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يونيو 30, 2009 by admin  
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mai2009
Batna Info Avril 2009

De Flavius et Trajan à Omar et Karim

يونيو 25, 2009 by amamra  
Filed under Chroniques Choisies

par Aissa Hirèche in le quotidien d’oran du 9 juillet 2009

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«Omar et Karim », les mots sont écrits à la peinture rouge. Grands et incertains, les caractères qui figurent à côté de nombreuses autres inscriptions dénotent une malheureuse absence de culture. Ils trahissent l’indifférence marquée vis-à-vis du temps et soulignent le mépris à l’égard des hommes, de l’histoire et de la mémoire de l’humanité. «Tahar et S», «L et K»… autant d’inscriptions égarées, sans but ni raison, que l’on trouve partout où l’on va dans notre pays, notre pauvre pays où plus rien n’est comme avant.

Timgad ! La petite Pompéi, ou la Pompéi d’Afrique comme on l’appelle aussi. Ce site mondialement connu et célèbre à mille égards. Depuis la bibliothèque de Flavius à l’arc de Trajan, les vestiges sont là pour témoigner de la grandeur d’une ville et de la beauté d’une époque. Mais ceux qui connaissent bien l’endroit savent à quel point le site historique et culturel est dégradé. Ils savent à quel point nous n’avons pas su en prendre soin ou, plutôt, à quel point nous avons su en mener la destruction.

Timgad n’est pas un endroit quelconque pour permettre un accès non organisé et non réglementé à qui veut. Et il faudrait cesser de croire que le fait de faire payer les gens à l’entrée et le fait de leur ouvrir les portes de 9h à 17h (ou 18h selon les saisons) est une forme d’organisation. On ne devrait pas entrer à Timgad comme on veut. Le site est si précieux et les restes de ruines sont si importants à préserver qu’il faudrait nécessairement imposer les visites guidées à tout visiteur.

La visite guidée aura le double effet de cultiver les gens d’une part et d’empêcher, d’autre part, la défiguration idiote de l’endroit par des inscriptions non moins idiotes. Qui se rend à Timgad aimerait certainement en connaître l’histoire, en savoir quelques repères, quelques noms… il aimerait aussi déchiffrer quelques pages de ce grand livre à ciel ouvert. Que représentent ces constructions ? Des maisons ? Un marché ? Une place publique ? et pourquoi sont-elles ainsi faites ? comment se fait-il qu’à Timgad l’empreinte byzantine soit si présente à côte de l’art romain ? Toutes ces questions, le visiteur moyen doit sans doute se les poser à chaque mur, à chaque colonne, à chaque étal, à chaque marche… pourquoi n’a-t-on donc jamais pensé mettre sur place des guides qui expliquent aux gens et qui les éclairent ? Ce ne sont pourtant pas les guides qui doivent manquer ou qui doivent être difficiles à former. Il nous a été donné de discuter avec des jeunes du village qui bouillonnent de connaissances sur le site, depuis sa création jusqu’à nos jours…

Par ailleurs, il est fort curieux de constater l’absence de tout document, gratuit ou payant peu importe. A Timgad nul ne vous proposera une carte de la ville, un livret sur le site ou tout autre document qui vous renseignera sur quoi que ce soit. Seuls les jeunes du village offrent à la vente, juste à la sortie du site, quelques répliques grossières de l’arc de Trajan ou quelques autres objets en argile, à côté des inévitables robes, exactement comme celles qu’on trouve à Aomar, Ahnif, Menabaa El Ghozlane ou partout ailleurs en Algérie. Comme si l’endroit s’y prêtait, comme si là aussi certains voudraient étendre leur malheureuse idée de bazar hideux et insupportable. Il n’y a qu’à voir à Constantine ce que d’aucuns ont fait de la rue Didouche Mourad, cette belle rue élégante et témoin de la culture et de la civilisation de la ville et où l’on ne pouvait se priver du plaisir de s’offrir un café à «l’Excelsior » ou à «l’Alex », une rue dont les murs sont aujourd’hui tous éventrés pour laisser place à un bazar de bas étage où les robes de mauvais goût côtoyaient les robes de mauvaise couture sur toute la rue. De ville de culture, Constantine est en train de se transformer hideusement et sans retenue en un mauvais souk grandeur nature.

Mais là n’est pas encore l’essentiel à Timgad. Il y a plus important et plus urgent donc à stopper. L’idée de parsemer le site de fontaines n’est pas intelligente. Sur le plan culturel, l’idée est vraiment indigente. Les tuyaux qui relient les fontaines défigurent le site surtout qu’en les peignant ils ont touché la pierre datant de l’époque romaine avec leur peinture sans ton ni chaleur. Sur le plan commercial, il aurait été plus rentable de laisser les gens vendre de l’eau à l’extérieur du site. Sur le plan civilisationnel, mieux vaut ne rien dire car c’est tout simplement une catastrophe.

Le site n’est pas entretenu. Ces jours-ci on est en train de préparer le prochain festival et des taches d’huile de moteurs parsèment le pavé comme si un tracteur passe par là. Les projecteurs sont accrochés n’importe comment aux colonnes, avec du fil de fer. Un travail à la va vite, du n’importe quoi. Du bricolage comme nous en avons si bien le secret !

Quiconque passe ces jours par Timgad trouve la scène en place. Il trouvera aussi la trace de l’absence de tout entretien car, entre deux festivals, on oublie toujours Timgad. Et d’abord, pourquoi faut-il que le festival soit là où ils ont choisi de l’organiser ? Pourquoi doit-on, chaque année, laisser envahir Timgad par ces nombres incontrôlables de visiteurs dont beaucoup ne viennent ni pour l’histoire ni pour la culture mais juste pour se défouler d’un quotidien de plus en plus insupportable ? Pourquoi Timgad et ses ruines doivent-ils supporter ce nombre et ses bruits ? Cette agitation et son inutilité. La remarque vaut aussi pour Djemila qui est en train de suivre le même chemin malheureux que celui de Timgad. Nous pouvons aller jusqu’à poser la question de l’utilité de tels festivals au moment où dans certaines régions les gens ont grand besoin d’un peu d’eau. La culture d’un pays ne se mesure pas au nombre de festivals, ni au nombre de fontaines hideuses érigées anarchiquement sur les sites historiques. Elle se mesure, entre autres, à la sagesse dont les gens de ce pays font preuve pour préserver leur patrimoine.

Mais Timgad n’est pas seul dans cette misère imposée par les hommes. Allez donc à Ghoufi et ses majestueux balcons. Rien n’est aménagé pour vous faciliter l’accès. La route est pierreuse et dès que vous entamez la descente pour visiter les différentes ruelles et maisonnettes, vous êtes aussitôt agressés par des idioties dont les auteurs, sans aucun mérite sur cette terre, s’empressent toujours de griffonner dans la pierre leurs prénoms ridicules. «Salim et Ammar », «Ferhat et L. » comme s’ils représentaient quelque chose dans ce monde, comme s’ils signifiaient aussi quelque chose.

Descendez un peu plus bas et vous entendrez des cris, des hurlements comme si vous vous approchiez d’un asile de schizophrènes. Même en allant vers un jardin zoologique, on n’entend généralement pas de tels hurlements. Pourquoi ce comportement ? Pourquoi l’accès est-il libre à des endroits pareils ? Pourquoi laisse-t-on se détériorer un pareil patrimoine ? Pour tourne-t-on le dos à de telles richesses ? Aucun aménagement n’existe à part un restaurant que l’on est en train de construire. Un seul comme du temps du monopole alors qu’il devait y en avoir plusieurs. Et des cafés, et des commerces, et des guides et des cartes et des téléphones et tout ce qui doit exister à de tels endroits. Ghoufi est en train d’être laissé à l’abandon. Mais à côté de Ghoufi et de Timgad, il y a mille autres endroits qu’il convient de reprendre sérieusement en main avant qu’il ne soit trop tard. Sidi Okba, la ville où certaines constructions, d’après certaines affirmations, dateraient de plusieurs siècles est en train, elle aussi, de laisser s’effriter une mémoire unique. Les murs tombent, les toits aussi et les grands tas de terre remplacent peu à peu les constructions. Les visiteurs de l’ancienne mosquée ont certes le loisir de voir la sépulture de Okba Ibnou Nafâa et de son compagnon et lieutenant Bnou Dinar, il y a certes la possibilité de voir l’écriteau qui date du 8ème siècle (d’après nos informations) et même de contempler la grande porte offerte pour la mosquée un peu plus tard. A Sidi Okba, le fait que la mosquée abrite ces choses a contribué à leur préservation sinon tout aurait disparu avec le temps. Sidi Khaled, le village aux mille légendes et aux mille figures emblématiques. Le village où est enterrée la célèbre Hiziya de Benguitoune et rendue encore plus célèbre par Abdelhamid Ababsa, la fille de Ali BelBey enterrée très jeune dans ce village qui porte le nom de son fondateur Khaled Ibnou Sinane El Absi, de la tribu des Banou Abs, et qui arriva là durant la période entre les deux derniers prophètes, c’est-à-dire après Jésus et avant notre prophète Mohamed (QSSSL). Beaucoup, et parmi eux des gens de renoms tels Ezzamakhchari, Errazi et autres, avancent l’idée que Khaled Ibnou Sinane était un prophète (Nabi). La sépulture de Khaled Ibnou Sinane est visible et accessible à tout visiteur. Par manque d’organisation, il est permis à tout le monde de photographier ou de filmer cette sépulture et celles de la pièce d’à côté où Al Khalifa pratiquait le retrait (el khiloua) dans la très petite grotte qu’il avait creusée sous terre. Une grotte où l’indigence des comportements et la faiblesse des esprits fait allumer des bougies à des gens qui y viennent qui pour demander un enfant, qui pour demander un mari, qui pour autre chose, comme du temps de la Jahiliya !

Mais il y a autre chose que Timgad, que Ghoufi, que Sidi Okba, que Sidi Khaled… et que tous les autres sites… il y a l’Algérie qui perd chaque jour que Dieu fait quelque chose. Là, ce sont des jeunes qui se jettent à la mer, là ce sont des cadres qui font leurs valises, là ce sont les gens valables qui se retirent avec la mort dans l’âme, laissant la place à tous ces individus sans culture et sans connaissances et qui ne savent qu’une chose griffonner des bêtises sur les pierres et dans les coeurs des autres… et qui, sans honte et sans gêne, affirment tout haut et à la face du monde que c’est là la culture, eh ben dites donc !!! De Flavius et Trajan, de Okba Ibnou Nafâa et Khaled Ibnou Sinane El Absi à Karim et Omar, la réduction est exactement celle que d’autres font faire à notre culture !

Forum de la fasac : les nouvelles technologies de communication.

يونيو 24, 2009 by amamra  
Filed under Sciences ,Arts & Culture

par Imadghassen .A

Le siège de la fondation auressienne des sciences arts et culture a abrité lundi après midi le forum culturel mensuel de la fasac et batna info.
le thème retenu est “les nouvelles technologies de la communication” a cet effet les invités du mois ont eu à apprécier l’excellente intervention de M.AISSAM HAMOUD qui a été présentée à la 8ième rencontre du même thème aux émirates(dubai)
l’intervenant a été honoré conjointement par la DJS et la FASAC .
notons que parmi les invités figuraient M.le DJS accompagné par un de ses chefs de service et le nouveau directeur de l’ODEJ,M.BENDIHA ancien directeur de l’éducation,M.AISSA LAABED ancien, directeur du parc national de BELEZMA, ainsi que MM. KRIM MED, DJEMAI HADDAD,DJEMAI AMRANE,SAHLI LAYECH,MERZOUKI SAID ,MOHAMED DEMAGH,et la majorité des journalistes de BATNAINFO.

Batna : Un apport de 70.000 quintaux de semence locale de qualité.

يونيو 24, 2009 by amamra  
Filed under Brèves de Batna

La récolte céréalière de cette année 2009 dans la wilaya de Batna, avoisinera 1 million et demi de quintaux, selon les prévisions établies par les responsables du secteur de l’agriculture de la wilaya de Batna. Comparativement à l’année 2008 où seulement 245.000 quintaux ont été amassés en raison de la sécheresse qui a frappé la région, les choses semblent aller au mieux pour cette campagne moisson battage, grâce à la pluviométrie favorable qui a prévalu durant les quelques mois écoulés. A titre comparatif, il y a lieu de signaler qu’entre 2000 et 2004 la moyenne de la récolte des céréales était de l’ordre de 400.000 quintaux avec une évolution vécue de 2004 à 2008, puisque tournant autour des 800.000 quintaux. En matière d’exploitation des espaces agricoles pour la production des céréales, la région de Batna qui se subdivise en 4 zones à savoir les plaines, les montagnes, les piedmonts et la steppe, dépend essentiellement des chutes de pluie. Les crues redoutées pour les dégâts qu’elles peuvent causer sont parfois exploitées pour irriguer les champs de blé et d’orge comme c’est le cas de la région sud-ouest aux environs de Barika et de Djezzar où 6.000 hectares ont en partie tiré bénéfice des crues laissant apparaître des signes précurseurs d’un bon rendement. Des 130.000 hectares utilisés pour la culture des céréales dans la wilaya de Batna, il y a lieu de signaler que plus de la moitié ont été réservés à l’orge, 55.000 au blé dur, 8.000 au blé tendre et le reste à l’avoine. Ce qui est surtout à mettre en évidence, c’est le fait que des efforts constants sont déployés par les services agricoles afin de d’augmenter la production locale de la semence de qualité. A cet effet, les espaces de multiplication de la semence sélectionnée, s’étalent sur 7200 hectares soit 3 fois plus que ce qui était auparavant destiné à ce volet. Le résultat attendu se résume au fait que les fellahs de Batna, auront à leur disposition pour la prochaine campagne de semence au moins 70.000 quintaux de semence locale sélectionnée avec le concours du centre de contrôle te de certification d’une part et l’OAIC de l’autre. Plus la semence est jeune, plus elle est de bonne qualité et plus il y a un bon rendement. Cette logique semble avoir été prise en considération afin de limiter au maximum l’utilisation de la semence ordinaire et de faire en sorte que les agriculteurs optent pour le fait de ne pas garder la semence issue de leur propre récolte pour la semer juste après.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

21 juin 2009.

Batna : La protection du consommateur patine toujours.

يونيو 24, 2009 by amamra  
Filed under Brèves de Batna

La direction régionale du commerce de Batna qui regroupe pas moins de 6 wilayas compte

16 associations de protection du consommateur dont 5 se trouvent à Constantine, 5 à Tébessa, 2 à Khenchela, 2 à Biskra, 1 à Batna et 1 à Oum El Bouaghi. Bon nombre de ces associations participent à l’effort de sensibilisation de la population sur les risques des intoxications alimentaires. Des prospectus, des affiches, des dépliants et des messages ont été lancés un peu partout à l’intention des enfants en passant par les adultes. Des émissions Radio ont été diffusées un peu partout et des articles de presse publiés. La sensibilisation de proximité relative à la protection du consommateur a été initiée avec des communications, des recommandations, des conseils, des informations utiles, des expositions, des pièces théâtrales, des rencontres avec des opérateurs, des journées d’études et même des les rencontres régionales sur les risques d’intoxication alimentaire. Le tout ponctué par le lancement durant le mois de juillet 2008, de la caravane de sensibilisation pour un été sans intoxications alimentaires. Malgré toutes ces actions de sensibilisation menées et tout le travail effectué sur les intoxications alimentaires et les toxi-infections alimentaires collectives, TIAC, le risque zéro n’existe pas du fait que les fêtes traditionnelles existent toujours avec leurs lots de problèmes accidentels, tout comme il est impossible de contrôler le degré de vigilance et la propreté corporelle de chaque préparateur de repas personnel ou collectif.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

21 juin 2009.

Plantation de 55.000 arbres par des enfants,

يونيو 24, 2009 by amamra  
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Batna : 4 établissements scolaires et des écoliers honorés par la conservation des forêts.

La conservation des forêts de Batna organisé le mercredi 16 juin 2009, une cérémonie destinée à honorer les meilleurs établissements scolaires en matière de protection de l’environnement, les meilleures expositions et les meilleurs dessins relatifs au sujet de l’arbre, de la verdure et de la lutte contre les feux de forêts. Ainsi, l’école primaire Benini de Kechida, le collège Meriem Bouatoura de N’gaous, le collège de Theniet El Abed et le lycée de Aïoun El Assafir, ont été primés pour leurs efforts fournis en matière d’embellissement des espaces et pour avoir adhéré pleinement à l’opération de plantation d’arbres lancée en octobre 2008 en milieu scolaire sous le signe captivant d’un enfant… une école…un arbre… un cadeau de la nature. Pas moins de 11 autres artistes et exposants en majorité des élèves, ont été en parallèle honorés pour leurs travaux au cours de cette cérémonie de clôture de l’opération qui coïncide avec les festivités de la journée mondiale de lutte contre la densification. D’octobre 2008 à ce mois de juin 2009, les cadres des forêts ont sillonné des dizaines d’établissements scolaires afin de sensibiliser les enfants et la jeunesse en général sur la présence vitale de l’arbre dans la vie. Les enfants sont les meilleurs catalyseurs pour l’émergence d’une culture collective du respect de l’arbre. A ce sujet, on ne demande pas à une multitude d’adultes de planter des arbres, ce qu’on leur demande c’est tout simplement de ne pas couper ou porter atteinte à ceux qui existent déjà. Tout se résume au fait que des individus majeurs ne pensent qu’à leurs intérêts personnels à tel point que les arbres, l’environnement et tout ce qui ne leur apporte pas un bénéfice immédiat, est mis à côté. C’est une honte de constater, à titre d’exemple, qu’aucun arbre n’est planté dans certaines fermes et certaines exploitations agricoles. Encadrés par une centaine de forestiers avec des pelles, des pioches et des arrosoirs entre autres, plusieurs centaines d’élèves d’une vingtaine d’établissements disséminés à travers la wilaya de Batna, sont arrivés à planter eux-mêmes durant les quelques mois écoulés, 55.000 plants d’arbres dont des faux poivriers, des eucalyptus, des muriers, des oliviers de bohème, des peupliers, des féviers d’Amérique, des rosiers et des arbres d’ornement et d’embellissement, ramenés de la pépinière de M’doukal. Par un geste simple et grâce à l’action positive menée par des responsables du secteur forestier à l’échelle national et locale et des adultes conscients des dangers menaçant l’équilibre environnemental, des enfants sèment aujourd’hui les grains de l’espoir pour les enfants qui viendront plus tard.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

21 juin 2009.

Batna : L’huile d’olive de Sofiane cédée à 700 dinars le litre.

يونيو 24, 2009 by amamra  
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La localité de Sofiane, située dans la wilaya de Batna, se singularise par la très bonne qualité de ses produits oléicoles dont l’huile d’olive, cédée en ce mois de juin 2009 à plus de 700 dinars le litre mais toujours fortement demandée. La percée de Sofiane dans le domaine de l’oléiculture peut servir d’exemple à d’autres régions du pays pour une exploitation rentable des espaces semi-arides et des contrées montagneuses. Les oliviers plantés à travers le temps, s’étalent aujourd’hui sur 3.000 hectares dans la région de Batna, selon des sources officielles, qui indiquent que la superficie destinée à la filière de l’olive est en phase d’extension, pour tourner à moyen terme aux alentours de 5200 hectares. Les mêmes sources ajoutent que la production oléicole dans les Aurès, a atteint les 62.000 quintaux dont une partie est transformée en huile d’olive et l’autre écoulée sur le marché à l’état pur. Les familles de cultivateurs de Sofiane ont opté pour la filière de l’olive et semblent avoir acquis une notoriété et une réputation à grande échelle, du fait que les olives produites dans la région se développent dans les contours d’un sol rocailleux avec en relief un climat sec empreint non seulement de soleil et de chaleur torride mais aussi de douceur. La pureté de l’huile d’olive de Sofiane est à l’image de qualité exceptionnelle du fruit en lui-même sans oublier le travail propre et de valeur effectué par les huileries de la région où les techniques traditionnelles de transformation sont adoptées jusqu’à présent. Pour arriver à développer les filières agricoles, fixer les populations rurales autour d’activités rentables, permettre à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins, exploiter positivement les espaces semi-arides et protéger les terres fertiles contre la désertification, des efforts accentués et des actions soutenues doivent impérativement être engagées à destination des agriculteurs et des propriétaires terriens des espaces arides, pour les convaincre à abandonner la céréaliculture et les encourager à opter pour l’arboriculture fruitière en général et les oliveraies à titre particulier ce qui leur permettra d’avoir en main une source constante de revenus. Pour rappel et à titre indicatif, La culture de l’olivier occupe dans le monde presque 9 millions d’hectares pour une production annuelle de plus de plus 17 millions de tonnes d’olives sur les bases d’utilisation de techniques intensive et traditionnelles. Les quatre premiers pays producteurs sont l’Espagne, l’Italie, la Grèce, et la Tunisie puis viennent derrière d’autres méditerranéens dont l’Algérie.

Nasreddine Bakha

In L’Est

Républicain

Quotidien Indépendant. Algérie.

18 juin 2009.

De l’Algérien adorateur du destin

يونيو 23, 2009 by admin  
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//par Boudaoud Mohamed //
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Ce qui est écrit sur le front, les mains ne peuvent l’effacer. Proverbe algérien.

Si on faisait l’expérience d’enregistrer les paroles prononcées par un Algérien depuis ses premiers balbutiements jusqu’à son dernier souffle, dans le vocabulaire qu’il aura employé fréquemment au cours de sa vie, figurera certainement le mot « elmektoub », le « destin ».

L’Algérien a pour ce terme un immense respect. Écoutez-le quand il le prononce : sa voix tremble et ses yeux se brouillent. C’est de l’émotion. L’Algérien adore ce mot. Il le vénère. Il aurait sûrement aimé que sa langue maternelle soit réduite à ce vocable. Ou du moins qu’elle soit composée d’une poignée de mots qui auraient les mêmes vertus et la même efficacité que celui-ci. Car si l’Algérien emploie ce terme aussi abondamment, c’est qu’il lui attribue un pouvoir illimité. Dans le lexique d’un Algérien, il n’y a qu’un mot qui pourrait prétendre à autant de puissance, à autant de respect, c’est le mot « ma », « maman ».

Tout ce qui lui arrive de bon ou de mauvais, tout ce qui arrive sur cette planète ou ailleurs dans le vaste univers, l’Algérien l’explique par le Destin. Il n’hésite pas une seconde, c’est le Destin, affirme-t-il, avec un hochement de tête lourd de sens, qui signifie en particulier qu’il refuse d’avance toute autre explication. Et s’il arrive que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec cette manière de voir les choses (ce qui est presque impossible ici), l’Algérien, généreux, mais les oreilles fermées hermétiquement, le laissera étaler tous ses arguments, puis, aussi accroché à son point de vue qu’un responsable de chez nous à sa chaise, il répétera avec plus d’émotion que la première fois la sentence magique : « C’est le Destin. ». L’inébranlable Algérien ! Qui fait penser à un baobab.

Si le pain, la pomme de terre, et la limonade constituent l’essentiel de sa pitance, alors que d’autres veinards se remplissent le ventre de douceurs, c’est dû au Destin. S’il est tout le temps souffrant, le cerveau grillé par la fièvre, le responsable des microbes qui grouillent dans son corps, c’est le Destin. S’il rouille dans le chômage, tandis que certains gagnent un argent fou sans verser une goutte de sueur, c’est toujours le Destin. S’il étouffe lui et sa progéniture dans un taudis ou un logement-cage, et que des compatriotes à lui vivent dans des maisons qui évoquent un hôtel, c’est également le Destin. S’il gagne une misère en trimant comme un mulet. Si personne n’est venu frapper à sa porte pour demander la main de sa fille qui a complètement moisi dans l’attente. Vous avez deviné : c’est toujours l’implacable Destin qu’il invoque.

Évidemment, ça arrange certains responsables que l’Algérien colle tous ses malheurs au Destin. Et ça explique pourquoi ces responsables adorent les superstitions et les encourage en les nommant culture et identité. Ils lutteront, les malins, pour que le Destin fasse partie un jour des constantes nationales. Où trouveraient-ils une chance pareille ? Mais il ne faut pas oublier qu’un responsable algérien est avant tout et surtout un Algérien. Souvent, il ne s’agit pas d’un calcul de sa part, il est sincère, le Destin imprègne profondément sa vie. C’est pourquoi l’Algérie ne possède pas de projet de société. Ce qui est écrit, arrivera ! Pour un Algérien, s’asseoir autour d’une table et faire des plans pour l’avenir d’une ville par exemple est presque une perte de temps. Bien sûr, on se réunit tout le temps en Algérie, pendant des heures, mais sans accorder trop d’importance à la chose. Le Destin est présent dans la salle. On peut le lire dans les intonations, les paroles, les gestes et les regards. On en voit surtout les traces sur les procès-verbaux qui jaunissent dans les tiroirs. Qui ne sont jamais lus. Qui sont oubliés. Ou du moins négligés. L’Algérie est un navire piloté par le Destin.

Des humains aussi fatalistes que les Algériens, ce n’est pas la peine de vous déranger et de fatiguer votre mémoire, vous n’en trouverez nulle part. Même la littérature, qui pourtant a pour fonction principale d’inventer des histoires, n’a pas su produire un fataliste aussi parfait. Il semble qu’un certain Diderot a essayé avec un livre intitulé Jacques le fataliste, mais s’il était parmi nous aujourd’hui, il aurait sûrement déchiré son bouquin en mille morceaux.

Mais les exemples que nous avons cités plus haut pourraient faire croire que l’Algérien ne fait appel au Destin que quand il subit une quelconque injustice ou un évènement qu’il ressent comme une injustice. Non, ce n’est pas aussi simple que ça. L’Algérien ne se résume pas aussi facilement. Aucune description ne pourrait venir à bout de cet être bizarre. Voici d’autres exemples pour illustrer nos propos.

Quand un Algérien écrase un passant avec sa voiture, ce n’est pas dû à un excès de vitesse, au permis de conduire obtenu avec un pot-de-vin, ou aux trente bières qu’il a ingurgitées. Le chauffard qui était au volant, c’est le Destin. Quand il nettoie son arme, le canon dirigé sur son épouse, et qu’une balle part et traverse la poitrine de la pauvre femme, le doigt qui a appuyé sur la gâchette appartient au Destin. Quand il abandonne sur le sable d’une plage une boîte de conserve au couvercle aussi tranchant qu’un rasoir, et qu’un estivant marche dessus et récolte une blessure béante au pied, les vacances esquintées pour de bon, ce n’est pas lui qu’il faut montrer du doigt. Celui qui a tailladé la plante du pied du pauvre vacancier, c’est le Destin. Quand il laisse sans barrières une fosse qu’il vient de creuser au milieu de la chaussée, et qu’un passant se casse tous les os dedans, il n’y est pour rien. C’est encore le Destin qui a poussé le pauvre bonhomme dans le trou. Quand une Algérienne accouche tous les neufs mois jusqu’à ce que la ménopause vienne interrompre cet exploit cyclique qui a transformé la maison en pouponnière, et sa vie en enfer, ce serait une injustice de lui reprocher cette admirable fécondité. Elle n’a été qu’un simple distributeur de bébés entre les mains séductrices du Destin. Quand craignant la rumeur, elle se hâte de se débarrasser de sa fille en accordant la main de celle-ci au premier venu, et que ce dernier la lui renvoie de temps à autre tabassée et méconnaissable, ou l’enferme dans la cuisine jusqu’à ce qu’elle soit rangée dans une tombe, il ne faut pas l’accuser. C’est l’agence matrimoniale du Destin qui est à l’origine de ce malheur.

Vous voyez bien : il serait impossible de trouver une langue autre que la nôtre qui contiendrait un mot avec autant de force et de significations. On peut s’en servir dans toutes les situations. Vous n’aurez jamais une idée précise des services qu’il rend aux Algériens et de la reconnaissance révérencieuse que ces derniers nourrissent pour lui. Mot inépuisable. Mot magique. Là où il faudrait des heures de réflexion et de recherche pour expliquer un événement, dans les moments les plus gênants, l’Algérien prononce ce mot et tout rentre dans l’ordre. C’est une merveille ! La liste de ses vertus est aussi longue que celle des maladies que guérit le miel pur.

Et voici maintenant quelques conseils pour vous aider à chasser les mouches importunes qui pourraient venir zozoter autour de votre conscience et vous empêcher de déguster votre vie.

Si vous êtes un député et qu’un électeur mal élevé vous déclare qu’il a fait de vous un membre de l’APN gagnant plusieurs salaires par mois, non pas pour lever la main quand on vous le demande, mais pour parler de lui aux gouvernants, ne répondez rien à cet imbécile, ne soyez pas blessé par des idioties pareilles. C’est de la jalousie. Un jour il saura comme vous, que c’est le Destin qui a décidé de vous arracher à la vie traumatisante que vous meniez auparavant.

Si vous êtes nommé à un poste de responsabilité et qu’il vous parvient par des bouches amies qu’on répète partout que vous ne possédez pas les compétences requises, ou que c’est la main malpropre du piston qui est derrière votre nomination, laissez dire, ne vous tracassez pas, Monsieur. Les mauvaises langues sauront tôt ou tard comme vous, Monsieur, que c’est la main nette et pure du Destin qui vous a transformé en chef.

Si vous êtes un enseignant universitaire et que des envieux disent que vous percevez de l’argent pour des heures de vacation que vous ne faîtes pas, ou par l’intermédiaire d’un projet de recherche qui ne vous concerne pas, ne vous inquiétez pas, dormez tranquillement. Ils finiront, les jaloux, par se plier à l’évidence : le trésor public appartient au Destin.

Si vous êtes un patron et que des serviteurs fidèles vous rapportent qu’on raconte que vous faîtes trimer vos ouvriers plus que ne le faisaient les colons, continuez de les faire bosser comme vous l’entendez. C’est évidemment le Destin qui a divisé le monde des humains en deux : les patrons et ceux qui triment pour les patrons.

Les exemples foisonnent, mais il est temps de nous séparer. Cependant, nous voudrions ajouter quelque chose si vous le permettez. Ne croyez surtout pas que le mot « destin » n’a pas de place dans le parler des adolescents.

Que seuls les adultes en usent. Au contraire, nos enfants l’ont adopté et l’ont en quelque sorte modernisé. Par exemple, quand une jeune fille algérienne montre à ses copines la photo du beau garçon qui peuple ses rêves, elle roucoule, les yeux jetant des étincelles : c’est «mektoubi». C’est-à-dire, «mon destin». Vous voyez ! Il est partout ce mot ! Nous aurions aimé vous en parler encore, mais il était écrit que ce papier finirait sur ce roucoulement plein d’amour et de menaces.

in le quotidien d’oran du 30 juillet 2009

Quand le football réveille l’identité algérienne

يونيو 23, 2009 by admin  
Filed under Revue de la Presse

Dossier : Football

Après les manifestations de fierté et de joie pour l’équipe nationale

Par :Mounir Boudjema___

’identité algérienne peut-elle se reconstruire à travers le football ? L’affirmation peut paraître provocatrice et anticonstitutionnelle car les attributs d’une nation ne sont pas dans un ballon en cuir. Et pourtant, l’EN est en train de prouver, à son corps défendant, que c’est possible

Si l’on devait être rabat-joie, la victoire contre la Zambie ne vaut que trois points et ne nous mène pas encore au Mondial. Si l’on veut être acide, on dira qu’on n’a pas battu le Brésil en finale de Coupe du monde pour faire sortir des millions d’Algériens dans les rues dans un exutoire indescriptible. Ce qu’on a réalisé comme exploit sportif (victoire à l’extérieur sur un terrain africain), les anciens de l’équipe de 1982 l’avaient fait à chaque sortie sur les pelouses sèches de l’Afrique noire, sans qu’il y ait pour autant d’effusion de joie. Qu’est-ce qui a changé alors pour que l’EN soit devenue le catalyseur des espoirs de toute une nation ?
Lors de la glorieuse équipe nationale de l’ALN, la bande à Rachid Makhloufi avait fait du nationalisme algérien un prélude au combat pour l’Indépendance. Le football d’avant-1962 était un football de décolonisation, d’affirmation de son identité vis-à-vis du monde et de preuve de l’existence d’une nation algérienne, barrée des Nations unies mais réelle sur les terrains de football. L’équipe du FLN étant devenue le symbole le plus visible et retentissant de ce que les Algériens étaient capables de faire et de dire aux autres. Une affirmation de la différence d’une communauté qui voulait s’affranchir de la tutelle coloniale. Sur ce plan, l’équipe du FLN a rempli son contrat et a su fédérer les Algériens derrière une véritable idée du nationalisme. Au-delà de l’EN de l’époque, ce sont tous les clubs de football algériens qui étaient des écoles d’apprentissage au nationalisme radical. Avec l’avènement des couleurs des maillots qui étaient les signes avant-coureurs de l’emblème national et que l’administration coloniale pourchassait.
50 ans après, les Algériens descendent dans la rue dans une démonstration de force patriotique où l’on a constaté, bêtement interloqué, que des Algériens brandissent leur emblème national. Un acte en somme banal mais qui, avec la liquéfaction de l’idée de la nation et l’identité algériennes, notamment chez les jeunes, est trop notable pour passer inaperçu.
L’EN face au régionalisme des clubs
S’opposent à nous deux théories quant aux manifestations de joie des Algériens qui sont complètement antagonistes. L’EN est-elle l’expression ultime de la “balkanisation” de l’identité algérienne ou est-ce la reconstruction nationale de cette identité unitaire qui est en marche ? La question est assez grave pour être éludée.
Le football comme en ex-Yougoslavie peut être vecteur de différences si exacerbées qu’il peut prévenir d’une situation de dislocation de la nation. Les derbys, selon les régions et les clubs, comme en Espagne entre Catalans et Castillans, ou entre clubs croates et serbes, nous renseignent que le football peut être un accélérateur de haine, de tribalisme et de sectarisme. Le football algérien était à la lisière de ces contradictions régionales ces dernières années puisque certains préconisaient des championnats par région (Est-Ouest-Centre), alors que d’autres faisaient jouer le clanisme politique pour bien figurer dans un championnat.
Il en a été ainsi lorsqu’on considère que deux clubs de l’Ouest ne peuvent descendre en même temps en division inférieure (MCO et WAT en 2008) ou encore convaincre les Chaouia qu’un seul club de Batna suffit en division une. Ou que des villes comme Constantine, qui possède deux clubs phare (MOC et CSC), ne sont pas éligibles à l’étage supérieur. L’affrontement footballistique, qui avance son cortège de bastonnades et de violences à la sortie des stades (on pense aux incidents de Skikda, Sidi Bel-Abbès, Chlef ou Batna), peut susciter la division d’un pays. Le problème est loin d’être léger car les frustrations inhérentes à l’appartenance locale peuvent se substituer à l’idée nationale. Il en a été ainsi des anti-centralistes berbéristes qui voulaient s’approprier le symbole de la JSK comme les Basques l’ont fait depuis 40 ans avec l’Athletico Bilbao.

Harragas, binationalité et terrorisme
Tous ces indices sont des éléments à méditer dans le cadre de cette “balkanisation” par le football. Si l’on rajoute d’autres facteurs extérieurs, comme le phénomène de la harga, expression physique du délit de fuite face à son identité, ou encore les naturalisations en masse des Algériens qui n’hésitent pas à creuser leur arbre généalogique pour trouver un ancêtre ayant servi la France coloniale, ou pis encore, le refus de certains élèves de lever les couleurs nationales dans les cours d’école, le football est devenu le reflet de ces antagonismes internes. Que dire donc du travail de sape psychologique et physique du terrorisme islamiste contre l’Algérie et ses symboles, contre ses moudjahidine, soldats et intellectuels qui visait à pervertir et nous faire douter sur l’idée même de notre volonté d’appartenance et donc de résistance ! Et il est paradoxal, dans le cas de cette équipe nationale version 2009, que la réussite vienne de joueurs qui, eux-mêmes, n’assimilent pas très bien l’idée de la nation. Pour preuve, beaucoup de joueurs expatriés ont été “démarchés” pour venir défendre le maillot national au lieu que cela soit un acte spontané. N’est pas Rachid Makhloufi ou Didier Drogba qui veut !

Le réveil nationaliste
Le versant positif de cette réussite sportive est que le succès de l’EN peut être le début d’une reconstruction de l’unité nationale. Bouteflika pourrait dire : “Et moi ?” Il est évident que le président algérien ne disait pas l’inverse depuis plus de 10 ans sur la nécessité de nous reconstruire notre identité, mais le message avait du mal à passer. Face à la défiance de l’écriture de l’histoire algérienne, de la fracture des générations, du refus de l’acceptation des attributs de la nation. Si l’on y ajoute l’influence culturelle de l’Occident qui prône la mondialisation, et de l’Orient qui prône un islamisme de l’oumma plus fort que le particularisme local, le football n’échappe pas à la régression identitaire.
Il ne s’agit pas là du retour aux démons du nationalisme, mais de reconquête d’une identité longuement escamotée par tous ces paramètres. La joie des Algériens peut être les prémices salvatrices d’une valorisation de notre identité nationale face aux autres. Affirmer que l’Algérie est de retour au-devant de la scène internationale, fut-elle uniquement sportive, ce que ne cessent de répéter les diplomates depuis des lustres sans la démonstration qui va avec. Pour des nations comme l’Algérie, la renaissance de son football national, celui de l’équipe nationale, unificateur et souverainiste, face au football des clubs, chauvin et régressif, peut être le début d’une nouvelle histoire d’amour avec notre “algérianité”. Pour ce faire, cette idée nationale doit être décontaminée de toute réappropriation par le religieux. On a gagné non pas parce que les prières du commentateur de l’Unique, de Saâdane, de Raouraoua ou de Saïfi ont été entendues, mais parce que chacun, État, instances fédérales, staff technique et joueurs se sont investis dans l’idée même de reconstruire un patrimoine de l’Algérie qu’est notre équipe nationale. Car, dans un passé récent, en plein cœur du terrorisme, les Algériens étaient sortis avec le drapeau pour manifester leur joie lors de l’élection présidentielle de 1995, qui a été le début de la fin du terrorisme et que les islamistes taxaient ces Algériens joyeux d’agents du pouvoir dans des véhicules banalisés. Ce samedi, on a vu des millions d’Algériens sortir crier leur fierté d’être ce qu’ils sont, dans une Algérie pourtant sans loisirs alors qu’on venait d’enterrer 28 de ses braves soldats. Une sorte d’appel de la vie. Le football étant le ciment de cette nation, au plus tard jusqu’à juillet 2010 quand s’achèvera la Coupe du monde en Afrique du Sud où l’on serait allé. Après, il faudra trouver autre chose. Comme avertissait l’ancien président américain Gerald Ford : “Un succès sportif peut servir une nation autant qu’une victoire militaire.”

les jeunes d’aujourd’hui redécouvrent enfin les valeurs de la patrie
Le flambeau du patriotisme ne s’est jamais éteint en Kabylie
Par :Mohamed Haouchine

L’espace d’une simple partie de football remportée par les vaillants Fennecs de Rabah Saâdane, et voilà que tout un volcan de nif et de dignité explose dans nos villes et nos campagnes.

Après plusieurs années de galère, de doute et d’insécurité, l’Algérien a-t-il retrouvé ses repères et sa fibre nationaliste ? À Tizi Ouzou comme dans les contrées les plus reculées du Djurdjura, là où le maréchal Bugeaud avait essuyé jadis les pires affronts des insurgés kabyles d’El-Mokrani ou de Lalla Fadhma n’Soumeur au milieu du XIXe siècle, ou encore là où l’armée coloniale du général Challe avait enregistré les plus grandes pertes de son histoire, face aux glorieux combattants du colonel Amirouche et de Mohand Oulhadj, le patriotisme puise toujours ses racines ancestrales qui font encore frémir de fierté et de bravoure les monts du Djurdjura et les maquis de l’Akfadou et de Tamgout. L’espace d’une simple partie de football remportée tout récemment par les vaillants Fennecs de Rabah Saâdane, et voilà que tout un volcan de nif et de dignité envahit nos villes et nos campagnes. L’espace de quelques décennies de turbulences et d’errements regrettables imposés par une histoire pleine de dérapages et de paradoxes, et voilà que l’Algérien se remet à se réconcilier avec lui-même. En fait, les années passent et se chevauchent parfois en matière de revendications linguistiques et identitaires, mais aussi de révoltes sociales et populaires, mais la Kabylie est restée fidèle aux valeurs sacrées de la patrie, celle des Abane Ramdane, Amirouche, Krim Belkacem, Mohand Oulhadj et Ouamrane, héros de la révolution sacrée de Novembre 1954, mais aussi celle des Tahar Djaout, Kamel Amzal, Matoub Lounès, Smaïl Yefsah, Rachid Tigziri, Guermah Massinissa et tous les autres martyrs de la démocratie morts pour une Algérie meilleure. Bien évidemment, il y a ceux qui estiment que la famille et l’école d’aujourd’hui ne jouent plus leur rôle de génératrices de conscience nationaliste et de profond attachement à la patrie. D’autres voix, beaucoup plus nombreuses celles-là, s’élèvent ici et là pour rappeler en fait que l’Algérien a toujours le “bled dans le sang” car, dans les moments difficiles, on ne peut tourner le dos à tout ce qui touche aux constantes nationales. Que de dures épreuves n’a-t-on pas vécues ces dernières années en Kabylie où l’union sacrée a toujours été de mise : les douloureux évènements du Printemps berbère d’avril 1980, la tragédie du Printemps noir de 2001, le tremblement de terre de 2003 et les inondations de Bab El-Oued, pour ne citer que ces dures épreuves, ont prouvé à chaque fois que la flamme du patriotisme et l’amour de la patrie n’ont jamais déteint de leur valeur en Kabylie. “Entre l’Algérie et la démocratie, j’opterai sans réfléchir pour l’Algérie”, disait le brave et regretté da Slimane Amirat d’une voix qui résonne encore à travers les échos du Djurdjura. “L’amour de la patrie coule dans nos veines et nous colle à la peau”, me disait un jour le vaillant et sage da Ali Zamoum, cet homme légendaire qui eut l’insigne honneur de dupliquer dans son village natal d’Ighil Imoula le document historique portant proclamation du déclenchement de la révolution de Novembre 1954 à travers tout le pays. Ce sont toutes ces valeurs jalousement ancrées en nous qui donnent la nette impression d’avoir retrouvé ces dernières années leur valeur et leur signification. À Tizi Ouzou, Larbaâ Nath-Irathen, Azazga, Aïn El-Hammam et dans les contrées les plus reculées de la Kabylie belle, rebelle et fidèle, tous les jeunes d’aujourd’hui qui s’évertuent à exhiber à chaque occasion l’emblème national le font de plus en plus fort et avec beaucoup plus de conviction, de fierté et de dignité comme pour affirmer en fait qu’une flamme ne s’éteint jamais. Il est à espérer que cette lueur d’espoir et ce regain d’intérêt de la génération actuelle pour la mère patrie embaument davantage notre quotidien pour que l’Algérie retrouve sa quiétude, sa saveur et son lustre d’antan. Djerdjer yessawal i l’Aurès (le Djurdjura appelle l’Aurès), chantait le mythique Lounès Matoub, et voilà que les échos des montagnes répercutent au loin le fameux “one, two, three ! Viva l’Algérie !” comme pour redonner des forces tangibles et des lueurs d’espoir à tout un peuple qui ne veut guère baisser les bras et qui continue de croire en son étoile.

Des slogans à la gloire des verts et de leur entraîneur ont fusé à Alger
“Djeïch, chaâb maâk ya Saâdane”
Par :Chérif Memmoud

L’équipe nationale gagne, le peuple algérien exulte. Une joie perdue depuis bien longtemps ; la dernière allégresse nationale remonte à 1990, date de la consécration des Fennecs champions d’Afrique des nations. Ils étaient des milliers à sortir dans les rues d’Alger pour exprimer leur joie, mais surtout leur orgueil de retrouver leur équipe nationale “el khadra taâna”. Bab El-Oued et Belcourt, deux quartiers populaires qui ont vibré durant deux jours et deux nuits, chantant sans arrêt l’exploit de Gaouaoui et de ses camarades en Zambie. Du côté de l’avenue Abderrahmane-Mira, à Bab El-Oued, toutes générations confondues, la population a fait la fête, retrouvant, l’espace d’une victoire, la joie de vivre, mais surtout la fierté d’être algérien. Tous vêtus de maillots des joueurs de l’équipe nationale, drapeaux à la main, ces milliers de supporters, avec toutes leurs différences, se sont mis sous une seule et unique teinte aux trois couleurs, celle de l’équipe nationale, de l’Algérie. “Je ne sais pas quoi dire pour décrire ma joie ; je ne trouve pas les mots qu’il faut ; je suis vraiment aux anges. Cela fait longtemps que je n’ai pas eu ce sentiment de fierté. Vous savez comme tous les autres jeunes d’Algérie, il y a eu des moments où j’ai perdu espoir de voir un jour ce genre de manifestation se produire. Aujourd’hui, ça se réalise grâce à notre équipe nationale. Rabah Saâdane a fait un excellent travail. Personne n’a pu faire ce qu’a fait l’équipe nationale pour la jeunesse, ce n’est pas de la politique, ce n’est pas du baratin, ni des mots en l’air, Ziani et les autres l’ont fait sur le terrain. Ce sont eux les héros de l’Algérie. Ils ont réellement accompli leur devoir de citoyens et d’ambassadeurs de l’Algérie, loin de la démagogie”, soulignera un citoyen. C’est quasiment le même son de cloche du côté de Bab El-Oued ; en plus des nombreuses banderoles et drapeaux qui ornaient l’avenue Abderrahmane-Mira, les fumigènes fusaient de partout, des voitures et même des toits des immeubles. “Djibouha ya loulad” ; cela rappelle à tout le monde la fameuse équipe de 1982. Un quadragénaire présent avec ses deux enfants n’a pas hésité une minute à faire le lien. “On se croirait en 1982, après la victoire des Verts face au géant allemand. Je dirai que ces moments sont plus intenses vu ce que notre pays a traversé durant des années”, nous dira-t-il avant de chanter à tue-tête avec ses deux enfants, les visages barbouillés en vert, blanc et rouge. Un autre, que nous avons approché tout en étant dans la fête, n’a pas omis de rendre hommage aux 18 gendarmes assassinés la veille dans un guet-apens du côté de Bordj Bou-Arréridj.

in liberté du 23 juin 2009

Batna: Les éleveurs vident leur sac

يونيو 21, 2009 by admin  
Filed under Revue de la Presse

par Manaa Nacer
L’élevage bovin dans les Aurès occupe une place importante dans la vie des Auressiens en général, surtout que la majorité des citoyens sont des fellahs et dépendent de l’agriculture et de l’élevage dans leur vie quotidienne, en contribuant à l’économie nationale. Ces éleveurs fournissent l’élément de base aux unités industrielles (lait, viande, peau, etc…), donc cette activité est considérée comme facteur vital pour les éleveurs et les fellahs dont les ressources ne sont basées que sur le potentiel de leur élevage. Cependant, l’élevage dans la wilaya de Batna rencontre de nombreuses contraintes.

En effet, c’est grâce au quatrième Salon de la vache laitière, organisé dernièrement dans la daïra d’El-Mader, wilaya de Batna, que l’ensemble des éleveurs, fellahs, autorités et partenaires du secteurs se sont réunis pendant trois jours afin de discuter de leurs préoccupations.

Selon les organisateurs de la manifestation, la daïra d’El-Mader représente l’un des bassins laitiers importants que compte la wilaya avec 3.000 vaches laitières qui produisent 20 litres par jour soit une production globale de 60.000 litres/jour. Selon le président de l’Association des éleveurs, M. Ayet Hacen, la majorité des éleveurs utilisent l’insémination artificielle. Il faut noter aussi que cette expérience de l’insémination artificielle a donné, d’après les fellahs, de très bons résultats, et plusieurs éleveurs ont pu produire de bonne race de génisse qui peuvent soutenir la production laitière dans la wilaya.

Par ailleurs, certains éleveurs qu’on a rencontrés nous ont avoué qu’ils n’ont pas pu abandonné cette activité dont ils ont hérité de père au fils à cause des entraves qu’ils rencontrent quotidiennement. Ami Hicham Grabsi, l’un des grands éleveurs dans la wilaya de Batna, fort connu à l’échelle nationale, voire internationale, nous explique que la facture de consommation d’électricité dépasse les 08 millions de centimes chaque bimestre et aucune aide de la part de l’Etat n’a été enregistrée dans ce contexte, en plus de ça, la prime de production de lait estimée à 12 DA le litre n’a jamais été donnée à temps, un grand retard enregistré au niveau du payement de ces primes.

En outre, plusieurs maladies menacent la vache laitière, ce qui engendre généralement des pertes au cheptel et dans ce cas, explique un éleveur, l’assurance ne rembourse qu’une somme de 40.000 DA pour une génisse de 270.000,00 DA.

D’autres éleveurs veulent qu’ils soient seulement encouragés par les services agricoles de la wilaya en les orientant, afin d’améliorer la production de lait, en leur dépêchant des techniciens spécialisés dans la gestion des fermes, car il s’agit d’un plus pour l’économie nationale.

in le quotidien d’oran

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