Cheikh Belkacem Derdour inhumé à Batna

مارس 23, 2009 by admin  
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EL MOUDJAHID
21-03-2009

La dépouille mortelle du défunt Cheikh Belkacem Derdour décédé à l’âge de 96 ans a été inhumée vendredi au cimetière de la ville de Batna.
La cérémonie d’inhumation s’est déroulée en présence d’une foule nombreuse de citoyens, de disciples du Cheikh, de personnalités nationales, d’anciens ministres et de figures religieuses de la wilaya.
Né en 1913 au village Hidouch dans la daïra de Theniat El-Abed, le défunt avait évolué dans une famille comptant nombre d’érudits a confié un de ses brillants disciples, M. Bala Mohamed-Sghir qui rappelle que son grand-père, El-Hachemi Benderdour est le fondateur de la zaouia des Dradra.
A 11 ans il reçoit les enseignements d’importants érudits dont Cheikh Zemmouri. Après y avoir appris le Saint Coran le regretté Belkacem Derdour a rejoint la Zaouia de Tolga où il appris la jurisprudence de Ibn Achir. Il n’avait alors que 17 ans.
Après un séjour en France dans les années 1930 puis au Caire (Egypte), il retourne au pays et adhère à l’Association des Ulémas algériens.
En 1962, il fonde l’institut islamique, nommé par la suite l’institut de l’enseignement fondamental et des Affaires religieuses. Le défunt a occupé plusieurs postes notamment inspecteur des affaires religieuses et de wakfs et inspecteur régional des affaires religieuses. Il mis a profit sa retraite pour se consacrer à la prédication à travers les mosquées de la wilaya.
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt Cheikh Belkacem Derdour, l’assurant de sa profonde compassion et priant Dieu de lui accorder Sa Miséricorde.

MALADIES RESPIRATOIRES À BATNA

مارس 22, 2009 by admin  
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En attendant la promulgation du décret exécutif pour la protection des tailleurs de pierre
//par Mohamed Houadef//
Lors des 18es journées de pneumo-phtisiologie tenues les 10 et 11 du mois en cours, la Société algérienne de pneumophtisiologie a décerné le Prix national de la matière au docteur Ali Hamizi de Batna pour son travail sur la silicose chez les artisans tailleurs de pierre de T’kout.
Cette étude a été présentée par le Dr Hamizi A. à l’occasion de plusieurs congrès nationaux et internationaux, ce qui lui a valu des distinctions, entre autres, le prix maghrébin (Tunisie-décembre 2007) et bien sûr le prix national cette année. Notons qu’une rencontre nationale sur la silicose a été organisée en avril 2008 à Batna par la Société algérienne de pneumophtisiologie à laquelle avaient participé des experts nationaux et étrangers en plus des représentants de quinze ministères. A l’issue de ses travaux, des recommandations réglementant le métier de tailleur de pierre et la nécessité des mesures de protection respiratoire indispensables répondant aux normes scientifiques et réglementaires. Une commission nationale a été chargée du dossier pour la promulgation d’un décret exécutif à cet effet. Le Dr Hamizi est triste du fait que le décret n’a toujours pas vu le jour. Il dira qu’il n’est pas possible d’interdire cette activité de «tailleur de pierre» qui absorbe une grande partie du chômage dans la région de T’kout de par la création d’emplois directs et indirects. Il a recensé lors de ces travaux de recherche entre 1 000 et 1 200 artisans tailleurs de pierre exerçant à travers le territoire national dont 50% sont atteints par la silicose à divers degrés de gravité. Le Dr Hamizi est catégorique : la maladie ne se manifeste qu’au stade de complication et n’a de remède que la prévention. Il dira pour conclure que les tailleurs de pierre, qui continuent à s’exposer par l’inhalation de fortes concentrations de poussières, développent des formes particulièrement graves de silicose. Quarante parmi eux (34 de T’kout, 4 d’Inoughissen et peut-être d’autres ailleurs en Kabylie) sont décédés. Les tailleurs de pierre méritent une attention particulière et une protection urgente. L’action globale du travail scientifique n’aura de sens qu’avec la promulgation de ce décret réglementant cette activité «lucrative certes, mais qui ne peut être exercée sans une protection respiratoire répondant aux normes scientifiques et réglementaires».

le soir d’algérie du 18 mars 2009.

Batna pour faire taire toutes les rumeurs

مارس 21, 2009 by admin  
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//Par : AZZEDDINE BENSOUIAH//
C’est un départ en fanfare que le président-candidat vient de donner à sa campagne électorale pour un troisième mandat à partir de Batna. Bouteflika s’est même offert un bain de foule comme il les aime bien, avec baroud et zorna, sous haute protection.

“Nous sommes de retour. C’est ici que résident le courage et la fierté”, a-t-il lancé à la foule de partisans à la salle omnisports. Une façon de dire que la menace terroriste, réelle ou supposée, ne pourra pas le faire reculer. Une façon également de flatter l’ego des Chaouis, après la blague des “makrouts” qu’ils n’ont pas trouvé à leur goût. Bouteflika poussera la flatterie jusqu’à affirmer que c’est la seule région du pays où, “le long de mon parcours, personne n’est venu me remettre une enveloppe” de doléances.
Une affirmation démentie quelques minutes après par une femme qui demandera la parole et qui sera invitée à la tribune par M. Bouteflika, avant que ce dernier ne se rende compte qu’elle voulait lui poser un problème personnel : “Aujourd’hui, je ne suis pas président”, et de la reconduire jusqu’aux escaliers. Dans son meeting interactif, Bouteflika fera monter une autre femme qui lui lira un poème tout à sa gloire. Le président-candidat a justifié le choix de Batna pour démarrer sa campagne électorale par le fait que cela coïncidait avec le 19 mars, fête de la victoire. Tout en rendant hommage à Mostefa Benboulaïd, dont la famille était au premier rang dans la salle omnisports de Batna, Bouteflika a tenu à saluer l’ancien président Liamine Zeroual, dont le fils Karim était lui aussi présent au premier rang, même s’il a tenu à préciser aux journalistes que sa présence revêtait un caractère personnel. Bouteflika a salué son prédécesseur qui avait pris les commandes du pays durant les moments les plus durs. La salle applaudit fort. Le message se voulait une réponse aux rumeurs disant que les Batnéens auraient aimé voir Zeroual se représenter. Difficile de le vérifier, sachant que dans la salle, la plupart des présents sont venus, par bus, des wilayas limitrophes, notamment celles du sud de Batna. Pour son premier meeting électoral, le candidat Bouteflika n’a pas été trop loquace. À peine trente minutes, entrecoupées de dialogue avec l’assistance, pour faire un bref rappel de son bilan de la décennie écoulée et tracer les grandes lignes de son programme pour le prochain quinquennat. Il martèlera que la réconciliation nationale reste incontournable pour bâtir l’avenir et ressortira la vieille recette de la querelle entre laïcs et islamistes à laquelle il ne voudrait pas prendre part. En matière de bilan, il dira qu’il a tenu ses engagements, que ce soit en matière de rétablissement de la paix, de retour de l’Algérie sur la scène internationale ou encore de remboursement de la dette extérieure. Il ne détaillera pas son programme de 150 milliards de dollars, mais insistera, à la fin de son discours, sur le vote massif des Algériens. “Certains disent que cette élection est jouée d’avance”, alors que lui demande à tout le monde d’aller voter, pour lui, ou pour un autre candidat, ou même avec un vote blanc, histoire de dire non aux appels de boycott et de démentir les prévisions pessimistes du “monde qui nous surveille”, conclura-t-il.

/// liberté du samedi 20 mars 2009///

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Le « à prendre ou à laisser » de Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika a entamé jeudi sa campagne électorale à Batna. Des portraits géants et des banderoles du candidat pour un troisième mandat ont orné les façades des immeubles et des institutions étatiques.

Batna. De notre envoyée spéciale

Le choix de Batna pour un début de campagne ne semble pas fortuit. Le staff du candidat en a décidé ainsi par défi et pour effacer apparemment le souvenir amer de septembre 2007, où Bouteflika avait alors échappé à un attentat le ciblant directement. La salle omnisports de la ville a été soigneusement fardée et peinte en bleu pour la circonstance. L’assistance, composée majoritairement de jeunes universitaires affiliés à l’UNEA et à l’UNJA, dansait et chantait au rythme de la musique chaouie. Ils sont venus de différentes régions du pays, même d’Alger et de Blida, assister au meeting. Les organisations satellitaires et les comités de soutien ont veillé au grain. 11h15. Bouteflika fait irruption dans la salle pleine à craquer, des applaudissements nourris de youyous fusent de partout. « Je suis revenu à Batna », lance d’emblée Bouteflika. « Je suis revenu dans la ville où j’ai failli être un martyr », se rappelle-t-il, allusion faite à l’attentat. Louant les mérites des gens des Aurès, il lancera : « Je suis venu à Batna pour que vous me cautionniez comme à l’accoutumée.

J’ai ainsi choisi les Aurès pour entamer ma campagne électorale en raison de ce que représente cette région pour moi et pour le pays. » Forts applaudissements dans la salle. Avant d’entamer son discours improvisé, Bouteflika rend hommage aux membres de la famille du chahid de la révolution, Mustapha Benboulaïd, présents dans la salle ainsi qu’à l’ancien président Liamine Zeroual, dont l’un des enfants, Karim, était assis au premier rang. Bouteflika n’est pas venu à Batna présenter un programme, ni un plan d’action, mais juste pour demander à la population d’aller voter le jour « J ». « Je suis porteur des mêmes idées et du même programme de développement économique et social du pays, qui s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai entrepris et qui est basé sur la réconciliation nationale. C’est à prendre ou à laisser. » Abordant la situation sécuritaire et fustigeant les extrémistes, Bouteflika a indiqué que « l’Algérie appartient à tous les Algériens et pas seulement aux laïcs ou aux islamistes ». Revenant sur les dix années à la tête de l’Etat, Bouteflika a estimé qu’il a respecté ses engagements portant sur le rétablissement de la paix. Sur ce registre, il s’attribue les bons points : « Nous avons choisi l’option du remboursement, car il y va de la fierté de l’Algérie et j’ai promis la création de trois millions d’emplois et de 1,5 million de logements en cinq ans ; ce qui a été réalisé en dépassant même nos prévisions », ajoutera-t-il.

Par Nabila Amir

Ce que doit craindre le Président

مارس 20, 2009 by admin  
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par El Yazid DIB
Lui ou un autre, le prochain président ne doit avoir, comme souci majeur et national, que celui de pouvoir rendre son peuple heureux. Il devra donc créer le bonheur et la sensation du bien-être dans chaque corps citoyen. Et pourquoi fera-t-il ça ?

Il n’existe pas un foyer où l’amertume n’est pas de mise. L’angoisse mine tous les visages que l’on rencontre chaque matin. Elle s’efforce à s’insinuer à partir des profondeurs de la banale discussion jusqu’aux conclaves officiels. Les partis sont devenus moroses, la rue aussi. Où aller ? Même le menu que nous offre la presse à part le fouillis et les mots fléchés, est lui aussi soumis, événement oblige, à ne relater que ce qui fait mal. Assassinats, terrorisme, grève, hausse des prix, khalifa et j’en passe.

Dans ce pays, l’on dirait qu’en plus de la fuite des capitaux, des cerveaux, la joie aussi a foutu le camp. Laissant place au dénuement et aux angoisses. Malgré les embellies, financières, électorales, il n’en demeure pas moins que rien ne semble indiquer une quelconque joie de vivre ni celle de travailler encore plus oser espérer. Le pessimisme gagne tous les coeurs. Plus personne n’arrive à convaincre personne. Les mômes dans les écoles ne croient plus ce qui s’enseigne comme vérité, nationalisme ou autres. Seule importe cette note assurant un passage ou une réussite. L’université n’est faite que d’un unique et rébarbatif cursus. Les grèves. Les lycées aussi. Les professeurs du secondaire, à force de ne pas être écoutés s’arrangent pour le mieux de réussir la prochaine grève. La tutelle, le ministère, dont le titulaire détient le record de longévité et survit sans fracas à toutes ses réformes. Réformes contre réforme, l’ont est bien arrivé à détruire toute réforme. Comme l’impôt, trop de réformes tue la réforme.

Les gens ne voient plus rien venir sauf si n’était cette inquiétude sociale qui tarauderait l’esprit le plus juste de ceux qui, rares, sont aux commandes des destinées diversifiées du pays. L’on n’ose pas se dire toutes les vérités. L’allusion dans les propos officiels est devenue telle une règle syntaxique évitant à bon escient le style connu du clair, net et précis. Tellement la morosité ait pu faire son petit bout de chemin dans les allées des coeurs souffrants, qu’il ne se trouve plus d’ambitieux pouvant afficher des prétentions de vivre mieux. Le bonheur aussi aurait été rendu otage du système. Comment garder le moral des troupes en éveil souriant, quand le chargé de le leur donner se trouve en pleine tempête ? Les raisons en vue de fuir ou de sortir de l’orbite sensée vous contenir sont tellement justes qu’aucune logique ne pourrait les disqualifier. Ils sont nombreux les grévistes autant que les affamés le sont et au même titre que les diplômés chômeurs ou les chômeurs tout court. La femme algérienne est aussi dans un tourbillon que le Code de la famille ne cesse de la ballotter en tant qu’épouse, mais idem pour le couple qu’elle constitue. Le tout évolue dans les sentences variantes du rituel jusqu’au civilisationnel. Quel statut personnel lui faudrait-il qu’elle embrasse ? Entre le prêche d’un vendredi, foulard en tête et la baignade estivale toujours foulard en tête, tout le monde se cherche, sinon cherche un référentiel d’état, du moins du paraître. La société étant ainsi faite, connaît dans sa progression plusieurs effets tant positifs que négatifs. Les autres effets induits ne peuvent être que pervers. L’imposture transperce toutes les institutions de l’Etat. Les entreprises ne sont prêtes qu’à être éligibles, faillite en bout de mire ; au registre des offres publiques d’achat. L’intrusion se trouve partout. Quiconque peut devenir quiconque. Du maire, au député. Du directeur au directeur général. Sans aucun scrupule, l’appétence demeure béante par rapport à la capacité réelle de l’individu. Celui qui, la veille, rêvait en sourdine l’effleurement avec un poste donné, se réveille au bon matin et se trouve par une grâce, je ne pense pas qu’elle soit d’origine divine, investi d’un pouvoir de vie ou de mort sur des milliers de paniers de compétences et d’ingénierie technique, ne peut que rire et sourire en sourdine à cette destinée inespérée. Rien ni personne n’empêche le pauvre, par subterfuges, de s’enrober dans le faste du luxe et de l’embourgeoisement. Les banques, effectivement, ne prêtent qu’aux riches. Ils s’enrichissent davantage sur les ruines encore en décombres des bougres justiciables à outrance et imposables à satiété. La richesse des uns peut provenir de la richesse des autres, elle peut tout aussi provenir de la pauvreté des autres, mais pas forcément en les rendant plus pauvres tout en appauvrissant leur gène de régénération. La justice n’est pas dans la justesse du droit mais dans celle de la sentence. Car à quoi rimait, en fait, le fait d’avoir les meilleurs codes, les législations les plus complètes, si, au tournant d’un événement ou d’une circonstance, l’application serait compromise, compromettante ou incomprise ?

Le fossé qui sépare des éléments sensés former l’unité d’une oeuvre est visible en tout domaine. Ainsi, une opération électorale supposerait l’existence de deux acteurs. L’éligible et l’électeur. L’on n’y voit que l’engouement du candidat. L’autre partie est totalement désintéressée. L’exemple reste édifiant à voir la dense foule faire le guet par-devant les sièges centraux des partis pour un éventuel cautionnement ou parrainage, ou prise de part dans un comité de soutien, alors qu’ailleurs dans la rue, les badauds donc les électeurs se demandent s’il s’agit là d’une agence d’emploi, de recrutement ou d’une distribution de logements. C’est un peu çà à quelques différences près. La chasse des privilèges. Le même fossé existe aussi dans d’autres corporations. Qui active dans telle ou telle association ? Sans adhérents, sans militants, l’on n’y voit que le ou les responsables s’intronisant pour agrandir l’impact et tentant de dimensionner les sièges qu’ils occupent. Ceci sera également valable dans le champ culturel. Il y a des musées, pas de visiteurs. Il y a des auteurs pas de lecteurs. Il y a de la poésie, pas de critiques littéraires. Mais encore, le hic c’est qu’il n’y a pas de logements, mais beaucoup de demandeurs. Il n’y a pas de postes vacants, mais beaucoup de sans-emploi. Aléatoirement, l’on constate qu’en face d’une production donnée, pas de consommateurs. Inversement, face à une demande accrue, pas d’offre du tout. C’est dire que le fossé s’agrandit de jour en jour. Le pouvoir est en face d’une façade semblant incarner l’opposition, mais agit seul et sans aucun opposant. Autrement, il y a une opposition, mais pas d’opposants. Les quelques oppositions qui puissent se pratiquer reposeraient en tant que revendications, ou sur un point de fixation personnel sur une cible déterminée ou sur un intérêt étroit quoique politiquement réduit à une utilité publique.

Ce qui peut être qualifié d’écart de démarche, ce sera aussi ce paradoxe qui perfore l’équilibre du moyen et de l’objectif. A quoi en réalité est destiné le programme de relance économique, si le citoyen perd toute envie de continuer à l’être ? Soit de persévérer à « jouir » de cette qualité. Il se dit, en son for intérieur, qu’il ne constitue qu’une unité statistique dans un état de recensement démographique. A la limite, il est inscrit anonymement dans une case devant servir un chiffre. Ce sentiment est malheureusement partagé par l’ensemble des éléments de la masse sociale. Même le ministre n’est certainement pas bien dans sa peau, tant que son poste, sa position et ses manoeuvres sont astreints à une conjoncture dont le dénouement et le devenir lui échappe totalement. Le comble de sa souffrance c’est que s’il avait pu savoir le moment le rendant ministre, il ne saurait point quand, il ne le sera plus. A quoi serviraient les plans de modernisation si l’on continue à faire appel à du réchauffé, à l’immérité ou à du simple copier-coller ? Quand une crème quitte un gâteau, ce n’est pas à la cerise congelée de pouvoir donner tout le bon goût du met.

Il y a toujours une raison à la déraison. La folie est, lorsque le bon sens fout le camp, une bonne raison pour s’enfuir du réel. La léthargie, la somnolence ou l’hibernation s’avérerait une thérapie d’urgence. Donc, le président n’aura qu’un souci, c’est celui de s’atteler à rendre son peuple heureux. Le malheur, si par malheur continue de sévir, sera sans doute la grosse crainte qui taraudera le pouvoir…

50% des tailleurs de pierres sont atteint de silicose selon le Dr HAMIZI

مارس 16, 2009 by admin  
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Le Dr Ali Djamel Hamizi, pneumo-phtisiologue a indiqué mercredi à Alger que 50% des tailleurs de pierre exerçant dans la région de Tkout, wilaya de Batna, sont atteints de silicose à divers degrés de gravité. Intervenant lors des 18e journées nationales de pneumo-phtisiologie, le Dr Hamizi a fait savoir que “1000 à 1200 personnes exercent le métier de tailleurs de pierre au niveau national”. “La moitié de ces artisans, déplore le spécialiste, contracte cette affection mortelle incurable due à l’accumulation de poussière de silice dans les poumons”. Le métier de tailleur de pierre, utilisée dans la décoration des maisons et des bâtisses, est apparu ces 15 dernières années dans la région de Tkout, commune d’Arris, et s’est étendu à d’autres régions, relève-t-il.

Ces artisans, note l’intervenant, travaillent pour leur compte et ne bénéficient guère de l’assurance sociale, ce qui complique davantage leur prise en charge médicale ou la prise en charge sociale de leur famille après leur décès.

D’autre part, le Dr Hamizi a indiqué que la silicose ne peut être diagnostiquée qu’à la faveur d’une imagerie médicale, ajoutant que “les symptômes ne sont visibles qu’à un stade avancé de la maladie qui provoque des difficultés respiratoires”.

“40 tailleurs de pierre sont décédés, dont le plus jeune est âgé de 21 ans”, déplore-t-il.

Devant ce constat, le spécialiste a appelé les autorités publiques à réglementer ce métier et à préserver ses artisans, faisant observer que les masques utilisés par certains artisans ne répondent pas aux normes requises en la matière et ne leur assurent qu’une protection partielle et provisoire, mettant ainsi leur vie en danger.

Aussi a-t-il plaidé pour le renforcement des moyens de protection parallèlement aux actions de sensibilisation sur les risques de ce métier qui, tout de même, a résorbé le taux de chômage dans la région de Tkout et s’est développé dans d’autres régions comme la Kabylie.

A noter que le Dr Hamizi a mené une étude sur les tailleurs de pierre à Tkout et reçu, à ce titre, plusieurs prix au niveau national et international en 2007 et 2008. Il a également élaboré divers guides de sensibilisation des artisans de la wilaya de Batna et pris en charge quelque 715 cas de silicose.

[Aps 12/3/09]