ARRIS : IGHZAR AMELLAL (OUED-LABIOD) : SITUATION ACTUELLE ET INFLUENCE DES REJETS D’ASSAINISSEMENT SUR LA VALLEE DE L’OUED LABIOD

مايو 30, 2010 by amamra  
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La vallée d’IGHZAR AMELLAL (Oued Labiod) étant une des plus importantes rivières de la région des Aurès, qui reste depuis longtemps seule source de vie de la population locale en matière d’agriculture. Ces dernières années cette rivière a connu une grande menace de pollution. Il est à noter que quelques ressources d’eau potable se situent sur la rive de cette vallée et cela à cause de l’inexistence de ressources d’eau potable à la partie nord ou dans quelques cas de qualité médiocre ou saumâtre. Et aussi la vie agricole se repose sur cette ressource d’eau pour l’irrigation des vergers et les jardins de cultures maraîchères qui s’étendent de part et d’autre des rives de cette vallée.

Cette vallée qui s’étend  d’ Inoughissene au nord-est, jusqu’au barrage Foum Elgharza (Biskra) au sud, sur plus de 100 Km de long, devenue de nos jours très polluée à cause des rejets des localités suivantes : Ichemoul (El-Hamam, Ouled moussa, El hadjej) -  Inoughissene – Arris -Tighanimine – Taghit -T’kout – Chenaoura et enfin Ghassira . Toute la charge polluante de la population des régions précitées à laquelle s’ajoute la charge polluante de la population du secteur de la wilaya de Biskra forment un taux remarquable de pollution à l’arrivée du barrage de Biskra.

Il est à noter que ce problème a été exposé avant 15 ans, ce qui a amené les autorités locales à demander à la DHW de Batna de réaliser une étude qui aura pour objet une solution, pour épuration de ces eaux usées, à partir de la commune d’Inoughissene au nord, jusqu’à la localité de kef laârous( commune Ghassira). Effectivement, l’étude à été réalisée par le B.E.T  HPC –Alger, qui a été suivie par le B.E.T  Berghout.A- Batna.

L’étude étant un diagnostic de tout les rejets influant directement ou indirectement sur l’environnement d’une part et sur la qualité de l’eau d’irrigation d’autre part.

L’étude a proposé des variantes de collecte des rejets à moyen et long terme par la réalisation de trois stations d’épuration. La première station  rassemble les rejets des communes Ichemoul et Inoughissene, celle-ci est du type mini-station. La seconde est une station qui rassemble les rejets : Elhadjedj+Arris+Tighanimine et ce rejet est très important du point de vue débit et pollution. La dernière est une mini station aussi qui sera implantée à la limite entre Ghassira et T’kout.

La seconde variante qui paraît économique, c’est de réaliser une station au niveau de la limite Arris-Tighanimine qui regroupera les rejets a partir d’ Inoughissene et Ichemoul jusqu’à Arris. L’autre station sera maintenue telle venue à la variante n°1.

L’étude est prête, il en reste la collecte de ces rejets qui par rapport à sa totalité, une réalisation de 22% a été effectuée. Il est à signaler que l’étude pour la réalisation d’une station d’épuration pour la ville d’Arris a été achevée par le B.E.T  NEE- Alger. L’inscription du projet est programmée pour l’année 2011. Il est important à signaler que tout les facteurs de lancement du projet sont présents notamment le point de rejet unique et final de la ville d’Arris, se trouve au point assiette du projet.

Dans l’attente de la réalisation du projet en question, des centaines d’arbres fruitiers courent le risque du dépérissement par cette pollution ou des débordements de l’oued en cas de crues répétées, que connaît la région comme celle du 03 au 04 Mai 2006.

Un constat  a été fait du côté de jana, lieu de l’implantation de la station d’épuration projetée. La couleur du rejet est noirâtre ce qui influe directement sur les puits à proximité et à usage mixte. Il est préférable d’activer les procédures de préparation du marché pour ne pas perdre de temps et donner l’occasion aux éléments pathogènes d’envahir l’atmosphère. Ceci épargnera le gouvernement d’avoir à débourser une fortune colossale au cas où le problème de maladies s’imposerait.

Des études de biologie des Universités de Constantine, Sétif, Batna….etc. on fait le point pour la détermination des degrés de la pollution sur les êtres vivants au niveau de cette vallée d’ Ighzar Amellal, dont et parmi les résultats de cette pollution, la disparition du crapaud vert de la rivière et certaines espèces de poisson d’eau douces. Le problème persiste, tant que la réalisation d’un système d’épuration adéquat n’est pas encore mis en place, de plus les menaces des crues notamment les éboulements des terres des rives de l’oued. Ces facteurs ont participé d’une manière ou d’une autre à la réduction de l’activité agricole connue dans la région depuis des siècles par sa qualité du produit et sa diversité, qui est devenue un lien traditionnel à travers l’histoire berbère.

S. DOUCHMANE

L’insurrection de l’Aurès en Mai 1879 : Histoire d’un guerrier Chaoui « Mohand Ameziane »

مايو 30, 2010 by amamra  
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par S .DOUCHMANE

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Ceux qui croyaient les chaouis des Aurès domptés par la misère furent détrompés par les évènements qui éclatèrent en fin du mois de Mai 1879; au cœur même de l'Aurès.

Le 30 mai 1879, Une bande de 200 à 300 insurgés, Lehalha, Touaba, Beni Bou Slimane se soulevèrent à la voix de mohand Ameziane  Ben-Djarrallah alias Bouhkanoucht : Un véritable guerrier  né au village de Djarallah, chez les Beni Bouslimane. Comme beaucoup de ses compatriotes, il avait émigré de bonne heure, abandonnant les montagnes arides qui forment la ceinture orientale de l’oued El Abiod, pour venir s’établir au pays des Touaba beaucoup plus fertile. Il devint  marabout. Son influence s’étendit sur les Lehalha, les Touaba et les Beni Bouslimane qu’il réunissait en grand secret dans la mosquée d’El Hammam. Ces montagnards se sont révoltés au moment où leurs récoltes étaient encore sur pieds. Les insurgés s’attaquèrent immédiatement aux trois caïds les plus voisins d’eux. C’était indiquer nettement qu’on en voulait surtout aux délégués de commandement français, à la conquête française elle-même. Dans sa première phase du 30 Mai au 7 Juin, que l'on peut appeler phase des Caïds, l'insurrection était incontestablement un succès contre les représentants de la domination française, elle était également une réussite pour Mohand Améziane qui a réussi à soulever la plus grande partie du massif auressien et obtenir même le soutien de certaines tribus qui entrèrent dans le parti des révoltés tel que  les Chorfa, Les Ouled Ali ben Flouss des Beni Oudjana de Khenchela enfin les beni Melkem, les Serahna et les Ouled sidi Mohamed de l'Ahmar Kheddou. Le nombre total des insurgés était estimé à 1200.Les autorités militaires  s’étaient effrayées et prirent les précautions nécessaires pour ne point redouter un échec. Un mouvement de trois colonnes (Celle de Batna, Biskra et Khenchela) vers le massif en insurrection s’est exécuté de façon à enserrer chaque jour les résistants dans un cercle plus étroit. Les révoltés avaient  échoué dans une attaque du 8 au 9 juin contre le caravansérail de Rebaa. Dans ce camp à 35 km de Batna sur la route de Batna à Khenchela; le parti des révoltés avait subi des pertes sensibles, qui mirent un terme à la marche offensive de l'insurrection. C'est le combat livré sur ce point qui avait décidé du sort de la révolte; il précipita l'émigration en Tunisie de Mohand Ameziane et quelques fractions des Aith Lehlouh. Les agents du Bey de Tunis l'arrêtèrent à Gabes chez le Bech Mefti de cette localité il fut livré à la France en Janvier 1880.]

les Auresiens ont toujours su allumer et conserver le flambeau de la liberté, comme en témoigne: Le flambeau de l'insurrection auresienne de 1849 (du leader Si Sadoq) ,de 1859, ( du leader Si Abdelhafid), de 1879 (du leader mohand Ameziane),de 1916 (du leader Ugzelmadh) et enfin le flambeau de la revolte de 1954 (du leader Mustapha Ben Boulaid). Le flambeau de la liberté n'a jamais été éteint en Aurès, et c'est le même qui éclaira l'indépendance de l'Algérie en 1962.


UN RECTEUR PAS COMME LES AUTRES

مايو 29, 2010 by amamra  
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Un bref aperçu sur le parcours de M.ZEREG MOUSSA ,renseigne sur un sans faute : du lycée technique à l’inscription à l’université de Batna en 1978.

Un crochet sur Constantine pour y être recruté après l’obtention du magister. Le plus consistant sera le Doctorat préparé et obtenu avec brio au laboratoire des systèmes atomiques et moléculaires complexes à l’université de Toulouse de 1983 à 1993.

L’université de Batna lui ouvrit les bras en mars 2007 où il sera nommé en juillet 2008 par décret en tant que recteur.

Ce recteur d’une droiture exemplaire  se fera déjà remarqué par son sérieux au travail et sa modestie par feu M.KHEZZAR MED ,avec lequel il a accompli un travail de fourmi en se permettant de prendre en exemple le comportement des universitaires d’outre mer qui eux investissent en l’homme et en le savoir faire les distinguant. A l’écoute de se qui se passe autour de lui et du monde, certain voire sûr  que les priorités de l’état sont telles qu’il faut absolument savoir saisir toutes opportunités s’offrant à l’université afin de concrétiser des programmes à l’image des secteurs de l’eau , les énergies  renouvelables , l’agriculture et l’archéologie…tout ce qui est normalisation  a fait l’objet de discussions avec l’ambassadeur des USA qui a visité dernièrement à BATNA. Cette dernière fait suite à l’audience accordée par  son excellence le président de la république à l’envoyé d’OBAMA, le professeur ZERHOUNI, traduite aussi par un PV de coopération stratégique ( ?) avec le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique .

L’université de Batna s’est dite prête à s’inscrire dans cette nouvelle dynamique de coopération. Pour le recteur L’évènement majeur consiste en l’orientation de l’U H L B en pôle incontournable du savoir et de développement des domaines susceptibles de bénéficier de la maîtrise et du savoir constitué par différents laboratoires mis en place et qui bénéficient du soutien inconditionnel de M.ZEREG MOUSSA .

Le futur verra sans doute la somme de  projection stratégique dont est empreinte la vision de ce recteur pas comme les autres ( et c’est vraiment peu dire) qui devance même les besoins qui viendront s’ajouter dans les années à venir comme priorité des politiciens et qui sans doute seront agréablement surpris de voir qu’un travail académique et visionnaire a été accompli par l’université El Hadj Lakhdar  en son temps : c>est-à-dire « prémonitoirement ».

M  ZEREG aime a avancé des chiffres éloquents mais quand même très appréciables quant aux travaux et autres conventions des laboratoires de recherches de son université, tout en clamant haut et fort que toutes initiatives visant le domaine de la recherche scientifique seraient bienvenues, et, il serait lui-même le premier à y adhérer en  soutenant fermement et concrètement. Que dire de plus d’un recteur qui jouit de l’estime non seulement de son entourage mais de tous ceux qui l’approchent pour une raison ou une autre.

Au point ou lors de la dernière campagne électorale il fut choisi en haut lieu pour diriger la direction de la campagne du président de la république actuel (excusez du peu) et ce choix a été accueilli comme étant un signal très fort envers les intellectuels du pays pour ne pas dire la région.

Un choix qui a pesé de tout son point et a fait barrage aux opportunistes de circonstances .

Notre recteur reste cette race pure qui compte laisser une empreinte indélébile dans le domaine scientifique.

( voir interview exclusive du recteur sur  notre site

MASSINISSA Le plus célèbre roi amazigh de l’Antiquité, unificateur de la Numidie

مايو 28, 2010 by amamra  
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Massinissa, dont le nom était transcrit MSNSN sur les stèles libyques -à lire probablement mas n sen “leur seigneur”- était le fils du roi Gaïa.
On connaît très peu de choses de Gaïa mais on sait que sous la direction de ce souverain, le royaume massyle avait commencé à atteindre un haut degré de civilisation, mais Syphax, le roi des Massaessyles rivaux, n’avait pas cessé de le harceler, s’emparant, à chaque fois qu’il le pouvait, de ses villes et territoires. Rome soutenant Syphax, Gaïa s’était allié aux Carthaginois. Il leur fournit, en échange de leur protection, des troupes que le jeune Massinissa commanda en
Espagne, à partir de 212 ou 211 avant J.C. jusqu’à l’automne 206, avec de fréquent: voyages en Afrique. La guerre ne tarda pas à tourner en faveur des Romains. Les Carthaginois, battus à Ilipa, perdirent leurs possessions en Méditerranée. Le général Scipion qui commandait l’armée romaine en Espagne, songeait à porter la guerre en Afrique, mais il voulait, auparavant s’assurer le soutien des royaumes numides. Il avait déjà gagné l’amitié de Massinissa, avec lequel il avait passé accord secret, puis il se rendit en Afrique pour tenter de convaincre Syphax de joindre à l’alliance. Mais le roi massaessyle, ayant eu vent de l’accord avec Massinissa, s’était déjà rapproché de Carthage.

Gaïa mourut cette année là et la royauté passa, la règle de succession des royaumes amazighs, au mâle le plus âgé de la famille, son frère Oezalcès. Celui-ci ne tarda pas à mourir à son tour. Un de ses fils, Capusa, lui succéda un homme sans envergure qui vit aussitôt se dresser contre lui un certain Mazetul qui devait appartenir à une à une branche rivale de la famille. Capusa fut tué au cours d’un combat mais Il ne prit pas le titre de roi. Il le conféra au frère de Capusa, Lacumazes, qui était un enfant. Or le trône devait revenir cette fois-ci à Massinissa, devenu l’aîné des enfants de la famille. Le jeune homme, se sentant lésé, quitta l’Espagne, avec une troupe de cavaliers, décié à faire valoir ses droits.

Lucamazès appela Syphax à son secours. Le puissant roi massaessyle chassa Massinissa mais, en retour, il annexa le royaume massyle.

Massinissa, réfugié dans les montagnes, avec une poignée de fidèles, connut une vie de proscrit. Il ne continua pas moins à harceler ses ennemis et les hommes de Syphax ne réussirent pas à venir à bout de lui.

Son heure arriva quand Scipion, décidé à en finir, avec Carthage, débarqua en Afrique. Le rusé Romain essaya une nouvelle foi, d’attirer Syphax jetant de nouveau l’alliance proposée, il se tourna de nouveau vers Massinissa, Les premiers combats tournèrent en faveur des deux alliés Ces derniers, encouragés par leurs succès, s’attaquèrent à Uttique, place forte carthaginoise, mais l’intervention de Syphax, les obligea à se retirer. ils prirent leurs quartiers d’hiver et Scipion, en cachette de Massinissa, entra de nouveau en contact avec Syphax. Faute de le détacher des Carthaginois, il lui demanda de proposer une solution pour mettre fin au conflit entre Rome et Carthage. Syphax proposa que les Carthaginois évacuent l’Italie, où ils sont en campagne, en échange les Romains quitteraient l’Afrique. Si le général Asdrubal, qui commandait les Carthaginois accepta l’offre, Scipion, qui voulait en fait la reddition pure et simple de la Cité punique, la rejeta.

Massinissa et Scipion reprirent leurs attaques, obligeant cette fois-ci les troupes puniques à se replier sur Carthage. Syphax, lui, ne voulant pas perdre plus d’hommes, se retira dans son royaume.
Les Carthaginois, comprenant que les Romains ne leur laisseraient pas de répit, décidèrent, après avoir adopté une attitude défensive, de passer à l’offensive. Ils levèrent une forte armée qui, rejointe par Syphax, donna l’assaut. Ce fut la bataille des Grandes Plaines (avril 203 avant J.C) qui s’acheva par la victoire des forces coalisées de Massinissa et de Scipion.
Il y eut un répit au cours duquel chaque camp reconstitua ses troupes, puis la guerre reprit. Un combat s’engagea entre Massinissa et Syphax, et ce dernier, entouré par de nombreux soldats, était sur le point de l’emporter, quand l’armée romaine intervint. Jeté à terre, Syphax fut arrêté. On l’enchaîna et on le conduisit sous les murs de Cirta qui, voyant son roi en piteux état, décida de se rendre. Massinissa, après plusieurs années d’errance, put ainsi reprendre le royaume de ses pères.
Carthage, vaincue, fut obligée de signer une paix qui la priva d’une grande partie de ses territoires et de sa flotte. Le retour de Hannibal, qui avait mis fin à la campagne d’Italie, souleva les espoirs de la Cité.Un incident rompit bientôt la paix et la guerre reprit.

Hannibal s’allia à Vermina, le fils et successeur de Syphax et, ensemble, ils envahirent le royaume des Massyles. Massinissa et Scipion les rejoignirent à Zama (soit l’actuelle Souk Ahras, en Algérie, soit Jama, en Tunisie) et une grande bataille s’engagea (202 avant J.C). Le choc fut rude et il y eut des pertes des deux côtés, puis la bataille tourna à l’avantage de Massinissa et de Scipion. L’historien latin Tite-Live fait un récit très imagé de cette bataille :
“Un combat singulier s’engage entre Massinissa et Hannibal. Hannibal pare un javelot avec son bouclier et abat le cheval de son adversaire. Massinissa se relève et, à pied, s’élance vers Hannibal, à travers une grêle de traits, qu’il reçoit sur son bouclier en peau d’éléphant. Il arrache un des javelots et vise Hannibal qu’il manque encore. Pendant qu’il en arrache un autre, il est blessé au bras et se retire un peu à l’écart… Sa blessure bandée, il revient dans la mêlée, sur un autre cheval. La lutte reprend avec un nouvel acharnement, car les soldats sont excités par la présence de leurs chefs. Hannibal voit ses soldats fléchir peu à peu, certains s’éloignent du champ de bataille pour panser leurs blessures, d’autres se retirent définitivement. Il se porte partout, encourage ses hommes, abat par-ci, par-là ses adversaires, mais ses efforts demeurent vains. Désespéré, il ne pense qu’à sauver les restes de son armée. Il s’élance en avant, entouré de quelques cavaliers, se fraie, chemin et quitte le camp de bataille. Massinissa qui l’aperçoit se lance avec son groupe derrière lui. Il le presse, malgré la douleur que lui cause sa blessure, car il brûle de le ramener prisonnier. Hannibal s’échappe à la faveur de la nuit dont les ténèbres commencent à couvrir la nature.”
Carthage fut de nouveau contrainte à négocier. Mais le précédent traité fut révisé et la cité punique dut restituer à Massinissa tous les territoires qui avaient été arrachés à ses ancêtres. Hannibal se révolta et essaya de s’opposer au traité mais menacé d’être livré aux Romains, s’enfuit en Syrie où il se suicida en 143 avant J.C.

Après la bataille de Zama, Massinissa vécut encore de nombreuses années. Il garda sa vie durant l’amitié de Rome mais il ne fut pas son vassal et, contre ses appétits impérialistes, déclara, dans une formule célèbre, que l’Afrique appartenait aux Africains. Il récupéra non seulement les territoires que lui accordait le traité passé avec Carthage mais aussi de nombreuses villes régions sous l’autorité des Carthaginois ou Vermina, le fils de Syphax. De 174 à 172, il occupa soixante dix villes et forts !

L’oeuvre sociale et politique de Massinissa fut aussi grande que son oeuvre militaire. Il sédentarisa les amazighs, il les unifia, il édifia un Etat Numide puissant et le dota d’inscriptions, inspirées de celles de Rome et de Carthage. Il fit une monnaie nationale, entretint une régulière et une flotte qu’il mit parfois au de ses alliés romains.

Massinissa qui était un rude guerrier, encouragera la littérature et les arts, envoya ses enfants étudier en Grèce et reçut à sa cour de nombreux écrivains et artistes étrangers. C’était un homme courageux, qui garda jusqu’à un âge avancé, une grande vigeur. Il pouvait rester une journée entière à cheval et, comme le dernier de ses soldats, supporter toutes les privations. Il avait quatre vingt huit ans quand il commanda une bataille contre les Carthaginois. Le lendemain, Scipion Emilien le trouva debout, devant sa tente, mangeant un morceau de galette, qui formait son repas.
Mais il savait aussi se comporter en souverain raffiné, portant de riches vêtements et une couronne sur la tête, donnant, dans son palais de Cirta, des banquets où les tables étaient chargées de vaisselle d’or et d’argent et où se produisaient les musiciens venus de Grèce.

Massinissa avait combattu les Carthaginois mais il ne dédaigna guère la civilisation carthaginoise, dont il sut tirer avantage. La langue punique fut sage courant dans sa capitale où on parlait également, en plus du amazigh, les langues grecque et latine.
Il eut plusieurs épouses et un nombre considérable dont quarante trois mâles. La plupart disparurent avant lui mais il en resta, à sa mort, une dizaine. Il aimait les enfants et il gardait autour de lui ses petits-enfants. Un marchand grec, étant venu acheter des singes en Numidie, pour distraire les riches, il dit “Les femmes de votre pays, ne vous donnent-elles pas des enfants ?”

Massinissa fut célèbre dans tous les pays de la Méditerranée et l’île de Delos, en Grèce, lui éleva trois statues. Vers la fin de sa vie, il voulut s’emparer de Carthage pour en faire sa capitale. Les Romains qui redoutaient qu’il n’acquière une puissance encore plus grande que celle des Carthaginois et qu’il ne se retourne contre eux, s’opposèrent à ce projet. Caton, attirant l’attention sur le danger que représentait Massinissa, lança sa célèbre formule: “Il faut détruire Carthage! ”
Ce fut de nouveau la guerre en Afrique et, après d’âpres combats, Carthage fut livrée aux flammes, puis au pillage. Les survivants furent réduits en esclavage et la ville fut entièrement rasée (149 avant J.C). Massinissa, mort quelques temps plus tôt, n’avait pas assisté à la chute de la ville convoitée. Ses sujets, qui l’aimaient, lui dressèrent un mausolée, non loin de Cirta, sa capitale, et un temple à Thougga, l’actuelle Dougga, en Tunisie.

“JOURNEES D’ETUDES “CONTRE LE TABAC

مايو 28, 2010 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

L’association aurasienne des ashmatiques, présidée par CHEIKH dit Farid, aidée par le président de son Noyau Scientifique Dr ABABSA MOAKI, avec un panel de valeureux éléments, a organisé deux journées d’étude sur LE TABAGISME.
Le mercredi 26 mai 2010, à partir de 14 h pas moins de sept (7) communications, toutes à caractère scientifique, se sont déroulées dur deux séances, interrompues par une pause CAFE. Elles ont été suivies respectivement de débats fort instructifs donnant déjà un ton académique aux interventions d’autant que le Professeur HAMDI BACHA Youssef, éminent toxicologue agrée auprès de l’OMS, s’est attaché à rendre avec vigueur à l’assistance le drame social qui frappe nos familles à travers ses membres, en condmnant irrémédiablement certains dans les affres de maladies vers des morts certaines. Les orateurs, forts de leur savoir médical, ont cerné cette hydre, la situant dans depuis l’origine du tabac ramené des Amériques par les portugais en 1494 par Christophe Colomb et importé en France par NICOT comme panacée à la régente Marie de Médecis souffrante rhumatismale

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Quarante fumeurs meurent chaque jour en Algérie de maladies liées au tabagisme

AFP

Le tabagisme en Algérie tue quelque 40 fumeurs par jour et touche de plus en plus de femmes, ont indiqué samedi des spécialistes des maladies respiratoires cités par l’agence APS. Le professeur Salim Nafti, spécialiste des maladies respiratoires et pulmonaires, a indiqué que “près de 40 fumeurs meurent prématurément chaque jour en Algérie de maladies liées au tabagisme”.

Quelque 15.000 décès prématurés liés à la consommation du tabac sont enregistrés annuellement en Algérie, a-t-il précisé, dans le cadre d’une enquête réalisée avant une journée anti-tabac prévue le 31 mai. Il a ajouté que 95% de ces décès concernent des hommes mais que l’évolution du taux du tabagisme féminin laisse présager un “avenir plus tragique”.

Le taux de tabagisme chez les femmes en Algérie avoisine celui enregistré dans les pays du tiers monde et les pays de la rive sud de la méditerranée soit 9%, selon les estimations de l’OMS, a déclaré le Pr Farida Skandar, chef de service des urgences respiratoires au CHU de Beni Messous, à APS. La spécialiste des maladies respiratoires a ajouté que “la catégorie d’âge de 15-24 ans est la plus touchée par le tabagisme soit un taux de 12%”, en se basant sur une étude réalisée en 2007 chez des familles algéroises.

Les filles commencent à fumer en général à l’âge de 15 ans, et 20% des filles âgées de 16 ans fument régulièrement alors que 50% deviennent dépendantes à l’âge de 19 ans, a-t-elle ajouté. Chez l’homme, 91% des cancers du poumon sont attribuables au tabagisme et l’excès de risque est proportionnel à la dose mais ce risque est multiplié par dix à vingt en fonction de la durée du tabagisme, selon le Pr Nafti. Il a indiqué que la tabagisme provoque entre 3.000 et 4.000 cancers du poumon par an, avec une incidence de l’ordre de 25 cas pour 100.000 habitants en Algérie où la fréquence de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est estimée à 600.000 cas.

Validation du projet de réalisation de la pénétrante autoroutière Batna- Aïn M’lila- Constantine.

مايو 27, 2010 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Avec ses 1216 kilomètres de long la fameuse autoroute EST-Ouest en phase finale de réalisation avec ses multiples échangeurs et ses ouvrages d’art, devra être jointe au niveau de l’est du pays, par 3 pénétrantes, à partir de Bejaïa, Jijel et Batna. Pour le cas de la pénétrante autoroutière de Batna- Aïn M’lila-Constantine, il y a eu un problème de réserves formulées. La commission nationale des marchés a récemment étudié le dossier et a établi que le recours formulé par un bureau d’études est infondé. De ce fait, l’étude proprement dite de la liaison autoroutière en question, sera lancée dès l’approbation définitive du marché par la dite commission. Axée sur la route nationale n°3, La pénétrante autoroutière Batna-Constantine, est longue de 125 kilomètres, ce qui trace les contours d’un développement global qui aura logiquement ses répercussions positives à long terme dans la mesure où les villes du littoral de l’est du pays, dont Annaba, Skikda et autres   seront accessible en quelques heures seulement à partir des Aurès et des villes situées aux portes du Sahara. Une vision globale des jonctions, des rattachements et des connexions de réseaux routiers et autoroutiers au niveau Est du pays, nous permet de constater que les efforts nationaux se sont focalisés ces dernières années sur modernisation des axes routiers qui sont perçus comme étant les infrastructures de base les plus urgentes à réaliser pour dynamiser les couloirs socio-économiques.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

Batna : Les travaux de réalisation du tramway, seront entamés en 2011.

مايو 27, 2010 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Les travaux de réalisation de la première ligne de tramway de Batna, qui reliera sur 15 kilomètres le quartier Bouzourane au nouveau pôle urbain de Hamla, seront entamés d’ici 8 mois, soit au début de l’année 2011, selon des sources officielles. Un bureau d’études Franco- Belge, chargé du projet de Batna, a mis au point des variantes et c’est en ce sens qu’on est passé du stade de l’avant projet sommaire au stade de l’avant-projet détaillé, ce qui permettra de ficeler le dossier à court terme et de consulter des entreprises de réalisation. La création de lignes de tramway coûte très cher, et rien que pour les 3 projets d’Alger, Constantine et Oran, plus de 13.000 milliards de centimes ont été consacrés. Les 6 autres villes, choisies pour être dotées de moyen  de transport propre à savoir le tramway, sont respectivement Ouargla, Sidi-Bel-Abbès, Sétif, Annaba, Batna et Mostaganem, qui ont été progressivement prises en considération. Des difficultés techniques ont surgis pour au moins 3 projets dont celui de Batna pour lequel une enveloppe considérable de 3650 milliards de centimes, a été finalement retenue avec en relief une éventuelle réévaluation à ne pas écarter. Pas moins de 24 stations de tramway, sont prévues d’être créées à Batna, ce qui permettra de prendre en charge dans des conditions adéquates la population en matière de déplacement en milieu urbain. Peuplée de plus de 300.000 habitants, Batna est une ville spacieuse et ouverte mais elle commence à souffrir d’un trafic routier de plus en plus intense et de moyens de transport collectifs qui ont besoin de renforcement. Permettant de désengorger la ville en matière de trafic routier, d’éviter la saturation, d’améliorer la mobilité urbaine, de satisfaire la demande de la population, de restructurer l’unité territoriale et d’embellir le cadre de vie, le tramway en tant que moyen de transport collectif moderne, assure une meilleure approche pour faire face aux problèmes de tous types qui se profilent à l’horizon à Batna avec son statut de capitale des Aurès, qui connaît depuis quelques années, une importante expansion à l’image de l’émergence en bloc de nouveaux pôles urbains, universitaires, culturels administratifs, et sportifs entre autres, et une population de plus en plus croissante avec ses multiples besoins.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

Les hors-la-loi de l’histoire

مايو 27, 2010 by amamra  
Filed under Chroniques Choisies

par El Yazid Dib

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«Hors la loi » est devenu maintenant un générique de règlement de compte avec ces comptes multiples et odieux qu’entretient encore une France xénophobe, islamophobe et renégate.

Il s’agit, en fait du film de Rachid Bouchareb. La fausse polémique qui lui est destinée dépasse le stade de la critique cinématographique. Elle s’est voulue politique, voire historique. L’on ne veuille pas daigner faire une reconnaissance de ce qui s’est passé lors de ces événements tragiques qui constituent la trame spatiale et temporelle du long métrage incriminé. Les évènements tragiques du 08 mai 1945 furent perçus à cette époque comme un précurseur final de la libération nationale qui s’annonçait dans le sentiment de chaque algérien. L’on voulait à l’instar de la célébration de l’armistice et la capitulation allemande, manifester son désarroi et sa propension vers l’indépendance et le couronnement de la lutte du mouvement nationaliste. Une foule estimée aux environs de 10 000 personnes entamait son élan rue des Etats Unis (mosquée de la gare) et se dirige vers le centre ville, rue Georges Clemenceau… Pacifiques, dépités et désarmés ; les paisibles manifestants scandaient des slogans de paix et de liberté… «Indépendance», «Libérez Messali Hadj», «l’Algérie est à nous». Ils s’étaient donnés pour consigne de faire sortir pour la première fois le drapeau algérien. La riposte fut sanglante. De Sétif elle s’est généralisée. Elle allait touchait tout le pays durant tout le moi de mai. L’Algérie s’embrasait sous les feux brûlants du printemps 45. Là, le secours à de faux faiseurs d’histoire est vite enclenché. Avant la projection du film, la ville de Cannes s’est transformée en une plate forme de remise en scène de l’histoire. Les manifestants, vieillots, aigris, enfants de harkis et autres acolytes, ont tous laissé apparaitre le syndrome maladif de la nostalgérie. Ils cultivent encore ce regret d’avoir été incapables de garder « leur Algérie française » vaincus sur terrain, dans les monts des Aurès, du Ouarsenis et du Djurdjura, ils veulent gagner la bataille dans une salle de cinéma ou dans la montée des marches d’un festival crée pour eux. Le colonialisme ne s’emmure pas strictement dans un concept philo-politique du dernier siècle. Il cajole, tel un jouet l’enfant ou la force un pâteux. L’oubli est un autre moyen de se cacher des vérités. Il aurait été aussi une manière d’effacer les tâches, une tanière pour les lâches! Il voudrait, saisir une énième occasion pour renflouer les extrémistes de droites et les lepénistes. Apres le monde de la finance, des medias lourds et de la communication, il tend à n’épargner nul secteur où ses relais aux relents faussaires et négationnistes sévissent à longueur de temps.

 L’historien algérien saura dans l’obligation de vérité d’éclaircir davantage non sans circonspection cet aspect impliquant positivement ou négativement les alliés. Car dans un document il y est affirmé que «, les Français ont demandé aux américains et aux anglais de leur prêter des avions pour transporter des troupes, les Américains n’en avaient pas les Anglais en ont prêté» là le commentaire touche ses limites et s’immole, inapte au profit de la dextérité de l’histoire. Le chercheur algérien ne doit pas consommer et se taire. Critiquer et s’abstraire. Tout le monde le sait. Le 08 mai 1945, fut un mardi pas comme les autres. Un jour de marché hebdomadaire. Les gens massacrés; ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs il fut célébré dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La seconde guerre mondiale. Ceci pour les Européens. Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout ce fut la fête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme qui ne venaient en ce 08 mai qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire. L’on raconte que le 01 mai 1945, le PPA clandestin réunissait à Alger, rue d’Isly beaucoup de personnes. Cette «réunion» s’est soldée par des morts, des arrestations et des tortures. Au même moment à Sétif un regroupement similaire s’érigeait à Sétif. Si ce n’était l’habilité et la hardiesse de feu Si Mahmoud Guenifi et d’autres militants conscients ; d’exhorter la foule à se disperser, l’hécatombe aurait été avancée d’une semaine. Dans la matinée du fatidique 08 mai, en guise de riposte à cette manifestation pacifique, la police ouvra le feu.«le maire socialiste de la ville la supplie de ne pas tirer. On a tiré sur un jeune scout » (1). Ce jeune « scout » fut le premier martyr de ces incidents. Saal Bouzid, 22 ans venait par son souffle d’indiquer sur la voie du sacrifice, la voie de la liberté. Là aussi dans les plateaux de télévisions, journalistes, historiens sous l’égide d’un thème filmique ont eu à retirer les ficelles de l’événement. Ils veulent coute que coute que l’acte générateur de «l’émeute» n’est autre que le tir d’un indigène sur un policier en faction dans la rue. Chimère ! L’on ne peut imaginer quelqu’un croulant sous une misère atroce, avec les séquelles des maladies de malnutrition puisse avoir une arme et se rendre, sans organisation préalable en auteur décisif d’une situation qu’il ne pourra maitriser. Suite en page 9

A cette époque, si l’Algérien était pauvre matériellement, il avait par ailleurs une grande richesse morale et religieuse. Il savait attendre le bon moment.          L’élite nationale existait et n’aurait pas manqué de cran pour passer à la phase supérieure de la résistance. Le temps militait en faveur de la cause. La génération qui allait libérer totalement le pays à partir de 1954, avait bu les affres que leur offrit le joug colonial lors et après ces événements de mai. Le sentiment libérateur se fortifiait davantage. Donc épris par un double sentiment, de victoire sur le nazisme et faire entendre sa voix, l’homme algérien brandissait pacifiquement son souhait. La police ciblait par balles la foule, dans le tas. Contrairement a ce qui c’est dit dans « c dans l’air » cette semaine. Oui, c’est dit dans l’air. Comme ça. Pour la galerie.

 Dans les localités environnantes à Sétif, Ras el ma, Beni Azziz, El Eulma des douars entiers furent décimés, des dechras et des familles furent brulées. Toutes les contrées furent touchées. Du Douar Ouled Ali Benancer,à Ain el kebira, Babors ,Ain sebt ,Beni Medjaled , El ouricia, Mawane ,Ain roua, Amouchas, Dehamcha, Boubker, Oued el kbir, Ouled tebben. Un internaute avait crié sa colère face aux récits de ces faits, omettant certaines localités en ces termes « il faut savoir que les vrais hommes, ayant participé physiquement à ces journées fatidiques et héroïques de notre histoire, sont tous morts, peut être reste t-il quelques-uns uns, mais cherchons ! je vous cite un héros ; mort le 03 novembre 2008, un certain Kherbache Layachi, d’El Ouricia, condamné 7 fois aux travaux forcés, et 04 fois condamné à mort, il a partagé la même cellule avec Rabah Bitat, et Med Maazouzi (que Dieu ait leurs âmes) . C’est cet homme qui a tué le curé, qui a mis le feu à la ferme des colons, que les historiens étrangers se sont approchés de lui et pas les nôtres ».     On raconte aussi le martyre de la famille Kacem faisant partie de Arch Lemherga à Sbakh du coté de Ras elma où 03 frères furent torturés et tués à bout portant après qu’ils eurent à leur tour abattu l’un des éléments du corps expéditionnaire français.

 Là aussi dans les plateaux parisiens ou dans les émissions spéciales festival de Cannes, l’on ne dit rien. L’on ne pourrait évoquer des morts et surtout des morts indigènes. «Hors la loi» est là pour attester à la manière du cinéaste, sa vision des choses.

 Le 08 mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. Il ne pouvait se circonscrire dans une dimension de simples « évènement » ou « incidents » de Sétif. Ce 08 mai avait ébranlé toute la puissance coloniale. Loin d’un fait divers, il provoqua une énorme ébullition chez dans le haut commandement militaire francais de l’époque. Le général Henry Martin commandant du 19 eme corps en Algérie (1944-1946) écrivait ceci: « le gouverneur général, Yves Chataigneau, responsable de la sécurité intérieure et extérieure de l’Algérie, requiert l’intervention des forces armées de terre, de mer et de l’air…il rend les pouvoirs de l’état de siège à l’armée » (2). Donc « l’incident » ne fut pas une affaire « d’émeutiers ou d’insurgés » c’était d’un coté, une guerre classique avec l’engagement de forces armées, et de l’autre ; une décision libératrice quel que soit le prix. Le nationalisme se durcissait et corroborait la galvanisation d’une inévitable révolution par les armes. Novembre pointait déjà du nez.

 Hichem Lehmici, rapportait, sur un site approprié, que: « Sétif allait marquer une étape cruciale, rien ne sera plus comme avant. Le fossé allait se creuser considérablement entre algériens et colons. La guerre de libération devait commencer 10 ans plus tard, elle avait en fait joué son premier acte à Sétif. Nul d’ailleurs ne pouvait mieux l’exprimer que le grand écrivain algérien Kateb Yacine lorsqu’il écrivit : «à Sétif, se cimenta mon nationalisme, j’avais 16 ans». » Kateb se souvient aussi : « qu’on voyait des cadavres partout, dans toutes les rues…la répression était aveugle ; c’était un grand massacre.. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de morts…la répression était atroce » concluait le grand romancier (3). Et là aussi, comme Kateb Yacine est semble t-il très vénéré en France du moins dans les milieux culturels et artistiques, l’on en parle de ce personnage qu’en termes d’opposant, de rebelle et de communiste. L’on ne l’évoque pas assez, dans ces milieux d’outre mer en sa facette d’enfant témoin de ces atrocités.

 Le réflexe allait saisir forme par un châtiment sans pitié sur les gens. « A Sétif, Guelma, Kherrata, de terribles massacres ont été exécutés. L’armée coloniale, conduite par le général Duval «le boucher de Sétif», fusille, exécute, torture et viole tandis que l’aviation et la marine bombarde les villages. A Guelma, les B23 ont mitraillé des journées entières tout ce qui bougeait. A Kherrata, ce furent des familles entières que l’on jetait du haut d’un précipice. Des dizaines de milliers de morts à comptabiliser, plus de 45000 d’après les sources algériennes et américaines. Sans oublier non plus, les milliers de blessés, d’emprisonnés envoyés dans les camps ».Ainsi il est urgent que les experts en histoire se penchent avec perspicacité dans les coins et recoins de cette glorieuse page de nos hauts faits historiques. Ces chiffres, mis en doute par cette frange de ex-néocolonialistes doivent être rétablis dans leur juste contexte.

 A entendre parler de ces incidents, voilà plus de 65 ans, l’on imagine mal qu’ils puissent être inferieurs à 45 000. Ils ne peuvent avoir, de ce fait une quelconque palme d’or. Ou autre distinction posthume. Le nationalisme est un comportement, un esprit, une pieuse pensée et une profonde réflexion. Mai ou novembre à l’instar de tant d’attributs historiques nationaux doit être remis à qui de droit. L’histoire et ses spécialistes de tout bord. Pourvu qu’il y ait de la loyauté et du courage. La France, enfin une certaine France a voulu à travers cet épisode festif de réveiller ce qui somnole en elle depuis fort longtemps. Le monstre de l’empire. Le ravissement du paradis perdu, perdu à jamais perdure encore à narguer certains museaux en quête d’odeur sainte. Nous sommes le 09 mai et ainsi de suite, mais ce 8, grandiose avec ces chiffres effarants n’arrêtera pas le cours continuel de l’histoire, fut-elle hors la loi.

1- Les heures noires de la guerre d’Algérie (massacres de Sétif. Source Internet :)

2- Historia Magazine

n° 196. octobre 1971.

3- «Chroniques d’un massacre 08 mai 1945.Setif, Guelma, Kherrata. Syros.

Paris.1995. Cité par Boucif Mekhaled