapport à ceux donnés les années précédentes, mode de notation, mode de délibération, mode de surveillance pour éviter les copiages, comparaison avec les scores obtenus par les élèves durant l’année et voir si l’écart type est important. En clair, un élève ayant une moyenne de 12/20 sur l’année ne peut pas et ne doit pas se retrouver avec une moyenne de 16/20. Beaucoup de parents se sont étonnés du score de leurs enfants! Cela ne rend pas plus intelligents ces élèves avec des notes aussi démesurées d’autant que la réalité à l’université est brutale: un étudiant sur deux échoue en première année. En définitive tout est question d’étalonnage. De quoi parle-t-on quand un élève se retrouve avec 18 en philosophie. Je me souviens avec bien d’autres que quand on avait la moyenne en philo, on était très content. Notre professeur nous disait qu’il faut être Sartre pour avoir 14/20! Ce même Sartre qui échoua une première fois à l’agrégation…
Pourtant la sédimentation d’un savoir a un temps de latence long, et il est utopique de notre point de vue, d’attendre des résultats en rupture avec une cinétique prévisible. Le système éducatif est un système avec une grande inertie. C’est comme un grand transatlantique qui ne peut changer de cap immédiatement. De ce fait, il nous parait précipité si ce n’est téméraire d’attribuer à cette miraculeuse Réforme ex abrupto un mérite qui demande à être prouvé par une étude fine dans le calme et la sérénité en se gardant, naturellement de verser dans l’instrumentalisation de ce dossier éminemment important pour l’avenir du pays. On peut tout rater, mais nous n’avons pas le droit de rater la formation des hommes.
Une explication de ce «miracle» est donnée par la «triche» reflétant le malaise de l’éducation. Un reportage du journal Liberté à la sortie des examens de quelques lycées d’Alger est édifiant. «Tricher en plein examen est devenu, ces dernières années, une pratique courante.» «Certains surveillants sont laxistes et parfois même complices avec nous, mais il y en a d’autres qui sont sévères. Des candidats du lycée Émir-Abdelkader affirment (…) qu’ils ont le droit de garder leur téléphone portable. Personne ne nous a fouillés. Et d’ajouter en évoquant le cas d’une voisine qui a eu son diplôme en procédant à la triche: «J’ai une voisine qui a eu son Bac avec mention grâce au portable. Elle porte le foulard et elle l’a exploité en mettant le kit mains libres. Grâce à ce procédé, elle a pu rester en contact avec ses enseignants qui lui ont dicté les bonnes réponses.» Ces étudiants ne reculent désormais devant rien pour «réussir» aux examens. Même s’il reste une bonne majorité d’élèves corrects qui demeurent attachés à l’honnêteté intellectuelle, une nouvelle culture qui semble découler de l’instinct du gain facile est adoptée par un certain nombre de candidats au Bac. (…) Pour le «roi de la triche». Sa devise est simple: «La triche permet de monter les échelons.» Convaincu de ses capacités et de ses techniques, très fier des résultats obtenus, le lycéen déclare à ses camarades: «Depuis la 1re année primaire je triche, et pour ces examens, c’est de la tarte.» Les candidats rencontrés affirment à l’unanimité que la triche est devenue un «devoir», et leurs modèles sont les universitaires qui usent de moyens plus performants pour réussir leur cursus.(1)
Dans une interview au journal El Watan Meziane Meriane, professeur de mathématiques coordinateur du Snapest, a un jugement plus sévère sur cette cuvée 2010. Ecoutons-le: «Il n’y a pas de quoi se vanter d’un taux de réussite au Bac de 61,23%. Car si aujourd’hui, l’Algérie peut se féliciter du nombre d’enfants scolarisés, les méthodes d’évaluation utilisées restent discutables et nuisent au niveau de l’examen. (…) Parler de résultats qualitatifs, c’est précipiter l’analyse et l’évaluation de la réforme du système éducatif. Aucun paramètre ne permet d’affirmer qu’on a atteint une qualité requise. Lorsqu’on se classe dernier à l’Olympiade mondiale des mathématiques, lorsque des élèves ne maîtrisent pas correctement ni les mathématiques ni les langues, sincèrement on ne peut pas se vanter d’avoir atteint des résultats qualitatifs. Quantitatifs, peut-être. (…) Si la bougie de l’Algérie est restée allumée, c’est grâce à l’intelligentsia formée pendant les années 1960 et 1970. Regardons du côté des parents d’élèves: la majorité n’est pas satisfaite du niveau de leurs enfants. La recherche des cours particuliers ou l’inscription dans des écoles privées démontrent qu’hélas, l’école publique ne répond pas aux aspirations et aux attentes des parents. L’euphorie du ministère me rappelle les slogans des années 1970, l’ère du parti unique. La réforme a besoin d’une halte pour une évaluation scientifique. (…) Une belle récolte du point de vue du nombre d’élèves admis, mais faussée par le niveau requis pour l’admission, car on a balisé le nombre de chapitres requis, limités au premier et au deuxième trimestres. L’élève est-il capable de suivre le cycle supérieur? Non. Plus d’un étudiant sur trois abandonne ses études à l’université. (…) Avec des sujets d’un niveau un peu plus élevé, même en se basant uniquement sur le premier et le deuxième trimestres, plus de la moitié des mentions seraient revues à la baisse, voire plus de la moitié des lauréats seraient recalés. Les parents d’élèves connaissant le niveau de leurs enfants sont eux-mêmes étonnés par ces résultats!» (2)
Cette inflation que nous croyons spécifique de l’Algérie, existe ailleurs. En comparant avec les résultats du Bac en France. J’ai vu que des notes supérieures à 20 sont attribuées. «Le soixantuitard que je suis ne comprend rien. Aurélie Collas nous parle de cette cuvée 642.635 élèves ont passé le Bac cette année. 511.149 l’ont obtenu. 44% ont eu une mention, 4,2% ont décroché la mention «très bien» 31 lauréats ont obtenu la note de 20/20, 65,4% d’une génération est diplômée «Mais comment ont-ils fait? Les correcteurs y seraient-ils pour quelque chose?» Impossible, pour le directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer. «Dans la mesure où certains correcteurs sont plus sévères que d’autres, les notes sont harmonisées en aval, explique-t-il. C’est le corps d’inspection qui, avec le jury, vérifie qu’il n’y a pas d’écarts injustes entre les notes. «Si ce n’est pas du jury, le 20/20 serait donc du seul ressort des élèves…» (3) Comprenne qui pourra!
Un sésame?
En France et dans les pays francophones comme nous, le baccalauréat continue à bercer l’imaginaire des jeunes et de leurs parents. Une personne sans le sésame du Bac ne «vaut rien» et pourtant, on peut réussir sans le baccalauréat. Je veux citer trois exemples de réussite: «Depuis toujours, les études m’ennuient. Obligé de suivre un cursus scolaire «normal» pour tenter de me faire entrer de force dans le moule de l’éducation nationale, les professeurs que j’ai rencontrés n’ont jamais essayé de me comprendre. Ils ont toujours essayé de me changer, de me modeler. L’envie d’apprendre quelque chose qui m’intéressait réellement m’a poussé à apprendre seul de nombreux logiciels de graphisme et de création de jeux vidéo. Résultat: je travaille dans une des plus grandes sociétés de jeux vidéo française depuis l’âge de 19 ans, je participe à la création d’un jeu vidéo joué par plusieurs millions de personnes à travers le monde et je gagne bien ma vie.» (…) Recalé au Bac! Que faire? Première décision: je décide d’apprendre l’anglais.(…) Je suis aujourd’hui «budget officer» pour la communication au Liberia. Voilà onze ans que je travaille pour l’ONU, je gagne très bien ma vie. Il m’a fallu de la chance, des relations et une bonne capacité à apprendre sur le terrain.» (4)
Le cas atypique de Joschka Fischer ancien ministre allemand des Affaires étrangères en 1965, est à méditer. Il quitte le lycée (Gymnasium) et entame une formation de photographe. À partir de 1968 il vit de travaux occasionnels tout en continuant ses activités politiques. Dans son parcours professionnel on peut citer, en 1971 un passage de quelques mois comme ouvrier dans une usine Opel dont il est renvoyé à cause de ses activités de propagande. Il fut aussi chauffeur de taxi et a travaillé dans une librairie.
Un conseil aux 250.000 jeunes qui sont restés sur le carreau, formez vous vous-même; En dehors du fait que vous pouvez tenter votre chance l’année prochaine, il existe d’autres possibilités de réussir votre vie car en définitive c’est de cela qu’il s’agit. Il existe au sein de l’enseignement supérieur l’Université de la Formation Continue dont la mission essentielle est de permettre aux non-bacheliers, à travers le suivi d’un enseignement, de pouvoir rentrer à l’Université. Cette université de la seconde chance comme nous l’appelions à sa naissance, peut vous permettre d’intégrer l’université du jour ou même suivre certains cursus d’enseignement supérieur. Par ailleurs, le monde sera de plus, mondialisé, des langues seront de plus en plus présentes: l’anglais, le chinois, l’espagnol. Inventer son métier ne nécessite pas de passer l’écueil du baccalauréat. Enfin, vous pouvez toujours rejoindre l’université après une expérience professionnelle que vous pouvez valoriser.
En Algérie, le Baccalauréat est quinquagénaire. Chaque année, il est accusé de bien des maux. Il serait inadapté, voire bradé, responsable des échecs des premières années de l’université…A quoi sert le Bac aujourd’hui? Que représente-t-il en 2010? Est-il toujours l’incarnation de la démocratisation du savoir? Faut-il le réformer, ou simplement le supprimer du fait qu’aux inégalités d’accès au baccalauréat s’ajoutent les effets de la hiérarchisation latente des filières qui se traduisent par une surreprésentation des enfants issus des milieux favorisés dans les séries générales, s’ils ne sont pas dans des écoles privées.
A ce titre, en France, le Bac est devenu également une offre commerciale. Acadomia a lancé le 16 septembre une nouvelle offre tonitruante «Devenez bachelier ou soyez remboursé». Le n°1 français du soutien scolaire privé propose ainsi «un programme de révisions exclusif, spécialement conçu pour permettre aux élèves de terminale au lycée d’obtenir leur baccalauréat à la fin de l’année scolaire,. Si l’élève n’obtient pas le baccalauréat après avoir suivi notre programme avec assiduité, Acadomia s’engage à rembourser le coût du programme.»(5)
Il nous parait important de tenir au repère du baccalauréat comme voie d’accès au supérieur, mais non comme voie unique. La valeur du baccalauréat doit être garantie, afin de dissiper l’atmosphère de soupçon qui l’environne. Une plus grande transparence de l’évaluation et une implication renforcée de l’enseignement supérieur sont les deux axes majeurs qui s’imposent pour faire renaître la confiance. Il est nécessaire de mettre en place sans tarder le concours d’agrégation critère véritable de l’amélioration du niveau des enseignants. Quant aux principes d’évaluation (anonymat, correction par un correcteur extérieur à l’établissement), ils font partie intégrante de contrat de confiance avec la nation. Il est nécessaire d’impliquer l’enseignement supérieur à tous les stades du baccalauréat: définition des programmes, préparation des sujets, présidence des jurys. Enfin, il faut dissiper tous les soupçons de «petits arrangements» en rendant publiques les consignes de correction et les statistiques des épreuves.
1. Bac Algérie 2010: des candidats parlent de la triche. Liberté juin 2010
2. Meziane Meriane: «Avec des sujets à peine plus difficiles, la moitié des lauréats seraient recalés». El Watan, Propos recueillis par Nassima Oulebsir 9 juillet 2010
3. Aurélie Collas: Les «meilleurs des meilleurs» du Bac à l’honneur. Le Monde.fr – 16.07.10
4. Je n’ai pas le Bac, mais je travaille à l’ONU Le Monde.fr | 06.07.10
5. Acadomia: le Bac c’est «satisfait ou remboursé»! http://finchleyroad.over-blog.com/article-36441189.html Mercredi 23 septembre 2009
Pr Chems Eddine CHITOUR
in l’expression
Journées maghrébines du théâtre de Batna “Al-Halwa” enchante le public
يوليو 20, 2010 by amamra
Filed under Revue de la Presse
Par : B. Boumaïla
“Franchement, en venant de Tunisie à Batna, nous ne nous attendions pas y trouver un beau théâtre et un public aussi chaleureux et avenant que celui-là, un public ayant du goût, appréciateur du quatrième art. Franchement, je lui tire chapeau”, nous confie à chaud la comédienne tunisienne à la fin de la représentation de la pièce théâtrale Al-Halwa, avant-hier au Théâtre régional de Batna, dans le cadre des Journées théâtrales maghrébines. À la septième soirée de ces journées, devant une salle archicomble, la troupe tunisienne de Monastir a conquis le cœur du public batnéen par la représentation de la pièce Al-Halwa, écrite et mise en scène par le Tunisien Khaled Chenane et interprétée par quatre comédiens. Cette pièce, inspirée de la chanson de Al-Halwa de Sayed Derwich, selon Khaled Chenane, son auteur et metteur en scène, est un ensemble de scènes qui synthétise et regroupe des faits ou des informations épars de notre quotidien social, politique et culturel et les rassemble en un tout cohérent pour les dénoncer. La pièce théâtre Al-Halwa est difficilement classable, elle est plutôt du genre théâtre expérimental. La plupart du temps, la pièce entreprend une critique railleuse, satirique et des individus et des pays du monde pour les tourner en ridicule, pour les miniaturiser, pour parler des travers et des vices de nos contemporains. Le spectacle s’ouvre et se termine sur la même chorale fredonnant la chanson Al-Halwa, écrite par le poète Bayram El-Tounsi, et chantée par Sayed Derwich. Al-Halwa, d’une durée d’une heure, est composée de six tableaux articulés par de petits spectacles exécutés entre les actes ; une pièce de théâtre qui diffère des pièces classiques. Les tableaux de la pièce Al-Halwa sont intercalés d’entractes chantés et, malgré un décor dépouillé, sont très intelligemment agencés. Deux tableaux sur les six, qui composent la pièce, ont vraiment provoqué l’hilarité du public. Le premier est celui des trois détectives qui enquêtent sur la préparatrice du pain traditionnel, alors que tout le monde achète le pain préparé traditionnellement — c’est du genre gag — et le second est le tableau “Wahdou” (tout seul) qui enchaîne avec plusieurs faits puisés d’événements quotidiens sociopolitiques. La pièce Al-Halwa suscite l’émotion moqueuse du destinataire, traduit chez l’auteur une révolte, disons mieux, le refus d’être complice. Dans cette œuvre, une critique moqueuse des individus, des organisations, des États, enfin de tout le monde, se dessine avec l’intention de provoquer ou prévenir un changement. Le public batnéen a réservé aux comédiens tunisiens un accueil enthousiaste, les applaudissements, après chaque acte, n’en finissaient pas, accompagnés parfois de bravos. Les Journées maghrébines enregistrent succès sur succès et présagent un bel avenir au théâtre de Batna pour son développement et sa promotion.
in liberte
l’histoire de la FASAC sera éditée prochainement
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under info dernière
l’histoire de la fasac est en passe d’être narrée par deux personnages clés de la fondation à savoir son président fondateur et l’artiste KRIM MOHAMED . En outre le premier secrétaire de la FASAC,M BOUBAKEUR NABIL, a réussi le pari de racontée les faits saillants ayant jalonnés le parcours de la FASAC en un reportage vidéo explosif.
dans sa version papier un numéro spécial de BATNAINFO apportera des vérités fracassantes .
nous y reviendrons
Une maternité baptisée en hommage à Fatima Amamra
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR
Le président du Sénat,Abdelkader Bensalah, accompagné des autorités de la wilaya de Boumerdès, a procédé ce jeudi à l’inauguration d’une salle de maternité à Zemmouri. Faisant partie d’une polyclinique réceptionnée en novembre 2004, celle-ci est baptisée au nom de la défunte Fatima Amamra, moudjahida et ex-membre du Conseil de la nation. L’on précise que 144 membres du Sénat ont financièrement contribué à la réalisation de cette structure dont le coût du projet s’élève à 600 millions de centimes. Construite en préfabriqué, sur une surface de 200 m2, la nouvelle polyclinique de Zemmouri remplace, en fait, l’ancien dispensaire communal complètement détruit par le séisme du 21 mai 2003.Composé de services de médecine générale, d’une salle de soins d’urgence, d’un petit bloc de chirurgie dentaire et d’un autre pour la santé scolaire et la prévention en plus de la salle de maternité, confiée à un médecin généraliste et à une équipe de sages-femmes, cet établissement sanitaire est destiné, a-t-on expliqué, à une population de 60 000 habitant. Durant ces deux dernières années, post-séisme, les habitants de Zemmouri, Zaâtra, Si Mustapha, et Legata furent contraints de se déplacer, pour le moindre soin, jusqu’aux grands centres urbains de la wilaya. Et les patientes souffraient certainement plus que d’autres patients.Née, ce jeudi dans la nouvelle salle de maternité officiellement mise en service, une fille a été prénommée Fatima en souvenir de la moudjahida qui a rejoint, en tant qu’adolescente, les rangs de l’ALN, après l’historique grève des étudiant du 19 mai 1956.Né en 1938, Fatima Amamra surnommée Badra est décédée, pour rappel, en 2003. Pendant la Révolution, elle a fait partie des délégations algériennes à Tunis puis en Egypte à partir de 1958. Militante après l’indépendance au sein d l’UNFA, elle sera désignée ces dernières années comme membre du Conseil de la nation parmi le tiers présidentiel.
Salim Haddou
in la depeche de Kabylie
Nouvelles de Batna
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under Brèves de Batna
L’ONU s’intéresse à l’urbanisme à Barika
Ali Kouaouici, démographe, docteur et expert international, natif de Barika, a animé une rencontre, ce dimanche, au siège de l’APC, avec les autorités locales et quelques citoyens soucieux de l’avenir de leur commune, à l’effet d’informer et de sensibiliser l’opinion sur le rapport qu’il avait établi en mai 2010 sur l’étude d’aménagement urbain et du territoire de Barika. Celle-ci tente de s’inscrire dans une démarche de développement urbain durable et participatif. En effet, c’est en 2004 que le bureau régional de l’ONU-habitat, pour l’Afrique et les pays arabes, prit l’initiative de développer cette approche connue sous l’acronyme RUSPS (rapid urban sector profiling for sustainability), une analyse du milieu urbain dans la perspective d’un développement durable de la ville étudiée. La principale vocation du RUSPS consiste à mieux formuler puis à orienter les politiques qui tendent à réduire la pauvreté urbaine. L’approche adoptée ici aborde principalement la gouvernance, les conditions de vie dans les quartiers défavorisés, les services urbains de base et l’environnement. Ce rapport n’est pas la fin de la démarche. Il appelle à l’adoption d’un plan stratégique « Barika 2015 », basé sur le consensus autour des interventions prioritaires, notamment sur ce qui devrait être entrepris, que ce soit sous forme de programme d’action ou de projets ponctuels à mettre en œuvre, en impliquant toutes les parties prenantes dans un processus participatif et démocratique.
Vie nocturne : Fraîcheur, glaces et défoulement
En ce mois de juillet, la ville de Batna connaît une effervescence inhabituelle. Durant toute la journée et jusque tard dans la nuit, les rues ne désemplissent pas. En effet, un trafic intense de véhicules et de personnes caractérise ces journées de canicule. Cette ruée est certainement due aux riches programmes culturels qui, à cause de la Coupe du monde, ont été reportés à la deuxième semaine de juillet, finissant par se chevaucher : le 32ème festival international de Timgad, les troisièmes journées du théâtre maghrébin et autres activités organisées par la maison de la culture. Les citoyens de Batna ont donc l’opportunité de choisir ce qui leur convient le mieux. Beaucoup de Batnéens préfèrent, néanmoins, comme à l’accoutumée, s’attabler aux terrasses le long des Allées Ben Boulaïd afin de siroter un jus ou déguster une glace en profitant de la fraîcheur du soir. Les Allées sont donc envahies chaque soir par des familles, des couples et autres badauds en quête de relaxation. Aux pieds du buste de Ben Boulaïd, symbole du lieu, les enfants courent dans tous les sens avec rollers, vélos et ballons, sous le regard attentif des parents qui sur des bancs publics, qui attablés, essayent, autant que faire se peut, de joindre l’utile à l’agréable. Un peu plus loin, en face de la wilaya, toute une rue est fermée aux automobilistes pour permettre aux fans de la musique traditionnelle d’apprécier les chants d’une troupe locale de « Errahaba », dans une ambiance chauffée à blanc par les détonations de baroud, pour ne pas faillir à la tradition, avec bendir et gasba (percussion et flûte), et à l’occasion, pourquoi pas, danser. Cette animation, faut-il le signaler, est organisée par la maison de la culture dont les escaliers ont été transformés en gradins pour la circonstance. Une ambiance bon enfant qui montre à quel point nos villes ont besoin de ce type d’animation nocturne, tant recherchée par les citoyens.
Cité des 180 logements de Bouzourane : Etat de délabrement inquiétant
La cité des 180 logements, située au quartier résidentiel de Bouzourane, pompeusement appelé cité des Italiens, était, dans un passé récent, réputée pour son standing et son cadre pittoresque, ayant fait d’elle la meilleure cité de la ville de Batna depuis sa construction en 1985. Ladite cité était devenue l’attraction des Batnéens à la recherche d’un logement pas loin du centre-ville, offrant des commodités nécessaires, le cadre de vie idéal et surtout le calme et la sérénité. Malheureusement, cela n’est qu’un lointain souvenir car la cité se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement inquiétant qui interpelle les autorités compétentes. Elle offre en effet un visage qui en dit long sur le laisser- aller qui la caractérise désormais pour on ne sait quelle raison. Les herbes sauvages qui lui donnent un visage hideux sont le foyer idéal pour les moustiques et autres insectes, sans compter les déchets qui altèrent l’environnement, et par ricochet la santé des riverains. Cette cité mérite tous les égards et l’attention des autorités communales, qui devraient se pencher sur ses problèmes. Quant aux habitants, ils espèrent que leur cité profitera de l’élan de réhabilitation de la ville initié par les collectivités locales. Toutefois, les résidants de cette cité doivent savoir qu’ils ont une part importante de responsabilité dans ce qui arrive à leur environnement ; ils doivent eux aussi retrousser les manches pour redorer le blason du quartier, ceci bien sûr avec l’aide et l’apport des autorités concernées.
Par a. dib, A. N., Mohamed. Bechara
in el watan du 14/7/2010
MAJDA EL-ROUMI EN APOTHÉOSE “Sett Eddounia” a conquis Timgad
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under Revue de la Presse
Par : Boumaïla et F. Lamia
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Après des soirées riches en couleurs et en sonorités, le rideau est tombé sur la 32e édition du Festival international de Timgad. Majda El-Roumi qui a revisité ses plus beaux standards s’est chargée donc d’animer la dernière soirée.
Le rideau de la 32e édition du Festival international de Timgad est tombé au lever du jour, dimanche, après dix jours de spectacles donnés par une pléiade de chanteurs de différentes nationalités (Algérie, Tunisie, Maroc, France, Amérique latine, Afrique).
Le rendez-vous culturel a été clôturé avec le concert de la chanteuse libanaise Majda El-Roumi, au grand bonheur d’une marée humaine qui a déferlé cette soirée sur le nouveau théâtre de Timgad qui a accueilli la présente édition, pour la première fois. La chanteuse libanaise Majda El-Roumi a été accueillie par un public, très nombreux venu l’écouter et de se délecter de son riche répertoire dans une ambiance festive. Elle a gratifié son public d’un bouquet musical de ses plus belles chansons, et même de certaines nouveautés, interprétées pour la première fois.
À son annonce par l’animateur, un tonnerre de sifflements et d’applaudissements a empli les airs du nouveau théâtre de Timgad. Un prélude musical a été très bien exécuté par l’orchestre qui l’accompagnait, plongeant ainsi le public dans un silence de recueillement. À peine après avoir achevé de jouer ce petit morceau de musique, l’orchestre a été à son tour gratifié d’une large acclamation. Tout de suite, la diva Majda El Roumi, élégamment habillée, a chanté Ya Bladi au public venu nombreux cette soirée. En reconnaissance, les jeunes et les familles l’ont acclamée longuement.
La chanson exécutée d’une manière impériale, la chanteuse a marqué une pause et s’est adressée aux spectateurs dans un discours très élogieux et flatteur. Elle leur a exprimé tout son respect et sa gratitude. “Vous êtes un pays digne de respect, un pays que j’admire pour sa grandeur et ses sacrifices”, a-t-elle clamée à l’intention du public. Bien encensé, le public lui a répondu par une slave d’applaudissements et d’ovations. Et avant de reprendre le chant, elle lui a annoncé le répertoire qu’elle allait chanter et qui était composé de vieilles chansons et de nouvelles dont certaines étaient pour la première fois chantées. Le contact renforcé, une fois assurée que la communication avec le public était cinq sur cinq, la chanteuse libanaise a repris le chant d’une voix sublime, qui lui avait valu plusieurs consécrations. Son cousin Raymond Safadi n’avait pas tort en lui conseillant de faire de la musique un métier. Devant la scène, “Sett Eddounia” a conquis le cœur des habitants des Aurès avec sa voie puissante et unique non seulement qui charme et subjugue… qui ensorcelle. Durant cette soirée, elle a, entre autres, interprété Yassalouni Allik Anas, Ghani, Kif, Maâtkouli Habitek, Ahbèk jiden, Khoud’ni Habibi, Aynaka Layalen Saifia, et la nouvelle chanson Marah Azzal Alachi. À la fin de la soirée, elle a interprété le standard maghrébin, Ana Loulia. Cette soirée ne doit en aucun cas constituer l’arbre qui cache la forêt. Des imperfections, des insuffisances, des annulations sont enregistrées lors de cette 32e édition du Festival international de Timgad. Le public a veillé très tard à écouter Magda El Roumi. Les lumières de la 32e édition se sont finalement éteintes sur l’espoir que la 33e édition du Festival international de Timgad sera meilleure.
“Au théâtre, les moyens techniques et financiers existent”
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under Revue de la Presse
RENCONTRE AVEC HASSAN ASSOUS EN MARGE DES JOURNÉES THÉÂTRALES MAGHRÉBINES DE BATNA
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Par : B. B.
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Rencontré en marge de la présente édition des Journées théâtrales maghrébines de Batna, Hassan Assous, le directeur du Théâtre régional de Sidi Bel Abbès, et heureux lauréat du Grand Prix du Festival national du théâtre professionnel d’Alger, avec la pièce Fragments qu’il a mise en scène pour le compte de son théâtre, a évoqué avec nous la question des moyens techniques dont disposent les théâtres régionaux.
Hassan Assous souligne une nette amélioration en déclarant : “Les moyens techniques et financiers existent. Nous ne travaillons plus comme autrefois avec les moyens du bord. Nous sommes largement soutenus par l’attribution de subventions aux théâtres, et l’aide à la diffusion pour l’achat et la programmation des spectacles de théâtre.” Et d’ajouter : “Grâce aux subventions octroyées par le ministère de la Culture, les œuvres théâtrales ont vu leur nombre augmenter, à l’image du Théâtre régional de Skikda, qui vient d’ouvrir ses portes et qui a produit trois pièces théâtrales. La majorité des théâtres régionaux ont monté trois ou quatre spectacles. Question de production, les théâtres régionaux sont sur la bonne voie et chaque théâtre a à son actif pas moins de 400 productions théâtrales.” Hassan Assous ne prendra pas de gants pour évoquer le problème de la qualité qui fait souvent défaut ces derniers temps. Mais en toute sérénité, il a estimé que le problème de qualité existe dans le monde entier. “Il y a du bon et du mauvais. Ceci varie d’un spectacle à un autre”, a-t-il considéré.
Il a insisté sur le volet formation en disant : “Cette année théâtre, il y a eu de belles pièces théâtrales. Pourvu que l’on ne s’arrête pas et que l’on continue à produire. Avec la formation et l’exercice de l’art, les talents ne tarderont pas à émerger et la production connaîtra un décollage de qualité. Alors de talentueux comédiens ont en matière de distribution besoin d’une meilleure prise en charge.”
Hassan Assous, ancien membre de la troupe de Kateb Yacine a tenté d’évoquer les problèmes qui hantent le théâtre algérien. Alors que certains résument les soucis du théâtre en un problème de texte, Hassan Assous nous a affirmé le contraire : “La difficulté des textes n’existe pas et ne se pose nullement, étant donné que l’on peut puiser dans un répertoire universel. Le patrimoine existe et ne demande qu’à être exploité d’une manière intelligente et rationnelle. La même chose pour la mise en scène, il existe des metteurs en scène, il faut seulement les débusquer, les choisir. Pour moi, le problème qui se pose au théâtre provient de la vision scénique.”Quant au spectacle que Hassan Assous et ses comédiens ont proposé au public batni, il a été très apprécié par le public. Fragments est un hommage à Kateb Yacine, puisque c’est une adaptation de ses œuvres Nedjma et Le Cadavre encerclé.
Ancienne ville de Batna Où est passée la pierre inaugurale ?
يوليو 19, 2010 by amamra
Filed under Revue de la Presse
Par : Rachid Hamatou
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Baptisée en 1848 à l’entrée nord de la ville, la pierre inaugurale de Batna a disparu ! Si la majorité des habitants de Batna ignorent l’existence de cette stèle, qui matérialise d’une certaine manière le prélude à la création de la ville, un bon nombre de Batnéens connaît son emplacement et son existence. Les archives du service de la wilaya indiquent et dans le détail, l’histoire de cette stèle.
En 1848, le duc d’Aumale devait se diriger vers le sud de Constantine afin de maîtriser la rébellion cantonnée à travers tout le massif des Aurès et permettre une percée vers le sud du pays. C’est ainsi qu’accompagné d’officiers supérieurs de l’armée coloniale, il arrive à Batna où il érigea cette même pierre inaugurale.
Située à l’entrée sur un monticule près de oued El Gourzi (pont rouge) elle était (la pierre) en même temps le point de départ de la mise en place d’une garnison militaire (quartier du camp Dar El Général) qui existe toujours. La première appellation donnée par l’armée coloniale à la capitale des Aurès était “la Nouvelle Lambèse” (arrêté du 12 septembre 1848) qui crée une ville européenne sous ce nom en rapport avec Lambèse et son pénitencier construit sous le régime de Napoléon Bonaparte. À l’arrivée de l’armée coloniale, trois principales tribus vivaient dans la cuvette située entre Ich Ali Gabel et djebel Belezma. Il s’agit de Aïth Chlih dont les habitants vivaient entre Hamla (Condorcet) et Taghit (Victor Duray), Aïth Sidi Yahia dont les habitants vivaient à Parc à Fourrage, une partie de Bouakal et jusqu’à Lambèse, Ouled Aadi (d’origine hilalienne) qui vivaient au sud-ouest de la ville sur l’axe Tamachit, Bouakal Z’mala et aussi une partie de Kechida. Des ouvrages que des citoyens mais surtout des historiens, ont pu trouver grâce à la toile du web, indiquent et d’une manière formelle, que le nom Batna existait bien avant l’arrivée de l’armée coloniale. Le livre de voyage d’un historien et aventurier anglais (Schune) rapporte qu’avant 1830, de passage dans la région (l’actuelle Batna), il avait rencontré des gens qui occupaient toute la plaine, et qu’ils donnaient à ce lieu le nom de Bathnt en berbère (chaoui). Les hypothèses du bivouac ou encore celle du bataillon nord-africain sont une pure création coloniale. Sur les lieux où se trouvait la pierre inaugurale (qui reste un patrimoine historique) un grand chantier a vu le jour, pour la réalisation d’une gare routière à la sortie de la ville. Les responsables du chantier doivent certainement connaître le lieu où se trouve actuellement la pierre, il est impératif de protéger cette stèle, qui a déjà subi des agressions durant les années 1990.
le bac light à la cour des miracles
يوليو 18, 2010 by amamra
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par Amara KHALDI
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Celui qui prend la peine de confronter les retentissants 79,41 % de Tizi Ouzou aux pitoyables 38, 09 % de Djelfa, (un gap de 41,32 ; cad 208 % !), ne peut s’empêcher d’être désagréablement surpris par l’amplitude flagrante entre les deux.
Un contraste patent qui lui ferait supposer que les potaches de la première wilaya doivent être de sacrés surdoués comparés à leurs camarades de la deuxième ou que le corps enseignant du massif du Djurdjura dispose de redoutables compétences pédagogiques inexistantes chez celui des Hauts Plateaux et du Sud en général. Sinon il faut croire carrément à la manifestation matérielle d’une recette magique à l’origine d’une telle performance malgré toutes les perturbations de l’année scolaire écoulée qui n’ont, pourtant épargné aucune région.
Que répondre alors à l’élève de Djelfa, de M’Sila et d’ailleurs ; c’est-à-dire tous ceux que le hasard de la position géographique n’a pas gâtés et leur faire gober pourquoi ils n’ont pas bénéficié eux aussi, des mêmes contingences que leurs camarades des autres régions ?
Les décideurs ont tout de suite attribué les « bons » résultats aux vertus de la réforme malgré le fait d’avoir certainement constaté avec dépit qu’elle n’a cependant pas couvert équitablement de sa bénédiction toutes les wilayas du pays profond avec autant de bonheur. Même sur l’Ecole Internationale en France (24 % !) pourtant plus avantagée sur le plan matériel, elle n’a eu aucun effet !
POURQUOI ?
Même ceux qui semblaient irrémédiablement blasés par la récurrence de ce type de situation n’ont pu taire leur malaise. Le plus remarquable c’est que juste après l’annonce des premiers résultats, l’opinion générale était déjà scellée: plus les responsables du secteur s’échinaient à chanter les louanges de la réforme en citant Tizi-Ouzou en exemple, plus la rue suspectait la fiabilité des données avancées et plébiscitait, par contre, les chiffres de Djelfa, qui eux expriment pour elle, on ne peut mieux, la suite logique des bouleversements endémiques subis par notre école. En vérité quelle est la personne sensée qui oserait réfuter que, nous ne sommes pas en présence de l’illustration parfaite de la réalité sans fard mais surtout l’image authentique de l’ensemble de notre système avec ses tares et ses faiblesses archi connues.
Partant de ce constat primaire la sentence est vite expédiée et tout le monde s’est retrouvé unanimement d’accord pour reconnaître que s’il est tout de même inconcevable de croire que les wilayas du bas du tableau se soient sabordées délibérément pour être les dernières, le peloton de tête a sûrement été outrageusement stimulé pour atteindre ces résultats plus qu’enviables malgré tous les aléas de l’année écoulée que personne n’ignore ?
Cette malheureuse observation n’invite donc pas à la sérénité lorsque l’on constate que la réforme tant vantée est tout de même inopportunément trop sélective dans sa manière de favoriser certains et d’oublier de prodiguer ses bienfaits à d’autres; si vraiment elle est pour quelque chose dans l’évolution des niveaux de connaissances et la distribution des résultats des évaluations, dans un cadre de référence commun à tous nos enfants. Comment comprendre cet immense écart ? Il ne s’agit pas de quelques points de différence arrachés de haute lutte grâce aux qualités exceptionnelles d’une partie de la population avantagée temporellement par un quelconque concours de circonstances mais d’un gouffre qui sépare les deux extrémités et qu’aucune théorie rationnelle ne peut enjamber allègrement. Un phénomène qui mérite d’être sérieusement pris en charge et étudié, tellement la réponse paraît hors de portée de toute explication par l’argumentaire classique lié au système scolaire lui-même. Une action vigoureuse pour corriger rapidement ces grossières dissimilitudes devient impérieuse pour remettre un peu de cohérence et de probité.
Avec les mêmes programmes, les mêmes conditions de scolarité et les mêmes épreuves d’examen, il est vraiment inconvenant de vouloir faire admettre une pareille caricature, encore moins de la faire passer sous silence comme si de rien n’était. Il est hors de question d’avaler ce genre de couleuvre ! Le plus candide des Algériens jurerait qu’il y a sûrement d’autres facteurs déterminants qui ont grandement influé sur l’une des parties au détriment de l’autre, sinon par quoi peut-on traduire cette indécente disparité ? Quel est celui qui a été vraiment rassuré par l’ambiance ambiante dans les centres d’examens et de correction ?
Certains n’ont rien trouvé de mieux que d’invoquer des problèmes liés aux sociologies spécifiques des régions, d’autres ont imputé l’échec au manque de vigilance des parents d’élèves. En lisant ces inénarrables diagnostics on devine tout de suite l’habituelle fuite en avant au lieu d’aller au fond du problème. Dans cet ordre d’idées on finira par préconiser le changement de région ou à défaut la transhumance vers d’autres cieux où les muses sont plus clémentes, surtout pendant les périodes d’examen. A moins d’opter pour le retrait des enfants à ces parents coupablement indifférents au bonheur de leurs rejetons. Ou les deux à la fois. Toujours est-il qu’un cas pareil interpelle les consciences car il y va de la crédibilité de notre système d’évaluation, voire de l’image du pays en entier.
Des milliards et des journées gaspillés pour organiser des opérations devenues purement formelles avec le temps, alors que tout un chacun est convaincu que cela ne sert plus à grand-chose, sinon à entériner des faits accomplis. Les jeux réels se déroulent ailleurs, hors de porté des naïfs invétérés qui s’accrochent encore à la légalité !
Au lieu de stigmatiser ceux qui n’ont pas tenté de « briller » par n’importe quelle combine, ayons au moins l’honnêteté de leur reconnaître la volonté de résister au glissement, à leur tour, dans les marécages de la forfaiture à ciel ouvert, dût-elle se parer des oripeaux de la promotion. Parce que ce sont eux qui demeurent dans le vrai !
Depuis bien longtemps déjà la société s’est habituée au bachelier qui peine à construire une phrase dans les deux langues d’enseignement ou de l’universitaire qui cale lamentablement devant un problème d’arithmétique élémentaire, mais c’était des cas isolés, prétendait-on pour avaler la pilule et se consoler temporairement !
Ne pas s’inquiéter de l’absurdité de ces chiffres et l’admettre comme s’il s’agit d’une situation des plus normales avant de les archiver dans un classeur poussiéreux, relève de l’irresponsabilité pure et simple. Avec une année scolaire qui s’est abîmée, dès le démarrage, dans la confusion la plus totale à cause des mouvements sociaux à répétitions chroniques avant de s’achever avec l’esprit accaparé à 100 % par le Mondial, des programmes sabrés et fourgués tout écrus par des enseignants déconcentrés à des auditoires complètement dissipés, tout concourait à l’aboutissement conséquent à des résultats plutôt modestes. On s’était même résigné à «amputer» cette année gangrénée des tablettes du cursus scolaire ! Mais c’était compter sans l’intervention salutaire des miracles. Situation chaotique ou pas, certains n’ont éprouvé aucun embarras pour booster les scores vers les hautes cimes. Ils viennent de nous administrer l’aberration qu’à l’avenir n’importe quel volume horaire et n’importe quelle condition de travail suffiraient amplement à dispenser efficacement les programmes de nos examens ! Qu’on se le tienne pour dit !
Le taux de réussite serait-il devenu inversement proportionnel au volume des connaissances enseignées ? Autrement dit, plus on est accro de l’école buissonnière plus on a des chances de réussir ses examens! Quand on passe en revue les différentes péripéties avec les multiples crises qui ont failli contraindre les décideurs du secteur à déclarer officiellement l’année blanche et recevoir par la suite en pleine gueule ce genre de scores, on finit par croire sérieusement à la précieuse contribution du surnaturel.
Il suffisait simplement de s’inscrire du moment que «l’important c’est de participer» comme disait P. de Coubertin, puisque de toute façon, les résultats et la manière de les juger c’est le «politique» qui les décide .
Les véritables pédagogues ne peuvent rester insensibles au courage et surtout à l’intégrité morale des wilayas qui sont restées, malgré le chant des sirènes, en adéquation avec des résultats objectifs acquis par l’effort intrinsèque des candidats.
Les équipes pédagogiques des établissements défavorisés ne valent pas moins que les autres sur le plan professionnel. Ils ont même à cœur de hisser haut leur noble mission d’EDUCATEUR surtout en alertant par la justesse de leur attitude, l’attention de la société sur linsidieuse tendance à s’illusionner encore plus longtemps avec des victoires surfaites.
Quels que soient les résultats obtenus et qu’ils assument honnêtement, ils auront toujours, en revanche, la conscience en paix d’avoir assuré avec dignité et rigueur leur responsabilité. Victimes eux-mêmes du marasme général, ils n’ont aucun complexe à exposer la réalité dans toute sa nudité. Leur manque de complaisance rend d’immenses services à la Nation. L’information qu’ils délivrent est le meilleur soubassement et une précieuse banque de données pour des réformes autrement plus sérieuses. Est-il nécessaire de souligner que leur classement en queue du tableau n’est pas lié au manque d’intelligence de nos élèves, encore moins aux aptitudes éprouvées de nos enseignants, mais plutôt dans leur crédo de ne jamais emprunter des raccourcis inavouables pour glaner de faux lauriers à contre courant. Heureusement que cette espèce existe encore et c’est sur elle qu’il faut compter pour la santé morale de notre pays et non sur le genre de ceux qui, sans le moindre scrupule, poussent le ridicule jusqu’à accorder des 20 sur 20 en philo ! Toutefois, on se rappellera longtemps de l’année scolaire 2009-2010 comme celle de la prodigalité et des étrennes. Les trois quarts de nos potaches ont fêté leur réussite aux examens tout en ayant passé le plus clair de leur temps en vacances forcées, la plupart des enseignants se sont vus gratifiés par des augmentations de salaire et des rappels conséquents sans trop se «fouler la rate».Verra-t-on un jour la contrepartie ?
Il fallait bien contenter tout le monde pour une hypothétique paix sociale ! Mais quel en est le prix ?
in le quotidien d’oran









