Libérons Muntadhar Zaïdi
فبراير 27, 2009 by admin
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// Par Yasmina Khadra//
Il est jeune, il est journaliste, il est irakien et il risque 15 ans de prison pour avoir lancé ses chaussures contre un président américain qui a précipité l’Irak dans l’enfer et causé la mort de plus d’un million d’innocents avant de rentrer chez lui comme si de rien n’était. Il s’appelle Muntadhar Zaïdi et il croupit dans des geôles infectes parce que son sort n’interpelle personne. Sous d’autres cieux, pour un otage ou une victime de l’arbitraire, les foules se rassemblent sur les places publiques, les ONG crient sur les toits, les intellectuels et les stars investissent les feux de la rampe pour redorer leur blason. Pourquoi ne bronche-t-on pas pour Muntadhar Zaïdi ? Il n’a fait que montrer du doigt le diable en lui jetant la savate à défaut de lui jeter une pierre. Sans larguer des bombes, sans se bourrer d’explosifs.
Il n’a fait que rappeler aux tyrans leur ignominie, aux lâches leur bassesse et aux observateurs combien le monde continue d’être cruel en pardonnant aux génocidaires et en sévissant contre leurs victimes. Comment peut-on tolérer que les déclencheurs de l’Apocalypse puissent s’en tirer sans le moindre reproche après le désastre qu’ils ont semé dans les cœurs et dans les esprits, tandis que les tribunaux s’acharnent sur les sinistrés qui osent se plaindre un peu plus fort que les morts ? Comment peut-on se taire devant tant de dissonances et de cynisme ? Qui ne dit mot consent. Alors, disons, tous ensemble, que nous refusons que les criminels soient absous et les rescapés condamnés. Abattons le silence qui isole Muntadhar Zaïdi dans sa détresse et qui pourrait enhardir ses juges. Et rappelons-nous ceci : nul ne peut cautionner l’horreur sans l’incarner.
pourquoi pas un ministre de l’improvisation?
فبراير 26, 2009 by admin
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// Par Imadghassen.A//
L’adage dit « plus on est fou plus on rigole », c’est vrai ! chez nous cela se vérifie : certains responsables mais de très hauts rangs s’amusent avec les sentiments des citoyens toutes catégories confondus, en plus ils savent jouer aussi aux bouffons du roi.
Sauf que les petites gens que nous sommes n’apprécient plus ces voltes faces et autres envolées « lyriques », qui ne font que porter préjudices à l’état.
C’est pourquoi notre vœux le plus cher et de voir notre futur président mettre de l’ordre dans la maison Algérie, parce que justement certaines mauvaises langues préconisent la création d’un ministère de l’improvisation et qui serait destiné à ….suivez le regard !!
Parce qu’ en la matière il serait indétrônable ! Tout en n’étant pas à sa première « bourde » médiatisée de surcroit.
L’avenir se construit aujourd’hui, non pas demain : les plus érudits ont écrits des textes pour la postérité et les ont titrés « à toi qui n’est pas encore né »,( le texte se trouve sur le manuel de français de 2ième année secondaire).
Nos jeunes sont branchés, et on peut le vérifier, nationalistes jusqu’à l’os, il s’agit seulement de savoir communiquer avec eux.
Ils vous étonneront avec leur manière de voir les choses, leurs rêves, très simple.
Ils ne veulent point qu’on les prenne pour ce qu’ils ne sont pas, ils aiment l’ALGÉRIE et leurs concitoyens. Ils l’ont prouvé plus d’une fois.
En s’en occupant c’est l’ALGÉRIE de demain que l’on façonne et c’est à l’histoire de faire le reste.
Loin des discours creux, des monologues (et encore Med Fellag pourrait à lui seul mobiliser une ville).
Parlons fort,mais parlons vrai et on verra les résultats mais loin, alors très loin des ministres de l’improvisation qui……tue !
Nous aussi on est tenter aujourd’hui de dire : « YES WE CAN ! »
Algérie : Et pourquoi pas Bouteflika ?
فبراير 26, 2009 by admin
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// Par El Yazid Dib //
Quel profil de président, les Algériens conçoivent-ils ? Trop gentil, très méchant, dictateur ou libéral ? Chacun y va du dos de sa cuillère. Questionnement.
Le pays ne s’est point empêché de dérouler le tapis rouge à tous les présidents qui se sont succédé alternativement au sommet de sa république. Il leur a servi d’affiche publicitaire. Il leur a permis de sceller leur effigie sur les cloisons de son histoire. Ils étaient faits pour les uns ; à commander et simplement à occuper le poste pour les autres. Le président est vu comme l’incarnation sacrée d’une unité nationale et exprime à travers la manifestation des urnes une consécration démocratique. Le jeu de la majorité, en régime de démocratie peut ne pas paraître utile et légitime lorsqu’il frise et opte pour l’unanimité. En dehors des dispositions constitutionnelles, l’on conçoit le poste de président de la République comme une carte nationale d’identité collective. Il est représentatif de tous les segments de la société. Qu’il soit généreux, « général », corpulent ou petit, abordable ou fâcheux, il est notoirement le père de tous. C’est à ce titre qu’il devait d’extraire de ses tripes les scories de la revanche sur l’histoire ou sur les individus, de bannir les clichés subjectifs perso-visionnaires et surtout d’afficher grandement son attachement amoureux et actif sans discrimination de caractère, de région ou de tempérament.
L’histoire récente, et à ce jour, n’a pas encore nettement tranché sur les noms à porter sur le registre d’appel des présidents qui ont à régner, gérer ou gouverner ce pays. Néanmoins, la séparation chronologique et historique se fait d’entre les deux périodes. Le GPRA et l’après-indépendance. Ferhat Abbas et Benkhedda ont été deux chefs de l’exécutif virtuel d’un Etat encore virtuel. La nation toute entière se mobilisait alors derrière l’institution « présidentielle » sous un seul mot d’ordre « l’indépendance ». Ni « assimilation » ni « égyptisation » ni « despotisme agraire » ni « économie de bazar » ni « mafia politico-financière ou rassemblement patriotique » ni « loi de la rahma » ni « concorde nationale » sur fond de second mandat, ou autre sur fond d’un autre, ne purent faire valablement et en toute légitimation asseoir un personnage sur le trône de la République. Il n’y avait pas en ces temps « le clan présidentiel » avec son lot de « redresseurs ». Il y avait cependant le dilemme de « la primauté de l’intérieur sur l’extérieur » du « militaire sur le politique ». Nos généraux étaient pour certains d’entre eux des maquisards invétérés, nos « politiciens » des moudjahidine convaincus. Il n’y avait pas tout encore l’épreuve organique actuelle de la zizanie mythique généraux/président, mais le négatif original semble avoir résister au temps et aux hommes et s’est perpétué par voie de « fridha » testamentaire, jusqu’à pouvoir aisément s’installer en diapositive dans tous les zoom des « appareils » du pouvoir et du système actuels. Ils ont pensé comme ça, nous agissons comme cela. Rien n’a changé. Quelques hommes, peu de procédés, une loi, un faux régime mais la combine est toujours la même. L’on préfère le réflexe à la réflexion. L’allégeance à la conviction.. Le doute à la certitude.
Devenir président en Algérie n’est forcément pas une épreuve didactique. Elle n’est en fait qu’un aboutissement de conciliabules. En réalité d’un fort consensus. La décision de rendre un homme président se passe bien avant le passage des voix vers l’urne. Le bon moment se situe dans la décision de l’aval de candidature. Le formulaire de candidature tient lieu de pré-serment présidentiel dans tous les cas des présidents pressentis à la magistrature suprême. Le système algérien de fabrication des hommes présidentiables est tellement enveloppé d’opacité, que l’effet inverse provoqué par la présomption de fraude, ou le parti pris des « décideurs », devienne une rumeur persistante qu’un tel sera assurément président. Et ainsi vont les présidents en Algérie.
Sous la dynastie du parti unique, le candidat était unique. Donc d’avance élu président. Contrairement à Chadli, que la postérité retiendra vaille que vaille comme le géniteur de la démocratie ; Boumediene arrivait quand bien même son coup d’Etat ayant renversé Ben Bella, à récolter l’estime populaire. Elu à l’aide d’un suffrage direct de oui ou de non, il pourrait fièrement s’en passer du bourrage des urnes qui aurait été pratiqué par les fanatiques du parti unique. Boumediene aimait le peuple. Le peuple le lui rendit lors de ses grandioses obsèques. Voilà, un président, un homme, un Algérien qui a su se faire adorer. Il restera inégalable que ce soit dans la forme de sa « dictature » ou dans le fond de son réel charisme. Le bain de foule n’est pas une preuve d’amour. Il est l’oeuvre de l’agissement à l’ombre des hommes du récipiendaire. Certes, le culte de la personnalité en cette ère constituait une combinaison socio-politique efficace de mobilisation. L’opposition d’alors n’était que précoce. D’autres hommes braves et courageux ont souffert du boumedienisme. Intrinsèquement, le président Ben Bella en tête. L’emprisonnement se juxtaposait à la liquidation physique. Les geôles et les barres d’accusation de l’époque sont toujours de mise, y a que les geôliers et les procureurs qui ont changé. De profil et de camp. On réprimait pour la contre-révolution, on le fait pour la simple et petite révolte.
Comme toujours, ce sont les courtisans et les courbeurs d’échine qui font des âmes bienveillantes des personnes détestables et horrifiantes. Bouteflika en compatit. Ils ont tous fait (les présidents) les frais de leur environnement mesquin flagorneur et affabulateur. Chadli souffrait du noyau familial qui l’entourait et de certains pontes de son cabinet qui savent, survie d’intérêts en prime, se recycler et se réadaptent à tous les rationnements jusqu’à nos jours. On lui prêtait la délégation de pouvoirs exagérée au profit de gens florissant ses alentours immédiats. Boudiaf devait rester intact comme une figurine de haute qualité dans le mémorial de la révolution.. « ils » l’ont tué. Et avec un espoir tout aussi fragile de pouvoir songer à une nation unie, sans fracas ni tracasserie. Au lieu de rêver, on a crevé. Malgré l’éphémèrité de ses jours, le souvenir national gardera de lui une image utile, de bon-père et de président-martyr tombé au champ d’honneur en plein exercice de ses fonctions. L’Algérien est tout sauf d’être amnésique.
Que peut-on dire de Ali Kafi ? Fait-il ou non partie du lot ? Effacé depuis l’effacement du HCE, il ne semble pas brûlant pour le débat ni la manoeuvre politiques. Il ne s’est point impliqué dans la dynamique gouvernante. Faudrait-il pour cela, le considérer comme un furtif trait de crayon à mine inscrit frugalement sur les annales de l’histoire de nos présidents ? Le dira-t-il un jour, sinon les historiens le diront. L’on peut donc affirmer qu’il ne fut qu’une parenthèse intérimaire.
Quant à Zéroual, ce beau général, familier des arcanes du pouvoir réel ; les affaires publiques ne lui étaient pas méconnues. Ennemi juré du terrorisme, il était astreint à compatir sur le sort des islamistes. On le poussait avec sa « rahma » à concilier la victime et le bourreau. Taraudé, il jeta l’éponge avant la fin légale de la mandature. Cela fut apprécié différemment. Un abandon de poste, une reculade ou un engagement à asseoir davantage l’esprit de l’alternative au pouvoir et une antipathie envers l’accaparement du pouvoir. Les avis se départagent. En fait, l’homme à chaque événement majeur tente de se positionner. C’est une marque d’intéressement à l’actualité nationale. Mais est-ce aussi quelque part, une quelconque frustration embellie d’un brin nostalgique d’une réapparition aux affaires suprêmes de l’Etat ? Il est encore jeune notre général ! Mais aux prochaines joutes d’avril 2009, se sentant, diront les uns, dans la peau d’un grand lièvre sérieux, il préféra casser l’omerta et dire, adieu une autre fois à sa carrière politique.
Sans bienveillance, brusquement, il est à affirmer enfin que Bouteflika n’est pas comme les autres ; un ordinaire président de la République. Ils disent qu’il ne peut être une somme de propriété intellectuelle et utilitaire, de magnanimité et d’une entièreté dans le relèvement du pays. Il mériterait plus que le pamphlet de Benchicou ou la caricature de Nezzar. Il provoque l’ire et défie la patience. Personnage d’inspiration terrible, il peut toutefois inspirer angéliquement ses fervents à écrire, vanter et glorifier ses mérites et ses oeuvres. Car comme tout un chacun ; il en a des scores à brandir et des médailles à scintiller.
Ces lignes rêvent de se consacrer un jour à un président qui puisse englober communément dans un corps et un esprit, à la fois, la sainteté de Ferhat Abbas sans son assimilation, la noblesse de Ben Bella sans son air insouciant, l’attention de Boumediene sans son arrogance, la carrure de Chadli sans sa niaiserie, la plénitude de Boudiaf sans sa naïveté, la sagesse de Zeroual sans son obstination, et enfin, la puissance virtuelle et la forte résistance de Bouteflika sans sa production ni de peur ni de frayeur. Il ne doit produire que l’espoir à outrance. L’Algérie à des droits sur tous.
déja publié sur le quotidien d’oran jeudi 19 fevrier 2009.
repris par témoignages chrétien et continental news
LA FEMME RURALE :
فبراير 25, 2009 by admin
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Cette femme prodige s’acquittant quotidiennement et convenablement des travaux à la maison, aux champs… et suit de très près ses progénitures. A R’Haouet,Oued-el-ma,Ali’N’meur et bien d’autres localités,le parc national a initié un projet-programme timide certes, mais réel, bien pris en charge en partie par ces laborieuses dans le domaine du développement de l’arboriculture et l’apiculture. L’œuvre est définie et entamée, sera-t-elle poursuivie ?
Le projet a pour but principal l’augmentation du niveau de vie de la femme rurale par le biais d’une assistance soutenue dans les domaines de la formation, la vulgarisation des techniques modernes et du savoir-faire en vue d’une utilisation durable des milieux naturels.
La population riveraine du parc national de Belezma a pris conscience que son épanouissement ne pourra se poursuivre durablement qu’avec un changement des pratiques utilisées jusqu’à ce jour sur les ressources naturelles ; en suscitant l’intérêt d’aller vers le modernisme et en s’appuyant sur le savoir-faire, seule voie certaine lui permettant de mieux subvenir à ses besoins tout en préservant la durabilité des ressources garantes de sa survie et de celle des générations futures.
Dans ce sens le parc national pense mettre en évidence un vaste programme d’adaptation des systèmes de production aux conditions de la région montagneuse, en amenant le savoir-faire et la technicité dans ces zones reculées sans pour autant oublier de réhabiliter et de valoriser les anciennes façons culturales traditionnelles, dites du terroir.
Le programme aide à mettre l’accent sur le renforcement de l’intégration des femmes dans le secteur agricole, en vue de l’amélioration de la présence et la participation des femmes rurales et de mieux répondre à leurs besoins; d’une part, et à la conservation et l’utilisation des ressources phytogénétiques en collaboration avec le Parc, en effectuant des recherches, formation et en offrant des avis et des informations techniques et scientifiques, pour enrayer la déperdition d’essences et des variétés végétales et animales; d’autre part.
Ce programme est axé sur :
La formation et la sensibilisation de la femme rurale par :
L’amélioration de l’état de connaissances techniques spécifiques en agriculture durable.
L’amélioration des conditions de vie de la femme et l’octroi de la capacité d’agir avec une certaine connaissance des rôles clés des femmes dans la production vivrière et la bonne gestion des ressources naturelles.
Le renforcement des capacités de la mise en œuvre effective de l’approche participative qui aide la femme rurale à constituer et gérer des associations intergroupes.
La réhabilitation et la valorisation des produits de l’artisanat au service du tourisme durable.
Les critères de choix des projets s’appuient essentiellement sur :
Le développement de nouvelles pratiques agricoles rentables, d’une gamme très large d’activités permettant la création d’une véritable dynamique intégrée participative favorable pour l’ensemble des activités. Ces activités sont des actions génératrices de revenus à travers la constitution de coopératives et d’associations féminines :
Coopératives féminines d’élevage avicole
Coopératives féminines de cuniculiculture (élevage de lapins).
Coopératives féminines d’élevage apicole
Associations féminines pour la conservation de la diversité génétique.
Encadrement des activités programmées par les cadres du Parc National de Belezma pour élever le niveau de formation des femmes rurales et privilégier la création des coopératives locales.
L’étendue de ce programme toucherait les localités rurales incluses dans les limites du parc national, à savoir les huit communes suivantes : Batna, Oued-châaba, Merouana, Hidoussa, Oued-el-ma, Seriana, Djerma et Fesdis.
Extrait de la thèse réalisée par AISSA LAABED : « la gestion intégrée des aires protégées : l’exemple du Parc National de Belezma ».2002.112 pages et 57 illustrations.
Un parc, un homme, une œuvre et surtout un défi
فبراير 25, 2009 by admin
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Définition d’une aire protégée : //
« Un espace naturel est un patrimoine reconnu et délimité par la puissance publique comme un territoire contenant seuls ou en association, des milieux naturels dont la protection et la gestion, dans le cadre des décisions d’aménagement du territoire, sont déclarées d’intérêt public pour une transmission du patrimoine naturel aux générations suivantes »
Aissa LAABED à coté d’un plant de cèdre Djebel Touggert.
Le parc National de Belezma se situe sur la partie orientale de l’Algérie du Nord. Il fait partie d’une entité biogéographique très particulière où des curiosités botaniques sont d’un intérêt scientifique certain.
Il occupe une partie boisée du massif montagneux du Belezma qui se situe à l’extrémité Ouest du Mont Aurès dans l’Est Algérien.Il correspond à un chaînon montagneux très accidenté marquant le début du massif des Aurès et s’étend sur des zones montagneuses de hautes et moyennes altitudes (Djebel Tichaou 2136 m , Djebel Tuggurt 2090m , Djebel Kasserou 1641m , et Djebel Maâguel 1500m ) .Les Monts de Belezma sont caractérisés par un relief très tourmenté, avec des vallées très étroites et des pics culminants jusqu’à 2136 m d’altitude ( Djebel Tichaou )et 2178 m ( Djebel Refaâ ).
Les richesses naturelles du Parc National de Belezma : D’une superficie de 26.250 hectares, l’aire protégée renferme l’une des plus belles forêts de cèdres (Cedrus atlantica) de l’Algérie qui connaît quelques difficultés accentuées surtout depuis 2003 dues aux changements climatiques (dépérissement massif).On signale de nombreuses espèces floristiques et faunistiques d’importance nationale et internationale.
Faune :
Invertébrés : L’inventaire des espèces terrestres et aquatiques d’invertébrés est à peine ébauché, exception faite pour la classe des INSECTES. Ces derniers sont au nombre de 241 recensés jusqu’à ce jour dont 13 sont protégés à l’échelle nationale.
Reptiles et Amphibiens : 19 reptiles et 02 amphibiens sont présents au niveau du parc national de Belezma, parmi lesquels deux (02) espèces protégées en Algérie à savoir : le caméléon commun (Chamaeleo chamaeleo ) et la tortue grecque (Testudo greaca) qui figure en annexe II de la convention pour le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (C.I.T.E.S).
Mammifères : La faune mammalienne sauvage comprend 18 espèces dont 09 sont protégées à l’échelle nationale, avec 02 espèces figurant sur la liste du C.I.T.E.S (le lynx caracal Felis caracal en annexe I et le porc-épic Hystrix cristata en annexe III).
Oiseaux : Plus de 106 espèces aviaires ont été recensées au niveau du parc national de Belezma dont 35 figurent sur la liste des espèces protégées en Algérie.
Sur les 35 espèces protégées, il existe 21 rapaces diurnes et nocturnes parmi lesquels 18 figurent sur la liste du C.I.T.E.S en annexe II et une espèce en annexe I. Il s’agit du faucon pèlerin (Falco peregrinus).
Flore : Les relevés partiels de la végétation effectués depuis 1987 sur les différents habitats du parc national de Belezma ont permis d’établir une liste provisoire de 447 espèces. Elles représentent 14 % du potentiel national recensé qui est de 3162 plantes.
Certaines particularités floristiques du parc national de Belezma sont à souligner. Nous notons ainsi d’abord dans cet inventaire la présence :
espèces rares à rarissimes et endémiques dans la région telles que : la campanule d’Aurasie (Campanula aurasiaca) à Djebel Touggert. (Centauria alpina) à Djebel Bordjem et (Romulea Vallantii) à Refâa.
Plantes joignant la beauté à l’intérêt botanique telles que les Orchidées. On cite les rarissimes Epipactis helliborine , l’orchis de robert (barlia robertina), ophrys lutea.
Curiosités botaniques :
Les uniques peuplements du Grand Houx (ilex aquifolium) et le chèvrefeuille étrusque (lonicera etrusca) dans les massifs des Aurès.
l’unique cédraie sur dalle rocheuse renfermant des sujets dépassant les 300 ans.
l’existence de quatre (04) arbrisseaux de Cèdre de l’Himalaya (Cedrus deodora)
Et pour les espèces dites inférieures, sur une potentialité de 300 genres, il est intéressant de noter la détermination et l’identification de 29 espèces de champignons parmi eux émerge le Tricholome (tricholoma calligatum).
Un patrimoine archéologique et culturel unique : Le parc renferme des sites qui ne sont jusqu’à maintenant pas tellement connus. Ce sont des grottes sur le versant Nord du Djebel Tichaou qui méritent de sérieuses investigations. Des sites archéologiques très importants se localisent tout autour du parc de Belezma et même en son sein. A titre d’exemple on cite le Mausolée des Rois numides (Le MEDRACEN) situé au Nord -Est des limites du parc à environ 5 km. Lors de trois passages au MADRACEN en 1969 et 1970 d’un auteur français, Molinier –Viole et un préhistorien Gabriel Camps, une découverte de poutres de cèdres à l’intérieur du monument est mise à jour. Le Madracen est le plus grand monument punique encore subsistant en Afrique du Nord datant de plus de 200 ans avant .J.C. C’est le meilleur témoin de la période de l’existence de la cédraie de Belezma. Les ruines romaines de Zana (Diana Veteranorum) et celles ensevelies de Lambiridi, le fort byzantin de Ksar Belezma, les peintures rupestres de Tirchiouine, pour ne citer que ces repères sont de véritables trésors à mettre au service du tourisme durable.
La gestion : Les Parcs Nationaux en Algérie représentent une richesse hétérogène, nécessitant malgré tous les efforts des techniques d’appui puissantes et des financements spéciaux.
Le Belezma ,malgré les contraintes de tendances naturelles et les difficultés conjoncturelles ,demeure « un moteur pour le développement local » , il est un exemple vivant des aires protégées reposant sur une diversité biologique très spécifique.
Sa protection est basée sur l’intégration de la population riveraine dans ses programmes d’action (distribution des plants fruitiers, des ruches, amélioration foncière, emploi dans les travaux surtout forestiers…) pour augmenter son niveau de vie et ensemencer l’idée de la protection et du respect de l’environnement par le biais de la sensibilisation et la vulgarisation.
Une stratégie qui reste toujours périodique et nécessite une diversification des sources de financement pour établir un plan de protection solide et durable.
L’avenir du parc national réside dans sa « zone d’influence immédiate» qui contient des atouts touristiques inédits, des sites archéologiques et historiques d’une valeur inestimable, lui conféreront tacitement une dimension et orientation culturelle.
Les perspectives :
L’expérience acquise au cours de deux décennies de gestion du Parc National de Belezma et les résultats de la stratégie menée jusqu’à ce jour en matière de protection, de programmes au profit des populations riveraines et de sensibilisation, doit être extrapolé à la partie proposée pour l’extension.
A long terme, la cédraie de Refâa peut être rétablie par reconstitution et diminution de la pression humaine. Ce rétablissement ne se limite pas uniquement au Cèdre de l’Atlas, mais concernera également tout son cortège floristique caractéristique et toute la faune qui y vit.
A moyen terme, la zone peut être un pôle d’attraction touristique surtout qu’elle offre de multiples atouts naturels et historiques qui ne demandent qu’à être valorisé.
A court terme, le Parc National de Belezma peut d’ores et déjà aider les riverains par des actions d’éco-développement. Son savoir-faire dans ce domaine est à mettre à profit, car la nouvelle donne humaine est prise en considération dans les nouveaux concepts de la protection de la nature et la gestion des aires protégées.
Les zones de Refâa , de Mestaoua et les Zones Humides limitrophes sont stratégiques pour le devenir du Parc National de Belezma et la conservation de ses richesses naturelles.
Le projet relatif à l’extension du Parc National de Belezma peut se définir comme étant un territoire d’un haut intérêt biologique géographique dans lequel des mesures doivent être prises pour protéger le milieu en harmonie avec les aspirations de la nouvelle approche par écosystèmes et les spécificités sociales, culturelles et économiques des populations.
Les sacrifices tant déployés pour asseoir un mode de gestion qui tienne compte des aspirations des populations riveraines seront –ils soutenus et continus pour conforter et consolider le parc national dans sa démarche qui jusqu’ici a donné d’excellents résultats concrets sur le terrain ? Cette aire protégée tendra-t-elle vers un véritable parc national comme il en existe un peu partout dans le monde ou demeurera-t-elle seulement comme une forêt ordinaire comme on a toujours voulu lui assigner les objectifs ! Les jours très prochains nous renseignerons.
A chacun de faire sienne cette pertinente pensée de GIACOBBI) : ” Le Parc réussi est celui où le présent et le futur font bon ménage, où il y’a harmonie entre la nature et l’homme, entre le beau et l’utile”.
AISSA LAABED … Conservateur Général des forêts … Actuellement Formateur à l’I.T.E.F de Batna.
Ancien et premier directeur du Parc National de Belezma .
Ancien directeur du Projet Agro-Sylvo-Industriel des Aurès (Beni-imloul).
Ancien directeur de l’Office National des Travaux Forestiers à Batna.
Chef d’antenne du Bureau des Etudes et la Planification du MDN/HCSN à Boussaâda (service national).
خلاصة:
- الحظيرة الوطنية » بلزمة « تقع في الجزء الشرقي من شمال الجزائر. فهي جزء من التنوع الجغرافي الخاص جدا أين توجد فيها نباتات ذات أهمية علمية كبيرة بمساحة 26.250 هكتارا ، والمناطق المحمية واحدة من أجمل غابات الأرز (cedrus atlantica) في الجزائر التي تعاني حاليا بعض الصعوبات خصوصا منذ عام 2003 بسبب تغير المناخ (الانخفاض الهائل في نوعية الأرز) . وهناك تقارير كثيرة عن النباتات والحيوانات التي لها أهمية وطنية ودولية.
- حمايتها تقوم على التكامل بين السكان المجاورين في برامج عمل (توزيع الأشجار المثمرة و بعض النباتات، خلايا النحل، تحسين الأراضي و توفير الشغل في مجال الغابات… الخ) لهدف تحسين مستوى المعيشة وغرس فكرة حماية واحترام البيئة من خلال عمليات التحسيس والإرشاد.
إذن » بلزمة « على الرغم من الاتجاهات الطبيعية والصعوبات الظرفية ، لا تزال “محركا للتنمية المحلية” وهي المثال الحي للمناطق المحمية استنادا إلى غاية محددة للتنوع البيولوجي.
- الإستراتيجية التي لا تزال تتطلب تنويع مصادر التمويل لوضع خطة لحماية متينة ودائمة.
- المستقبل للحظيرة الوطنية يكمن في “منطقة النفوذ الفورية” التي تحتوي على مصدر الجذب السياحي، والمواقع الأثرية والتاريخية من قيمة لا تقدر بثمن،التي تتطلب ضمنيا إعطائها بعدا وتوجيها ثقافيا.
- التضحيات المبذولة طوال عشرين سنة هي من اجل أن تأخذ في الاعتبار تطلعات السكان المحليين. هل سيتم الدعم والاستمرار لتعزيز وتوطيد الحظيرة الوطنية في مسيرتها حتى الآن؟ المجهودات التي أعطت نتائج ممتازة على أرض الواقع تلتزم بذلك. وهل هذه المحمية ستمتد نحو الحظيرة الوطنية الحقيقية كما هي موجودة في كل مكان تقريبا في العالم، أو الاستمرار في البقاء فقط باعتبارها الغابات العادية كما أنها دائما تريد بعض الأطراف أن تسند لها هذه الأهداف؟
عيسى العابد
DECES DU PERE DE LARBI BOULBINA
فبراير 24, 2009 by admin
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le président de la fondation auressienne des sciences arts et culture,ayant appris avec émotions le décès du père de M.LARBI BOULBINA,ce jour le 24 février2009, présente à celui -ci ses condoléances les plus attristées .
ان لله و ان اليه راجعون.
CAB : la bonne année
فبراير 23, 2009 by admin
Filed under Brèves de Batna
le CAB a frappé fort face à la JSMS et les supporters commencent à croire que l’étoile du CHABAB a brillé!
OFFICIEL:BOUTEFLIKA ENTAMERA SA CAMPAGNE DE BATNA
فبراير 22, 2009 by admin
Filed under Brèves de Batna
Le président/ candidat entamera sa campagne électorale de Batna à l’occasion de la commémoration du 53° anniversaire de la mort du père de la révolution algérienne MOSTEFA BEN BOULAID.
BATNA : LE BAL DES MINISTRES
فبراير 20, 2009 by admin
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Par BOURKI MESSAOUD//
En l’espace d’une vingtaine de jours, trois ministres ont été les hôtes de la capitale des Aurès, Batna en ce début de l’année 2009.
La première visite fut celle de M.Temmar Hamid, Ministre des Industries et de la Promotion des Investissements (MIPI), suivi de M.Amar Tou Ministre des Transports et enfin, en ce 15 février, le Ministre des Affaires Religieuses et des Wakf, M.Bouabdellah Ghoulam Allah.
Le droit à l’information du citoyen auréssien étant –Inchallah- consolidé par le journal électronique “Batna info”, il est de son devoir de rapporter ces actualités aux lecteurs, dans l’attente laborieuse d’une publication écrite quotidienne.
Revenons au bal ministériel Batna, aura pour la première fois eu l’honneur d’accueillir M.Temmar, venu tâter l’état des lieux, en matière d investissements productifs, générateurs d’emplois.
Attendu de pied ferme par la poignée d’investisseurs qui voulaient soumettre leurs préoccupations,le ministre s’est excusé de ne pouvoir ouvrir un débat en raison ,dit il “du programme chargé de ma tournée marathon à travers l’est algérien ,d’une part et mon appréhension des réalités palpables du terrain ,au niveau de la capitale des Aurès qui,contrairement aux échos alarmistes,présente de réelles potentialités pour promouvoir l’investissement ,comme en témoignent les unités industrielles visitées “.
M.Temmar promet qu’une commission interministérielle sera dépêchée dans les prochains mois pour l’élaboration d’un rapport sur l’état des lieux aux fins de lever les contraintes qui freinent le développement de ce qui existe.et élaborer une stratégie future.
Dans un autre registre, ce sera le ministre des transports qui arrivera de M’Sila à Barika, par rail au niveau de la gare de la ville hippique, en état de délabrement car abandonnée depuis 1998, après une exploitation “non rentable” de neuf mois, selon certaines sources qui ont assisté à son inauguration par l’ex-ministre des transports de la décennie quatre vingt dix M.Boulil qui était, dit-on accompagnée de l’ancienne secrétaire à la Culture Mme Zahia Benarous.
Pour information, la ligne du chemin de fer M’Sila-Ain Touta, via Barika devait permettre une liaison sud nord grâce à une boucle vers Bordj Bou Arréridj. La voie ne fut exploitée que neuf mois pour le transport des étudiants de Barika et Ain Touta pour être abandonnée. Les raisons seraient liées à la vétusté des voitures en pannes fréquentes, aux retards et autres insécurité.
M. Tou, le nouveau ministre qui a repris le trajet par voie ferrée vers Ain Touta (50 KM en presque une heure vingt minute) annoncera que le Gouvernement a consenti 20 milliards de dollars pour le rail (Réfection des voies et acquisition d’autorail), en vue de couvrir le pays, parallèlement à l’Autoroute Est-ouest en voie de construction et qui sera opérationnelle probablement vers la fin 2009.
Enfin,à l’occasion de la célébration de la journée du chahid,le 18 février, Bouabdalleah Ghollam Allah a anticipé sur l’événement et a rehaussé de sa présence le forum de formation des imams dans sa deuxième édition du mois .
Le ministre du culte, enturbanné ce jour, s’est défendu toute déclaration quant à l’événement majeur attendu, les élections présidentielles prévues le neuf avril, s’est contenté d’un prêche aux échos réconciliateurs et moralisateurs “Nous devons rester fidèles au serment des martyrs qui ont offert leur vie à la liberté la démocratie, la fraternité et la tolérance” résume l’homme politique
M.Bouabdellah annoncera quand même une bonne nouvelle. Le montant de 300.000 DA actuellement consenti aux bénéficiaires des prêts de la Zakat de l’année hégirienne 1429, sera relevé à 500.000DA. Dans ce registre, il faut noter
que la wilaya de Batna a collecté ,22 milliards de centimes dont le quart a été versé à GAZA meurtrie.
MSPB aller et retour le même scénario
فبراير 19, 2009 by admin
Filed under Brèves de Batna
le mouloudia de Batna est en passe de réediter les mêmes résultats de l’aller ce qui n’est pas fait pour arranger les choses.
le spectre de la rélégation commence à planer et les doutes s’installent. A quand un club de Batna capable de rivaliser avec l’Entente de sétif par exemple?









