Batna : 12 milliards de dinars pour améliorer l’approvisionnement en eau potable

يوليو 31, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

La mobilisation de l’eau du barrage de Koudiet Lemdaouar depuis septembre 2007 pour un coût de 12 milliards de dinars a permis d’améliorer considérablement l’approvisionnement en eau potable dans la wilaya de Batna.
Selon les responsables du secteur de l’hydraulique, cette opération a profité à ce jour à 600.000 habitants des communes de Batna, Tazoult, Ain Touta et Barika grâce à la mise en service de la première galerie de transfert de 125 km linéaires construite en 18 mois avec un débit de 1.422 litres/seconde.
Une troisième galerie, actuellement en cours de construction, est destinée à renforcer l’alimentation en eau des communes de Arris, Ichemoul et Inoughissen sur une distance de 58 km, ajoute la même source.
Il est en outre attendu l’inscription d’une autre opération de transfert des eaux du même barrage pour alimenter, sur une distance de 92 km, les quatre communes de Theniet el Abed, Chir, Menaâ et Tigharghar, a indiqué le directeur de l’hydraulique au cours de la dernière session de l’Assemblée populaire de wilaya.
La concrétisation du programme 2005-2008 et des deux opérations centralisées de transfert a permis l’amélioration de la distribution de l’eau à travers la wilaya. Les efforts se poursuivent pour atténuer le déficit jugé “critique” dans les six communes de T’kout, Ichemoul, Inoughissen et Ain Touta, Ayoun Lassafir et Kasr Belezma où le ratio quotidien moyen d’eau par habitant est de 60 litres.
Ces opérations ont permis aussi de réduire le nombre des communes de la wilaya souffrant de manque en matière d’approvisionnement en eau potable, à 13 au lieu de 32 en1999 avec une réduction du déficit total d’eau de la wilaya de 85.726 m3/jour en 1999 à 28.500 m3 actuellement. Les besoins de la wilaya en eau potable sont estimés actuellement à 178.300 m3/jour alors que la production effective actuelle est de 150.000 m3/jour dont 40.000 m3 sont des eaux superficielles, précise la direction de l’hydraulique .
Outre les 18 millions m3 réservés chaque année à l’approvisionnement en eau potable à partir du barrage de Koudiet Lemdaouar, situé dans la commune de Timgad et pouvant recueillir 68 millions DA, la wilaya de Batna compte sept nappes souterraines et 1.930 forages dont 288 produisant 266.400 m3 par jour.
La capitale des Aurès compte également quatre retenues collinaires d’une capacité cumulée de cinq millions de mètres cubes destinée surtout à l’irrigation de 600 hectares.
D’autres réalisations hydrauliques sont également attendues, dont notamment, la réalisation de 15 forages dont quatre retenus au programme des Hauts Plateaux dans les communes de Ichemoul, T’kout, Arris et Bouzina et 11 d’un débit total de 90 litres/seconde dans le programme complémentaire 2007 dans les communes de Batna, Barika, M’doukel, Chemora, El Madher, Fesdis, Zana Beida, Talkhamet, Boumegueur, Ichemoul et Ouled Selam.
Au titre de l’exercice en cours, le secteur a bénéficié d’un montant de 1 milliard DA pour financer cinq opérations de diagnostic des réseaux et ouvrages hydriques des cinq villes de Ain Touta, Tazoult, Arris, Ichemoul et Inoughissen, le raccordement au réseau AEP de huit nouvelles agglomérations, la réalisation de 10 stations de pompage et de 13 châteaux d’eau (15.500 m3) outre l’équipement des forages en installation de pompage.
La période située entre 2000 et 2007 avait connu la mobilisation d’un total de 3,36 milliards DA pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la wilaya avec 28 opérations ayant notamment permis la réalisation d’un réseau de distribution de 987 km et 47 château d’eau (17.335 m3) ainsi que trois études de diagnostic des états des réseaux, signale le directeur du secteur.

Pêche : Un centre pour la pêche continentale à Batna

يوليو 31, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

Un centre pour la pêche continentale sera prochainement réalisé à proximité du barrage de Koudiet Lemdouar de Timgad, wilaya de Batna, a indiqué hier, le chef de la station de pêche et des ressources halieutiques.
D’un coût de 15 millions DA, le centre sera réalisé sur un terrain de 2.000 m2 dans un délai prévisionnel de 12 mois, a précisé le même cadre.
Ce futur équipement comptera un local pour pêcheurs, un hall de dégustation des poissons, deux chambres froides et des espaces verts de détente pour les familles de sorte à transformer à terme le site en une véritable structure d’attraction touristique, a indiqué la même source.
La station de pêche et des ressources halieutiques de Batna £uvre en outre à établir des conventions avec l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes ANSEJ pour créer des micro-entreprises de pêche au profit de 40 jeunes.
Le développement du créneau de la pêche continentale exigerait d’autres investissements notamment après le succès des opérations de lâchés d’alevins de carpe effectués en 2006 dans les trois plans d’eau de Timgad, Ain Touta, Oued Taga et Seggana, a encore souligné le même cadre.
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Souad Massi et Waâd se distinguent au festival de Timgad

يوليو 30, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

BATNA- Les deux stars, l’Algérienne Souad Massi et la Saoudienne Waâd se sont distinguées lors de la 9e soirée du festival international de Timgad par leur interprétation remarquable. L’avant dernière soirée de cette manifestation a été marquée par une fusion entre la musique algérienne, un cocktail de raï et de chaâbi avec une touche de Souad Massi et la musique orientale venue du Golfe et interprétée suavement par la saoudienne Waâd qui ont été longuement ovationnées par le public de Thamugadi. Un public en or est venu apprécier les plus belles chansons de la talentueuse Souad Massi, entre autres, “Loukan jit N’tir” et “Ma nensa asli” lors de sa première participation à ce festival international.
APS.31/7/2009

Batna : R’haouet, un coin authentiquement pittoresque

يوليو 27, 2009 by amamra  
Filed under Notre Enveronnement

La wilaya de Batna renferme plusieurs sites naturels et touristiques qui font sa réputation.

L’un de ces endroits enchanteurs et captivants par sa nature vierge, son lac naturel et sa forêt dense, R’haouet en l’occurrence, attire durant cette période de chaleur des centaines de visiteurs des régions avoisinantes de Merouana, Aïn Touta et surtout Hidoussa. Les amoureux de la nature, pour la plupart des jeunes, s’y rendent, chaque après-midi, pour profiter de la fraîcheur de ce coin pittoresque et s’offrir quelques trempettes dans son lac à l’eau limpide.

R’haouet nécessite tout de même plus d’attention et de considération de la part des autorités compétentes. Un aménagement étudié et réfléchi, en harmonie avec ce lieu accueillant, ne pourrait qu’ajouter à sa splendeur, donner un coup de fouet à l’activité touristique de cette belle région et permettre enfin aux habitants de la wilaya d’en profiter au maximum.

Par Nouredine N.

Chaouli, Staifi, Anouar et la troupe Los Gaiteros font vibrer le public de Timgad

يوليو 24, 2009 by amamra  
Filed under BATNA AU JOUR LE JOUR

BATNA – Un cocktail de chansons-variétés a été offert au public batnéen qui était au rendez-vous au Thamugadi, jeudi soir, deuxième jour de la 31e édition du festival international de Timgad. La troupe Los Gaiteros (côte caraïbe de la Colombie) a ouvert le bal de la soirée qui s’est poursuivie jusqu’aux aurores. Vêtus de leur tenue traditionnelle, Los Gaiteros ont interprété des chansons sentimentales et sociales. La scène sera investie successivement par l’artiste Nasreddine Chaouli, qui fera vibrer le public avec ses chansons hawzies dont “Hnina” et “Ouahran El Bahia” et Ouahid Staifi qui présentera des chansons de son répertoire, un mélange de musique sétifienne et de folklore naili. Le chanteur Anouar clôturera la soirée en interprétant, à la grande joie du public, quelques unes de ses chansons célèbres.    [Aps   24/7/09]

Disparition tragique de KATCHOU: Radio Batna un travail de professionnels!

يوليو 16, 2009 by amamra  
Filed under Revue de la Presse

//PAR AMAMRA SAID MED EL HADI
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c’est dans les moments difficiles que l’on reconnait la valeur de quelqu’un voir de son travail. Et cette fois ci ,ce qui n’est plus nouveau depuis un certain temps,on est en droit voire en obligation de reconnaitre que RADIO BATNA a fait un travail vraiment professionnel lors de la couverture de l’évènement tragique qui a touché toute l’Algérie et surtout les AURES avec la perte cruelle du chanteur chaoui ALI NASRI alias KATCHOU qui a fait longtemps vibrer les foules avec son style et son aisance, lui qui a subjugué les spectateurs avec son art. Justement en parlant d’art ,la radio locale s’est distinguée en cette journée du jeudi 13 août 2009 et ceci depuis l’annonce macabre de l’accident survenu hier mercredi, par sa manière de faire et de couvrir cet évènement tragique tout en atténuant ce dernier en ramenant des témoignages,pensées,condoléances etc…
force est donc de reconnaitre et de saluer cette somme d’efforts consentie et qui montre si bien le professionnalisme de toute l’équipe de radio BATNA!
il faut avouer que cela nous a énormément touché! dont acte! BRAVO!

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Aéroport de Batna Un joyau sous-exploité
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Par Rachid Hamatou
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L’ infrastructure en question doit jouer un rôle important en matière de transport, il n’en est rien. Avec 80 000 passagers par an et une demande croissante, elle souffre d’un déficit en avions et d’un plan de vols réduit.

Inauguré le 5 juillet 1998, l’aéroport de la capitale des Aurès était considéré comme une prouesse architecturale, mais aussi une empreinte identitaire millénaire, surtout que la réalisation du somptueux salon d’honneur s’inspire directement du tombeau berbère Imedghassen IIIe siècle av. J-C, qui est à un jet de pierre de l’aérodrome. L’aéroport, infrastructure anti-enclavement par excellence, est venu, à point nommé, prendre en charge et répondre à une demande, non seulement de la wilaya de Batna ou de ses environs, mais de toute la région des Aurès, pour ainsi dire, à savoir les wilayas d’Oum El Bouaghi, Kenchela et même certaines villes mitoyennes, où pourtant le transport aérien existe. Lors d’une rencontre avec le directeur des transports de la wilaya de Batna, A. Boudebouz, premier responsable du secteur, s’inquiète de la sous-exploitation de l’aéroport de Batna, et nous dit à ce sujet : « L’aéroport, pourtant, possède plus d’un atout, si on parle offre/demande, celle-ci n’a jamais baissé, mais jusqu’à nos jours elle n’a pas trouvé d’écho, les chiffres l’attestent et ne souffrent d’aucune ambiguïté ». Notre interlocuteur cite comme exemple l’année 2002, où la fréquentation de l’aérodrome avait connu un pic jamais atteint:125 000 passagers. A cette époque, la compagnie aérienne Air Algérie n’avait pas le monopole, mais la demande était prise en charge. M Boudebouz ajoute : « Aujourd’hui nous atteignons à peine 80 000 passagers/ an avec 4 vols par semaine vers la capitale, et 5 pour l’étranger, toutes compagnies confondues, alors que la demande ne cesse d’augmenter ». Cependant, il y a une baisse notable et visible du nombre de passagers, même si les chiffres démontrent que la demande est persistante et que beaucoup de facteurs favorisants et encourageants sont à même de doubler ou tripler le nombre des usagers ; à titre d’exemple, le programme de développement, dont bénéficie la wilaya et toute la région, incite les investisseurs à s’installer, l’avion étant le moyen de transport et de communication le plus utilisé. Le taux très appréciable du remplissage des avions est un autre facteur favorable qui conforte l’hypothèse que la demande existe. La faille semble venir aussi bien du nombre réduit d’avions que de l’horaire choisi ; un planning inadapté et inadaptable existe et semble obsolète. A titre d’exemple un vol Batna/Alger est programmé le lundi après-midi, alors que normalement il se fait en début de journée pour un retour en fin d’après-midi, et c’est de l’avis des spécialistes du transport et du marketing. Dix ans après son inauguration, l’aéroport Ben Boulaïd de Batna, qui se trouve à 35 km à l’est de la capitale des Aurès, offre toutes les commodités aux voyageurs, lesquels l’apprécient pour sa bonne conception et sa proximité, de par sa position de carrefour des Aurès. Nous avons appris par le premier responsable du secteur du transport que le wali de Batna, et dans une correspondance officielle récente adressée au président-directeur d’Air Algérie, souhaite que des mesures soient prises pour doter l’aéroport de Batna de plus d’appareils de capacité moyenne, en se référant à la demande grandissante du nombre des voyageurs.

in el watan du22/12/2007

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Festival international de Timgad : Une clôture sur son 31 !
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Tout est bien qui finit bien, comme le dit l’adage. La 31e édition du Festival international de Timgad a pris donc fin ce vendredi. La dernière soirée a été réservée à deux genres musicaux, le terroir chaoui et la chanson tunisienne, très appréciée d’ailleurs par les mélomanes algériens.

La première partie de la soirée de clôture du festival a vu le chanteur chaoui Abdelhamid Bouzaher ouvrir le bal avec sa troupe folklorique qui manie à merveille l’usage de deux instruments typiques de la chanson chaouie, la guesba et le bendir. Bouzaher, qui tente tant bien que mal de maintenir cet art ancestral dans sa pure tradition sans toutefois réfuter les touches du modernisme afin de l’adapter et de le mettre au diapason des goûts des jeunes d’aujourd’hui, a, honnêteté intellectuelle oblige, entonné Aïn El Kerma du géant de la chanson aurésienne, Aïssa Djarmouni, puis a enchaîné avec sa célèbre chanson Hzamek lhaqly qui a suscité l’engagement du public.

Ce dernier chantait en chœur et dansait joyeusement sur les gradins de l’antique théâtre. Accompagné par la guesba et le bendir, Bouzaher, qui ajoutait aussi une touche chorégraphique indispensable à la chanson chaouie, a quand même fait vibrer la foule et surtout les nostalgiques. Le chanteur, digne représentant de ce genre musical qui fait la richesse de la chanson algérienne, n’a pas démérité. Le dernier chanteur à fouler les planches de la scène a été le Tunisien Saber Rebaï, attendu avec impatience quand on sait sa célébrité dans le monde arabe et le présence de la chanson tunisienne et son succès depuis toujours auprès du public algérien !

Le chanteur tunisien a fait une entrée remarquée par sa chanson succès Barcha du terroir tunisien, qui chante l’amour, la romance ; les spectateurs transportés et bercés par sa voix douce et la légèreté musicale où le son de la derbouka émergeait, créant le rythme, le son et le ton ensorcelants, répétaient à tue-tête après lui et dansaient allégrement, alors que des femmes lançaient des youyous stridents de joie et de gaîté ! Puis le chanteur a interprété d’autres chansons orientales, telles que Albi Yougaâni, Aâ Tail, Rohti alaya, avant de reprendre magistralement la chanson qui a fait sa notoriété (l’art tunisien) en faisant montre d’une agilité et d’une aisance dont seules les stars possèdent le secret. Les succès Ya Hlaoua, Delini et surtout Meziana, où lyrisme et romance se côtoient, ont fini par convaincre le public de Timgad de l’immense talent de ce chanteur qui a donc eu le privilège de clore ce festival en reprenant sa célèbre chanson Barcha, exigée cette fois par ses fans. Timgad a donc fait un au revoir à ses fidèles en leur donnant rendez-vous pour l’année prochaine. Espérons que des enseignements seront tirés de cette édition pour éventuellement apporter des correctifs et œuvrer pour l’organisation du prochain festival dans de meilleures conditions… Au revoir et à l’année prochaine.

Par Nouredine N.
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Souad Massi…ve attack !
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La dynamique chanteuse algérienne, à la voix purement méditerranéenne, au timbre vigoureux, teinté de douceur et de sensualité, a animé la neuvième soirée du festival, jeudi dernier.

Elle interpréta devant un public, enthousiaste et acquis, plusieurs chansons où se mêlait le moderne : Ya Naâl El Kalb Li Habek (honni soit le cœur qui t’a aimé) où on soupçonnait une touche de flamenco, suivi de Yemma Nekdeb Alik (maman je te mens), Yabki aâla Zahrou (il médite son sort) et Dounia Tdour (le monde change) et Dirni fi balek (pense à moi). Toutes ces chansons, dont les paroles évoquaient l’amour, la tristesse, les relations sociales, avaient, chacune, ses propres arrangements et distributions musicaux. On y entendait tout, terroir musical algérien, folklore des Hauts-Plateaux, style oranais et même le targui. Souad Massi a su, avec ses musiciens, tirer profit de tout ce riche héritage et l’adapter intelligemment. Sacrée chanteuse. Programmée pour la seconde partie de la soirée, la chanteuse Waâd, venue du royaume saoudien, mais apparemment plus proche musicalement parlant d’« Oum Eddounia » que de son Golfe natal, a interprété des reprises du célèbre chanteur saoudien, Mohamed Abdou, dont la fameuse chanson Lebaâd antou (vous êtes si loin) ou Loula Elmalama (n’était le reproche) de la princesse de la chanson arabe, Ouarda. La fille de l’Arabie possède quand même une belle voix et sa prestation sur le plateau nous rappela pour un moment Ouarda, qu’elle sembla aduler. Ce soir, à Timgad, le public a découvert une autre artiste à la voix irréprochable, qui semble bel et bien partie pour une grande carrière dans la chanson arabe.

Par Nouredine N.
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Soirée 100% algérienne
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La huitième soirée du festival qui tire à sa fin a été réservée, mercredi dernier, au rythme, au son et au ton algériens.

Le public est venu surtout pour son dada Bilal et aussi voir la nouvelle tête de la chanson algérienne, El Kurd ! Cette fois, la soirée a commencé plus tôt que d’habitude et le premier à fouler le plateau de l’antique théâtre fut le jeune chanteur Adel El Wahrani. Soucieux d’être à la hauteur des aspirations des jeunes, les organisateurs ont pensé à ce chanteur raï (en vogue) qui a gratifié le public d’un bouquet de chansons raï racontant la vie, ses hauts et ses bas. Deux autres chanteurs se sont relayés sur la scène. El Kurd, ce jeune chanteur lauréat en 2008 du 1er prix d’« Alhane Oua Chabab » est entré de plain-pied dans la cour des chanteurs algériens. Très adulé d’ailleurs par les plus jeunes, il a donc réussi son baptême de feu. Il a interprété de belles chansons qui ont été appréciées par l’assistance.

Son interprétation de la chanson de Katchou (reprise) Dir L’khir a provoqué la communion entre lui et ses admirateurs qui l’ont beaucoup applaudi. Pour Lyès Ksentini, habitué du festival, il ne pouvait s’agir que du Constantinois, malouf et terroir avec ses chansons de fêtes prisées dans tous l’Est algérien. Programmé pour la soirée, Bilal, l’une des idoles de la jeunesse algérienne, enfant de Cherchell qui chante la jeunesse, les hauts et les bas de sa vie quotidienne, n’a rien ramené de neuf. Il a chanté son répertoire et a été, contrairement à ses prestations habituelles, très terre à terre et approximatif, on n’a pas senti sa verve, sa motivation et surtout cette complémentarité avec ses fans qui l’a toujours distingué, Darja et Maândek ma Takdhi, vieux succès furent interprétés entre autres !

Par Nouredine N.

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Par Nouredine N.
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Festival international de Timgad
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La baraka du jeune Mohamed Lamari
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Le festival, qui a atteint sa vitesse de croisière, offrait aux fans et aux mélomanes, à l’occasion de cette 7e veillée, une fresque composée de musiques sud-américaine, algérienne moderne et populaire.

C ette fois, c’est vérifié. Contrairement au programme tracé préalablement, ce sont les troupes et les chanteurs supposés passer en deuxième partie du spectacle qui entament les soirées (le public y est sûrement pour quelque chose !). C’est la deuxième fois que la musique colombienne est au programme. Après Los Gatteros, c’est au tour du célèbre chanteur colombien Youri Buenaventura de donner le la de cette 7e soirée. Le chanteur à la voix amérindienne et ibérique, matérialisant son âme sud-américaine, épicée d’africanisme, berça l’ouïe du public qui, sans aucune prétention, goûtait religieusement à cette musique ô combien douce ! Buenaventura et la troupe qui l’accompagnait cette nuit-là varièrent entre le boléro issu du folklore colombien et la musique de danse populaire. Cette musique, melting pot où se côtoient l’indien, l’Ibérique et l’africain pour en arriver à cette sensualité et à ce rythme enchanteur, chante les prolétaires, les esclaves d’antan, ramenés de force d’Afrique.

La célèbre chanson José Molina interprétée corps et âme par Youri, en est la parfaite illustration ! Mohamed Lamari était attendu d’une manière très spéciale. En effet, les jeunes venus en force assister à cette soiré, se demandaient qui était ce fameux chanteur ? Cet inusable artiste de la chanson algérienne, adulé par trois générations ? Comme à son accoutumée, le célèbre et toujours « jeune » chanteur, dynamique, vivace et plein de vitalité en plus de son improvisation, laissa pantois vieux et jeunes. On aurait dit un jeune de 20 ans : quelle baraka ! Lamari a interprété tous ses succès des années 1970, chantant l’Algérie, l’unité nationale, la jeunesse et la solidarité entre les peuples opprimés, qui ne se souvient pas de la célèbre Djazaïria. Le chanteur engagé, venu tout droit à Timgad, aussitôt le Panaf terminé, à tenu quand même à reprendre son célèbre succès chanté en 1969 (1er Panaf’), en duo avec la défunte chanteuse sud-africaine, Myriam Makeba, lui rendant ainsi un vibrant hommage et rappelant aux nostalgiques une autre Algérie ! A la fin du concert, Mohamed Lamari, très ému et triste à la fois, chanta Rana H’na, en hommage au maître de la chanson chaâbi, le défunt El Hadj El Hachemi Guerouabi. « Je n’ai pu l’oublier, son départ a laissé un grand vide dans ma vie, Allah yarahmou », a-t-il déclaré. Le reste de la veillée a vu se produire d’abord Toufik Nedroumi dont c’est la première à Timgad. Il interpréta du raï et du maghrabi, chantant la romance. Puis Hakim Salhi, le chanteur-danseur qui gratifia le public de ses chansons d’amour, comme d’habitude.
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Quand Najwa Karam enflamme le public
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Pour sa sixième nuit, le festival de l’antique Thamugadi a offert à ses fidèles, venus de tous les horizons, un plateau royal. Comment ne pas le qualifier ainsi quand c’est la très célèbre cantatrice venue du pays du Cèdre, à l’image de l’Aurès, le Liban, la diva Najwa Karam, star incontestée de la musique arabe, qui est présente ?

La chanteuse libanaise, qui a toujours répondu aux invitations et aux sollicitations des organisateurs algériens, estime que « cela va de soi, l’Algérie est mon second pays, le peuple algérien ressemble étrangement à celui du Liban ! ». « Et puis, je ne peux dire non à l’appel du cœur ! », a-t-elle ajouté. La diva ensorcelle les présents ! Dès son apparition, très attendue, sur la scène de l’antique théâtre, la star arabe fut agréablement surprise et à la fois très émue par l’accueil qui lui a été réservé. En effet, des youyous stridents fusaient de partout, des applaudissements nourris et des cris et slogans scandant son nom à tue-tête. Cela prouve, on ne peut le nier, la place occupée par cette grande dame de l’art arabe dans les cœurs des millions d’arabes, de l’Atlantique au Pacifique. L’invitée d’honneur de Timgad, ou plutôt de l’Algérie, car elle se produit aujourd’hui à Alger, a, après échange de politesses et d’amabilités, et après avoir remercié chaleureusement son public, entamé la soirée très attendue par un morceau musical oriental joué par sa troupe. Durant plus d’une heure, elle interpréta des chansons d’amour dont la célébrité a atteint tous les continents.

Son succès Saharni a enflammé la foule qui l’accompagnait avec enthousiasme et une facilité déconcertante, ce qui dénote sa solide réputation. Elle enchaîna ensuite par une nouvelle chanson Aidek (ta main), puis d’autres suivront sans que personne sente le changement du ton, de la musique ou du titre, Hayda Haki, de son ancien album, Aâchga qui a fait vibrer tous les présents, ensuite Mich Messamha. Le public présent était cette nuit-là vraiment gâté car il a eu la chance et le privilège d’assister au concert de Najwa Karam, fille de Zahle. Il a su apprécier son art raffiné et écouter sa belle voix douce et pleine de tendresse. La chanteuse libanaise, en venant encore une fois à Timgad et par sa façon d’agir dont elle a fait montre sur la scène ou en dehors, prouve sa qualité de grande dame. Autre preuve de sa stature mondiale, si l’on ose dire, les millions de CD qu’elle vend annuellement et la multitude de distinctions qu’elle a reçues à travers le monde. Une diva comme Karam, on en demande encore !
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Et viva Espana !
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La cinquième nuit de l’évènement culturel majeur de Batna dont le programme comprenait la troupe espagnole (Ballet) Antonio Marquez ou Contero Carmen de (Danses populaires), le groupe « Harmonica » et le chanteur raï, Kader Japonais, a drainé la grande foule !

Le célèbre ballet espagnol Antonio Marquez, qui est revenu à Timgad après 22 ans d’absence, précédé d’une célébrité reconnue à l’échelle internationale, a apporté dans son escarcelle toute une fresque de l’art et de la danse populaires espagnols, flamenco, catalan, castillan et… andalous du Sud ibérique. Tout au long de sa production, la troupe espagnole, surprise et enchantée par l’enthousiasme du jeune public qui l’a accompagnée et qui a fort apprécié son répertoire, a su se surpasser à l’occasion et l’a gavé de musique flamenco, de danses populaires allant du catalan au basque et pour terminer au genre prisé par tous le Maghreb, l’andalous qui aura sûrement et amèrement rappelé beaucoup de souvenirs aux nostalgiques ! Le ballet de Contero Carmen dont les membres ont déclaré être très heureux et très émus de revenir à Timgad, aura donc réjoui et prouvé la richesse de la musique méditerranéenne ! La deuxième partie de cette soirée a vu défiler à tour de rôle le groupe Harmonica d’art moderne et, Cheb Kader Japonais. La première troupe, habituée du Festival, a fait vibrer le public en interprétant des chansons à la gloire de l’Algérie, du peuple algérien et surtout faisant l’éloge de la cohabitation de la tolérance entre tous dans cette Algérie plurielle. Cheb Kader Japonais était le dernier à monter sur la scène du théâtre romain de Timgad. A l’instar de Houari Dauphin, passé la veille, ses chansons raï où la trompette rappelant Bellemou, Boutiha et Benzarga, était l’instrument dominant qui a donné du piquant à sa production, avaient pour thèmes la romance, l’amour, les complaintes et l’espoir…
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Une soirée riche en couleurs
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La quatrième journée du Festival de Timgad aura été très riche et variée. Tous les genre musicaux ou presque ont été appréciés par le public venu des quatre coins de l’Est algérien ! Programmée initialement en fin de soirée, la troupe chinoise Anjiany Aitulan Nabord, de chants et de danses contemporains, a ouvert le bal par ses membres arborant des costumes traditionnels, illustrant cette culture millénaire de l’Extrême-Orient.

La troupe en question a offert au public un bouquet riche en couleurs. En plus de la chanson chinoise populaire, on a assisté à une production à la hauteur de la célébrité de cette troupe dont la venue à Timgad pour la première fois aura été un plaisir incommensurable. La chanteuse du groupe, bien que chantant en mandarin, a interprété à la grande satisfaction des présents, avec tact, dextérité et une maîtrise parfaite des tons et des rythmes, une panoplie de musiques et chansons allant de la musique russe, turque, jusqu’à celle moyen-orientale. La prestance et la présence sur scène de l’interprète à la voix et au timbre typiquement chinois a émerveillé les auditeurs, très surpris et admiratifs à la fois. Les chansons romantiques turques et arabes, reprises, démontrent l’esprit d’ouverture sur l’universalité et le dialogue culturel sino-arabe ! La musique légère, au rythme et à la percussion très orientaux, aura démontré que la musique n’a vraiment pas de frontières. Injiany Aitulan, adoptée par le public, a su créer cette complicité, cette communion. Entre deux peuples aux traditions et cultures diamétralement opposées, grâce surtout aux deux chansons du patrimoine arabo-musulman : Mille et une nuits et Dounia. Cela n’a été possible que grâce à cette musique ensorcelante !
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Massinissa, le Berbère
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C’était au tour du chanteur chaoui, enfant de Batna, Massinissa, de prendre le relais. Il a convié les amoureux du chant berbère à des chansons au rythme très léger interprétées en arabe dialectal mais d’un ton purement chaoui et d’une âme typiquement berbère. Le parler chaoui était bien présent, assaisonné parfois de cette musique kabyle que le chanteur à chaque occasion n’omet pas de produire, histoire de rappeler que la musique berbère, riche et variée, demeure une et indissociable dans son âme et ses origines depuis la nuit des temps. Les chansons H’nin Rabi, Touiza, vantant soit l’amour, soit le courage et la bravoure, soit la miséricorde divine ont fait vibrer des milliers de jeunes enthousiasmés. La chanteuse oranaise Zakia Mohamed, absente depuis quatre ans, est revenue en force cette fois avec une envie manifeste d’asseoir sa domination du moins sur la chanson oranaise, très prisée d’ailleurs partout en Algérie, des youyous fusaient de l’antique théâtre, signe de bienvenue surtout de la gent féminine.

La chanteuse algérienne a tenu, à cette occasion, à interpréter devant un public acquis et avide de découvrir les chansons de romance qui font sa célébrité : Yalli Saken Galbi, H’mama Aandi Djat, reprises très réussies en composition musicale de la fameuse chanson populaire oranaise Ya Lasnam (actuelle Chlef). Mais la chanson qui a plu au public et l’a vraiment touché reste Sidi Naïl, saint patron des Ouled Naïl (Djelfa). Cette chanson évoque la bonté, la place occupée par ce ouali dans le cœur des Naïlis qui, à chaque malheur, à chaque doute, viennent quêter sa bénédiction, sa protection. Zakia Mohamed aura donc fait un retour fracassant à Timgad et de là sur la scène artistique nationale. Les deux chanteurs du raï, Cheb Akil et Cheb Dauphin, ont clos la soirée par leurs chansons d’amour et de soucis quotidiens dont souffre la jeunesse algérienne. Le public, les jeunes en particulier, les a accompagnés durant toute leur interprétation, récitant par cœur leurs répertoires. Notons que les chanteurs ont été accompagnés par une jeune troupe musicale venue d’Oran qu’a dirigée
magistralement le maestro Amine Dahane.
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Ganoui, maghrabi et… chants religieux à l’affiche
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La troisième soirée du festival, qui paraît prendre sa vitesse de croisière, a vu défiler, sur la scène de l’antique théâtre de Timgad, la troupe dénommée Ouled Hadja Maghnia, le chantre du chant religieux (ésotérique) Zineddine Bouchaâla et la toute jeune chanteuse marocaine Khadidja Beidhaouia.

Cette jeune troupe, Ouled Maghnia, n’a pas laissé le public indifférent ; composée de musiciens talentueux, elle a su créer cette communion avec les spectateurs grâce au rythme léger de sa musique gnaouie aux couleurs et aux sons africains. Les jeunes ont goûté à ce genre de musique qui vient du sud-ouest algérien et dont les origines remontent, dit-on, à l’Afrique subsaharienne. C’est l’empreinte du brassage des cultures arabo-berbères avec celles du continent. La troupe Ouled Hadja Maghnia a donc su, grâce à un cocktail de chansons, transmettre ce genre musical au public qui a apprécié en applaudissant. Zineddine Bouchaâla a eu, quant à lui, un accueil des plus chaleureux de la part des présents et surtout les adeptes de cette musique ésotérique (soufie) ou les madihs caractérisent le chant. Il a gavé les mélomanes venus de partout, ce soir-là, de belles chansons et morceaux qui ont tenu en haleine tout ce beau monde. Les Aïssaoua, l’une des « tariqas » en Algérie, vantent, dans leurs chants, l’omniscience d’Allah et les mérites de notre prophète Mohamed (QSSSL), Bouchaâla et sa troupe grâce à leurs voix, leur musique et les paroles ésotériques, ont réussi à influencer les spectateurs en les mettant en transe, créant chez eux une sensation d’élévation d’esprit dans une ferveur très religieuse !
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Le public découvre Khadidja Beidhaouia
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C’était à Khadidja Beidhaouia (casablancaise), invitée pour la première fois à Timgad, de monter la dernière sur scène avec sa troupe de chants et de danses moghrabis. La chanteuse marocaine, très à l’aise sur scène et suivie au pas par le public, lui a présenté une panoplie de chants et de danses de son pays qui l’ont enchantée au point qu’il a applaudi chaleureusement et qu’il en a demandé plus ! Elle a interprété deux chansons du répertoire populaire marocain intitulées : Moulay, Tahar et Allaoua. A la fin de sa production, Khadidja, très émue par l’accueil et la reconnaissance des présents, a fondu en larmes de joie ! Un jeune musicien de la troupe de Maghnia, s’appelant Chetaha Samir, a tenu à témoigner sa reconnaissance envers les Algériens (organisateurs) qui ont décidé de faire de cette édition celle de la solidarité avec la Palestine et son peuple opprimé. « Je suis émue par ce que je vis aujourd’hui, par ce témoignage de cette solidarité, cette pensée noble envers mon deuxième pays, la Palestine, je suis à la fois Palestinien, de père, et Algérien, de mère, mais je me considère plus Algérien, car ce pays m’a adopté et je l’aime beaucoup. Merci, merci beaucoup. »
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Un bouquet de bon ton et de bon son
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Pour la deuxième soirée du festival, dont la devise cette année est « culture, tourisme et connaissance », et le slogan, en solidarité infaillible avec le peuple palestinien « El Qods, capitale éternelle de la culture arabe », le public était convié à un bouquet varié.

Contrairement au programme arrêté, ce sont les Colombiens de la troupe Gatteros des arts populaires qui ont ouvert le bal. Les Sud-Américains ont présenté un cocktail musical où se mixaient l’andalou d’Espagne, le rythme africain et bien sûr le timbre sud-américain. Les instruments artisanaux et traditionnels, surtout la flûte indienne, ont accompagné le chanteur du groupe relayé par une chorale dans une harmonie parfaite ! En écoutant leur musique, on sent clairement l’âme indienne surtout, africaine parfois et andalouse ; à un certain moment, on a l’impression que c’est du flamenco avec une différence notable, où la flûte remplace la guitare sèche. Les Colombiens ont aussi utilisé de la trompette, montrant par là une touche de modernisme adapté au patrimoine musical indien et sud-américain ; on aurait dit du jazz.

Le public batnéen a agréablement été surpris car il écoutait et appréciait dans un silence religieux ! Le deuxième artiste à monter sur scène et très attendu d’ailleurs, c’était Nacereddine Chaouli, chantre de l’andalou (haouzi) et dont c’est le « come-back » à Timgad après une éclipse inexpliquée, il a gratifié les mélomanes présents, de ses belles chansons interprètant son vieux répertoire, se pliant aux exigences des fans et leur faisant découvrir son nouveau produit Hanina , la célèbre chanson du patrimoine andalou national, magistralement interprétée par Nouri Koufi dans les années 1980, qui était son entrée ! Chaouli a démontré que son talent restait intact et qu’il demeure une valeur sûre dans ce genre musical. Les chansons qu’il a interprétées n’ont pas laissé pas indifférents les spectateurs, car elles font toutes l’éloge de l’amour d’antan, chaste et pur, à l’image de nos ancêtres andalous qui vivaient dans le rafinement, l’art et la culture pure ! Citons encore la chanson Ya Ghazali qui a fait vibrer le théâtre antique.
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Le public découvre Ouahid Staifi
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Voulant faire de ce festival un véritable carrefour de la culture universelle et à la fois un tremplin pour les chanteurs et jeunes talents algériens, les responsables ont fait dans l’équilibre. Ce soir-là, un jeune chanteur sétifien a fait son apparition, pour la première fois dans ce prestigieux festival. Il s’agit de Ouahid Staifi qui, pour un essai, aura franchi l’obstacle psychologique et réussi sa production. Les jeunes et les femmes lui ont renvoyé la balle et ont répété avec lui toutes ses chansons surtout son succès Ya Fatma ! La vedette de la soirée était sans conteste Anouar vu la place et la considération qu’il a auprès des jeunes. Les chansons qu’il a interprétées pour la première fois en direct face au public batnéen,—car c’etait sa première à Timgad—,rappellent curieusement le timbre et le rythme moghrabi (raison géographique oblige !) avec quelques fois un ton andalou, et c’est l’âme de Tlemcen, on peut se risquer de le dire, avec La Illaha illa Allah et la romance andalouse Lahbiba….
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Par Nouredine N

in el watan du 22 au 31/7/2009

Université Hadj Lakhdar, Batna : 11 manifestations scientifiques et techniques pour les prochains mois.

يوليو 15, 2009 by admin  
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Pas moins de 24 manifestations scientifiques et techniques entre journées d’études, séminaires, conférences, colloques et rencontres à caractère national et international, ont été programmées par l’université Hadj Lakhdar de Batna pour cette année 2009. Sur ce programme, 13 manifestations de diverses portées ont été organisées à partir du mois de mars jusqu’au mois de juin. La faculté de droit a été la plus active avec 8 journées d’études organisées en l’espace de quelques semaines sur divers thèmes ayant trait aux sciences juridiques, à l’information et à la communication. Deux autres journées, l’une sur la pneumologie et l’autre sur la pharmacologie ont été organisées en mai et juin par la faculté de médecine. La faculté des sciences sociales et des sciences islamiques, a initié en avril une rencontre internationale sur la famille entre la charia et les droits de l’homme. L’institut d’hygiène et de sécurité industrielle a animé en juin une rencontre nationale sur l’environnement. Pour sa part, le rectorat de l’université a participé en tant que planificateur d’une rencontre internationale sur la sécurité routière dans le Maghreb. A partir du mois d’octobre 2009, les activités reprendront avec 11 manifestations scientifiques et techniques au programme. La faculté des sciences de l’ingénieur compte organiser une conférence internationale sur les systèmes électroniques, une journée d’études sur la biomécanique, une journée nationale de mécanique et un atelier ouvert sur l’informatique. La faculté des sciences prévoit le deuxième international sur la chimie et une rencontre internationale sur la gestion intégrée des ressources en eau alors que la faculté des sciences économiques et de la gestion, envisage l’organisation d’une conférence nationale sur l’économie algérienne sous le thème de lecture moderne du développement. Une rencontre internationale relevant de l’histoire et l’archéologie avec comme thème la révolution algérienne dans les écrits algériens et étrangers est programmée par la faculté des lettres et des sciences humaines, tout comme un colloque sur l’école doctorale franco- algérienne au sujet de la reforme avec en relief la coopération universitaire ainsi qu’une rencontre maghrébine ayant trait à la psychologie sur le soin psychique entre formation et pratique. Une rencontre nationale à savoir les deuxièmes journées nationales d’études et d’information sur le partenariat université- environnement socio-économique, sera entretemps, organisée par le rectorat de l’université.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

13 Juillet 2009

Batna : Faible activité du mouvement associatif malgré l’agrément de 2600 associations.

يوليو 15, 2009 by admin  
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Le mouvement associatif de la wilaya de Batna se compose de plus 2600 associations agréées à caractère religieux, sportif, culturel, professionnel, éducatif, scolaire, communautaire, humanitaire, scientifique, environnemental, social et sanitaire entre autres. Sur la base de cette incroyable prolifération des associations, on est tenté de croire que le mouvement associatif a son poids et son impact positif dans la société mais beaucoup de paramètres nous indiquent le contraire à l’image de ces centaines d’associations inscrites sur du papier mais inexistantes sur le terrain. Lors son intervention devant les élus et les cadres de la wilaya, regroupés le dimanche 12 juillet pour le compte de la de la seconde session 2009 de l’APW, le wali n’a pas mâché ses mots pour signifier haut et fort l’inefficacité et le manque de dynamisme de certaines associations qui consomment mais n’apportent rien à la communauté. Sur ces 2600 associations agréées bon nombre d’entre elles ne renouvellent pas leurs instances suivant les lois en vigueur, ce qui implique qu’elles activent dans l’anarchie. Si bon nombre d’associations sportives, de parents d’élèves, de mosquées, de quartiers ou certaines versées dans le scientifique et culturel sortent du lot en activant régulièrement et en apportant un plus à la société, des centaines et des centaines d’autres ne sont là que pour la forme et ne se pointent qu’occasionnellement, histoire de se gonfler la poitrine. Il est clair qu’en opérant un diagnostic de l’état actuel des choses, l’assainissement en profondeur du est devenu une nécessité pour fermer hermétiquement la porte aux opportunistes et aux parasites qui se sont infiltrés dans le domaine et qui utilisent leurs agréments comme on utilise un registre de commerce. Le champ de vision d’un potentiel changement, est large puisque des textes de lois existent à commencer par ceux qui ont trait à l’obligation de renouvellement des composantes de tous types d’associations et le dépôt incontournable du bilan moral et financier annuel. L’exemple d’une bonne gestion du volet du mouvement associatif nous vient de la direction de la jeunesse et des sports de Batna qui a récemment engagé une opération de contrôle de la gestion administrative et financière de 162 associations activant dans le secteur de la jeunesse et des sports. Ainsi, une commission composée de cadres chargés du budget, de l’inspection et des services techniques de la DJS, a procédé au contrôle de tout ce qui a trait à ces associations activant dans le domaine de la jeunesse et des sports afin de vérifier l’existence sur le terrain de telle ou telle association et d’établir la liste des potentiels bénéficiaires de subventions pour cette année 2009.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

14 juin 2009.

Batna : Des propriétaires s’opposent au passage de lignes électriques sur leurs terres.

يوليو 15, 2009 by admin  
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Pas moins de 2 postes transformateurs d’électricité capables de traiter une puissance électrique de haute tension de 220 kilovolts pour la transformer en moyenne tension en la réduisant à 60 kilovolts, ont été réalisés dans la wilaya de Batna, afin de servir de points d’appui pour la distribution à grande échelle de l’énergie électrique provenant de la centrale électrique d’Aïn Djasser en phase finale de réalisation. Si l’acquisition et la réalisation de ces postes transformateurs extérieurs à la centrale, n’ont posé aucun problème, des contraintes sont, par contre, apparues lorsque la Sonelgaz a commencé à poser des pylônes sur le tracé des lignes électriques reliant la centrale aux 2 postes transformateurs en question dont l’un est installé à Tazoult et l’autre près de Timgad. Des propriétaires terriens se sont opposés au passage des fils électriques sur leurs terres, ce qui n’a pas arrangé les choses et a obligé le maître d’ouvrage à traiter avec les opposants. Le problème a été réglé à l’amiable avec 80 % des contestataires avec en relief des compensations financières comme base d’accord. Le reste des opposants habitant aux environs de Fesdis et de Tazoult, refusent toujours le passage des fils électriques au dessus de leurs terres comme si l’espace leur appartenait. Cet état de fait a obligé la Sonelgaz à poursuivre en justice les propriétaires récalcitrants pour opposition à un projet d’utilité publique. Ce qui est à mettre en évidence, c’est le fait qu’on sait que lorsque quelqu’un construit une maison avec une cave, par exemple, il ne doit pas dépasser une profondeur de 5 mètres puisque au-delà tout appartient à l’état. Pour la hauteur et l’altitude, c’est aux avocats de se prononcer. La wilaya d’Oum El Bouaghi, a souffert d’un même type de problème qui a été heureusement réglé après plusieurs années de souffrance. Les travaux de réalisation de la voie ferrée Aïn M’lila-Tébessa, longue de 165 kilomètres, ont été stoppés plusieurs années d’affilée, dans la région Ouest de la wilaya d’Oum El Bouaghi sur une longueur de 8 kilomètres du fait que des tribus refusaient le passage du train sur leur territoire. Nous avons fait, en ce temps là, une comparaison entre l’Algérie et les Etats-Unis d’une époque lointaine. En effet, entre 1830 et 1870, deux compagnies ferroviaires à savoir Union Pacific et Central Pacific, s’étaient lancées à la rencontre l’une de l’autre d’un bout à l’autre des USA. Ces compagnies se sont retrouvées confrontées aux tribus indiennes qui refusaient le passage de lignes ferroviaires sur leurs territoires. Nous n’avons pas de prairies verdoyantes, nous n’avons des tribus peaux rouges mais nous avons des tribus aux peaux brunes qui utilisent des pierres à la place des flèches pour stopper toutes les machines. Un terrain d’entente a enfin été trouvé. Ainsi, moyennant des dédommagements financiers, les opposants ont enfin accepté que le train circule en paix.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

15 juillet 2009.

Brahim Hachani, un militant intègre

يوليو 15, 2009 by admin  
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Par la discussion avec des anciens militants, et lorsqu’on évoque le passé politique, beaucoup de souvenirs remontent en surface. A cette effet, j’ai voulu par ce témoignage et par acquis de conscience rétablir les faits historiques, relatifs à l’activité militante d’un ami et compagnon de lutte qui a été touché immoralement dans son intégrité.

Je raconte cette « anecdote » douloureuse qui me tenait à cœur et dont voici les faits : Alors que j’étais de passage à Batna en 1951, comme de coutume, je rendais visite aux amis responsables dans la localité. Ceux-ci me sollicitèrent pour être témoin avec eux d’un fait qui les avaient intrigués. En effet, un dénommé François, commissaire de police, nouvellement installé à Batna, affichait un zèle à traquer les militants nationalistes et à neutraliser leurs activités indépendantistes. Il choisit pour cible le premier responsable régional, en l’occurence Hachani Brahim qui est très actif, dynamique et un battant infatigable. Ce dernier était permanent du MTLD, il fit venir sa famille et s’installa dans la ville, place Herbillon, dans le quartier populaire. On activait en toute légalité, et tous les jours, il se rendait au siège du parti, au centre-ville, qui est gardé la nuit par un vigile.

En arrivant ce jour-là, le veilleur trouva un pli qui a été glissé sous la porte. Il le remit au responsable local, Bouchkioua Younès. Ce courrier émanait du sinistre commissaire de police ; il s’agit d’une invitation adressée pour un rendez-vous au chef de daïra du parti, Hachani Brahim, lui demandant de se rendre au quartier du parc à fourrage, en dehors du centre-ville. C’était un piège pour ternir l’image du responsable MTLD, en le faisant passer pour un informateur au service des renseignements généraux. Mes amis donc, profitant de ma présence, me demandèrent de les accompagner au lieu du rendez-vous, en retrait pour ne pas être vus. Nous attendîmes la rencontre souhaitée par le commissaire. Après une longue attente, personne ne s’était manifesté, aucun des deux ne s’était présenté. En conséquence, nous avons conclu que c’était une cabale que les services de la PRG ont l ’habitude de monter pour créer la suspicion entre militants au sein du parti.

Nous avons, Younes Bouchkioua, Abdelhamid Boudiaf, Mustapha Bekhouche et moi-même rédigé dans ce sens un rapport adressé à la direction du parti à Alger. De notre part rien n’a transpiré, pour nous, une affaire classée. Malheureusement, le contenu de ce document a été mal interprété par certains, et a été divulgué, ce qui porta atteinte à 1 ’honorabilité du responsable, Brahim Hachani. Certains responsables, mal intentionnés, ont manqué de discernement politique, ils sont tombés dans le panneau des services spéciaux ennemis. Il est navrant qu’un haut dirigeant qui ne s’était pas rendu compte de la grossière manœuvre policière ait publié dans ses mémoires ce mensonge éhonté, préjudiciable à l ’honorable Brahim Hachani. J’avais abordé avec si Abdellah Bentobal, cette triste affaire. En tant que responsable avisé, il m’avait affirmé qu’il avait déjoué ce complot ourdi contre son ancien responsable politique auquel il vouait une grande considération.

Pendant la révolution, « si Lakhdar » se trouvait dans le secteur, et il a été mis au courant de cette soi-disant « collaboration » de si Brahim. Conscient, vigilant et subtile, il donna à ses subordonnés des consignes pour mettre si Brahim à l’épreuve. Ce dernier a prouvé son engagement sans réserve, il a démontré sa bravoure dans ce combat. D’ailleurs, en 1950, au moment où une répression féroce s’abattait sur les militants, suite à la découverte de l’OS (organisation spéciale), Brahim Hachani, chef de daïra de la région de Batna, avait été chargé par le parti, avec quelques responsables locaux, d’aider Mustapha Benboulaid dans la prise en charge des « recherchés » qu’on surnommait les « irréguliers », pourchassés par les services de sécurité, afin de les acheminer vers le maquis des Aurès et les mettre en sécurité et à l’abri d’éventuelles arrestations. Il s’était acquitté sérieusement de cette tâche, si Brahim n’a jamais démérité. C’est ignoble d’avoir voulu le salir.

Par Kechida Aïssa

el watan Edition du 16 juillet 2009

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