Les Arabes : que de temps perdu !

ديسمبر 30, 2009 by amamra  
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par El Yazid Dib //
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Il existe d’innombrables crises qui défavorisent en sourdine, parfois en clair, la relation arabo-arabe. L’Egypte en est pratiquement à toutes les sauces de cette mauvaise cuisine.

Dans certaines contrées, il ne subsiste de cette «arabité» qu’un discours creux et vaniteux. Toutes les têtes sont orientées vers l’Occident, quand la langue sur les podiums persiste à vanter l’histoire d’un patrimoine commun. Ces bédouins rendus civilisés par la grâce du baril ont de tout temps occupé les devants de la scène internationale, après avoir crevé celle qui les concerne. Défaites et victoires, échecs et réussites, tels des écussons de col, ont fait dorer ou assombrir le registre de leurs hauts faits. Entre Cordoue et Poitiers, les gloires s’estompent et le dur passage d’une position à une autre les terrasse entre Tsars et Yankees. Les Arabes qui ont conquis des terres et des terres ne sont pas ceux des actuels. Ceux qui ont eu à faire évoluer les sciences, la médecine, les maths, les chiffres et l’astrologie n’avaient pas en tête le pouvoir. Hassan Ettourabi, le Soudanais, aurait dit un jour que «certes les Egyptiens d’antan ont fait les pyramides, mais ceux d’aujourd’hui sont incapables de faire un tronc d’allumette», enfin cette sentence demeure néanmoins valable pour tous. De l’Océan au Golfe. Min el mouhit ilel khalidj.

Les requêtes gémissantes et les quêtes larmoyantes remplacent les conquêtes agissantes et les fêtes conquérantes. En nos jours l’on fait dans l’obséquiosité et l’à-plat-ventrisme. L’Egypte comme le Maroc se sont fait des raisons bien à eux pour amadouer le fort et le puissant, fût-il en marge d’une Ligue arabe désunie ou d’un congres d’El Qods désarticulé. En fait, l’arabe est un verbe qui ne se conjugue qu’au passé simple. Toujours infinitif, quelquefois impératif. Un verbe qui subit l’action. Son être semble seulement paraître. C’est une éloquence et une parole. Les événements séculaires vécus dans le mal et la misère n’ont pas manqué, dès lors, à les rendre unitaires. Ni les Etats-Unis d’Amérique ni les républiques bolcheviques n’ont pu malgré la différence philosophique faire des Arabes tant des alliés éternels sûrs et malvoyants que des ennemis acharnés, opiniâtres et clairvoyants. Position de ni ni: prime.

Malgré la venue d’un Obama qui portait un espoir dans sa candidature, les Etats-Unis, en maître absolu, observent tumultueusement le nouveau monde qui se crée. Qu’ils veulent en finalité recréer. La notion d’équilibre de force n’est plus de mise puisque de la force, il n’y a qu’une puissance, seule, exclusive et planétaire. La leur. C’est ça l’état du monde à venir. Les nations arabes ne sont pour eux qu’une coalition disloquée et un ensemble ethnique ne parlant pas la même langue… politique. La diversité d’avis, de position et d’égard fait que ces Etats arabes sont là pour renforcer davantage le fossé qui les sépare tout en se rapprochant chacun de sa part vers le bord outre-Atlantique. L’avenir d’un Arabe, semble-t-il se dire, n’est pas chez l’autre Arabe. Il est ailleurs. Aux Amériques, en Turquie ou en Europe.

Tout dans l’histoire récente indique l’avènement d’une telle prépondérance outre-Atlantique. Déjà l’écrasement de l’Allemagne nazie à la fin du second conflit mondial présageait à travers la participation active de cet allié non des moindres sinon l’allié même, le dessinement optatif de cette idée naissante et pré-apte à diriger le monde. Par défaut immédiat à la satisfaction de ces desiderata, la conférence de Yalta partageait en deux mondes le monde qui naissait. En fait, la guerre ne s’est néanmoins pas arrêtée. Elle ne prit qu’un autre sens sémantique, voire thermo-physique car elle devenait aiguë, glaciale et froide. Elle aurait également eu à prendre un autre mode d’intervention. L’ingérence pour cause de défense des minorités ou des droits de l’homme.

Entre autres situations inédites dans le bouleversement des choses, la fin du deuxième millénaire aurait vu une autre recomposition géostratégique au nom de la démocratie et de ces droits de l’homme, aléatoirement et différemment radotés. Le monde arabe reste nonobstant les mutations inter-civilisationnelles, du moins le sent-il, étranger à la façon dont le monde moderne venait à se construire. Confiné dans ses luttes intestines de pouvoir, il s’enfonce jour après jour dans une optique maladive du vice penchant vers l’autorité sans limite de ses gouvernants. Il ne fait valoir son existence transfrontière que dans la dénonciation (tèn did), l’annonce de solidarité (tadhamoun) ou la proclamation de soutien (moussanada) à une situation quelconque. L’action devient un discours et le discours, une forme diplomatique de l’expression solennelle d’une position politique.

La grande oeuvre de renaissance n’était-elle pas la résultante de ces préludes de reconquêtes de l’identité d’abord puis de la souveraineté et l’indépendance de l’Etat national ? Le temps des gloires est-il révolu pour ce monde qui a vu naître le monde d’aujourd’hui ? Nul besoin n’est de déserter son ancestralité ou de relâcher obséquieusement un palmarès de triomphes historiques au vu de certaines défaillances de pures conjonctures.

Infinis. Les défis sont là. Ils viennent se dresser telle une haie infranchissable, face aux différents canevas sociaux et intellectuels qu’implique la nation arabe. Le concept de ralliement et d’allégeance provoque parfois dans une adversité pseudo-fraternelle des remous alternatifs quant aux options d’un pays par rapport à un autre. L’exemple le plus frappant demeure cette crise entre ‘la grande soeur’ et l’Algérie, pour des besoins très nets de pouvoirs filial. Il aurait fallu une défaite sportive pour pouvoir faire ressortir tout l’arsenal d’insultes et de haines en face d’un peuple vainqueur… dans une partie de foot.

Les couleurs tant annoncées du mythe du panarabisme sont vite ternies par les enjeux de politique locale. Ainsi à l’embouchure philosophique de l’arabité et du socialisme, considéré comme le modèle le plus adapté à l’époque, Michel Aflak gérait le «nationalitarisme arabe» et s’en départit de l’échelle idéologique pour dire que le degré de l’unité arabe doit être plus haut que le socialisme (1). Comme le monde avance, les idées arabes en font de même, et l’on assiste à la disparition, mondialisation aidant, de tout cliché d’intériorité, d’autosatisfaction et de recroquevillement. Avec justement la disparition de cette idéologie socialiste, le fondement théorique du monde arabe était venu à terme. Il ne pouvait aller de l’avant. Tous les pays l’ayant rejeté ont opté pour un modèle plus souple, plus flexible et humain. Que de temps perdus !

Les conflits internationaux ont, au lieu d’être un lien catalyseur de la communauté d’intérêt, le plus souvent fait office de facteurs de divergence et de division d’intérêt et de frustration d’appartenance. La «tempête du désert» avait rendu désert le sentiment national plus que ne l’était le coeur arabe. L’opération de «justice sans limites» ou après tergiversations «liberté… » a semé dans ces coeurs le désarroi, l’émoi et la versatilité.

Que faire ? Si pour certains pays la problématique se pose en équations de gains économiques, la résolution logique les force donc à se déterminer dans le camp du fournisseur de l’épi, du pain et du sein. Et si pour d’autres elle se traduit par une opportunité libératrice des maux décennaux, elle ne peut davantage que leur causer une déchirure dans la constance des positions affichées jusque-là. L’on voit bien que même les intérêts ne sont plus déclarés dans le giron de ce monde.

Il y est beaucoup question de pactiser avec l’autre, ennemi d’hier, qu’avec son voisin, son frère. L’intérêt n’a donc plus de nationalité ni de race. L’essentiel c’est d’être au pouvoir ou s’y maintenir.

Jamais peut-être le monde arabe n’ait été pris par une alternative plus ardue, complexe et rugueuse que celle que lui présentent les effets de la destruction des tours jumelles de New York. Pour ou contre, avec et contre qui ? Ses hésitations déclaratives et incertitudes positionnelles ne font en définitive qu’accentuer le flottement d’une rive à l’autre d’un seul monde, unipolaire et non binaire.

La nouvelle dimension que prenait le conflit Orient-Occident n’est pas sans conséquences intrinsèques graves, qui surviennent coïncidement avec la guerre que l’on déclare face au terrorisme international. Mais depuis 1948, tout le front arabe se trouvait uni face à un seul et éternel adversaire. L’Etat sioniste. Qu’en reste-t-il maintenant. Une grande partie de ce front de refus s’est positionnée qui dans la diplomatie, qui dans la normalisation en cours. Cette guerre formait, depuis belle lurette et le monde le savait, la toile de fond du conflit précité. La tonalité et la puissance vocale, dans ce conflit, n’avaient de bonnes baffles que le respect dû non aux fibres arabesques mais plutôt à la voix islamique qui s’en dégageait et que porte majoritairement ce dernier. En fait, la guerre n’existerait que dans l’esprit populaire. Tous les pouvoirs arabes flirtent avec l’Occident, sinon le charment et tentent, à qui mieux mieux, d’en faire un excellent amant.

Le sentiment d’appréhension devant ce que l’on juge dangereux et aventuriste, comme déclaration ou position à l’égard des appétences américaines, que des attentes des populations arabo-musulmanes, enfante inquiétude et effroi par rapport à une morale religieuse, qui fait de l’abstention belliqueuse une obligation légale et de l’assistance aux méprisés un devoir pur, sacré et consacré. Ceci n’est toujours valable que dans le conscient des populations uniquement. La crainte se le départage à la morale. La surenchère l’emporte sur la mesure.

D’une affaire qui pourrait, si elle était bien circonscrite et valablement définie, faire l’unanimité, on en fait une inimitié par lapsus quand il s’agit de «croisades» ou d’extrapolation lorsqu’il s’agit de «supériorité de la civilisation occidentale sur celle de l’islam» le rubicon est-il franchi ? La conscience de la nation au sens de la «ouma» ne se sent-elle pas légitimement sujette à des tentatives d’intimidation, de transgression et de violation spirituelle ? Qu’à cela ne tienne, les Arabes désunis par le moindre et futile accroc, le seront-ils encore par ce qui se passe dans ce monde dont la géographie et le relief risquent des désordres énormes autant que risque le climat, à la menace de l’arme biochimique, l’explosion de toutes les couches d’ozone et d’azote ?

Cette désunion qui semble n’affecter en rien l’existence commune et connexe d’une culture unilinguiste et uniforme, s’érige en prétexte de polémique à même de gêner toute vie rapprochée et harmonieuse, ce qui représente un grand et important avantage pour les autres nations, notamment l’Amérique du Nord et son corollaire sioniste installé au coeur de cette nation moribonde et mourante. Celle-ci voyait il y a quelques années en «l’union des peuples arabes» le «meilleur moyen d’endiguer la vague communiste» (2). Comme la défaite de 1948, appelée par les vaincus la «nakba», «confirme l’effet du retard considérable des Arabes», «le manque de coordination des Etats engagés et le jeu des grandes puissances ont eu un rôle décisif» (3).

L’entité arabe soucieuse de rattraper le retard suppute, compte et pèse les pour et les contre, tente de voir le mieux de ses intérêts dans l’affichage de ses desseins et fait dans la projection parallèle «au jeu des grandes puissances» un investissement rentable et efficace, d’ailleurs comme cette paix, juste et durable.

Au demeurant, seule la question palestinienne reste à même de souder les liens trop fragiles qui persistent à maintenir en vie le souffle de la nation arabe. Sinon tout est fait pour les opposer les uns aux autres. Encore que certains dirigeants, voire tous prennent la Palestine comme un principe immuable dans le noyau axial de leur diplomatie servant beaucoup plus leur cause nationale que celle du peuple palestinien. A qu’à voir l’embargo sur Gaza. La haute compromission égyptienne.

(1) «Ma’âraket el maçir el wahad», 2e édition, Beyrouth 1959.

(2) «La pensée politique arabe contemporaine» par Anouar Abdelmalek, Editions du Seuil 1970.

(3) «Les Arabes», Encyclopédie du monde actuel. Le livre de Poche 1975.

PARIS CLASSE L’ALGÉRIE PARMI LES PAYS À RISQUE La provocation de trop!

ديسمبر 30, 2009 by amamra  
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in l’expression//
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Il serait intéressant de connaître les paramètres et critères du ministre français de l’Intérieur selon lesquels il a fait «son casting» des pays à risque.

La France officielle multiplie les provocations contre l’Algérie. Que reproche encore la France à la situation sécuritaire en Algérie? Alors que tous les pays, puissances occidentales comprises, font l’éloge de l’expérience algérienne en matière de lutte antiterroriste et surtout de l’amélioration de la situation sécuritaire du pays, Paris tente de décrédibiliser les acquis de l’Algérie dans ce domaine.
Pour l’Hexagone, l’Algérie demeure un pays «à haut risque» ni plus, ni moins. Ce n’est pas tout. Aux yeux des officiels français, l’Algérie est un pays à risque au même titre que l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran, le Yémen et la Syrie. Une provocation de trop. Brice Hortefeux, ministre français de l’Intérieur, vient de remettre au goût du jour une liste des pays «à haut risque».
Selon M.Hortefeux, la France renforcera le contrôle des passagers, sur les vols internationaux, en provenance des pays évoqués. Selon le journal français Le Figaro, les compagnies aériennes qui assurent la liaison entre l’Algérie et la France, seront sommées de livrer à la police française toutes les informations personnelles des passagers à l’heure qui suit la réservation des billets.
Autrement dit, la police française veut tout savoir sur les passagers en provenance de l’Algérie, quelques jours avant leur embarquement. Les compagnies aériennes fourniront, en vertu de cette approche du risque algérien, toutes les informations précises concernant le voyageur en provenance d’Algérie. Il s’agit du nom, prénom, date et lieu de naissance, le moyen de paiement, l’adresse de facturation, le numéro de téléphone et adresse électronique des passagers, le lieu de réservation et le nom de l’agence de voyages. C’est «à prendre ou à laisser». Les compagnies aériennes qui refusent de transmettre à l’avance aux autorités françaises la liste de leurs passagers, et ce à partir du 1er janvier prochain, seront systématiquement verbalisées par la police aux frontières (PAF). Elles devront s’acquitter d’une amende de 50.000 euros.
La raison est simple: l’Algérie est reclassée pays à risque au même titre que le Mali (du moins la région sahélienne de ce pays voisin de l’Algérie). La question qui se pose est de savoir qu’est-ce qui motive cette prise de position française au moment où la sécurité est maîtrisée en Algérie, les attentats sont devenus très rares et la situation tend à revenir à la normale sur l’ensemble du pays? Alors, comment expliquer la décision de Paris de replacer l’Algérie parmi les pays à risque? Nous sommes curieux de le savoir.
Certes, on ne peut reprocher à la France son souhait de renforcer sa sécurité. On ne critique pas, non plus, la politique française visant à relancer son plan pour garantir la sécurité de ses citoyens au sein de ses aéroports. Mais classer l’Algérie parmi les «pays voyous» qui constitueraient une menace pour la sécurité de l’Hexagone, relève de la performance!
Classer l’Algérie dans la même zone rouge que l’Afghanistan, et le Pakistan, est une façon d’occulter les efforts de l’Algérie et surtout de remettre en cause l’expérience algérienne en matière de lutte antiterroriste. D’autant plus que ce système a de fortes chances d’être adopté dans les autres pays européens. M.Hortefeux souhaite proposer son plan à l’Union européenne. A défaut d’explication convaincante, il faudrait alors admettre que c’est là, une provocation, une de plus, de la France qui intervient au moment où l’Algérie a réussi à dépasser les pires moments de sa crise sécuritaire. Sur ce plan justement, il est utile de rappeler, à titre d’exemple, que l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger est l’une des plates-formes aéroportuaires les plus sécurisées dans le monde. L’information a été donnée par le directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, lors de sa visite d’inspection à cet aéroport en juin dernier.
Environ 220 caméras de surveillance et 1250 policiers sont déployés pour assurer le contrôle et la sécurité de l’aéroport international d’Alger. C’est dans ce registre que la «classification» de la France est jugée exagérée.
La situation sécuritaire en Algérie est de très loin, meilleure que celle de plusieurs pays qui ne figurent pas dans «la liste noire» de M.Hortefeux.
D’autres pays maghrébins comme la Mauritanie et le Maroc, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas été classés comme pays à risque. C’est le cas, aussi, de la Somalie, du Soudan et de l’Arabie Saoudite. La France n’est-elle pas en train de chercher «des poux sur la tête d’un chauve»?
Sinon, il serait très judicieux de la part de M.Hortefeux d’avancer les paramètres et les critères selon lesquels il a concocté «son casting» des pays à risque.
Les relations algéro-françaises, ne sont pas au mieux, il est vrai, mais est-ce une raison pour noircir outre mesure et dénigrer la situation en Algérie?

Tahar FATTANI

LES AURES REJOIGNENT LA CYBERGENERATION

ديسمبر 30, 2009 by admin  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

La wilaya de Batna qui couvre prés de 12000Km2 avec une population de 1.200.000 éparpillée à travers 61 communes est, selon M.Benmansour Salem, chef de la cellule ADSL des Telecom de la wilaya de Batna(Mr ADSL pour les usagers), parmi les wilayas leader en matière de raccordement au haut débit dit ADSL (Assymetric Digital Suscriber Line),une technologie des années soixante dix « popularisée durant le quinquennat 2004 /2009 » indique le Directeur de l’UOT (Unité Opérationnelle Telecom)de la wilaya de Batna ,M.Khebab Fadel.

Dans son bureau à l’UOT, Mr ADSL est constamment accroché au combiné pour diriger les techniciens sur le terrain, aux fins d’intervenir pour les installations et/ou réparations .Pour l’information, l’équipe de M. Salem a installé pour la Direction de Campagne du candidat indépendant M. Bouteflika, le site web:
www.batna.bouteflika2009 .dz.
Sollicité par la revue locale Batna Info à dresser un tableau quant à « l’internautisation » sur le territoire de la capitale des Aurés, notre interlocuteur, Mr ADSL se félicite du raccordement de 11.276 abonnés au 28 février 2009. Ces internautes sont servis par les trois provider nationaux Fawri avec 4985 abonnés, Easy (2869) et Anis(3422). Batna dispose par ailleurs d’une capacité d’équipement de 13.000 accès ADSL.

Interrogé sur les raisons de non vente du surplus, Le Technicien d’Algérie Telecom précise »Ces 2353 accès sont éparpillés à travers les multiples sites (dslam) de l’immense wilaya de Batna, ajoutant que « Dansces zones, en dépit de la couverture du réseau téléphonique numérisé, nos concitoyens ne s’invitent pas à l’ADSL, pour diverses raisons. Et de citer, l’indisponibilité d’un micro ordinateur au niveau de leurs foyers, notamment dans les localités paupérisées. D’autres, conservateurs, affirment que la pénétration dans le ménage d’internet est prématurée »

Toutefois, l’Internet dans les Aurès demeure attrayante, particulièrement dans les zones urbaines à l’exemple des villes de Batna, Barika, Arris, Ain Touta, N’Gaous, Ras El Ayoun et l’on se félicite au niveau d’Algérie Telecom de la couverture totale des 61 Communes, soit une couverture de 82,72 % des disponibilités en équipements.

Dans ce registre, il faut rappeler qu’Algérie Telecom a, en novembre 2007, lancé une opération « Portes ouvertes sur l’ADSL » et depuis la demande a évolué. En avril 2008, le Ministère des Postes et Télécommunications a réduit de moitié les tarifs d’abonnement à l’ADSL.
Outre la fourniture gracieuse d’un modem qui coute 4000DA, l’abonné « Lambda » a le choix entre un débit dit résidentiel variant de 128 kbps à 590DA/Mois à 1 Mbps à 1300DA/Mois. Le tarif pour les professionnels n’est pas concerné, »Mais demeure compétitif, comparé à nos voisins magrébins et même méditerranéen » souligne le responsable de la Cellule ADSL.

Rejoignant la cyber génération, les Auréssiens, s’interrogent quand même sur certains désagréments « du clic rebelle « par moment. Mr ADSL s’essaie de répondre. (Lire interwiew)

par BOURKI MESSAOUD
in l’est républicain

La vieille et sénile Egypte

ديسمبر 3, 2009 by amamra  
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par El Yazid Dib
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L’Egypte souffre d’une perte de sagesse. La perte d’une partie de foot y est pour beaucoup. Elle ne pouvait supporter la défaite. Elle pleure son destin. Elle gémit sur un passé qui se perd. Lentement.

Le feuilleton égyptien est en passe de finir, enfin ses épisodes. La violence des écrans s’est estompée doucereusement dans un message de bonne fête. Son président, comme ses commentateurs, ses artistes, ses vallées sont très vieux.

A l’instar d’ailleurs de leur histoire. La vieillesse, qui n’est pas une honte, est hélas une pathologie qui vous amène droitement vers l’incapacité juridique quant à l’exercice d’un acte de gestion. Que vont-ils faire maintenant ? Nous attaquer à coups d’avions et de commandos ? Ou bombarder les tunnels qui séparent encore les deux peuples pour venir nous arracher de force ce fameux ticket d’accès en Afrique du Sud ?

Ils ne feront rien du tout. Trop occupés par le marasme quotidien qui envenime la cité, les quelques pontes médiatiques évoluant autour du noyau central du régime moubarak, vont, dans quelques jours, se terrer et se confondre dans la fausse grandeur d’une nation, parrain du monde arabe. Ils vont tout faire pour faire taire ce scénario, loin des mises en scène habituelles de leurs brillants scénaristes. Ils vont se caser dans l’unité de l’islam et du chant de l’arabité, entonnés depuis longtemps et qui ont permis à ce pays de s’autoproclamer Oum eddounia. Mais, messieurs du Caire, d’où tenez-vous cette virtuelle prédominance tutélaire sur tous ceux qui partagent la langue du Coran ? Défiez-vous l’Iran, l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie ?

Il fut un temps où ce pays ait eu à avoir un statut privilégié de leader. C’était à l’époque de Misr et non de Masser. Cela serait dû à plusieurs facteurs. Notamment celui de la quasi-stabilité politique. C’est justement cette pseudo stabilité qui aurait permis à l’Egypte de jouer un rôle essentiel de conciliateur dans la détermination résolutive des crises régionales. Alliée du sionisme, l’Egypte est contestée dans ce volet par tous ses pairs. C’est grâce à cette promiscuité avec l’ennemi éternel que Moubarak croit avoir main basse sur le dossier cardinal du monde arabe, qu’est l’affaire palestinienne. Toutefois, depuis quelques années, l’on assiste à la dégénérescence de la diplomatie égyptienne au profit d’autres potentialités. Notamment celle de l’Arabie saoudite, de la Syrie ou du Qatar, de surcroît lors de la guerre contre Gaza. L’exemple le plus typique de cette faiblesse diplomatique reste l’échec de réconciliation entre les frères des Hamas/Fateh. L’Egypte a carrément affichée, sans le dire son impuissance. En outre, la permanente recrudescence de la violence dans les territoires palestiniens lui pose un incontestable embarras sécuritaire, avec un possible réveil de la subversion terroriste sur son territoire.

Là, à défaut d’initiatives locales ou régionales, le match contre l’Algérie était vu par les laboratoires des moukhabarat comme une occasion inouïe de ressouder les rangs et, par conséquent, faire comprendre aux autres citoyens que l’Egypte est objet à une humiliation et qu’elle doit relever ce défi d’offense. Ainsi, la fibre nationale générale est mise en situation de défense contre un ennemi potentiel. L’Algérie qui n’aurait pas dû battre Chahata et consorts. La voie à toutes les dérives verbales est ainsi grandement ouverte, à l’appel du poulain de Moubarak, pour vilipender, sans honte ni retenue, le chakik d’hier. L’on aurait entendu tout. Mais le calme olympien des autorités algériennes, tout secteur officiel confondu, a encore excité l’ire de ceux qui voulait l’escalade. Le silence stratégique et calculé algérien a enfoncé davantage le synopsis égyptien conçu et réalisé par le régime des enfants de Suzanne dans un isolement total. Le régime pénétré de tous ces éléments susceptibles de provoquer une déstabilisation, voire compromettre tout le projet initié voilà des temps, tendant à faire assurer la succession du pouvoir à l’un des fils du président, s’empresse faute de temps et par fatalité, à trouver nulle part une aubaine de renflouer sa popularité. Le match contre l’Algérie s’avère être grandement porteur.

Aujourd’hui, le problème de la succession de Moubarak se pose avec plus d’acuité et de sérieux d’autant que le Raïs ; arrivant en fin de règne après 28 ans de pouvoir a dernièrement eu des ennuis graves de santé, et c’est ça l’aléa de la fatalité. Ils veulent aller vite et bien, pensent-ils. En revanche, la résistance avec laquelle l’opposition politique attend alertement cette ultime décision de promouvoir à travers le PND, parti au pouvoir et présidé par Gamel continue à s’exprimer dans une atmosphère pleine d’intimidation, d’emprisonnement et de menaces. A voir la mouvance islamique ou la protestation Kifaya, le régime tremble et tressaute. Croyant investir le champ politique par son fait d’investir les stades de foot, il croit réussir la production cinématographique d’un film encore inédit. Dans le faux conflit récent, cette opposition a su garder, pour de nombreux partisans, une certaine proximité et s’est figée dans un attentisme averti. Elle ne pouvait faire autrement. Le lynchage médiatique fait que nulle autre voix, que celle ovationnant l’insulte et l’invective à l’égard du pays frère d’hier, n’ait droit d’antenne. Des soldats de la tchatche sont ainsi mobilisés sur les podiums de TV.

Ainsi, la probabilité de la transmission de pouvoirs s’accoutre donc d’une particularité exceptionnelle tant les pétitions sont nombreuses. Y a-t-il vraiment une forte «chance» que Gamal soit vraiment le légataire politique de son père ? Est-il possible que tout le montage médiatique satellitaire fera déterrer aux millions d’Egyptiens leur accord sur ce transfert familial ?

Enfin, sur un autre registre, que pouvons-nous dire ? … c’est vrai qu»ils nous ont insultés, touchés dans nos propres sentiments. Ils ont écorché tout ce qui existait en nous comme fierté d’appartenance à la Nation arabe. Ils nous ont traités de tous les noms. C’est ça justement la fausse suprématie égyptienne. Oum eddounia. Alors, commençons d’abord par nous interroger. Qui a pu le long des temps octroyer ce titre à ce pays ? Pour quelles raisons les Egyptiens se croient-ils les parrains des autres pays arabes ? Les maîtres et les représentants de ce monde ? Bref, les causes sont multiples. Mais l’essentiel c’est que, nous, Algériens, entre autres, leur avons aussi permis ce statut. Déjà au plan du parler de la langue arabe. Ils nous traitent de faux arabes, d’ignares en termes de langage, de francophones pervertis, de gens sans bon parler. Ils s’anoblissent d’avoir eu un temps à nous avoir appris l’arabe et soudainement ils nous admonestent de ne pas savoir en faire usage. Peuvent-ils avoir ainsi raison ? Oui, car nous y développons un grand complexe. Si nous comportons en notre sein d’éminents orateurs et exégètes de la langue arabe nous évitons dans l’officiel ou l’officieux, surtout sur les plateaux de télévision ou de radio, pour la plupart d’user ou d’utiliser notre « langue ». L’algérien. Avec tout ce qu’il comporte comme dialectale. Kabyle, chaoui, targui, mozabite etc… Ce parler de tous les jours. Dans la rue, à la maison, entre nous. Je crois que nous nous comprenons ainsi, non ? Certes, nous ne maîtrisons pas tous la langue arabe, châtiée et fosha. A l’exception, quand bien même de nombreux brillants en la matière, mais, bon de Dieu, rien ne nous empêche d’utiliser nos signes verbaux, nos expressions orales, nos phrases usuelles, enfin notre patrimoine lexical. Et ce, à l’instar de tous les pays arabes. Partant de ceux du Maghreb à ceux du Machrek.

La langue arabe, graphiquement et linguistiquement, est une et indivisible. Est-ce que le parler marocain ou tunisien, ou libyen ressemble à la phonétique d’un moyen-oriental ? Sur les chaînes du grand Cham, il existe une autre phonétique incompréhensible pour nous Maghrébins, pourtant, c’est de l’arabe qu’il s’agit.

Il y a des spécifiés partout. Alors, cessons de nous efforcer, de suer à trouver le mot qui convient, à accorder en genre et en nombre la syntaxe… Une vieille citoyenne algérienne ne comprendra pas de quoi ça retourne «bitaket ettaarif», mais saura qu’est-ce qu’une «cartantiti». Pour elle, «essiyara» n’est pas «tomabile». Il n’y a qu’à voir comment sont menés les débats sur médi 1sat ou sur Nessma TV, en tunisie. Là, l’on y parle à l’aise. On ne cherche pas ses mots. On peut juste les mâcher, les choisir. Mais c’est cool. C’est nous, entre autres, qui avons ouvert le chemin de la montée en fausse puissance de cette Egypte. Par notre cautionnement inconditionnel à ce qu’initie l’Egypte comme mesures inter-arabes. Un rapprochement plus clair, des Etats-Unis, de l’Europe et de la Turquie ferait un peu réduire l’impact égyptien sur les affaires de la nation. Et plus, rien ne nous oblige à suivre le pas de Moubarak. Pourquoi, ne se comporte-t-il pas de la même manière avec Kadhafi ? Car tout simplement ce dernier tient à détruire le mythe égyptien, par son boycott répété et itératif à tout ce qui s’organise à Charm-echeikh, le Caire ou Assouan. Ou se distancie à chaque fois, pour narguer l’autre, de faire route seul. Faisons autant. Pour ce qui est de la haine, créée par les plateaux de TV et affichée différemment par de nombreux citoyens égyptiens à l’égard de l’Algérie, de ses habitants, de son histoire et de son drapeau, elle est due essentiellement à ce que distille toutes les chaînes du Caire. Soumises en plein écran au pouvoir ponctuel. Ce pouvoir a ainsi permis à son peuple de déverser la colère contenue jusqu’ici. Elle voulait depuis des lustres se faire valoir et se faire voir dans la rue. Contre Israël notamment. L’ayant empêchée à plus d’un tour, voilà que l’aubaine est possible. Allez, criez, hurlez ! Donc, l’Algérie n’est qu’une cause octroyée à la vindicte populaire. Les pauvres citoyens n’ont rien contre qui gueuler. Leurs bouches sont bouchées par les chiffonniers de moukhabarat-moubarak. Ils ne pouvaient brûler nul étendard. Celui de l’Etat hébreu étant hissé sur le fronton de son ambassade. Dans ce grand délire, l’Egyptien induit en erreur y voit derrière l’Algérie, l’Etat sioniste. Il prend, le pauvre, son fantasme par défaut de cible, pour une vérité.

Il a besoin de faire ça. Toutes les insanités et les basses insultes proférées face à un peuple de braves gens, silencieux jusqu’à présent, font dire aux autres : voici l’image du pays des grands professeurs, des avocats, des prix Nobel et des illustres artistes. Voici, leur manière d’expression.

La folie a gagné toutes les têtes. La raison s’est abruptement enfuie de la cité des pharaons. La divagation est devenue totalement égyptienne. Ils sont frappés par leurs propres anathèmes. C’est la malédiction de leurs saints qui leur cause ce tort non attendu.

En fait, le pays du grand Nil avec ses complexes soubresauts internes et externes commence à connaître les affres de la décrépitude. Le syndrome de la vieillesse frappe déjà aux portes du palais présidentiel. Heureusement pour la postérité que l’Egypte des pharaons, de Djamel Abdenasser et de Nagib Mahfoudh n’est pas celle des moubarak, de nile-sport, de dream et de brahim elhidjazi… Ces gens là ne sont que les fils indignes de leurs ancêtres. Ils sont la mauvaise progéniture des CD, des vidéo-clips et des k barrés.

in le quotidien d’oran du 3.12.2009