Equipe nationale : Djiar se prononce pour le maintien de Saâdane à la tête des Verts

يونيو 30, 2010 by amamra  
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Issam Sahraoui

El Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des sports, a annoncé jeudi 8 juillet le soutien des autorités politiques algériennes à l’option du maintien de Rabah Saâdane à la tête de l’équipe nationale. Selon M. Djiar, ce choix s’explique par le parcours positif des Verts, malgré une élimination dès le premier tour de la Coupe du monde.

El Hachemi Djiar, qui s’exprimait en marge d’une séance de questions orales au Conseil de la nation, a estimé qu’un changement d’entraîneur n’était pas du tout envisagé actuellement. « L’équipe nationale a effectué une bonne prestation au Mondial sud-africain et le ministère est confiant dans la capacité de cette équipe à réaliser des résultats encore meilleurs dans l’avenir à condition de poursuivre le travail réalisé avec constance », a-t-il notamment déclaré.

El Hachemi Djiar a également critiqué les détracteurs de Rabah Saâdane et de l’équipe nationale. « Je dis à ceux qui ont un regard négatif de se tourner un peu vers le passé quand l’équipe nationale était absente des compétitions continentale et internationales », a-t-il dit, en référence à l’absence de l’Algérie des éditions 2006 et 2008 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ainsi que du Mondial entre 1986 et 2010.

Avec ce soutien public du ministre de la Jeunesse et des sports, le maintien de Rabah Saâdane à la tête des Verts semble désormais définitivement acquis. Reste à savoir à quelles conditions. Le sélectionneur national acceptera-t-il un renforcement de la barre technique, chose qu’il a toujours refusée ? Le président la FAF aura-t-il le même pouvoir sur la gestion de l’équipe nationale ?

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Pourquoi Madjer ne peut pas être l’entraîneur national

La succession de Rabah Saâdane remet sur la table le débat de qui fait quoi. Au lendemain de l’élimination des Verts du Mondial sud-africain, des langues se sont déliées et de l’encre a coulé, beaucoup
même, pour une question qui semble devenir, par les temps qui courent, une affaire nationale, d’Etat. Rabah Saâdane quittera-t-il réellement le poste de sélectionneur à la fin de son contrat programmée pour ce mercredi 30 juin ?
Juste un rappel pour dire que l’affaire est vraiment sérieuse et qu’une décision à ce propos mérite du temps (ce que la FAF n’aura pas si elle pense renouveler le staff de l’EN). A la fin du match contre les Etats-Unis, Rabah Saâdane interrogé sur son avenir dira que «la décision est dans ma tête et que je donnerai ma réponse au président de la FAF le temps venu». Non sans confier, suite à l’insistance des journalistes à la salle des conférences du Loftus Versfled de Pretoria, qu’il sait bien que beaucoup de gens attendent son départ de la barre technique des Verts. Deux réponses qui ne font qu’une, en fait. La décision de Rabah Saâdane de quitter, ou pas, ses responsabilités techniques de l’EN est prise. Et le président de la FAF est déjà au courant de sa décision. C’est une affaire conclue, comme dirait l’autre. Les deux personnages ont discuté certainement de l’opportunité de poursuivre leur relation de travail bien avant le début de la Coupe du monde, sachant que cette dernière intervient quelque 2 mois avant la reprise des compétitions internationales. L’échéance de septembre prochain (début des éliminatoires de la CAN 2012) ne laisserait aucun répit aux deux responsables. Le patron de la FAF ne peut léguer les destinées de la sélection sur laquelle il a bâti son projet de relance du football national à un nouvel entraîneur même si son nom est Peckerman, Trapattoni ou bien Madjer. Deux mois, c’est d’abord un seul contact qu’aura le nouvel arrivant avec son effectif (à l’occasion du match amical d’août prochain à Alger contre le Gabon), avant la grande aventure prévue à partir de septembre. Les échos que se relaient certains titres de la presse à propos de l’activité menée par le président de la FAF en Afrique du Sud pour dénicher l’oiseau rare ne sont, en fait, que de l’agitation médiatique. Ceux qui pensent que la Fédération algérienne a les coudées franches pour se délester de celui qui a remis le onze national au-devant de la scène et aller chercher un successeur qui peut réussir les challenges à venir, mais qui peut aussi manquer son entreprise, se trompent. Il y va de la stabilité de la fédération. Un autre rappel expliquerait peut-être bien la (nouvelle) façon de gérer du revenant boss de la Fédération algérienne de football. En 2004, au lendemain de la CAN de Tunisie à propos de laquelle beaucoup de gens disent que ç’aurait pu constituer la véritable rampe de lancement de la sélection et du football algérien dans le concert des nations, un «malentendu» a précipité la séparation entre Rabah Saâdane et le premier responsable de la FAF de l’époque, qui n’est que Mohamed Raouraoua. La sortie du cheikh Saâdane, parti se ressourcer au Yémen, a ouvert la porte de sortie du président de la FAF dont le choix portant le recrutement d’entraîneurs belges qualifiés mais pas du tout imprégnés de la culture footballistique et sociologique des Algériens, a conduit le football algérien à ses travers. L’Algérie n’avait jamais connu une traversée du désert comme celle qui a suivi le départ de Rabah Saâdane. L’Algérie a suivi les CAN 2006 et 2008 devant le petit écran. Les leçons gabonaise et guinéenne servaient de plat de résistance au come-back de celui qui a planifié la renaissance avant d’être jeté en pâture.
Local-étranger, le débat stérile
A la veille d’une date tournante dans la carrière d’un monsieur qui a connu ses heures de gloire (et ses déboires) à la tête des Verts mais également en menant des clubs (RAJA de Casablanca et ES Sétif entre autres) vers les cimes, les spéculateurs font le forcing pour obtenir le recrutement de techniciens étrangers affirmés (mais qui ne sont pas non plus prophètes en leur pays) ou bien le retour de quelques anciens sélectionneurs dont la seule carte de visite ne suffira pas à aller chercher le haut niveau que les Algériens ont redécouvert à l’occasion de ce Mondial sud-africain. Les expériences vécues par certains pays voisins ayant opté pour le choix de l’entraîneur étranger resteront gravées dans les mémoires publiques tunisienne et marocaine notamment. Lemerre (qui a dirigé la Tunisie et le Maroc successivement) et Coelho (entraîneur de la Tunisie durant les éliminatoires de la CAN-Mondial 2010) ne sont pas, malgré leur CV bien rempli, parvenus à hisser ces deux nations du football au Maghreb et en Afrique à la phase finale de la Coupe du monde en dépit des moyens colossaux dégagés par les pouvoirs publics. Pour des questions d’ordre sociologique, la piste d’un sélectionneur étranger à la tête des équipes maghrébines n’est plus d’actualité même si le Maroc escompte toujours renaître de ses cendres en s’appuyant sur un coach, le belge Erik Gerets en l’occurrence, dont la réussite en clubs (Marseille et Al Hilal Saoudi) n’est pas évidente en sélection. La piste d’un coach local demeure pour nombre d’observateurs la solution idoine pour relancer ces équipes. D’ailleurs, lors de cette Coupe du monde en Afrique du Sud, la plupart des sélections en réussite sont dirigées par des locaux. Les équipes africaines qui ont légué leur pourvoir technique à des coopérants ont pratiquement toutes accompli un petit tour d’honneur avant de s’éclipser. Le Ghana tient en Milovan Rajevac, ancien adjoint du célèbre Bora Milutinovic qui a emmené plusieurs pays en phase finale de la Coupe du monde (Mexique, Costa Rica, Etats-Unis, Nigeria et Chine), l’exception à cette règle qui fait que l’apport de techniciens étrangers à la tête d’équipes africaines n’est plus indispensable. L’Algérien Rabah Saâdane, qui a qualifié l’Algérie à trois Coupes du monde, dont une dernière (2010) historique puisque intervenant 24 ans après le dernier passage des Verts dans une phase finale, tient la meilleure réponse à cette nouvelle donne : l’Afrique a certes besoin de ses enfants footballeurs formés en Europe mais ne peut se permettre un coopérant aux émoluments extravagants et qui, tout compte fait, ne peut sentir (ni ressentir) la douleur d’un peuple attaché à son équipe de football, comme s’il s’agissait d’une baguette de pain. Saâdane a inculqué à ses joueurs cette appartenance, dont une grande partie a roulé sous les ordres de JMC (Jean- Michel Cavalli) qui aura, à son arrivée en Algérie, cette réponse lourde de sens quand un confrère lui a demandé de présenter son CV : «Mais que représente l’Algérie aujourd’hui dans le giron du football algérien ?»
De la talonnade à la traversée du désert
Une déclaration qui a réveillé certaines consciences. Dont celle de Rabah Saâdane qui s’est exprimé quelques heures après l’humiliante élimination de Ziani et consorts de la CAN 2008, à Alger, face au Sily National de Robert Nouzaret, déclarant que l’EN a été éliminée en raison de l’inadéquation de son plan tactique. Saâdane reprochait à Cavalli de vouloir jouer avec une tactique offensive alors qu’il fallait gérer pour obtenir au moins le nul qui allait assurer la qualification. De telles reproches ont été également au menu de la mise à l’écart de Rabah Madjer de la barre technique de l’EN. Lors de ces deux passages à la tête des Verts Madjer a montré ses limites en la matière. S’il est vrai qu’à cette période, les footballeurs algériens de niveau n’étaient pas légion. Outre les locaux emmenés par Dziri et renforcés par d’ex-éléments formés en Algérie (Saïb, Tasfaout, Ghazi, Saïfi), la sélection comptait des pros de seconde zone (Kraouche, Herchache, Belbey, Mansouri, Akrour, Bradja, etc.) qui, de surcroît, avaient du mal à se libérer de leurs obligations professionnelles au sein de leurs clubs employeurs. La conjoncture exceptionnelle (terrorisme) avait, elle aussi, pesé de son poids sur la stabilité de l’EN qui n’intéressait ni les fans encore moins les sponsors. Mais cela n’était que la face apparente de l’iceberg. Car, avec moins de moyens humains et matériels en sus d’un climat de guerre civile permanent, des pays comme le Liberia et le Rwanda ont réussi à se frayer un chemin parmi le gotha africain. Sous Madjer, la sélection algérienne n’a connu que déboires. Si lors de son premier passage, Madjer a été remplacé par Ali Fergani, suite au résultat nul enregistré par l’EN à Alger contre l’Ouganda (éliminatoires de la CAN 1996), en phase finale de la CAN 2002 au Mali pour laquelle l’ex-star de Porto héritait d’un groupe passablement abordable, les Verts ont connu deux défaites (Nigeria et Mali) et un peu glorieux nul contre le Liberia. Cette annéelà, Madjer n’a pas déchiré son contrat le liant avec la FAF, en direct sur un plateau de télévision, mais a été poussé vers la porte de sortie par Mohamed Raouraoua qui, au lendemain du match amical Belgique-Algérie, l’invitera à quitter ses fonctions en raison de ses déclarations (accordées à FF au lendemain du match France- Algérie) et reproduites six mois plus tard par un quotidien belge Le Soir de Bruxelles, jugées insultantes envers sa personne et l’institution fédérale. Madjer, qui n’était pas à son dernier coup de grisou avec la FAF (en 1988, lors de la CAN du Maroc, il a refusé de rejoindre la sélection en raison d’une sombre histoire d’assurances réclamées par son club espagnol, le FC Valence), venait de faire les frais d’un limogeage déguisé. L’entraîneur Madjer, auquel le ministre Derouaz et le président de la FAF Raouraoua s’entendaient à lui rappeler son bagage limité (absence de diplômes d’entraîneur), repartait dans son coin avant de faire carrière dans un monde (le consulting média) où il ne semble pas, non plus, faire l’unanimité autour de lui, en témoigne la rupture de son contrat avec Al-Jazeera Sports et son recrutement à l’occasion de ce Mondial par une autre chaîne (Al- Arabiya), qui n’a que très peu d’aura sur la scène médiaticosportive arabe. Un retour sur la scène sportive serait en somme illusoire pour celui qui croit toujours que l’histoire s’écrit grâce à une talonnade. Aussi magique soit-elle…
M. B.

in le soir d’algérie

Reportage

يونيو 30, 2010 by amamra  
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Par : RACHID HAMATOU
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L’heure est grave à T’kout. La silicose continue à tuer dans cette région des Aurès où la taille des pierres est le gagne-pain de toute la population locale. Les malades de la silicose sont des grabataires, des malades en phase finale, sous oxygène, qui ont besoin d’une assistance et qui inquiètent le plus leurs proches et leurs amis, tailleurs de pierres, car, aussi triste que cela puisse paraître, leur mort est imminente.

L’histoire semble se répéter, mais sans ressemblance aucune. Les habitants de T’kout étaient et sont toujours fiers de rappeler les hauts faits d’armes, des moudjahidine et martyrs, fils du pays. Il n’y a pas une seule famille à T’kout qui n’a pas son martyr mort au champ d’honneur pendant la guerre de Libération. De nos jours et depuis une dizaine d’années, les T’koutis comptent leurs morts, depuis que la silicose fait ravage, un ennemi redoutable et incurable, une fois installé. La lugubre liste des décès n’épargne aucune famille, pour la simple raison que la taille des pierres est le gagne-pain de toute une population et aussi un métier séculaire dans la région, en particulier à T’kout. Les montagnards ont toujours construit leurs habitations de leurs propres mains, à l’aide de la pierre. Ghouffi, Baniane, Arris… et bien d’autres villages et hameaux.
Au passage, il faut savoir que la silicose est une maladie professionnelle connue depuis fort longtemps. Elle est secondaire à l’inhalation de fines particules de silice cristalline libre, de diamètre inférieur à 5 micromètres qui parviennent au niveau des alvéoles pulmonaires. En plus de la toxicité propre de la silice sur les poumons, le dépassement des capacités d’épuration pulmonaires par la quantité de silice est à l’origine de la silicose.
Dangereuse par elle-même et par ses fréquentes complications, plus la concentration de la silice dans la poussière inhalée est grande et la durée d’exposition est longue, plus l’atteinte par la maladie est importante. Ceci explique la gravité des cas des tailleurs des pierres de T’kout, qui ont depuis très longtemps taillé la pierre sans protection aucune, dans les meilleurs des cas, portant des masques inadéquats et obsolètes. Selon les spécialistes, il n’existe aucun traitement propre à cette maladie, qui continue à évoluer malgré l’arrêt de l’exposition à la poussière. Elle peut se stabiliser, mais ne régresse jamais.
Après la rencontre nationale sur la silicose organisée par la Société algérienne de pneumo-phtisiologie, en collaboration avec la direction de la santé et de la population de la wilaya de Batna, au mois d’avril 2008, ayant pour thème “La prévention de la silicose”, un bon nombre de médecins et de spécialistes ainsi que des représentants du ministère de la Santé se sont rendus à T’kout où ils ont rencontré les artisans tailleurs de pierres. La population de T’kout avait cru, à tort, que ce lourd dossier (silicose) allait être pris en charge par les différentes tutelles, à savoir le ministre du Travail et celui de la Santé, mais il n’en est rien. Si le dossier ne bouge pas, le nombre des morts grimpera vite. À ce jour (5 juin 2010), on compte 62 victimes, et la liste est ouverte.

Hécatombe à huis clos

Lors de notre déplacement à T’kout, nous avons mesuré l’ampleur de la détresse, de la peur, mais surtout du sentiment d’impuissance chez un bon nombre de citoyens, qui ne cachent plus leur colère, vu le silence affiché par les autorités. Si la silicose tue, elle fait aussi d’autres victimes. Selon nos renseignements, le village comptant 28 veuves et 70 orphelins (enfants et femmes de tailleurs de pierres). La seule et unique consolation, pour ces femmes et ces enfants, reste l’esprit familial qui vient apporter aide et assistance. Longtemps méfiants et réticents, des citoyens nous ont reçu chez eux, grâce à des intermédiaires de confiance. Dans la modeste et humble demeure du défunt Abdelhadi Moubarak, sa veuve Benchouri Nassira, 30 ans, a bien voulu nous parler de sa situation, mais surtout de celle de ses 3 petits enfants, des jumeaux âgés de 1 an, Rim et Karim, ainsi que la petite Rania, 3 ans. Avec courage et une grande dignité, elle nous explique qu’elle ne demande pas la charité ou des faveurs, mais uniquement ses droits. Il lui est impossible de faire vivre ses enfants avec les 3 000 da du filet social, surtout lorsqu’on a un loyer à payer. Elle ajoute, la gorge serrée : “Leur père, mon mari, est mort, car il travaillait à la taille des pierres. Aujourd’hui, on lui reproche d’avoir travaillé, il aurait peut-être dû être un harag.” Heureusement que les anciens, aussi bien le père de la veuve que le père du défunt, mettent la main à la poche, car il est impensable pour eux que leurs petits-fils vivent dans le dénuement. Un autre citoyen nous invite chez lui. Jaghrouri Belkacem Ben Ali (fils de chahid) a déjà perdu deux de ses enfants à cause de cette maladie et un troisième est sous soins intensifs. Bachir, 22 ans, mort en 2007, et Salah, 30 ans, est décédé le 29 mai 2010, il y a à peine 10 jours. Jaghrouri nous raconte que ses enfants ont travaillé aux quatre coins du pays, pour nourrir la famille. L’aîné Kamel laisse derrière lui une veuve et une petite fille. Le père en colère nous déclare : “Je n’ai jamais compris pourquoi mes enfants m’ont caché leur maladie. Pour subvenir aux besoins de la famille, ils se sont sacrifiés. C’est injuste de constater que les responsables font mine de ne pas savoir ce qui se passe.”
La liste est bien longue. Ce sont les grabataires, des malades en phase finale, sous oxygène, qui ont besoin d’une assistance et d’une présence permanentes, qui inquiètent le plus proches et amis de ces tailleurs de pierres, car, aussi triste que cela puisse paraître, leur mort et imminente. C’est à Chenaoura, une petite localité mitoyenne avec T’kout, qu’un des sages du village nous emmène pour rencontrer trois artisans tailleurs alités depuis plusieurs mois et qui ne peuvent plus se passer de l’appareil d’oxygénation, leur état de santé s’étant beaucoup dégradé.
Goumri Brahim ben Mohamed, 27ans, traîne cette maudite maladie depuis 3 ans. C’est lors d’une consultation médicale chez un spécialiste, à Ghardaïa, que le médecin l’avait informé qu’il avait les poumons infectés. Il était déjà tailleur de pierres à l’âge de 24 ans.

Un village synonyme de mort et d’enterrements

En chaoui, il nous parle de ses douleurs et des longues nuits sans sommeil, surtout ces douleurs abdominales qui l’empêchent de respirer (aghoubar). La silicose, dans le jargon des tailleurs de pierres, est un gagne-pain mortel. “Mais, à T’kout, quand tu n’es pas tailleur, tu es chômeur, et c’est ton père qui te paies ton café”, nous dit avec une grande amertume Brahim. Son frère Mbarak, lui aussi alité, marié, refuse de nous rencontrer, en dépit des tentatives de ses amis. Un autre malade, Norredine Selami, 36 ans, a demandé à nous voir, car il souhaite lancer un message de détresse. Il réside chez des proches qui s’occupent de lui comme leur propre fils. Norredine nous dit : “Je suis parti à la recherche d’un travail dans les quatre coins du pays. J’ai travaillé à Alger, à Batna, à Tadjenanet et dans d’autres villes. Je n’ai aucun autre métier que celui de la taille. Au lieu de montrer leur solidarité, certaines personnes nous font des reproches. ‘Pourquoi ne changez-vous pas de métier’, nous disent-ils. Ces gens sont loin de la réalité, ils ne connaissent pas T’kout, ils vivent à Alger, et quelquefois, les façades de leur villa sont faites avec de la pierre taillée.” Il ajoute : “Nous sommes des artisans, nous avons appris ce métiers de nos parents. Aujourd’hui, personne ne demande après nous, nous sommes abandonnés car nous avons refusé la misère. Eh bien, je suis chaoui ! S’il faut mourir, autant mourir digne.”
Une ville, une région, plus encore tout l’Aurès vit au rythme de cette plaie et de cette douleur. Que faire ? C’est la question qui se pose, mais qui reste sans réponse. Au café du village, la silicose est au cœur des débats souvent houleux, pleins de reproches et de suspicion. Un jeune fonctionnaire à la mairie de T’kout nous exhibe un article de presse daté de 2008. Il s’agit des plénières de l’Assemblée populaire nationale. Lors d’une séance de questions orales, un député avait justement demandé de désigner et d’envoyer une commission d’enquête à T’kout, pour l’élaboration d’un dossier sur la silicose. La question était notée, mais sans suite à ce jour. Un autre jeune tailleur de pierres, qui dit continuer en dépit du danger, refuse de crever de faim, lui et sa petite famille. Il dit avec rage : “Nous devons interpeller le président de la République à ce sujet. Nous n’avons rien à attendre des autres instances et surtout pas de ceux qui mènent la belle vie à Alger et prétendent nous représenter. Ils nous font honte.” Au bureau du chef de l’assemblée populaire de T’kout, l’heure est grave et il n’est plus question de compter les morts. Le P/APC de T’kout, Benchour M’hamed, le dit sans ambages : “Je n’ai plus envie de donner des chiffres, encore moins le nombre des victimes à chaque passage de la presse. Je suis le P/APC de cette ville et je dois respecter ces morts. Ce n’est pas mon travail de compter les dépouilles. Les jeunes de mon village meurent. À mon niveau, je fais avec les moyens du bord. À titre d’exemple, nous payons les factures d’électricité pour les malades branchés aux appareils d’oxygène, nous essayons de trouver un poste de travail même temporaire pour les veuves, nous faisons bénéficier certains de la solde du filet social… Je sais que c’est peu, très peu, mais que faire ? Une chose est sûre, ce cauchemar doit s’arrêter. Les jeunes doivent arrêter ce travail, car il est inadmissible que notre village devienne synonyme de mort et d’enterrements.”
De retour à Batna, en quittant T’kout, il n’y a qu’une seule route, celle de l’entrée et la même pour la sortie. Il nous vient à l’esprit le passage d’un poème écrit par un jeune poète de T’kout, qui dit que ce village souffre depuis la nuit des temps. Et pour une fois que ses habitants trouvent un travail pour gagner leur vie, la mort frappe sans distinction et fauche les plus jeunes, comme lors de la guerre de Libération.

Nouvelles de Batna

يونيو 26, 2010 by amamra  
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Développement de la commune de Barika : En attendant l’enveloppe complémentaire

Dans le cadre des projets communaux de développement (PCD), la ville de Barika en a bénéficié de 20 pour l’année 2010, auxquels ont été alloués 132 738 000 DA. Ils concernent l’aménagement et la restauration des quartiers dont l’acheminement se présente ainsi : cinq projets réceptionnés, dix en cours et cinq achevés. Le taux de consommation est de 60%, ce qui a poussé le vice-président de l’APC chargé du PCD, Laïdoun Derradji, à dire que « malgré ces réalisations respectables, et à cause de l’extension rapide de la ville et des retards accumulés durant les années précédentes, aux yeux des citoyens, ces projets demeurent insuffisants ». Et d’ajouter : « En tant que gestionnaires d’une grande commune, nous souhaitons que les autorités de wilaya nous débloquent l’enveloppe financière complémentaire. » Certains quartiers tels que An nasr, El Atouta, El Afraad, ne sont pas reliés au gaz de ville, ce qui les empêche de bénéficier de tout autre aménagement ou restauration. Il faut remarquer que la plupart des constructions au niveau de ces quartiers sont illicites.

Une maison pour les associations et les ligues sportives

La direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la wilaya de Batna vient de charger un bureau d’étude de l’aménagement des espaces situés sous les gradins du théâtre de verdure en vue de leur exploitation comme locaux au profit des ligues sportives et du mouvement associatif. L’idée d’utiliser l’espace « perdu » de ce théâtre, d’une capacité de 5 000 places, situé à Kechida, est en soi une idée géniale, qui répond aux besoins vitaux de plusieurs associations, lesquelles ont du mal à mener à bien leurs actions, et dont certaines n’ont même pas d’endroit où se réunir. Bien que les travaux de finition n’aient pas été complètement achevés, ce même théâtre a ouvert ses portes au grand public, qui vient chaque jour regarder les matchs de la Coupe du monde diffusés sur écran géant. Auparavant, il avait déjà abrité une manifestation culturelle où les artistes de la wilaya avaient rendu hommage au regretté chantre du genre chaoui, Ali Naceri, dit Katchou. En plus de cet ouvrage qui profitera aux jeunes et moins jeunes de la ville de Batna, deux salles omnisports, l’une à Aïn Djasser et l’autre à El Maâdher, sont en voie d’achèvement et seront réceptionnées dans moins de deux mois, nous a déclaré le directeur de la jeunesse et des sports.

La ferme « Lucas »

Sur la route de Sétif, dans la commune de Djerma, pas loin de l’aéroport de Batna, se trouve un mas qui s’étend sur quelque quatre hectares. Il attire l’attention à la fois par son envergure et par son architecture ; et pour cause, c’est la sinistre « ferme Lucas ». La tour qui surplombe cette enceinte à la toiture de tuiles, ne suscite pas d’inquiétude lorsque l’on est dans l’ignorance de ce qui se passait à l’intérieur. C’est une fois averti que l’on se rend compte à quel point la force coloniale possédait l’art du cynisme et de la dérision. Cette ferme, belle de l’extérieur et hideuse de l’intérieur, a appartenu à un colon du nom de Lucas, connu dans la ville de Batna pour son activité de marchand de glace, qui en avait fait don à l’armée française. Cette dernière l’utilisera comme centre de tri et de transit (CTT) pour les prisonniers qui lui parvenaient d’une autre ferme, « Firma El hamra » (Ferme rouge, ndlr), laquelle était encore plus sinistre puisqu’elle servait de centre de torture. Elle fut squattée par des citoyens juste après l’Indépendance, et ce n’est qu’au début des années 2000 que la décision de la transformer en musée a été prise. Pour ce faire, un budget de 50 MDA (millions) lui a été alloué. Les travaux sont à l’arrêt, en attente d’une rallonge budgétaire. Les avis autour de cette ferme diffèrent et se contredisent. Certains apportent des témoignages sur la torture dont ils auraient fait l’objet à l’intérieur de cette ferme, alors que d’autres prétendent que la torture se pratiquait ailleurs et que ce lieu ne servait que de CTT, en soutenant que certains y auraient péri pour n’avoir pas pu supporter la torture subie ailleurs.

Lire le numéro de Mai 2010

يونيو 21, 2010 by admin  
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Avril 2010
Batna Info Mai 2010

Un doigt accusateur pointé sur le Wali de Tlemcen !!!

يونيو 21, 2010 by amamra  
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L’article paru dans le quotidien El Khabar n° : 6020 du 16/06/2010 portant accusation contre Mr. NOURI Abdelouahab représente une atteinte à la personnalité du wali de la capitale des Zianides.

Qui est le Wali de la Wilaya de Tlemcen ?

C’est un chaoui, originaire du cœur battant des Aurès, du berceau de la révolution : Arris la mythique. C’est un homme qui, par son dévouement, et ses actes, a contribué au progrès de notre pays. Il est issu d’une famille révolutionnaire connue pour son honnêteté et son intégrité. Licencié en droits, il a commencé sa carrière administrative en occupant le poste de directeur du centre de formation professionnelle à Guelma puis chargé de missions dans deux wilayas (Boumerdes et Skikda). Il a été désigné chef de daïra à Tamaloust (Wilaya de Skikda) puis à Kais (Wilaya de Khenchela). Vu ses grandes capacités administratives, il a été promu à la fonction de wali à Ain Defla en 1994, une wilaya où le terrorisme battait son plein. Il a su comment stabiliser la situation sécuritaire et assumer les responsabilités qui lui étaient administrées. Il a été muté à Skikda puis Sétif et enfin à Tlemcen depuis 2004. Comme à l’accoutumée, par son action, il se montra un réalisateur surprenant, en tous domaines. il a réussi à réaliser des projets colossaux dans cette wilaya qui est devenue la meilleure des villes d’Algérie. Un autre trait de sa nature, digne également d’admiration, c’était le souci d’efficacité. Dans toutes les activités qu’il entreprit, il visa à traduire ses idées en actes, en réalisations pratiques et applicables. Un titre de mérite lui a toujours été octroyé par le président de la République Abdelaziz BOUTEFLIKA qui le citait comme Wali exemplaire dans son travail depuis sa prise de fonction. Malheureusement après six(06) années de persévérance, le wali de Tlemcen a bien été récompensé par les Moudjahidines de la Wilaya qui ont osé mettre l’homme qui a tant fait pour eux dans une situation critique et obscure.

En réponse aux Moudjahidines de la Wilaya de Tlemcen :

Les citoyens de la daïra d’Arris protestent contre cet acte d’accusation paru dans le quotidien El Khabar n°6020 du 16/06/2010 à l’encontre de Mr. Abdelouahab NOURI. Cet acte est qualifié comme “manquant de considération et insultant” pour eux, pour la mémoire des martyrs et pour le fils des Aurès qui a rendu un service inappréciable à la Wilaya de Tlemcen en particulier et à L’Algérie en général. Les citoyens se portent garants de son intégrité et de sa loyauté comme l’ont été les ancêtres des Auressiens.

S.DOUCHMANE.

: BATNA Avec 23 300 milliards de centimes, la wilaya prépare son autosuffisance

يونيو 19, 2010 by amamra  
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Le prochain quinquennal (2010/2014) a fait l’objet d’une journée d’étude et de réflexion à laquelle ont participé les élus de l’APW, ceux des communes, l’exécutif de la wilaya de Batna et les associations actives.
L’ex-wilaya des Aurès, qui a bénéficié au titre du dernier quinquennal (2005-2009) de 13 130 milliards de centimes dont 2 107,5 milliards pour l’année 2009, vient de bénéficier dans le cadre du nouveau quinquennal de 23 200 milliards de centimes au grand bonheur d’une wilaya qui essaye toujours de rattraper son retard en matière de développement.
Où ira cet argent ?
La wilaya étant à vocation agricole, la priorité est donnée à ce secteur en pleine mutation et auquel une enveloppe de 721 milliards de centimes a été dégagée, puisée, il est vrai, dans les différentes caisses de financement. Rappelons qu’au titre de l’exercice écoulé, l’agriculture et les forêts ont bénéficié de 204 milliards de centimes, ce qui a permis au secteur d’améliorer les indices de développement. Le taux de développement général a atteint +73 % (rapport entre les années 2008 et 2009) avec une avancée de plus de 83 % en production végétale et +63 % en production animale. Le produit global agricole pour l’année 2009 a été de 26,9 milliards de dinars (15,6 milliards de DA pour 2008) et de 5,6 milliards de dinars pour la période 2000-2004. Une grande partie du financement du secteur de l’hydraulique ira à l’irrigation et aux équipements des périmètres de Chémora et Aïn-Touta, ce qui portera la superficie agricole en irrigué de 31 900 hectares actuellement à 64 000 ha en 2014. Il va sans dire que la production de lait qui ne cesse de s’améliorer d’année en année augmentera au bénéfice de tous. La production passera de 65 millions de litres par an actuellement à 150 millions en 2014. En matière d’oléiculture – la wilaya a connu une plantation à grande échelle lors des dernières années –, la production passera de 62 000 quintaux (2009) à 600 000 quintaux en 2014. L’aviculture à Batna est un secteur fort si l’on ose dire, avec une place de choix en production d’œufs avec 30% de la production nationale, une production de viande blanche qui passera de 131 000 quintaux actuellement à 240 000 quintaux en 2014. Le taux de raccordement AEP, qui était de l’ordre de 90% en 2008, est passé à 94% en 2009, et celui de l’assainissement de 84 % en 2008 pour passer en 2009 à 85 %. On se prépare pour d’autres défis, améliorer ces taux, dépasser les 180 l/hab/j et surtout viser l’extension de la superficie irriguée… Le montant alloué au secteur de l’hydraulique est de l’ordre de 3 600 milliards de centimes pour couvrir 23 opérations entre autres deux stations de traitement de l’eau, une station de lagunage, deux grands barrages, quatorze retenues collinaires, un forage et l’équipement de deux périmètres d’irrigation dans la plaine de Chémora et celle de Aïn Touta d’une superficie de 24 000 ha. L’habitat est, sans contexte, le grand bénéficière du plan 2010/2014 avec une enveloppe de 5 074 milliards de centimes pour la construction de 23 800 logements : 10 800 sociaux, 6 000 participatifs et 7 000 logements ruraux qui s’ajouteront aux 23 000 unités en cours de réalisation. Les travaux publics, qui ont bénéficié en 2009 de 101,5 milliards de centimes, ont réussi, en plus de la création de 3 500 postes d’emploi entre permanents et temporaires, à restreindre l’isolement des régions montagneuses, et des agglomérations rurales, ce qui a permis la stabilisation d’une grande partie de la population rurale et la réduction de l’exode rural… Pour les années à venir, les 1 200 milliards de centimes seront consacrés au renforcement des routes nationales, des routes de wilaya, le dédoublement de la RN Batna-Sétif sur 29 km, l’évitement sud de Barika, cinq ouvrages d’art, revêtement et entretien des routes communales (127 km) et l’entretien ordinaire, en plus de cinq maisons cantonnières. L’enseignement continue de susciter l’attention de l’Etat qui vient d’accorder au secteur 960 milliards de centimes pour la construction de treize nouveaux lycées qui s’ajouteront aux 59 existants, seize CEM qui porteront le nombre de collèges à 179, en plus du renforcement de l’enseignement primaire de 1 094 nouvelles classes. De plus, on verra la réalisation de 7 cantines, 28 demi-pensions, trois laboratoires d’informatique, 8 salles de sport, 49 stades,11 unités de soins… Cela améliorera le taux d’occupation des classes. Si pour le primaire le taux est actuellement de 37 élèves par classe, il passera en 2014 à 27, il sera de même pour le moyen qui passe de 37 à 28 et du secondaire de 34 à 30. L’enseignement supérieur avec 601 milliards de centimes concrétisera quatre opérations : 800 places pédagogiques, 4 000 lits, un restaurant central et 150 logements pour les enseignants. L’Etat va consacrer 245 milliards de centimes pour la formation professionnelle, 330 milliards de centimes pour la jeunesse et les sports, 430 milliards pour la culture… La wilaya de Batna ne sera que plus performante avec ce plan.
H. M.

in le soir d’algérie

Cadre de vie à Batna : Campagne d’assainissement des espaces publics

يونيو 19, 2010 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

La ville de Batna a longtemps souffert de « l’absence » de ses élus municipaux, lesquels étaient empêtrés dans des luttes intestines. Ce qui a eu pour conséquence de retarder les projets d’amélioration du cadre de vie, notamment au chef-lieu de wilaya.

Le mouvement associatif, avec plus de 2 000 associations, selon des sources bien informées, est totalement déficient en matière de dynamique et de promotion du cadre de vie. Devant cette situation déplorable, l’administration locale, en la personne du chef de daïra, Farid Khedim, est venu à la rescousse du nouveau locataire de l’hôtel de ville, installé début juin, en s’associant à la vaste campagne de nettoiement et embellissement de la capitale des Aurès. « Nous avons mobilisé plus de 350 ouvriers pour entreprendre un lifting des quartiers et des places publiques à l’exemple du jardin de la Verdure (Hadikat El Hourouf ; avec également la réception prochaine du jardin du 1er Mai (ex-stade militaire), mitoyen avec le souk féminin des 84 logements et l’aménagement de la glorieuse pépinière du quartier de la Gare, mitoyen avec l’hôtel Chélia », a indiqué le chef de daïra en marge du gala non-stop organisé au tout nouveau théâtre de verdure, sis au complexe sportif et de loisirs (CLS) de la cité Kechida.

A propos de ce CLS, il faut reconnaître que son réaménagement, a permis de créer, outre des espaces verts, une auberge, une piscine, un musée, une maison de jeunes, un édifice scientifique et informatique et un parking. Cet été, les Batnéens ou leurs hôtes ne s’ennuieront certainement pas. Des correctifs ont été apportés dans le cadre de cette campagne qui a touché les places publiques connues, à l’image de celle du Soldat inconnu (à côté du lycée Salah Eddine), la double voie vers Tazoult- Timgad, longeant le CHU dans la partie sud-est, ou celle vers la nouvelle gare routière au sud-ouest, où les familles pourraient prendre l’air, en soirée, sans oublier enfin les allées Benboulaïd au centre-ville, animées chaque été par les troupes de rahabas et autres chanteurs chaouis. Dans ce même registre, la daïra de Batna dispose de deux grandes aires de divertissement. Il s’agit d’un complexe privé situé sur la route de Constantine. Cette structure, qui s’étend sur plus de 5 ha, est un ensemble de sous-structures et de stations de jeux pour enfants et adultes, avec une piscine high-tech, nouvellement inaugurée. Le visiteur ne regrettera assurément pas son crochet vers ce point situé à l’extrémité de la commune de Fesdis (à 10 km de Batna). Au niveau de cette dernière, il y a également un deuxième grand jardin privé, avec un peu moins d’équipements ludiques, mais qui est fréquenté pour sa proximité avec la ville de Fesdis et ses tarifs abordables. Ainsi donc, la ville dispose de lieux de divertissement répondant aux attentes du citoyen le plus exigeant. Cependant, une entrave persiste et fausse la donne : Batna ne veille pas tard, et de ce fait, se pose le problème du transport, notamment pour ceux qui n’ont pas de véhicule particulier.

Par Houda. hamadouche.
in el watan

BATNA 12 milliards de DA pour le développement du réseau routier

يونيو 18, 2010 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Le secteur des travaux publics de la wilaya de Batna a bénéficié d’une enveloppe financière de 12 milliards de dinars au titre du programme quinquennal 2010-2014, a-t-on appris jeudi de la direction du secteur.

Cet investissement servira, selon la même source, à la modernisation du réseau routier de la wilaya et à la consolidation des actions entreprises lors du précédent plan quinquennal. Il sera procédé, dans ce contexte, à la modernisation de 54 km de routes nationales pour 2,2 milliards de DA, au renforcement de 90 km de chemins de wilaya pour 1,6 milliard de DA, en plus du dédoublement de 29 km de routes nationales, a indiqué le directeur des travaux publics. La même période verra également la construction de deux voies de contournement des villes de Batna et de Barika, outre le revêtement et l’entretien de 127 km de routes pour 1,53 milliard de DA et la construction de 5 ouvrages d’art pour 1,95 milliard de DA, selon cette source. La wilaya de Batna avait bénéficié, au titre du plan quinquennal 2005-2009, de 23 milliards de DA ayant permis l’exécution de 83 opérations de réalisation et de modernisation de 1.600 km de routes, toutes catégories confondues. Le dédoublement de la RN 75 qui reliera Batna à l’autoroute Est-Ouest figure parmi les plus importants projets actuellement en voie de réalisation au profit du secteur des travaux publics dans cette wilaya, a-t-on rappelé.
APS

Professionnalisation des formations dans l’enseignement supérieur Quels enjeux pour nos universités ?

يونيو 15, 2010 by amamra  
Filed under Chroniques Choisies

Par Farès Boubakour *

L’enseignement universitaire permet à l’étudiant d’acquérir des compétences générales, c’est-à-dire des savoirs et des connaissances dans la discipline qu’il a suivie ; de développer un esprit critique ; de s’initier à la méthodologie ; de pouvoir conceptualiser et formaliser tout en ayant une capacité d’abstraction. Si depuis longtemps l’université donnait un savoir et un savoir-être, il lui est demandé aujourd’hui, et de plus en plus, de donner un savoir-faire.
Ce processus qui a pris la dénomination de professionnalisation des formations universitaires, revient donc à dire que l’on rende l’étudiant un professionnel par la formation qu’il suit à l’université.
Sur un autre plan, la professionnalisation est également vue comme une garantie, une sorte d’assurance-qualité dans le domaine de la formation : l’étudiant doit être immédiatement opérationnel et sans coût supplémentaire pour l’employeur. L’étudiant est supposé connaître parfaitement, non seulement les aspects techniques du «métier» mais aussi avoir une très bonne connaissance de l’entreprise et du monde des affaires. Il est intéressant de signaler également que ce phénomène semble aussi rattraper le reste des disciplines universitaires qui se prêtent d’ailleurs difficilement à une logique de professionnalisation notamment dans certaines branches des sciences sociales.
Eu égard à cette évolution qui touche l’ensemble des pays, quels en sont les enjeux pour nos universités, quel nouveau rôle sont-elles appelées à jouer, quelles sont les difficultés rencontrées et enfin quelles pistes sont à défricher pour les dépasser ?

Evolution du rôle que doit jouer l’université…
En plus de formations générales, l’université a toujours proposé en réalité des formations «professionnalisantes» : médecins, avocats, ingénieurs, techniciens supérieurs, comptables, etc. L’université donnait un savoir disciplinaire pour aider l’étudiant à trouver un emploi. Aujourd’hui, et quasiment partout dans le monde, l’université doit s’efforcer en outre de lui trouver un travail ou, au minimum, de fournir les meilleurs efforts pour ce faire !
L’efficacité de la formation universitaire a tendance à être mesurée désormais en fonction du nombre d’étudiants placés et ayant trouvé un emploi.
Depuis les années 1973 et dans un contexte de crise généralisée, les entreprises devenaient exigeantes et très regardantes sur la qualité de son personnel. La concurrence devenait rude et les marchés difficiles à obtenir. La recherche de nouveaux gains de productivité est lancée tous azimuts : à travers des travailleurs mieux formés et davantage spécialisés ; à travers aussi de nouvelles formes d’organisation ; et dans des cycles d’exploitation en dehors de la sphère traditionnelle de la production, c’est-à-dire dans les domaines de la distribution physique, du marketing, dans les approvisionnements, les transports, le stockage, etc.
Une division du travail accrue et une spécialisation pointue dans les entreprises, impliquaient donc de plus en plus des formations professionnalisantes au sein des établissements de formation touchant le palier de l’enseignement supérieur. Cette tendance s’est renforcée davantage dans les années 80, notamment avec l’avènement de l’informatique, et encore plus dans les années qui ont suivi. En effet, dans les années 1990, le mouvement de mondialisation avec l’ouverture des marchés a consacré quasi définitivement l’hégémonie du monde des affaires et la libre concurrence. Les manières de faire dans le monde économique tendaient à devenir
universelles. Et pratiquement, on observe une convergence dans l’ensemble des domaines.
A ce propos d’ailleurs, en ce qui concerne l’enseignement supérieur, les pays d’Europe ont procédé à une harmonisation des diplômes et des architectures des enseignements (LMD). Cette réforme s’est accompagnée également d’une tendance à la mise en place d’assurance qualité dans les établissements d’enseignements impliquant des chartes qualité, auto-évaluation et évaluations externes. Et la professionnalisation des formations se trouvait au cœur du dispositif.
Dans certains pays, la professionnalisation de formations universitaires n’a pas été au départ acceptée. Elle a donné lieu à de grosses polémiques.

Professionnalisation des formations supérieures en Algérie
Afin que nos universités soient en phase avec les changements observés à l’échelle mondiale et eu égard aux enjeux que cela comporte, les pouvoirs publics algériens ont procédé à des réformes de fond du secteur de l’enseignement supérieur. Les réformes ont porté essentiellement sur les aspects suivants :
- la mise en place d’une nouvelle architecture des enseignements (Licence-Master-Doctorat, dite système LMD) ;
- le développement d’une démarche qualité et d’assurance-qualité dans les établissements d’enseignement supérieur ;
- l’encouragement de la professionnalisation des formations ;
- l’ouverture accrue de l’université sur l’environnement socio-économique (formation, recherche, communication, etc.) ;
- et enfin favoriser le développement de la coopération internationale.

Dans le cadre de la réforme, l’université est ainsi interpellée pour monter des formations à portée professionnelle.
Les dispositions réglementaires prévoient que la licence professionnelle (ou le master professionnel) se prépare et se fasse obligatoirement en collaboration avec un partenaire, un professionnel ! Concrètement, il n’est d’ailleurs pas possible de faire habiliter par les instances ce type de licence ou master sans l’association d’un partenaire professionnel qui s’engage formellement. Une rubrique lui est réservée sur le canevas d’habilitation. L’engagement du partenaire professionnel est fondamental pour habiliter, exécuter, et évaluer la formation. L’équipe pédagogique mixte, composée d’enseignants universitaires et des professionnels, prend en charge toutes les phases cruciales ci-après :
- l’identification du besoin de formation ;
- l’ingénierie pédagogique et confection des programmes ;
- la réalisation et l’exécution de la formation ;
- l’immersion des étudiants en milieu professionnel ;
- l’évaluation et le suivi de la formation.

L’équipe pédagogique devrait également procéder à l’évaluation stratégique de la formation, c’est-à-dire assurer le suivi des étudiants sortants et décider de la continuité de la formation, de son rythme, de sa réadaptation ou de son gel.
En plus des moyens humains et matériels particulièrement importants, la formation professionnalisante ne peut fonctionner correctement qu’avec les cinq précédentes composantes réunies et opérationnelles. Les difficultés rencontrées dans nos universités concernent, à des degrés différents, l’ensemble des composantes. Il s’agit là d’une première problématique à traiter. Ceci dit, nous avons également d’autres problématiques à traiter.

Le problème du DEUA : le stéréotype sociétal
Comment dépasser un stéréotype sociétal relatif à la formation universitaire à caractère professionnel ? Il s’agit de l’expérience de la
formation DEUA (diplôme des études universitaires appliquées) qui a fait l’objet d’une extinction depuis peu avec l’avènement du LMD. Nous pensons que le DEUA a contribué fortement à la détérioration de l’image de marque de la formation professionnalisante. En effet, la formation DEUA professionnalisante, dite cycle court, se trouve dévalorisée au profit de la formation de cycle long, plus prisée.
La formation DEUA, est aux yeux des étudiants, une formation de second rang, une formation par défaut. Les étudiants les moins bons ont été orientés vers ce type de formation, et par voie de conséquence, l’orientation vers le professionnel est vécue comme, un échec ! Les «séquelles» de la formation DEUA étant toujours dans les têtes, les responsables pédagogiques, dans le cadre du LMD, ont effectivement aujourd’hui des difficultés à convaincre les étudiants de l’utilité des formations professionnalisantes.

Fonctionnement interne de l’université et interface avec son environnement socio-économique
La professionnalisation suppose une connexion assez forte entre l’université et son environnement. Quelles structures doivent
prendre en charge cet aspect à l’université ? Et avec quels moyens ? Quelles structures d’interface et d’échange d’informations doivent être créées ? A l’heure actuelle, la structure plutôt en charge, si elle existe selon les organigrammes, ne suffit pas réellement à couvrir les besoins et répondre aux attentes en la matière. Dans le même ordre d’idée, comment régler le problème des stages ? Quels rapports avec le vice-rectorat chargé de la pédagogie ? Avec quels budgets, qui finance ? Il y a là beaucoup de questions qui restent posées et il est nécessaire de réfléchir à de nouveaux dispositifs permettant de réguler l’ensemble et d’encourager aussi les entreprises et les établissements à adhérer à la démarche et à faciliter le séjour des étudiants pour effectuer leur stages, qu’ils soient dans le cadre de formation
professionnalisante ou pas.

Ingénierie pédagogique et construction des cursus
La formation professionnalisante est plus facile à dire qu’à faire. D’un point de vue de confection de programme, il y a toujours des difficultés. Quel est le dosage de l’académique par rapport au professionnel ? Comment est-il possible de faire et tout particulièrement en formation initiale ? Ensuite, comment éviter en même temps de proposer des formations trop spécialisées ou locales qui font que l’étudiant n’a plus de latitude pour changer, se repositionner et évoluer ? Sur le même plan, comment articuler la formation avec la formation continue et la formation professionnalisante? Comment valoriser les acquis professionnels ? Le cadre (ex. étudiant) est appelé à revenir à l’université, car la formation se fait aujourd’hui tout au long de la vie, pour acquérir de nouvelles compétences et l’université doit d’ores et déjà penser des structures organisationnelles innovantes en vue de l’intégration de la formation initiale, continue et en alternance Enfin, se pose également la question de savoir le concept de professionnalisation est valable pour les autres disciplines universitaires qui s’y prêtent moins (les sciences sociales notamment), et si oui, dans quelle mesure et comment.
En conclusion, la thématique de la professionnalisation pose un problème de fond du rôle que doit jouer l’université et interroge sa relation avec les utilisateurs de son produit. L’université est appelée à se réformer rapidement et évoluer vers une forme d’organisation nouvelle. Elle est appelée ainsi à dépasser le classique cloisonnement par discipline pour évoluer vers une intégration des savoirs et des savoir-faire interdisciplinaires en développant des formations sur lesquelles interviennent plusieurs départements et facultés.
En gros, la réussite de la professionnalisation passe par la création de structures pérennes pour accompagner la réforme à l’université et permettant d’assurer une véritable veille sur l’environnement socio-économique. Plusieurs pistes méritent d’être défrichées

1- Renforcement des structures de l’université par la mise en place d’interface Université/entreprise qui aura pour objectif, outre des
préoccupations relevant de la recherche, de faciliter les contacts avec l’environnement socio-économique, de promouvoir les échanges entre les enseignants universitaires et les professionnels, les mettre en contact pour constituer des équipes pédagogiques porteuses de projets de formation, trouver les stages nécessaires pour les étudiants. Cette structure pourrait jouer également le rôle d’un observatoire dédié au suivi des étudiants sortant et de leur devenir après la formation. Cette interface université/entreprise pourrait être rattachée au vice rectorat des relations extérieures, la coopération, de l’animation et la communication et des manifestations scientifiques. Mais, il serait beaucoup plus intéressant de créer, à l’instar de nombreux pays, un nouveau vice-rectorat chargé de l’insertion des étudiants, des stages et des relations avec les entreprises avec 5 à 10 personnes à temps plein, rien que pour cela !

2- La professionnalisation, c’est aussi aider l’étudiant à créer sa propre entreprise en passant par une maison de l’entrepreneuriat. Tout établissement universitaire devrait avoir sa maison de l’entrepreneuriat ou équivalent pour aider l’étudiant à travers des cours spécifiques de très courte durée, à construire un projet professionnel pour la création ou reprise d’entreprise.

3- Construction de réseau des anciens étudiants de l’université : l’ensemble des anciens étudiants de l’université constitue un vivier de relations que l’université pourrait mettre à profit pour faciliter les échanges et s’introduire plus facilement dans les entreprises et faire une sorte de lobbying. L’université devrait créer ce réseau et préserver le cordon ombilical en impliquant les anciens étudiants en poste de responsabilité dans des rencontres annuelles et diverses cérémonies universitaires. Ce lien favorisera, au moins et entre autres, le placement en stage des étudiants
en formation.

F. B.

* Farès Boubakour est professeur d’économie à l’université de Batna et assure les charges de responsable du master : Economie des transports et logistique, directeur du laboratoire Management-Transport-Logistique, directeur de l’école doctorale Economie appliquée et management des organisations et conseiller chargé des relations internationales auprès du recteur de l’université

in la tribune .

2e journée internationales de pédiatrie à Batna La détresse respiratoire en débat

يونيو 15, 2010 by amamra  
Filed under Revue de la Presse

Plus de 80% des maladies respiratoires chez l’enfant de moins de 5 ans sont d’origine virale, notamment la détresse respiratoire. Celle-ci nécessite une prise en charge urgente et globale pour éviter l’asphyxie.

Les journées internationales de pédiatrie, deuxième édition, tenues à l’amphithéâtre du complexe de loisirs et des sports de la wilaya de Batna à l’initiative des Dr Righi et Brahmi, en collaboration avec le CHU, ont été animées par des sommités médicales algérienne et des professeurs venus de Tunisie. La première journée a été articulée autour des broncho-pneumopathies de l’enfant. Le Dr Righi, du service de pédiatrie, CHU de Batna, dira que selon une étude rétrospective effectuée en 2009 au service de pédiatrie, les broncho-pneumopathies les plus fréquentes touchent les nourrissons, dont 50% sont hospitalisés durant le printemps.

Cette maladie pose précisément un problème de diagnostic microbiologique et de prise en charge. La deuxième journée, les travaux ont été axés sur le bon usage des antibiotiques et l’asthme, et les modes de traitement adéquats avec les nouvelles découvertes de produits pharmaceutiques, en coordination avec M. Guelfen, le DG du CHU et le Pr. Chaouki Loussaïf, président de la STPI en Tunisie. Ce dernier dira : « L’objectif pour lequel je suis aujourd’hui en Algérie est de participer au séminaire et de présenter l’expérience tunisienne concernant la détresse respiratoire aiguë d’origine infectieuse, la comparer à celle algérienne, et à partir de là établir une stratégie maghrébine sur le bon usage de l’antibiothérapie afin de lutter efficacement contre la morbidité, laquelle est importante. » Pour conclure, la présidente de l’organisation, Dr Brahmi, insistera sur la nécessité de multiplier ces rencontres pour faire évoluer les techniques de traitement de la détresse respiratoire.

Par Houda. hamadouche
in el watan

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