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نوفمبر 23, 2009 by admin  
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Novembre2009
Batna Info Novembre 2009

LE SENS D’UNE VICTOIRE

نوفمبر 22, 2009 by amamra  
Filed under l'Actualité

par Brahim Snoussi- in journal des stars
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Les plus belles des victoires sont celles que l’on remporte sur soi-même. Cette sentence s’applique admirablement à l’équipe nationale d’Algérie. Après un parcours presque triomphal, elle tombe dans le misérable traquenard d’une soirée cairote, traquenard imaginé sans nul doute par les politicaillons qui gouvernent l’Egypte. C’est presque le crime parfait puisque, après l’agression que l’on sait, suivie d’une nuit agitée dans un hôtel retentissant d’une opportune noce, un deuxième but encaissé au bout de la nuit ramène l’Egypte à une égalité parfaite avec l’Algérie. Un tel scénario avait tout du cauchemar pour une équipe jusque-là dans une phase ascendante et tout du miracle pour l’Egypte qui devait en retirer un avantage psychologique déterminant.

Mais voilà. Cette équipe meurtrie, choquée, a réussi contre toute attente à trouver les ressources morales pour se sublimer à Khartoum, scellant le dernier acte d’un vaudeville qui aurait pu tourner à la tragédie. Cette histoire aurait pu rester anecdotique. Il ne s’agissait après tout que d’un match de football. De plus, l’équipe d’Algérie a connu la défaite plus souvent qu’à son tour durant ces vingt dernières années. On connaissait sa fragilité psychologique, son indiscipline, la valse des entraîneurs, le manque de sérieux de la Fédération… Il se trouve que, pour la première fois, le scénario prévu ne s’est pas réalisé parce qu’il s’est trouvé des acteurs, joueurs et supporters, pour le refuser.

Ceci dépasse à l’évidence le cadre du football et constitue une sorte d’allégorie de ce que pourrait être l’Algérie si elle refusait la logique mortifère qui produit l’exclusion, le désespoir et qui incite des milliers de nos jeunes à risquer leurs vies sur des coquilles de noix pour fuir leur pays.

Et si le sursaut d’orgueil qui a conduit nos footballeurs à transcender le sort et à arracher une victoire qui semblait avoir décidé de les fuir se transmettait à notre peuple ? Et si, lui aussi, avait le courage de refuser la fatalité du sous-développement et du malheur ? Et s’il se remettait à croire à une victoire collective qui serait le fruit d’une communauté de destin ? Et, en un mot, s’il en finissait avec la haine de lui-même qui nourrit sa pulsion suicidaire ?

Le comportement de l’Egypte officielle a été ignoble. Si le gouvernement et les médias s’étaient désolidarisés des énergumènes qui ont caillassé le bus des joueurs algériens, les esprits se seraient sans doute calmés et nous n’en serions pas aujourd’hui à ce degré de haine. Non seulement ils ne l’ont pas fait, mais ils ont jeté de l’huile sur le feu en affirmant que l’agression avait en réalité été simulée. Ce faisant, ils se sont montrés à la hauteur des voyous lanceurs de pierres. Ils sont les vrais responsables de ce qui aurait pu verser dans le drame. Rien d’étonnant à cela. Ce sont ces mêmes responsables qui ont mené l’Egypte au stade de la mendicité internationale puisque, toute honte bue, ils encaissent les deniers de Judas que leur versent les Etats-Unis en échange de leur soumission à l’ordre yankee. Ce sont ces mêmes responsables qui avalent sans broncher toutes les couleuvres que leur sert leur suzerain israélien. Ce sont ces mêmes responsables qui participent au malheur des Palestiniens en contribuant à l’étranglement de Gaza, Gaza qui a fêté dignement la victoire algérienne ! Ce sont ces mêmes responsables affairistes, corrompus, qui prospèrent sur la misère de leur peuple.

Il ne faut surtout pas confondre ce dernier avec ses dirigeants ! Ainsi, les attaques conduites contre des Egyptiens en Algérie sont parfaitement condamnables. Elles révèlent la grossièreté de leurs auteurs et leur absence totale de lucidité. Ces citoyens sont les hôtes de l’Algérie et l’une des valeurs de notre pays est le traitement amical, fraternel, des étrangers. A cet égard, nous avons manqué à cette belle tradition. De la même manière que nos footballeurs ont vaincu leurs vieux démons du renoncement et de l’indiscipline, il faut que notre peuple en finisse avec ces comportements qui ne le grandissent pas. Il faut laisser aux dirigeants égyptiens le monopole de la lâcheté et du déshonneur. L’attitude envers le peuple d’Egypte doit rester fraternelle ; il faut l’aider à retrouver, avec nous, le chemin de l’honneur et de la dignité. N’oublions jamais la fraternité d’armes qui nous a réunis en bien des circonstances, il n’y a pas si longtemps. Ne cédons pas à la facilité d’une rupture que certains appellent de leurs voeux. N’insultons pas une part de notre passé sous prétexte que nous la partageons avec l’Egypte qui n’en a, du reste, pas la propriété exclusive.

Et si ce match de football était une ruse de l’Histoire ? Et si ces jeunes footballeurs, en plus de nous offrir la joie d’une qualification pour la Coupe du Monde, nous interpellaient sur notre inaptitude à réussir notre développement, notre vivre-ensemble, notre incapacité à donner un sens à notre destinée ? *

L’Algérie chavire de plaisir

نوفمبر 19, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Au terme d’un match épique, l’Algérie s’est imposée face à l’Egypte devant un stade d’Al-Merreikh acquis à sa cause. Avec cette victoire arrachée au mental (1-0), les Fennecs compostent leur billet pour le Mondial sud-africain.

Egypte-Algérie 0-1
Algérie : Yahia (40e)

L’Algérie l’a fait ! Après plus de 20 ans, les Fennecs, grâce à une victoire étriquée face à l’Egypte (1-0), regoûteront aux joies d’une Coupe du Monde. Refusant de retomber dans l’erreur commise samedi dernier face aux mêmes Pharaons, l’Algérie décidait d’attaquer la rencontre le couteau entre les dents. Ou plutôt le sabre entre les mâchoires serrées. Insuffisant cependant, puisque les Fennecs concédaient la première occasion de la partie. Chaouchi devait s’employer sur une tête bien placée d’Al-Mohammedi (4e). Piqués au vif, les coéquipiers de Ziani ne manquaient pas de répondant. Etrangement seul au second poteau, Yahia envoyait un parpaing bien repoussé par Gomâa sur sa ligne (14e). Petit à petit, la rencontre tournait au vinaigre et les chocs devenaient de plus en plus malsains. Dans ce climat délétère, Yahia, toujours au même endroit, récidivait avec beaucoup plus de réussite. Le défenseur de Bochum, très excentré, décochait un missile qui heurtait violemment la barre avant de finir sa course au fond des filets (1-0, 40e). Une ouverture du score qui permettait aux Verts de regagner les vestiaires dans la peau d’un mondialiste.

Etait-ce le discours musclé de l’entraîneur égyptien ou les entrées combinées de Zidan et Abd Rabo ? Toujours est-il que les Pharaons entamaient les 45 dernières minutes avec allant. Il s’en fallait même de peu pour qu’à l’heure de jeu, Aboutrika ne remette les compteurs à zéro. Orphelin de tout marquage au point de penalty, le longiligne égyptien venait buter sur un Chaouchi de gala (61e). «On fire», le portier algérien le sera encore par la suite devant Zidan. Encore une fois seul au monde face au gardien remplaçant de Gaououi, l’attaquant de Dortmund voyait le dernier rempart algérien lui barrer la route (71e). Plus les minutes passaient et plus les coéquipiers de Zidan perdaient de leur superbe. Conséquence, ils s’empressaient d’envoyer des ballons aériens devant le camp algérien en espérant un coup de pouce du destin. Sans succès. M.Maillet délivrait tout un peuple sur un dernier dégagement du héros de la soirée, Chaouchi. L’Algérie peut exulter, elle retrouvera le Mondial, 24 ans après.

Le joueur du match
On vous l’annonçait ici même en présentation du match : Fawzi Chaouchi avait une belle carte à jouer ce soir. Un coup à se faire construire un monument en plein cœur d’Alger. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le suppléant de Gaouaoui au but ne s’est pas gêné. Auteur de parades aussi exceptionnelles que décisives, Chaouchi fut à n’en pas douter LE grand monsieur de cette fin d’après-midi à Khartoum.

Tactique et coaching
Après avoir été décrié suite à sa tactique mise en place face à l’Egypte samedi dernier, Rabah Saâdane a rectifié le tir ce mercredi après-midi. En associant Ghezzal à Saïfi sur le front de l’attaque, le technicien vert a apporté un peu plus d’impact physique. Du répondant qui aura usé Gomâa, de retour dans le onze égyptien après avoir été suspendu. De son côté, le sorcier Shehata a vu sa formation s’éteindre au fil des minutes sans pouvoir rien faire. Pourtant, le coach des Pharaons a tenté avec notamment les entrées de Zidan et Abd Rabo en début de seconde période.

On n’a pas aimé
Qu’il semble loin le temps où Aboutrika rayonnait sur les pelouses du continent noir. Le talentueux meneur de jeu égyptien n’a plus rien d’un pharaon depuis un bon moment. Aucune passe dans le tempo, aucun débordement, plus de vista : les 31 ans du joueur d’Al-Ahly semblent peser lourd.

Le fils de Moubarak(hachakoum) appelle à frapper l’Algérie à la tête

نوفمبر 19, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Amer Naili

Les attaques égyptiennes contre l’Algérie ont connu, vendredi 20 novembre, une nouvelle escalade, avec la déclaration de Alaa Moubarak, fils aîné du président égyptien. Intervenant sur une chaîne de télévision locale, il a estimé que l’Egypte devait « prendre position » et riposter à la « terreur et à l’hostilité » subie par les Egyptiens à Khartoum. Alaa Moubarak a jugé « impossible que nous, Egyptiens, supportions cela. Nous devons nous dresser et dire ‘assez’ ». « Si vous insultez ma dignité (…) je vous frapperai à la tête », a-t-il encore lancé.
Mercredi, lors du match Algérie-Egypte, Alaa Moubarak était dans les tribunes du stade de Khartoum en compagnie de son frère Gamal, présenté comme le successeur de son père à la tête de l’Egypte.

///////////////////commentaire de batnainfo///////////////////////////
Rien que ça de la part d’un apprenti dictateur imposé à un peuple misérable qui est obligé de passer en ARABIE SAOUDITE pour bouffer et se coucher dehors parceque justement les gouvernants se prostituent du coté d’israel et des USA pour quelques malheureux dollars ! à l’intérieur du pays c’est aussi la prostitution touristique à grande échelle et ne pas oublier les 5000 bonnes femmes envoyées par les bons soins des dictateurs égypchiens pour divertir les soldats de leurs maitres.

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dites le avec DREAM-CAUCHEMARD TV!

messieurs les responsables de DREAM TV l’égypt-chienne tous les scénarios navets qui font votre richesse /patrimoine fourberies qui n’est plus à démontrer ces derniers jours ont mis à nus vos intentions d’endormir votre peuple pour lui vendre par concomitance les deux pantins et néanmoins progéniture du dictateur en place avec option d’à plat ventriste PAR EXCELLENCE devant ses maitres les USA et ISRAEL.
1/ LES IMAGES DE SUPPORTERS SOIT DISANT ALG2RIEN VOUS VOUS TROMPEZ GROSSIÈREMENT DANS LE MONTAGE REVOYEZ LES IMAGES DES ALGERIENS ILS SONT TOUS 10.000 EN BLANC ET VERTS.
2/ CE N’EST PAS UN STADE SOUDANAIS .
3/ NOUS AVONS MIEUX FAITS EN MATiERE DE MONTAGE § VOUS ETES NULS

Le triomphe d’un pays

نوفمبر 19, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

par El Yazid DIB
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Nous avons gagné. Nous l’aurions fait sur tous les plans. L’emblème tricolore étoilé perdure à se hisser vers le firmament. Les hourras ne se tairont pas de si tôt.

Le rendez-vous d’hier, mercredi 18 novembre n’est pas une fin en soi. « La chose » ne s’arrêtera pas là. Elle continue sa trajectoire au delà de toutes les dates, de tous les rendez-vous. Bravant dans son élan de propension outre la pression des météorites ; le danger des comètes et la menace des complotites. Nous avons évité l’anathème mal placé des pharaons. Mais n’avons pas pu esquiver l’ire des démons déchaînés du stade maudit. Pourtant nous ne sommes pas des profanateurs, ni de tombes, ni de sarcophages, ni de l’histoire. Nous sommes des enfants combattants, dignes fils de grands martyrs. Notre tord aurait été celui d’avoir, éventuellement un excès permanent et séculaire dans l’adoration de notre mère patrie. Allah ghaleb !

Comme la nature, la politique stadique a horreur du vide, du rien et de l’oisiveté de son intelligence. Elle outrepassera en hauteur des faits, les craintes semées lors d’une préparation nationale féconde, dont seuls les labours, certains eurent pu écorcher indignement ses sillons et ses vallées. L’Algérie a gagné, l’Algérie a réussi son coup de frapper d’un revers, le système et son mythe tendant à immobiliser l’énergie collective. La math Algérie /Egypte est une victoire nationale largement méritée.

L’Algérie n’est pas au bout de cette datte. Elle ne le fut pas également au nez de celle du Caire ou de Blida. Elle est une éternité. Une continuité. Une dynamique dans le changement continuel. Son immortalité, elle la puise de ces forces que contient la diversité de ses fibres. Les tendances ne sont jamais pour elle des panneaux indicateurs d’orientation irréversible. Elles ne sont en fait qu’une richesse de son énorme générosité. La mémoire communautaire, éveille d’épopée à épopée, pour son compte l’esprit chevaleresque de ses artisans, tant au combat qu’aux funérailles .tant aux stades, que dans les rues. Si l’enthousiasme dans la rue peut revêtir le manteau de l’émeute, dans les complexes sportifs, il n’est qu’une seul main, un unique cri pour ovationner un onze, représentant les 35 millions, tout partis, idéologie, régions, confondus.Que les épées, les sabres et les baïonnettes se disputent l’accès des fourreaux ! Que les langues satellitaires jetant leurs immondices à partir des bords du Nil rebraquent l’orientation parabolaire vers l’ouest. Un peu, tout près du Sinaï., La beauté a beau à s’incruster dans nos mots, mais n’arrive point à se frayer de chemin vers nos propres convictions arabo-arabes. Pour ou contre n’était plus un dilemme de petits spectateurs. Non plus un défi de positionnement de galerie sportive. Car tout simplement, la diversité d’avis ne peut être une adversité à vie.

Le taux tiers-mondiste n’est pas virtuel. Il retrace la tangibilité d’un désir massivement populaire de rejeter l’invective et repousser l’apprentissage des sortilèges politiques. Le stade, qu’il soit au stadium cairote ou à El merikh n’est pas une amphore magique. Ni les observateurs militants ou étrangers, des francs-maçons ou des adeptes de sectes fantastiques. La FIFA aurait à rougir un jour de sa forfaiture. La fraude n’aurait germé que dans des cavités encore rompues aux syndromes chroniques de la duperie égyptienne « ils » « eux » ont manigancé un traquenard, le peuple avec ses « ils » et ses « eux » a gagné. Le président ; heureux réélu une quatrième fois durant le cours de son troisième mandat en est sorti davantage renforcé dans son souci constant d’être l’entraîneur en chef des états majors nationaux. De parachever l’œuvre amorcée, de finaliser l’accession du pays aux divisions mondiales. En fait, nous aurions vu et vécu une histoire merveilleuse quoique encensée quelque part par de l’émoi, du sensationnel et surtout de la retrouvaille des repères perdus. La tragédie subie ne doit pas s’éclipser dans la diplomatie coutumière. La relation inter-nation se doit par conséquent être revue dans le fonds. Il ne peut y avoir de compromission ni de lourd silence. Car l’histoire continue et d’autres déplacements seront également programmés, ou dans les stades ou dans d’autres forums. Le Caire n’est pas, en toute évidence, censée incarner le nœud du monde arabe.

La victoire, la grande reste chez nous contenue dans ce foot, option et lotion féeriques qui a réussi là où la politique a échoué. Le rassemblement autour du noyau central ; l’amour de la patrie. L’engouement après cette victoire technique, sociale ou politique reste à capitaliser au profit d’autres projets de société.

LA FASAC FETERA LES 50 PERSONNALITES AYANT MARQUE 2009 DANS LES AURES ET LANCE BATNA-ANNONCES & BATNAINFO SUR TWITTER !!

نوفمبر 19, 2009 by amamra  
Filed under Revue de la Presse

UN nouveau né vient d’enrichir les acquis de la fondation auressienne des sciences arts et culture ,en effet après BATNA INFO en édition papier et journal électronique ,voilà BATNA ANNONCES qui est mis en ligne pour permettre aux batnéens et aux algériens de passer des annonces à titre gratuit pendant tout le premier trimestre 2010 .
quant aux institutions de l’état de la wilaya de Batna elles bénéficient d’un traitement de faveur puisque le principe de la gratuité leur est offert à longueur de l’année.
Par ailleurs et dans le cadre de ses activités la fasac a décidé de mettre à contribution ses lecteurs du journal sur le net et de sa version papier pour honorer les 50 personnalités ayant marqué lecitoyen par leurs efforts ,leurs productions etc…
les autorités locales ,ainsi que , les industriels ,les institutions publiques et privées vont être sollicitées afin de rendre hommage à des gens parfois anonymes et qui rendent d’énormes services aux citoyens.
plus de détail dans notre édition papier de janvier 2010.
une seule adresse pour nos annonceurs du grand aurès est désormais sur la toile:
www.batna-annonces.net

mail: batnainfi@gmail.com

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لمزيد من التواصل مع القراء على مختلف الشبكات الاجتماعية وخدمات الويب الجديدة قامت باتنة آنفو بإنشاء حساب جديد لها على خدمة التويتر بعنوان ” batnatalk ” حيث تحت هذه الخدمة اهتمام الكثيرين ويستخدمونها بشكل يومي لمتابعة الأخبار وجديد المجلات الالكتورنية مثل باتنة آنفو.
ستقوم باتنة آنفو بربطهم أكثر بمختلف الخدمات لتصل إلى أكبر عدد ممكن من المتابعين المهتمين بأخبار باتنة وأحداثها وأهلها.
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Rabah Saadane, un entraîneur heureux

Aps 19/11/09] ALGER – Rabah Saadane, le Cheikh comme ses protégés aiment à l’appeler, a encore une fois prouvé mercredi soir contre l’Egypte à Oum-Dourman (Soudan) qu’il reste un grand maître dans l’art difficile de mener des équipes nationales à la qualification à un mondial. La carrière de Saadane, avec cette qualification venue de cette terre chaude et si accueillante d’Afrique, prend une envergure absolument extraordinaire, celle d’un grand entraîneur. En l’espace de 27 ans, ce natif de Batna a qualifié à deux reprises l’Algérie à un mondial. Il a également rendu le rêve de millions d’Algériens une réalité, et doublement en leur donnant la joie de savourer une si belle revanche contre l’Egypte, qui avait éliminé sur le même score les Fennecs pour le Mondial de 1990. Ce pur produit de l’Institut des Sciences et de la Technologie Sportive (ISTS) de Ben Aknoun (Alger), aujourd’hui âgé de 63 ans, accumule les succès: il a offert dans cette belle ambiance d’une soirée africaine à Khartoum un si précieux cadeau à la jeunesse Algérienne: la fierté d’appartenir à un pays d’Hommes.
Ancien footballeur (MSP Batna, MOConstantine, JSEl Biar, USMBlida et Rennes-France), il devient, à la suite d’un malheureux accident, un entraîneur, qui, à partir de 1976, va réussir une fabuleuse success-story, digne des grands coachs internationaux. Et, là où Saadane met la main, tout devient brillant. Saadane est de l’or en barre, un fabuleux créateur de succès, même si parfois il a beaucoup souffert de l’incompréhension de son entourage. Est-ce ainsi un hasard si cet homme se verra confier par les structures fédérales de l’époque la sélection nationale en 1999, 1981-82, 1984-86, 2003-2004 et enfin en 2007?

L’homme, comme pour donner de la texture, de la consistance à sa carrière, voyage beaucoup. Il est sollicité par plusieurs grands clubs arabes et maghrébins.

Homme aux grandes qualités humaines, avec une sensibilité à fleur de peau, il dirigera la sélection nationale du Yemen, puis des clubs en Arabie Saoudite, en Tunisie et au Maroc où il gagne un titre africain avec le Raja de Casablanca.

Et puis, l’homme est surtout connu pour avoir été le premier entraîneur Algérien à mener une sélection nationale à un Mondial: c’était en 1979 lorsqu’il avait qualifié les juniors à la coupe du Monde au Japon.

Cet homme au grand charisme, à qui ses amis comme ses ennemis lui reprochent de rester stoïque sur son banc de touche et ne pas s’énerver quand son équipe se fait malmener, fera partie du staff qui a qualifié l’Algérie au Mondial espagnol (1982). Avant de prendre le commandement du navire Algérien pour le mener à bon port au mondial Mexicain, quatre années après l’odyssée de Gijon.

Un homme en Or

Et puis Saadane, c’est un tiroir-caisse, une machine humaine à distribuer des succès: il le prouvera à la tête du Raja de Casablanca (Maroc), ou de l’ESSahel

(Tunisie). Mais, il accèdera à la gloire en 1986 lorsqu’il permet à l’Algérie de revenir à un Mondial, après avoir accepté la direction technique au moment où l’équipe nationale traversait des zones de turbulences.

Celui qu’on a surnommé à cette époque ”l’Altitude”, réussira en fait à faire atterrir en douceur une équipe Algérienne alors aux abois pour la mener gaillardement au pays des Aztèques, où se sont donné rendez-vous les grandes nations du football mondial.

Rabah Saadane, l’homme par qui les succès arrivent, est pourtant toujours venu à la tête de la sélection nationale aux pires moments, pour reconstruire ce qui a été détruit par des techniciens étrangers.

Pour toutes les équipes qu’il a coaché, c’est l’homme Providence: il a une ”baraka” que peu de techniciens peuvent se targuer d’avoir. Sans être tout à fait un sorcier, il est simplement un enfant du football, d’abord un défenseur hargneux, ensuite un entraîneur besogneux. Et, surtout, un meneur d’homme.

L’entraîneur Algérien porte en fait bien son nom: Rabah (vainqueur) Saadane (heureux), pour avoir pu redonner ce goût de la victoire et cette joie de vivre à des millions d’Algériens.

Grand frère Hamoudi que nous appelions Dada koul

نوفمبر 12, 2009 by amamra  
Filed under Revue de la Presse

par D.Benchenouf
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Lorsque Farouk Benderradji m’a demandé d’évoquer le souvenir de Dada Koul, ou tatakoun mimicha, comme l’appelaient d’autres petits Batnéens, j’ai souri en mon for intérieur, d’abord parce que cela me fait plaisir de souffler sur la cendre des jours, et de revenir à ces temps bénis de notre enfance, mais aussi parce que j’éprouve le besoin, comme une pénitence, et un désir de rédemption, de raviver le souvenir de ces êtres qui nous étaient chers, qui étaient nés faibles, et que parfois nous avions fait souffrir.
Certains lecteurs, qui n’ont pas connu le Batna d’avant, pourraient se demander pourquoi parler précisément de Zahrani, de Marietta, de Dada Koul. Question légitime s’il en est. Mais pour quiconque a connu Batna des années 50 et 60, la question ne se pose pas. Parce que ces gens que nous évoquons étaient, même dans leur fragilité ou leur divagations, les archétypes même de ouled lebled. De la même manière que nous aimons à évoquer les souvenirs de Blidi, hamma melakhsou, Gilles, Meguelatti, Kamel Chikhi, Bedj, Joé, ammi Mokdad, et d’autres figures emblématiques de notre petite ville, nous aimons aussi associer à leur évocation, d’autres personnalités, non moins importantes de notre ville, qui ont été défavorisés par la nature ou les circonstances, mais qui demeurent pour nous des monuments vivants de notre enfance, des monuments dont le souvenir fait palpiter le coeur de notre mémoire. Ils s’appelaient M’rabet Zidane, Zahrani, Marietta, Dada Koul, Bastos, îli dit Ouarda, kech janvier, regate, belaredj, et d’autres encore, qui hantent les ruines de notre passé, et font encore résonner les échos de nos rires d’enfants.
Batna sans eux n’est plus Batna. Ils ont enfourché la fuite du temps, et il ne subsiste plus que quelques traces de leur sillage, dans nos mémoires dévastées, hantées de fantômes.
Où sont-ils donc ces compagnons de nos matins de rosée, en ces hivers où il neigeait sans discontinuer pendant des semaines, en ces printemps qui explosaient de parfums et de couleurs, quand les calèches enguirlandées traversaient la Grande Rue, tirées par ces chevaux qui caracolaient. Que sont devenus ces quartiers d’antan, le Stand ou quartier Gilles, la DMB, la Verdure, Bordj el Ghoula, la cité Cikhi, et les autres qui nous semblaient au bout du monde, comme Kechida, Parce à fourrage, “filèje ennigrou” ou Zmala, Bouakal, L’battoir ?
Qu’est devenue notre chère école, l’école indigène, où les autres, Jules Ferry, Gambetta, la Medersa?
Que sont devenues Dar El Kadi, la mosquée du Camp, l’église et ses mûriers, la petite synagogue ?
Et nos cinémas, Le Casino, le Colisée, le Régent, El Widad qui fut notre théatre.

C’est de tout cela, et plus encore, que se nourrit notre mémoire, des sons d’autrefois, des silhouettes débonnaires de nos parents, de nos chefs scouts, de nos artistes, de nos sportifs, de nos honorables commerçants, de nos intellectuels, et même de nos fous.
Dada Koul, de son vrai nom Abdelwahab Salah, est né au début des années 40. Ma mère qui était sa voisine presque mitoyenne, au quartier Stand, et qui était une jeune fille au moment où il est né, m’avait dit un jour qu’elle n’avait jamais vu un bébé aussi beau. Petit garçon, sa beauté faisait s’arrêter les gens. Mais Abdelwahab Salah, dit Hamoudi, était malheureusement né avec un handicap mental. Un état qui allait s’aggraver avec l’âge. Ses parents étant partis en France, il fut recueilli par sa grand mère qui habitait au Stand, au houch Bouafia, à une centaine de mètres de houch Ouenassa ou vivait Zahrani.
Enfants, animés de cette cruauté propre à tous les enfants, il nous arrivait de le huer quand nous le rencontrions, juste en lui criant: “Dada Koul, Dada Koul..” comme si ce surnom dont on ne sait pas qui le lui avait donné, ni ce qu’il signifiait, était honteux en soi. Hamoudi ne se laissait pas faire, il nous bombardait de pierres grosses comme le poing, et gare à celui qu’il attrapait. Il mit à mal plusieurs enfants, mais non seulement leurs parents ne lui en firent pas le reproche, mais ils se faisaient un devoir de leur administrer une sérieuse correction, pour leur apprendre à respecter les gens.
Tout le monde aimait Hamoudi à Batna. Les grands le gavaient de friandises de toute sorte. Mais rien ne pouvait égaler l’amour et l’affection que lui vouait sa grand mère. Elle l’adorait, et tentait de le protéger du mieux qu’elle pouvait, mais Hamoudi voulait sortir et divaguer à travers toute la ville, malgré la méchanceté des enfants. Sa grand mère en souffrait beaucoup.
A la mort de sa chère grand mère, il fut recueilli par un de ses oncles, face au cinéma Régent.
Puis quelques années plus tard, il fut placé à l’asile psychiatrique d’El Madher, avant de finir à l’hospice des vieillards de Bouakal où il décédera. Triste fin pour un sort injuste. De bout en bout.
Ah, s’il pouvait être possible de remonter le temps. Combien d’amour aurions nous donné à ce grand frère, comme nous l’aurions protégé, et quel bonheur aurions nous pu lui prodiguer.
Adieu cher Hamoudi. Je sais que tu as rejoint les jardins d’éden, que tu trônes parmi les Justes. Puisses-tu nous pardonner et être l’interprète de nos regrets éternels. Cher frère.

La légende des Aurès Retour sur un passé chargé d’émotions

نوفمبر 4, 2009 by amamra  
Filed under Chroniques Choisies

Par El Yazid Dib
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Un nom mythique tellement enrobé de hauts faits d’arme. Le chemin était fort sinueux. Le paysage féérique. Les Aurès forment en fait un monde déjà physique qui n’inspire que de l’histoire et la Révolution. Pour arriver à Arris, il faudrait se doter, non d’un routard ou guide touristique, mais juste d’une capacité de pouvoir contenir cette charge émotionnelle que vous débitent pas vu ni su autant de ces choses. La pérégrination devait commencer par la daïra d’Ichmoul. Un haut lieu dont la valeur historique se confine dans le musée dédié à la région, et installé à dachrat Ouled Moussa. D’une conception architecturale mesurée à la dimension du thème, le musée est une réalisation à l’apparence frappante du cachet hautement culturel qui s’y dégage. Le seul matériau local, utilisé exclusivement donne l’impression que l’oeuvre vient de pousser comme une pierre pour en finalité épouser naturellement le décor qui l’environne. Le concepteur de ce bijou, l’on ne doute point, ne pourrait s’agir que de l’architecte Benboulaid Khaled, notre expert – accompagnateur. Si l’ouvrage est une autre nature de la proximité, si le lieu d’implantation est authentique, la galerie de l’espace d’exposition appelle cependant moult suggestions. Autrement dit, la beauté du contenant ne reflète pas la richesse documentaire censée s’y trouver. Que de copies. Pas de pièces originales, à l’exception de quelques infimes et menus objets, d’entre bandoulières, treillis, ou djellabas. La pièce originale d’un support documentaire, notamment scriptural, de surcroît de haute valeur historique ne devrait par essence bibliothécaire et sciences documentalistes avoir son réceptacle que dans la sécurité et la pérennité d’un musée. Ce dernier est le meilleur espace dépositaire de l’autorité incontestable d’un objet, document, graphie ou autre. Notre interpellation reçoit vite l’acquiescement de l’accompagnateur. Bonne note est prise nous a-t-il précisé. Par ailleurs, dans ce lieu, la sensation étouffante de la transposition à l’époque exposée vous monte à la gorge même par ces pâles copies. L’on y scrute en silence, dans le silence des photocopiées, des visages et des visages de chahids, de moudjahiddine, d’endroits et de témoignages. L’importance de ce lieu et le facteur déterminant ayant recommandé justement l’édification d’un tel espace et l’élévation d’une stèle commémorative, se confinent dans la valeur historique de l’habitation jouxtant le musée. Appartenant à la famille du grand moudjahid Benchaiba, cédée à contenir l’histoire, cette demeure encore intacte et à l’état d’alors avait servi au fameux regroupement devant agir sur plusieurs opérations la veille du 1er novembre 54. C’est là, dans cette maison, faite de pierres, de troncs d’arbres en guise de poutres et de poteaux, de parterre en terre battue que Benboulaid supervisait et traçait les objectifs stratégiques du déclenchement de l’insurrection nationale armée. 35O hommes y étaient stationnés. Ces hommes, tous acquis au grand idéal devenu sacro-saint de vouloir libérer le pays du joug colonial, furent cantonnés dans cette bâtisse, un certain temps avant l’assaut final et rédempteur. Pour le visiteur que j’étais, ce fut un moment ardent qui, charge sentimentale aidant, m’aurait permis entièrement l’interversion temporelle à cette scène, où je devais voir, des hommes et des hommes hardis, animés unanimement par la vigueur nationaliste, allant et venant entre les couloirs bas et étroits de la demeure, épiant par les lucarnes les abords boisés et touffus, illuminés par l’espoir de gagner ce qu’ils allaient entreprendre. les lieux pour vous envoyer en droite ligne vers un passé plein d’événements nationaux. L’altitude que prennent ces innombrables montagnes aux sommets vertigineux est présente pour signifier votre présence dans un massif des plus hauts du Maghreb.

Les montagnes vous écrasent. Leur prédominance vous assomme Khaled, l’un des fils de Benboulaid savait expliquer plus d’une chose. Sans sa compagnie nous n’aurions La hotte installée au coin d’une immense pièce reste l’unique indicateur qu’il s’agissait là d’une cuisine où les femmes aussi combatives que les hommes, s’affairaient à assurer la nourriture nécessaire. Même l’odeur culinaire semblait y être ! Ma transposition, serait embrouillée par le son explicatif de notre guide. J’aurais voulu dans mon intimité entendre les murs aphasiques, le mutisme des claustras, les mansardes silencieuses et les passages étroits et réduits me faire leur aveu. Me narrer cette partie de début d’épopée. Me raconter la légende des Aurès. J’aurais voulu me pérenniser davantage dans cette honorable et auguste tranche de vie. A l’instant où nous nous apprêtions à quitter les lieux de ce musée, une caravane de jeunes étudiantes et lycéennes était là, dans le cadre d’une visite programmée. L’aubaine est inouïe. Cette jeunesse a eu droit à une explication sur le père de la Révolution par son fils. Ces jeunes bouillonnaient de questions. Ils voulaient tout savoir, d’un seul trait. L’on sentait dans leurs yeux l’émerveillement, mais aussi la fierté d’être la progéniture de Mostefa Benboulaid. Ils ne cachaient point cette douce fierté nationale qui particularise les enfants de cette région, à l’instar d’ailleurs de tout le peuple algérien. Parmi le lot, une jeune fille se distinguait tant par sa frêle silhouette que par sa visible timidité. L’ayant abordé par le pourquoi d’une telle sortie vers ce musée ? Elle s’exclamât sans frémir et avec enthousiasme « pour voir cheykhouna ! ». De qui s’agit-il ?devrions nous lui préciser. « Echahid el batal Benboulaid ». Moi, pantois et enchanté, je restais figé sur le parvis. Elle, sourire aux lèvres, alla sereine et joviale se confondre à la foule attentionnelle entourant le narrateur Khaled. Le trajet continue sur la route Ichmoul/Arris, qui étriquée, par défaut d’entretien de part et d’autre suscite la solitude plombant majestueusement les lieux. Cette sensation d’isolement vous laisse conséquemment libre à la contemplation de l’environnement, qui eu égard à sa nature, n’aurait inspiré aux occupants que danger, menace et désarroi, avant d’être pour eux un sarcophage, une mort et une déroute au moment où il n’inspirait aux moudjahiddine que quiétude, assurance et fermeté, avant d’en être une arène de combats héroïques, de stèles de martyrs, de bravoure et de guerre épique. La pierre et les buissons, dans cet espace forment un couple idoine. Ils font une icône exclusive dans ce monde des grands Aurès. Arris aurait été une daïra comme les autres, si ce n’était la valeureuse histoire révolutionnaire l’ayant honorablement singularisée. Sinon, il s’agirait d’une petite ville aux habitations éparses et éparpillées à travers les monts et les sommets qui dessinent abruptement la ville. Justement, c’est sur les hauteurs d’un de ces flancs que se trouve la maison de Benboulaid. Une vraie maison de maitre. Certains diraient que la ville aurait pu porter le nom de celui, sans lequel elle n’aurait émargé dans les cahiers de l’histoire. Cela ressemblerait à l’approche didactique que tant de villes et de villages portent le nom de valeureux martyrs. D’autres diront que la dimension de l’homme dépasse par le symbole celle de la ville. En somme, avec ou sans distinction nominative, l’âme et l’esprit de l’homme d’Arris flânent en perpétuité dans l’air de la contrée, se répandant par ailleurs à toute la région pour finir par se diffuser à l’ensemble du territoire. Comme une légende… Notre virée prendra fin dans la compagnie fortement multi-éducative de personnes, encore marquées par les stigmates du temps, dans ce temps-là où chacun officiait à sa manière mais conformément aux commandements de la Révolution à la réalisation des missions dévolues. Ils sont peu bavards. Ils mesurent lourdement les paroles. Conscients de la haute responsabilité narrative et testimoniale quant à la portée d’une quelconque déclaration sur l’histoire du mouvement insurrectionnel, ces moudjahidine de la première heure estiment parfois, nous semble t-il, avoir compris que l’histoire est le produit éternel, définitif et inaltérable de tout un ensemble de faits et non d’une position personnelle ou d’un récit individuel. Nos interlocuteurs sont la modestie même. Celle-ci prend son apparence dans la sincérité des propos que confirme le regard serein et puise son authenticité dans la justesse du mot et du comportement que légitiment la mesure, la décence et la simplicité. Chez ces hommes là, le souvenir, croit-on savoir n’est pas un défilé d’images et de séquences rattaché à un passé lointain. Il n’est qu’un vécu, toujours omniprésent. Réel et référentiel. Ainsi, dans la bravoure de ces personnages , nous avons voulu venir à la fin de notre visite. Elle s’est faite entre les pages glorieuses d’une région dont les lettres de noblesse furent sculptées sur les parois de ces djebels par ces artisans imprenables. Le sang, le fer, la mort et la torture formant la trame de fond de la belle fresque des Aurès, seront par cette détermination de Novembre éclipsés par l’espoir, la lueur et l’indépendance de la mère patrie. L’illumination que dégagent les yeux encore vigilants de ces héros est une autre preuve de la véracité de la… légende des Aurès

Mostefa Benboulaïd: Le lion des Aurès

نوفمبر 4, 2009 by amamra  
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Par El Yazid Dib
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Prononcer le nom inscrit ci-haut, s’avère apparemment chose aisée. Tant que les encyclopédies universelles demeurent incomplètes ou inachevées pour donner une sémantique à ce nom-mythe, essayer de comprendre sa signification serait une tâche fort ardue. L’Algérie reste le seul logiciel qui ouvre dans tous les sens les propriétés de type, de taille et de contenu de ce nomprogramme. Même le savoir architectonique et l’humour scientifique de son fils Khaled, n’arrivent pas à déboucler les grilles et défaire les masques qui entourent le fichier Benboulaid point doc. Il aurait été prédestiné depuis le 05 février 1917, à s’intégrer comme un « compagnon d’office » en vue de mener, gérer et sauvegarder la mémoire du logiciel national qui venait à peine d’être installé, après la multitude d’échecs de connexion au réseau des indépendances qu’entreprirent les différents programmes stéréotypiques. C’est en 1937 et à Metz que s’est forgée la véritable vision de l’autre monde, tout à fait contraire à celle de Arris. Il y connut entre autre le haut sens de la dignité et de l’honneur, pour avoir été un syndicaliste avéré. Il fut aux bords de ses vingt années, fort beau et affable et n’avait pas encore goûté aux délices du sentiment que provoque la paternité. Il convolera en justes noces en 1942, et aura comme épouse, une fille toute aussi belle et affable. De cette union naquirent six fils et une fille. En fait, il sera quelques temps après, le père de tout un peuple. Ses fils et sa fille se confondront dans la multitude nationale. Quelle fut cette motivation qui l’emmena à laisser une jeune famille, une prospérité commerciale et une insouciance patrimoniale, pour initier et prendre les devants du combat qui ne sera que rédempteur et libérateur ? Quelle furent les limites qu’il pensait faire entre l’attachement naturel à sa micro-famille et l’exaltation irrésistible qui le prit à mettre en danger sa vie et le bonheur matériel en qui il ne voyait qu’un décor superficiel en face de l’emprisonnement qui étouffait son pays, éclipsait ses us et coutumes ? Cette culture de liberté aurait fait son chemin dans les arcanes fortifiés du jeune Mostefa, déjà en 1944 où il excellait à jouxter entre le savoir et les affaires. Au brillant négociateur, élu de la corporation des commerçants dans sa localité, se joignait l’érudit, l’intellectuel président de l’association locale de « djamiat el oulama el mouslimin » Mostefa, l’homme commença à être un capital de science, de lutte et de résistance. L’initiative était en lui, intrinsèque et spontanée, comme l’idée lumineuse est au génie, aussi banale mais originale. Perspicace et tranchant, pragmatique et mystique il réussit à faire des Aurès un laboratoire pour l’expérience de braver les risques, de galvaniser les coeurs et de se libérer des leurres. Il touchait de près la réalité de son époque et caricaturait les épopées des francs et des gaulois. Il ne voyait l’histoire que dans l’islamité, l’arabité et la berbérité de l’algérien. Le tout dans un prisme unique, homogène et indivisible. « L’Organisation secrète », fut démantelée à partir de 1950 à travers tout le pays. Néanmoins grâce à la clairvoyance de l’homme dans le choix des hommes, le bastion des Aurès ne fut jamais découvert et demeura dans un secret éternel. Le futur héros ne rechignait pas devant les besognes d’envergure révolutionnaire, et organisa un front pour la défense des libertés, auquel se joignent toutes les formations politiques en vue de rendre publiques les atrocités criminelles françaises. Il aurait définit la Révolution tel un amour pour les autres, le sacrifice tel un don. L’ingéniosité militaire ne pouvait s’extraire de cet homme, dont le séjour vers la fin de l’année 1938 à Sétif, dans une « obligation militaire » ne faisait que confirmer son aptitude à la réception des sciences de la guerre. A Sétif il s’est désaltéré plusieurs fois à Aïn Fouara. Les massacres du 08 mai 1945 sont perçus à cette époque comme un précurseur final de la libération nationale. Le jeune Mostefa, en guise de souvenance à ces glorieux évènements et à la mémoire des gens tombés au champ d’honneur, décida d’observer, chaque année et aux mêmes moments, un jeûne rituel plein de symboles et de méditations. S’il fut le façonnier de la liberté et de l’indépendance, il était aussi l’artisan de bombes, l’amoureux de l’explosif. La déflagration, la sienne, conduisait dès 1953 vers l’insurrection armée. Le pays entier y fut entraîné. Il imaginait, je l’imagine, la guerre comme un langage affectueux pour la paix, le fusil comme une rose pour la gloire des libertés. 38 ans est un âge pour les héros. A cet âge, il prend le rôle de catalyseur de toutes les opérations militaires. De cénacle en cénacle, il défait les soucis logistiques, pourvoit au poste de commandement et organise l’exploration transfrontalière. Ce qui lui valut une reconnaissance posthume des grands symboles de la lutte internationale des peuples. Che Guevara se prosterna, en 1963, devant « la tombe du maître » à Nara, sur les flancs du « mont bleu », Djebel Lazrag, près de Batna. Les chemins de Nara étant impraticables, le « pélerinage du Che » se fit par hélicoptère. La France ne pouvait exercer un pardon à l’égard de celui qui fut le destructeur du mythe de son invincibilité. L’homme qui, au nom d’un peuple, avec cran et bravoure commença à abîmer les parois de la république française et par qui la chute arriva. Le 11 février 1955, arrêté, battu et torturé, il ne cessera point de sourire à l’avenir et de percevoir le clair qui, au loin s’annonce, sur une Algérie radieuse et étincelante. Ses geôliers lui vouèrent, sous ses chaînes, l’honneur du chef intrépide, les signes de la vaillance téméraire. Une photo le montre, prisonnier plus heureux que ne le sont, inquiets, ses séquestres. L’air qu’il y affiche, traduit intensément le grand projet que son esprit vivace et son cran tenace, entretiennent et soutiennent par le bruit du silence. Comment ne pas s’interloquer, en termes de management révolutionnaire, sur l’aptitude mobilisatrice (pouvoir réunir plus de 350 militants la veille du 1er novembre), la capacité énergique et tactique (l’évasion fabuleuse de la prison) d’un esprit sain et saint que contenait un corps aussi sain et saint ?. L’on ne défraye les chroniques, l’on ne brise les siècles que par la légende, la fable et l’histoire. « …il était une fois un homme qui dans le froid de la montagne… » …Ainsi devait commencer l’histoire d’un lion….

La modestie des grands Le parcours glorieux du commandant Amar Mellah

نوفمبر 4, 2009 by amamra  
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Par El yazid Dib
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novembriste où il se consacre notamment à la collecte et l’édition de biographies des héros et des moudjahiddines, de faits d’armes et de batailles. L’homme reste égal tout de même aux principes révolutionnaires l’ayant cimenté dès son jeune age. A cet effet , il ne pourra s’empêcher de nous clamer que « sans novembre nous serions toujours affamés, pauvres et analphabètes ». Novembre était « le recouvrement de l’honneur et la réappropriation de nos valeurs » Le commandant Amar Mellah de son vrai nom Mohamed Salah est né le 15 février 1938, de parents algériens d’origine ( Baaziz ben Amar ben Messaoud et Mellah Fatima) de la tribu des H’rakta originaire de Tahamamet- El Madher (commune mixte de Ain el ksar). Si Amar, solidement imprégné des valeurs du pays profond, aura une enfance studieuse.

Encouragé par son père , Il sera dès l’age de six ans inscrit pour à terme apprendre par coeur le quart du saint Coran. Ainsi élevé dans une éthique fortement religieuse, qui en toutes circonstances recommande patience et persévérance, le jeune Amar, ne pouvant voir ce que lui dissimule l’avenir, apprenait déjà les lois coraniques du « mektoud » et du « kadha ouel kadder ». Cet enseignement lui sera, une vie durant telle une source vivifiante et rassurante. A peine qu’il commença à arborer virilement ses huit piges que sa famille s’installe à El Madher. L’enfant là, changeant d’environnement, du rural à l’urbain, de la campagne au village, verra ainsi sa curiosité s’aiguiser davantage. Après la seconde guerre mondiale, son père l’envoie à l’école « l’éducation et l’enseignement » de l’association des oulémas musulmans…puis c’est au lycée franco musulman (1955/1956) qu’il s’est mis à suivre toutes les informations sur la Révolution qui visaient à libérer l’Algérie du joug de l’occupant.

Le jeune n’a plus une conscience d’enfant. Il sait qu’il ne peut se dérober à un devoir qu’il savait déchiffrer déjà A la veille des examens de cette année là, vient l’appel de l’UGEMA. Ce sont les surveillants, dont les plus fougueux d’entre eux Mekki Hihi, (chahid) Sahnoun (chahid), Abdelhak Kouicem, Abdellaoui, qui ont fait parvenir le fameux appel afin « d’entamer une grève générale et rejoindre les rangs de la Révolution ». A ce propos, Amar Mellah tenait à mettre en exergue dans son livre cette sentence quasi prophétique de l’appel « effectivement avec un diplôme en plus nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! (…..) Il faut rejoindre en masse l’armée de libération nationale et son organisation politique le FLN» . C’est ce qu’il avait tenu à redire, au cours de ce printemps 56. A cette époque tout engagement était décisif pour le mouvement révolutionnaire naissant. Lycéen, il s’investit à bras le corps dans l’action de vouloir faire de cet appel un appel plus aigu et dans toute la solennité que recommandait l’événement. La Révolution a besoin de tous ses enfants. L’appel a eu un très grand écho auprès des étudiants algériens, dont beaucoup d’entre eux tomberont au champ d’honneur ; ces derniers et ceux encore vivants ont écrit un pan de gloire par rapport à cette épopée des temps modernes : la Révolution algérienne. Il quittera ses classes de lycée pour un autre espace plus rugueux et contraignant. Le maquis, est pour les héros le meilleur espace pédagogique. Là, il fera la guerre tout imbu d’honneur sous l’égide de l’illustre sigle A.L.N, qui en ce temps faisait trembler, sans puissance de feu, mais avec de l’abnégation et du courage , la puissance de feu de l’empire français et celle des forces de l’OTAN. En gravitant d’échelon à échelon et de grade à grade, Mellah, terminera arme au poing, une étape de vaillant moudjahid, sous des galons de commandant. L’indépendance acquise par le fer et le sang, le chemin du commandant Mellah Amar continue altier dans cette euphorie portée à l’amour de l’Algérie et à sa lutte armée. Il nous dira, loin d’être identifié au registre des héros « qu’il n’y a pas de héros sans l’appui des autres » les seuls héros sont les chouhada. Le peuple étant et demeurant l’acteur principal de l’exploit national. La personne n’a pas tronqué son habit militaire. Il continua son périple avec l’ANP après la reconversion de la glorieuse ALN. Au sortir de la guerre de libération nationale, il aura à exercer de hautes fonctions dans la hiérarchie militaire. Commandant de région successivement à la 5 ème région (Batna à l’époque) et à la 4 ème (Ouargla). Il entama par la suite des études militaires entre 1965-1967 en Union soviétique, lesquelles lui seront d’un capital savoir inouï en plus de la valeur ajoutée reçue en terme de capitalisation d’expérience. Le maquisard des monts et de la guérilla , connaîtra ainsi les bancs de l’académie des sciences militaires Frounze à Moscou. Il fallait re-construire une armée moderne devait-il se dire, après avoir su que les armées, ou elles se modernisent ou elles se dissiperont dans la précarité et l’ordinaire. En conséquence de quoi, Si Mellah rejoindra ses nouvelles fonctions en tant que responsable à la direction des blindés au sein de l’état major de l’ANP, alors sous le commandement du colonel Tahar Zbiri. Les circonstances de l’époque auraient été un facteur finissant par créer un certain climat incommodant au sein de la corporation et arriva la réunion d’avril 1967. La tournure des évènements allait connaître un désagréable développement, synonyme d’enfer pour ce moudjahid, commandant en poste au sein de l’ANP, ainsi que d’autres personnes en sa compagnie. Oui Si Amar Mellah est brave. Un homme de réconciliation et de concorde. Mis à part ce qui lui est resté à travers la gorge et qu’il tenterait un tant soit peu de le léguer à l’oubli, ce feuilleton amer qui a duré 11 ans, l’anéantissant même dans l’infime souvenir. Quelqu’un qui a porté le sacrifice de soi et des siens comme étendard ira, un temps vers une descente en enfer qui l’avait disaitil, détruit, sans ternir d’un iota son attachement pur et dur aux valeurs du nationalisme , jusqu’à ce qu’un homme qu’il qualifie lui-même de courageux, le réhabilite un certain 17 avril 1979. Quand il parle du président Chadli, il préfère insister sur le caractère intuitu personæ de mansuétude et d’intrépidité qui aurait prévalu, chez l’homme quant à sa libération. La modestie de cet homme fait de lui un être à part qui s’attelle à coucher noir sur blanc ses mémoires consignées conséquemment dans son ouvrage intitulé « mouvement du 14 décembre 1967 des officiers de l’ANP » dans lequel il effectue un flash back objectif loin de toutes pressions. « C’est avec l’honnêteté et l’équité qu’impose l’histoire, que nul ne peut tromper indéfiniment » qu’il apporte son témoignage. Il y retrace dans le détail, son « j’accuse » sans pour autant blâmer méchamment quiconque. Il y narre les rudes péripéties qu’il a endurées durant cette période. Il tente toutefois de rendre à cette étape cruciale de sa vie, une dimension que seule l’histoire nationale aura un temps, à rendre son jugement pour ou contre les uns ou les autres. C’est pour cette raison que nous avions compris, que cet homme fait de la clémence et du pardon ses principales vertus et suscite tous les autres à s’en inspirer. Ce déplaisant épisode avait pris fin avec la décision présidentielle de réhabiliter tous ceux dont la réputation fut ternie à un moment ou un autre. Amar Mellah en garde encore en mémoire ceux qui l’ont aidé à repartir de bon pied après sa libération. Le pardon, la solidarité, la réconciliation, le passer outre…Ce sont là aussi des richesses sociales incrustées dans la trame de notre nation que Si Amar arbore à chaque discours, lorsqu’il est sollicité. A vrai dire, l’homme ne parle pas. Il réveille l’interrogation. Il vous suggère la réponse par une mimique, un geste, un soupir ou un regard courtois. La douceur parentale qui se dégage au travers de ce regard courtois semble justement provenir de l’immensité du coeur de cet homme. Il semble cultiver le pardon, comme il semble encore cultiver et entretenir à jamais cet amour inépuisable pour cette terre si bénite, si généreuse et dont des stations de son histoire, sont hélas parfois ingrates. La gratitude et la reconnaissance sont aussi un caractère prédominant chez ce baroudeur. Il ne s’empêche point de reconnaître le mérite des uns et des autres. A propos de Bouteflika il en dit: « …le chef de l’Etat m’a fait l’honneur de me reconnaître. Il s’est enquis aussitôt de mes nouvelles et m’offrit de le solliciter…J’étais comblé par cette attention et je n’ai pas manqué de l’en remercier chaleureusement. ». L’homme vaut par sa modestie. Il est sollicité par l’administration en 1997 pour présider la commission de surveillance des élections. Dans un repli activement efficace pour la postérité, il préféra, dans un cadre de vie intensément familiale, se retirer pour se consacrer à relater ses impressions et son vécu en toute objectivité et d’éclaircir certains pans de l’histoire de la région et du pays. Président de l’association du 1° novembre, il active éloquemment quant à l’écriture de l’histoire tout en revendiquant des autres d’être à la hauteur de l’histoire du pays. Il le fait en se marquant dans une approche d’authenticité, nous a-t-il précisé. Monsieur Mellah, eu égard vraisemblablement à ce qu’il avait enduré comme captivité des années durant, affirme que « la liberté constitue le patrimoine le plus précieux qui n’est jamais totalement acquis, car il doit être constamment protégé ». Mais sa « liberté » à lui dépasse en symbole la sienne ainsi que sa propre personne. Il vise ainsi celle de la souveraineté nationale, en affirmant nettement que « la meilleure protection de cette liberté est à rechercher dans le resourcement d’un nationalisme à défendre avec acharnement ». Le docteur Youcef Menasria , professeur d’histoire contemporaine, secrétaire général des historiens algériens,disait à son propos « le commandant Mellah est un homme armé de patience et de ténacité,de bonté et de compassion, de calme et de sérénité …même si ses yeux sont embuées encore de larmes…». Braves et modestes, sont les grands…

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