Il arrive aux aigles de descendre plus bas que les poules, mais jamais les poules ne s’élèveront plus haut que les aigles.
سبتمبر 7, 2010 by amamra
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Par Sebti Mallem.
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“Il y a, dans le courrier que je reçois chaque jours des critiques, des injures et même des insultes; cela confirme qu’i est impossible de plaire à tout le monde il faut que certains me détestent pour garder ceux qui m aiment “.
Je suis content de ne pas avoir lu les “critiques” ayant portées atteinte, à ma crédibilité à mon militantisme et à ma compétence, à celles de mes amis et collègues Rachid Hamatou et Amamra El hadi et tout ceux et celles qui contribuent quotidiennement et bénévolement, pour le développement de la culture dans notre pays. Je n’ai pas lu les critiques à cause de plusieurs considérations et une en particulier. Oui, une La signature, qui signifie pour moi la personnalité et le portrait de la personne, aussi qui représente pour moi l’affirmation de soi, la volonté et surtout la force de l’individu. Dans ce contexte intellectuel et culturel particulier, la signature occupe une place privilégiée. Elle est un signe de civisme qui révèle un véritable état d’esprit de corps, qui se reconnaît et se manifeste dans un type de signature donné. Elle est Le portrait, et l’emblème qui participent de la même volonté de mettre en scène le personnage, avec force et unanimité. Les nobles, les artistes les hommes de lettres et les hommes de guerre cherchent à imposer leur signature à se démarquer par leurs signatures. Il n y a que les lâches, les infidèles, les infirmes, les minables,… qui ne signent pas, car la signature est un art, un savoir et savoir faire. Quelle est La place de la signature dans le tableau, bien plus variable que sur un document, à une grande importance. Que signifie un tableau sans signature, un cheque sans signature ou une décision sans signature? Rien … votre signature, c’est votre personnalité, ne pas signé est un signe de faiblesse, d’infidélité, c’est un signe de manque de confiance en soi et d’immaturité c’est un signe de grande lâcheté. Voilà pourquoi je n ai pas pu lire les” critiques”.
On ma dit que le style est parfois qualifié de lourd et de mal placé et sans âme Peut-être. Une critique ingrate adaptée au “pseudo signataire” qui n a pas connu certainement notre monde. En revanche, il a développé une sorte de carapace face à l’éventement que relate. Sa manière de raconter son histoire est donc plutôt avare en émotion. Je crois que c’est une question de jalousie entre sa sensibilité personnelle et celle des autres Rachid, Sebti, Et El Hadi,…. Je réagis plus profondément à une description sobre d’un évènement qu’à une envolée lyrique.
Si on se penche sur les énigmes propres à cette “’histoire”, on se retrouve confronté à une longue liste d’interrogations. Y a-t-il eu une catastrophe nucléaire si Mr X est Docteur? Ou si MM. Y ET Z sont journalistes. Cela expliquerait la posture insouciante des gardes dans un bus qui a subi un accident et les cancers dont sont victimes les survivants. Aurait-il lui même été prisonnier pour être protégé de la radioactivité ? Dans ce cas pourquoi le séparer des hommes ? Le but de cette critique n’est autre que l’enfermement de soi même, est-il alors questions d’éliminer le genre humain sans transgresser l’interdit de critiquer ? Ou ces hommes peu cultivées seraient-ils le rebus d’une sélection dont l’élite se trouve on ne sait où ? Ou tout simplement il faut dire la caravane passe et les chiens aboient
Sur le plan métaphorique, comme évoqué dans une autre critique, pourrait représenter l’humanité face à un univers infini dont il ne comprend pas le sens malgré l’apparente uniformité. Les intentions précises de l’auteur de cet article restent impénétrables à mon interprétation. Cependant, je ne pense pas qu’il soit question de la condition de ……..car à quelques asymétries près, cette histoire aurait pu s’appeler « Moi, qui n’ai pas eu d’occasion dans ma vie de jaloux et d’ingrat de connaitre les hommes ».
Instruire un imbécile, autant soigner un mort.
Ils arrivent aux aigles de descendre plus bas que les poules, mais jamais les poules ne s’élèveront plus hauts que les aigles.
Sebti Mallem
LA CRÉATION DE L’UNIVERS Ce que disent les religions, ce que propose la science
أغسطس 28, 2010 by amamra
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«On dit que sur le point de mourir Alexandre demanda: «Que son cercueil soit transporté à bras d’homme par les meilleurs médecins de l’époque. Que les trésors qu’il avait acquis (argent, or, pierres précieuses…), soient dispersés tout le long du chemin jusqu’à sa tombe, et…Que ses mains restent à l’air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous. Je veux, dit-il, que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir…Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas… – Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que les mains vides nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous: le temps.»
Les nombreuses interrogations sur les grands enjeux du futur qui agitent l’opinion (les phénomènes erratiques du climat sont de plus en plus récurrents, crise de l’énergie, nanotechnologies, clonage génétique…) Notre vulnérabilité est de plus en plus inéluctable. Ajouter à cela une mondialisation laminoir qui ne fait pas de place aux plus faibles. Incertitudes, inquiétudes, peurs, catastrophe…malvie ces mots déclinent le mot progrès. Il nous faut sortir de l’unique doxa scientifique, impuissante à expliciter, le mal-être de l’homme dans ses multiples dimensions, notamment spirituelle. La malnutrition spirituelle est vue comme une hérésie du fait que le consumérisme ne fait pas de place à des spiritualités qui remettent en cause un développement où l’homme n’est plus au centre. Devenu lui-même produit marchand, l’homme perd graduellement de sa valeur spirituelle. Est-ce cela la finalité de notre existence? Dans cette étude, nous allons ajouter une «inquiétude supplémentaire» à l’homme en l’interrogeant sur sa mission ici-bas, d’où vient-il où va-t-il? Est-ce que l’Univers existait avant le temps? Y a-t-il des univers de rechange? Comment expliquer l’ordre superbe de l’Univers, depuis la délicate harmonie d’une humble fleur des champs, jusqu’à la splendeur sombre de la voûte étoilée? Faut-il imaginer qu’au-delà des choses visibles, il y a autre chose, une Intelligence discrète – un dessein -, qui donnerait un souffle à la matière?(1)
L’Univers selon les cosmogonies et les religions révélées
Des récits oraux de cosmogonie fondent presque toutes les religions et sociétés traditionnelles. Nombre des milliers de légendes de création du monde et de récits cosmogoniques traditionnels relatifs aux origines du monde, des dieux ou des institutions, appartiennent à la catégorie des mythes fondateurs. Les mythes offrent diverses versions de la création de l’Univers actuel; certains le décrivent comme né du néant, d’autres pensent qu’il a toujours existé. La majorité des mythes ont en commun de ne pas présupposer l’existence d’un Univers incréé, immuable et éternel; Ils suggèrent des étapes et des devenir possibles du monde: apparition de l’Univers à partir du néant (ex nihilo), du chaos, de l’inconnu ou d’une entité hors de portée de notre compréhension; naissance du temps et de l’espace, de la lumière et de la matière. Certains mythes partent du principe que la naissance et la mort de l’Univers sont une création continue. L’Univers apparaît, vit, disparaît puis laisse place à un nouvel univers et ceci à l’infini. Aux mythes cosmogoniques répondent les mythes eschatologiques, qui décrivent la fin du monde, pouvant précéder un autre monde. Dans la cosmogonie hindoue, le temps est vu de manière cyclique; il existe donc un cycle de créations et destructions. Lorsque Brahma se réveille et qu’il ouvre les yeux, l’univers se crée, lorsqu’il s’endort, tout se détruit. Vishnou protège l’univers. Shiva le détruit.(2)
La création de l’Univers pour la science
Depuis les premières interrogations de prêtres égyptiens, l’histoire de la découverte du ciel et des étoiles, a évolué constamment: le big bang semble être une théorie qui se tient. L’Univers venait encore de s’agrandir. Pourtant, cet immense univers se révéla n’être qu’un tout petit hameau perdu au sein d’une immense galaxie. Et maintenant, cette immense galaxie elle-même n’était plus qu’une goutte parmi une infinité d’autres gouttes, contenant chacune une infinité d’étoiles. Avec dans l’une des gouttes de cette pluie cosmique, notre Soleil, microscopique, quelconque, entraînant autour de lui ce misérable atome de pierre et d’eau qu’est notre Terre. Imaginons alors ce qu’était l’Univers il y a mille ans, par exemple: il était évidemment plus petit, puisque depuis mille ans les galaxies se fuient les unes les autres. Et de même, il y a un million d’années, ou un milliard d’années, l’Univers était encore plus petit… En remontant le temps de cette façon, on arrive nécessairement à un instant où toutes les galaxies étaient réunies en un seul point; de la même façon que si on filme l’explosion d’une grenade qui projette des éclats dans toutes les directions, lorsqu’on passe le film à l’envers, on voit tous les éclats revenir en arrière et se réunir à nouveau en un seul point. Ainsi, les observations de Hubble – effet Doppler- semblaient indiquer que l’Univers dans son entier était en expansion, depuis cet instant lointain où, pour la science, il avait jailli du néant.(3)
Le big bang nous a fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il a eu une naissance, grandiose, il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il un jour la vieillesse, et la mort. L’histoire connue commence alors que l’univers avait déjà atteint l’âge de 10-43 secondes. – le temps de Planck. Avant, on ne sait rien. Cette période inconnue est d’une brièveté inouïe: A cet «âge» de 10-43 secondes l’Univers était vraiment tout petit: il était alors des millions de milliards de fois plus petit qu’un atome! Il était chaud, une fièvre gigantesque, cosmique! Des milliards de milliards de degrés! Puis, pour une raison inconnue que les scientifiques ne s’expliquent pas, le vide si vivant s’est mis à enfler. C’est comme si quelqu’un a donné le signal du début. En moins de temps, nous dit Françoise Harrois-Monin, qu’un battement de cil (entre 10-43 et 10-32 seconde), son volume a été multiplié par 1050! Et sans que l’on sache pourquoi, sont apparues les premières particules de matière. Après cette barrière fatidique des trois cent mille ans, des nuages de gaz se sont formés. Ils donnèrent naissance aux milliards de galaxies pendant près de 15 milliards d’années. Une minuscule poussière – Notre Terre – en faisait partie(3)
Le «visage de Dieu»? C’est l’expression qu’utilisa l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite Cobe, à prendre des photos de la naissance de l’Univers tel qu’il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380.000 ans après le Big Bang. Depuis, cette expression a fait le tour du monde. Les frères Bogdanov auteurs d’un ouvrage: «Le visage de Dieu» résument pour Anne Catherine Renaud leur ouvrage: Oui, Dieu existe. L’image d’un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. Robert W.Wilson tout à fait par hasard, en 1965, a découvert le rayonnement fossile, qui est l’écho de l’immense explosion originelle. Le concept général du big bang, à savoir que l’Univers est en expansion et a été plus dense et plus chaud par le passé, doit sans doute être attribué au Russe Alexandre Friedmann et au prêtre catholique belge Georges Lemaître qui décrivirent dans les grandes lignes l’expansion de l’Univers, avant que celle-ci ne soit mise en évidence par Edwin Hubble en 1929.(4)
L’infinie variété des formes de vie, leur incroyable complexité, leur conception merveilleuse sont une énigme. Pour certains scientifiques la vie est le résultat d’heureux hasards, «comme si nous avions gagné un million de dollars à la loterie un million de fois de suite». Notre univers est ce qu’il est, mais il existe une infinité d’autres univers tous différents; on a peut être gagné le «bon univers à la loterie»…..Ces mystères devraient inciter une personne humble et respectueuse à reconnaître qu’il y a une puissance, une intelligence ou un esprit suprême, immensément supérieur à la science des hommes.
La création de l’Univers et les religions révélées
Le fondement du monothéisme se résume à la règle suivante: tout être humain ne peut vivre sans un principe porteur de sens, c’est-à-dire sans transcendance. Les religions révélées sont posées comme des révélations infaillibles. La Bible, les Ecritures et le Coran sont porteurs du sens de l’histoire dont la notion est nécessaire à toute espérance, celle du croyant comme celle de l’athée. La science laisse des multitudes de questions sur le démarrage de la création, sans réponse. Est-ce-là que la foi intervient pour répondre à l’angoisse de l’Homme? Ou est-ce que nous sommes en présence d’une loterie, tout aurait pu ne pas avoir lieu. L’Eglise après moult procès ne rejette plus le big bang. Le pape Pie XII déclarait en 1951:
«… il semble en vérité que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce “fiat lux!” initial, de cet instant où surgit du néant, avec la matière, un océan de lumière et de radiations…» Saint Augustin sera troublé par le problème de la création: Dieu ne venait-il pas d’être surpris en flagrant délit d’oisiveté, d’oisiveté éternelle: «Que faisait Dieu avant de créer le ciel et la terre? S’il était oisif, inactif, pourquoi…ne l’est-il pas resté dans la suite des temps, de même qu’antérieurement il s’abstenait de toute oeuvre?» (Les Confessions, XI, X). Il est vain de s’interroger sur l’histoire de l’avant-création, puisqu’il n’y avait alors ni temps, ni événements, ni histoire; il n’y avait que le néant et Dieu.(5)
Pour Tsevi Mazeh, professeur d’astronomie à l’université de Tel-Aviv: «La science ne peut nous dire le pourquoi; elle se limite, en un sens, aux détails techniques du fonctionnement du monde. Affirmer que Dieu était à l’origine, qu’Il a mis le monde en mouvement et fixé ses lois, ne pose, à mon avis, aucun problème.» «Ma religion, [le judaïsme orthodoxe], n’influence pas mon travail d’astronome, mais elle me conduit à admirer Dieu et la beauté du monde.»(5)
Dans le Coran et tout en se méfiant du Concordisme, l’idée d’expansion de l’Univers est relatée par les sourates suivantes: «Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance: et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité». (Coran. Sourate 51. Verset 47). «Nous l’étendons», signifie: «Nous le rendons plus vaste, Nous lui donnons un volume plus grand». Ce qui a été traduit par «Nous l’étendons», est le participe présent du verbe «musieûna» du verbe «awsaea» qui signifie: élargir, rendre plus vaste, plus spacieux, lorsqu’il s’agit d’objets. «Les incrédules, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Nous les avons ensuite séparés et Nous avons créé à partir de l’eau, toute chose vivante. Ne croiront-ils pas?» (Coran. Sourate 21. Verset 30). Les cieux et la terre s’appliquent à l’Univers. Le mot «Ratqan» signifie une masse compacte comme soudée. Le terme «Fafataqnahouma» s’applique à l’action de rompre avec une notion de puissance et de force. Les théologiens musulmans interprètent la durée de la création de manière métaphorique renvoyant aux versets suivants: «Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez.» et «Les Anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans.»(5)
Sommes-nous seuls dans l’Univers?
«La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre?» Il y a statistiquement des chances très élevées pour que la vie existe ailleurs. Sachant qu’il existe plus de 100 milliards d’étoiles dans chaque galaxie et que, dans l’univers tout entier, on dénombre plus de 100 milliards de galaxies. Les scientifiques commencent à découvrir des planètes telluriques. C’est-à-dire solides et de petite taille, qui ressemblent à la Terre…C’est donc une présomption très forte qu’elles soient des abris pour la vie. Le constat de l’astrophysicien britannique est simple: si l’homme ne colonise pas l’espace dans les 200 prochaines années, la race humaine risquerait bien de disparaître. «Je pense que l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace.»(6)
Les grandes religions révélées ne réprouvent pas l’existence d’autres mondes habités, les machines volantes décrites par Ezéchiel dans la Bible (1 4-14, 15-28). Dans le Coran il est fait mention de pluralité de mondes qui obéissent à Dieu, dans neuf sourates (SI,V1, II,3; V,109; VI-101; X,3; XI,108; XIII,15; XXI,16; XXXVI,36)
Dans le même ordre, on apprend qu’un Congrès européen sur l’étude des civilisations extraterrestres s’est déroulé récemment au Vatican dénotant l’intérêt de l’Eglise. José Gabriel Funes a admis la validité de l’équation de Drake qui estime le nombre de civilisations technologiquement avancées dans notre galaxie. Autre argument: dans les derniers documents déclassifiés en août 2010 par le Royaume-Uni sur les Ovnis: on apprend que Winston Churchill aurait ordonné que le secret soit gardé sur une apparition d’Ovni lors de la Seconde Guerre mondiale, afin d’éviter de semer «la panique» parmi la population. Selon lui, «cet événement devrait être immédiatement classé secret-défense car cela provoquerait une panique massive parmi la population et réduirait à néant la croyance dans l’Eglise».
En définitive, retournons dans tous les sens les discours des hommes nous y verrons rarement l’honnêteté, l’objectivité. Le Monde va mal. Ceux qui appellent à moraliser le monde sont au mieux pris pour des naïfs, des doux rêveurs, au pire il faut les réduire au silence, pour que triomphe définitivement le money-théisme. Il n’est pas inutile de se poser la question si la «civilisation» humaine n’est pas arrivée à la fin d’un cycle comme elle en a connu [Récits du déluge, repris par les traditions et les religions révélées]. La prophétie Maya pour inquiétante qu’elle soit [fin du monde en décembre 2012] est à considérer, de mon point de vue, comme un point de non-retour si on ne fait rien pour nous réconcilier avec la nature [nous avons dépassé le «overshoot day» le jour du dépassement, le 20 août 2010 cela veut dire que l’homme a consommé en sept mois et 20 jours ce que la Nature nous a offert pour consommer rationnellement en une année, depuis, nous vivons à crédit comme si on avait plus qu’une planète, exactement 1,3 planète], si nous ne faisons rien pour nous réconcilier entre nous, du fait que l’homme est devenu un loup pour l’homme, nous devons fatalement disparaître au profit d’une civilisation humaine? respectueuse de la nature et de la vie.
(*) Ecole nationale polytechnique
1.Chems Eddine Chitour: La création de l’Univers: site oulala 24 septembre 2009
2.La cosmogonie: Encyclopédie Wikipédia.
3.Françoise Harrois- Monin: L’énigme de l’origine: Le Figaro Magazine: Cahier n°3, 1998.
4.Chems Eddine Chitour: Science, foi et désenchantement du monde. Réed. OPU 2007
5.Anne-Catherine Renaud: Les frères Bogdanov: «Le visage de Dieu» Le Matin 05.06.2010
6.Stephen Hawking prône la colonisation de l’espace.LeMonde.fr 09.08.10
Pr Chems Eddine CHITOUR (*)
in l’expression
La désillusion sociale des enseignants chercheurs
أغسطس 10, 2010 by amamra
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par Ali DERBALA*
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Les enseignants-chercheurs sont partis en vacances d’été sans percevoir et sans leur attribuer leur «dû «, un rappel sur des indemnités non encore déterminées de la fonction d’enseignants- chercheurs à l’Université.
Ce rappel devait se faire par effet rétroactif depuis le début de l’année 2008.
Nous sommes en juillet 2010. Le gouvernement accuse un retard de deux années et demi dans l’attribution de ces indemnités. Un « dû » payé avec effet rétroactif, n’est-il pas financièrement une avance au Trésor public ? Comment un fonctionnaire qui travaille à la sueur de son front fait de l’avance à un Trésor public qui a des caisses pleines déclarées à 160 Milliards de dollars ? C’est de cela qu’il s’agit le pacte social ? Faire de la désillusion sociale ! Comment la souffrance peut-elle être la compensation de la « dette» ?» Un enfant ne retient que les faits qu’on lui raconte : il ne saisit jamais l’intention du conteur. Il y a deux sortes de discours, les vrais et les mensongers. Les fables sont en général fausses mais contiennent des vérités. Mentir et ne faire que de mentir à cette frange de la société la plus éclairée ? Parlant de l’éclairage, la Sonelgaz accepte-t-elle le payement des factures d’électricité et de gaz avec effet rétroactif depuis 2008 ? L’Algérienne des eaux, l’EPEM, le commerçant de la cité, l’épicier du village acceptent-ils d’être payé par effet rétroactif depuis cette date fatidique de janvier 2008 ? Au fond nul homme n’est « juste « volontairement. Dès qu’il a le pouvoir de mal faire sans crainte, le sage lui-même ne résiste pas à la tentation. Selon Nietzsche [01]: Voir souffrir fait du bien, faire souffrir, plus encore. Voilà un rude principe, mais c’est un principe ancien, puissant, humain, trop humain, auquel peut-être souscriraient au demeurant même les singes. Les Algériens n’ont plus honte de leur cruauté. Comment, après cela, ne pas donner raison à ceux qui placent l’injustice au-dessus de la justice. La justice sociale est le plus grand des biens. La vie des citoyens sera aussi facile qu’heureuse : satisfais d’une nourriture saine et frugale, sans désirs et sans soucis. Croit-on qu’une société qui poursuit en commun un but juste, pourrait mener à bien quelque entreprise si ses membres violaient entre eux les règles de la justice sociale ? Certes non. L’injustice sociale fait naître des dissensions, des haines et des luttes, tandis que la justice sociale entretient la concorde et l’amitié.(1)
Le scientifique, sincère, déteste le mensonge et la fraude. L’amour qui porte un scientifique vers la science et la vérité est semblable à un torrent que rien ne peut détourner de son cours naturel, ni disperser en plusieurs ruisseaux. Chaque enseignant- chercheur travaille à l’œuvre qui lui est propre et profite au sujet auquel il s’applique, ses cours et thèmes de recherche. Mais, si le salaire et les indemnités ne s’y ajoutaient pas, est-ce que l’enseignant-chercheur profiterait de son savoir ? Les Universitaires ne veulent enseigner ni pour les richesses ni pour l’honneur ; car ils ne veulent point être traités de mercenaires en exigeant ouvertement le salaire de leur fonction, ni de voleurs en tirant de cette fonction des profits secrets; Lorsqu’ils enseignent, les enseignants- chercheurs vont à l’Université, non comme un bien, pour jouir de lui, mais comme vers une tâche nécessaire, qu’ils ne peuvent confier qu’à des meilleurs qu’eux ou à des égaux. Certes, l’abondance des biens rend les peuples insolents et fait naître chez eux la sédition. Un pays parfait doit enfermer les vertus cardinales : sagesse, courage, tempérance et justice. Un homme libre ne doit rien apprendre en esclave. Comment se fera la transition du désordre social actuel au bon ordre qu’on veut instaurer ? La hiérarchie des classes est détruite. Le respect que l’on avait pour les maîtres disparaît. On n’appelle plus des compétents aux postes de responsabilités, mais des hommes irascibles et rusés, fascinés par le profit et résolus à tout risquer. L’Algérie est un Etat où l’on se contente de vagues promesses sans chercher à savoir si celui qui les formule est capable de les tenir. Il est impossible que le mal vienne de Dieu !!! L’Algérie est devenu un pays où on amasse de l’argent volé, on thésaurise, et plus on accorde d’estime à la fortune, moins on en conserve pour la vertu. L’Algérie est un pays où pour accéder aux plus hautes fonctions, point n’est besoin d’y avoir été préparé par de longues études, d’avoir profité des bienfaits d’une éducation excellente, et de s’être exercé, dès l’enfance, à la pratique de toutes les vertus. On a perdu le sens de l’ordre et de l’honneur. Toutes choses deviennent égales : bien et mal, vertus et vices, plaisirs nobles et plaisirs bas. A l’homme qui entre dans la carrière politique on ne demande pas de fournir la preuve de sa science, de sa sagesse, de sa compétence et non plus que de l’honnêteté de son passé. Il suffit, pour qu’on lui fasse confiance, qu’il affirme son dévouement à la cause du groupe. Les politiques sont ces alchimistes qui transforment tout le noir en blanc, en lait et en innocence. S’éloigner de la science et de la sagesse c’est donc, à tous les points de vue, s’éloigner du vrai bonheur. L’Universitaire l’emporte sur le méchant en décence, en beauté et en vertu. Il y a plus de 2400 ans, Platon (02) un philosophe grec a réfléchi sur l’instauration et la conduite d’une « République », une notion qui n’est pas contemporaine. Selon lui, la justice est définie comme « l’avantage du plus fort ». (2)
Dans chaque pays, le gouvernement, qui est l’élément le plus fort, recherche son propre avantage et l’assure par des lois. Un gouvernant ne saurait faillir. Quand il commet une faute, il la commet comme simple particulier, et non comme gouvernant car l’exercice d’un pouvoir a des limites précises. Commettre impunément l’injustice sociale, et le plus grand mal, la subir quand on est incapable de se venger est très épuisant. La justice est dure et pénible, l’injustice est aisée et naturelle. L’ami sera l’homme bon et l’ennemi le méchant. Ceux d’entre les hommes à qui l’on fait du mal deviennent nécessairement pires. Toujours selon Platon, l’oligarchie repose sur un principe vicieux. Elle divise les citoyens en deux clans adverses, celui des riches et celui des pauvres. Elle brise l’unité d’un Etat, elle est impuissante à assurer sa sécurité. La primauté de l’esprit de gain et de vil négoce a succédé à la primauté du courage. Partout où sévit le fléau du paupérisme, on trouve en foule mendiants, voyous, coupeurs de bourse et autres malfaiteurs. Les oligarques n’inspirent plus que du mépris. Au moindre choc éclate la lutte qui aboutira à l’établissement de la démocratie. L’homme méchant et agressif a de tout temps eu à son avantage le regard plus dégagé, meilleure conscience, parce qu’il est le plus fort, le plus courageux, le plus noble.
Les honnêtes gens se montrent simples et sont facilement trompés par les méchants. Ils n’ont point en commun avec des pervers. L’Algérie est devenue une ménagerie où la vie, si j’étais un homme ayant encore de l’orgueil et de l’ambition, m’apparaîtrait comme un échelon de la dégradation humaine. C’est une honte d’être heureux! Il y a trop de misère!
Références :
1- Nietzsche. Généalogie de la morale. GF-Flammarion, Paris, 1996.
2- Platon. La République. Traduction et Notes par R. Baccou. Garnier-Flammarion, 1966.
in le quotidien d’oran
Un incertain bonheur social
يوليو 23, 2010 by amamra
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par El Yazid Dib
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La coupe est derrière nous, le ramadhan est à nos portes. L’été vacancier se défile entre les deux. La joie ne semble cependant pas patente au cours de frottins festivals, galas galeux ou commentaires posthumes. La vie ordinaire reprend ses droits de cité.
Depuis l’ouverture du Mondial, toutes les sensations furent installées sur les tribunes virtuelles de Johannesburg. Un match est pour tout citoyen ce qu’est une gourde d’eau pour tout un chacun en perte de repère dans l’immensité d’un désert. Le monde national vivait profondément son équipe. Ainsi, la vie d’ici, de chez nous se trouvait mise au banc de touche.
Ni le nouveau plan quinquennal avec ses 286 milliards de dollars, ni la hargne spontanée de ceux qui sont censés les dépenser, ne furent aptes à rapatrier le cœur des Algériens se trouvant en goal-average à des milliers de kilomètres et se trouve à quelques encablures d’un mois d’abstinence. Voilà que la Coupe du monde est perdue, les menus festivaliers essorés : bonjour chère morosité !
Bref ! Ne parlons plus de ce foot qui a fait pousser des cheveux blancs sur le crâne des bébés. Restons dans le terrain. Un autre que celui du tartan. Celui de la vie de toujours. Si en 2010, à l’ère des TIC, de la couleur numérisée, l’on continue à transporter dans nos têtes, comme dans des compartiments d’appareils photo d’antan, des pellicules en film plastique et l’on s’attend aux miracles des lotions de développement, il ne se passerait rien, sauf que les photos seront dans le noir et blanc au moment où l’attente de les voir gaies et colorées s’estompe aussi vite que ne le sera le tirage.
Cette façon de percevoir les choses, penser une chose et attendre une autre, avait entraîné dans la profondeur de nos âmes des états de déséquilibre dont seul, après coup, le résultat obtenu nous aidait à constater les dégâts. Dans nos villes, nos maires, avant qu’ils ne le soient, nous promettaient monts et merveilles. Une fois élus et confrontés à la dureté du système faisant fonctionner les rouages internes d’une petite commune, ils réalisent à leur corps défendant la fermeté de l’inertie à laquelle ils sont appelés à se positionner.
Ils se sont tout de même contentés de dresser des écrans géants pour visualiser les rencontres de l’Algérie. Une autre façon de retenir l’angoisse, au moins pendant plus de 90 minutes. Ils sauront également le faire tout le long du ramadhan.
Dans le temps, les maires se targuaient d’être d’une certaine école où l’unique matière fondamentale se résumait dans le nationalisme assorti de matières secondaires de légitimité, d’histoire et d’actes d’héroïsme. En ces jours, les esprits échaudés d’électeurs avertis ont pu bousculer la machine un peu en avant pour nous offrir une liste de candidats plus ou moins potentiels, de l’énarque à l’informaticien, de l’ex-administrateur à l’ingénieur. L’on croit de ce fait possible de faire mourir de la sorte toutes nos angoisses et nos appréhensions quant au devenir de nos cités continuellement mal gérées.
Quelles ne sont encore ces surprises inqualifiables ! Les gestionnaires communaux, présumés adroits et jouissant d’aptitudes professionnelles avérées, butent encore et toujours contre une résistance ou un front qui ne les prépare que pour s’investir à perte de temps dans la gestion coulissière de la bataille et de la guéguerre. Comme à l’avant d’un match, tous jubilent et croient en cette victoire que rapportent seulement les déclarations de presse. Omettant d’emblée le nectar doucereux de la candidature, ils plongent sans volonté et cou tordu en plein règlement de compte. On leur fait les quarante misères pour qu’ils abandonnent leurs charges dans les quarante-huit heures qui suivent leur investiture. Ils finiront par partir, si l’on ne précipitait pas rapidement leur départ.
Le même constat est à faire à un certain niveau de la hiérarchie gouvernementale. C’est quoi ce ministre qui prétend ne pas être responsable d’une chose, pourtant naturellement greffée aux attributions de son département ministériel ? Un wali qui se dit non concerné par un démembrement extérieur d’un service central, mais officiant sur le sol où ce wali est censé exercer ses prérogatives de puissance publique, en sa qualité d’unique dépositaire légal de l’autorité de l’Etat ? Un chef d’entreprise qui s’en fout à tue-tête de la clientèle patentée de son entreprise ?
Le programme de relance économique n’est-il pas a contrario l’expression contraire d’un slogan dépassé qui a fait, après tant d’émules et de bonheur ménager, couler le pays dans les guichets du FMI et des bailleurs de fonds ? « Pour une vie meilleure ». Ce programme, nonobstant à le voir s’afficher à travers les centaines de grues et d’engins de travaux publics qui bouchonnent le firmament des ZHUN, les artères des agglomérations, ou qui transpercent et labourent vergers et forêts pour dégager les couloirs devant servir aux tronçons d’autoroutes, n’aurait pas atteint les objectifs escomptés. Relancer la machine en ses avant-toute !
Le béton et l’asphalte sont par principe physique les éléments garants d’une bonne santé entrepreneuriale, soit un développement national. Tous ces chantiers sont supposés aussi être des sources d’emploi. Des pôles créateurs de richesse de par la dynamique économique qu’ils sont capables d’engendrer dans la sphère socio-économique. De ce fait, la masse salariale ou la part patronale, chacun en ce qui la concerne, iront renflouer les caisses respectives de l’employé et des caisses sociales. A déduire notamment les minimes sommes en devises fortes que la sélection nationale a pu légèrement dépenser entre palaces, jet privé et maillots Puma. Ce qui aurait comme effet dentraînement une facilité d’accès vers un pouvoir d’achat, ce qui à son tour ne manquerait pas d’encourager la consommation par le désir de satisfaire un besoin que l’on aurait naturellement créé d’autre part. Tout ce circuit des acteurs économiques demeure un indicateur de performance, de plein emploi et de bonheur social. Y sommes-nous ?
Sait-on au moins qui des ministres est en charge d’approvisionner le marché national, sinon le juguler, à la limite réguler les instruments concurrentiels de la fatidique loi du marché, quand un produit de première nécessité n’arrive pas sur les étals de l’épicier ou du marchand de quartier ? La pomme de terre, la semoule, l’huile de table, la pièce de rechange, les timbres fiscaux, etc. Déjà que la fraîcheur de ces viandes qui s’annoncent sur les étals de nos estomacs, en prélude à un carême aoûtien, n’arrive pas à raviver la boulimie habituelle. En termes de prix, il y est fait tout le temps allusion, même référence officielle à cette nébuleuse forme libertaire tendant à laisser faire, laisser passer la liberté des prix là où le consentement mutuel entre acheteur et vendeur se scelle. Oublier de penser que le consentement en théorie ne doit en aucun cas être la résultante d’une pression irrésistible ou une contrainte impérieuse, c’est méconnaître la vérité, l’unique et absolue vérité.
Le ministre chargé de l’élan des supporters des Verts devait prendre à ses dépens les frais des youyous et des wane, to, tri (lire le son). Si l’huile est cédée à un prix très vital, le consommateur s’en découd à ne réduire que la quantité dont l’achat est projeté, sans pour autant qu’il ne soit outre mesure apte à en réduire les effets de ses besoins. Sinon, nous nous inscrirons dans un système de quota. Le rationnement rappelle des époques, pense-t-on, bien révolues. Là, le non-sens est aussi à inscrire, Allah Ghaleb, dans le rapport expression de besoin/moyens de satisfaction.
Dans un autre registre qui se lit et se déchiffre quotidiennement dans les maisons, les bureaux, la rue : le visage des gens, des passants, des clients, des administrés, des administrateurs ne présente aucune lueur de bonheur. L’on sent que nul n’est heureux ni dedans ni dehors. La joie n’a pas changé de camp, elle l’a vraiment foutu. Les fêtes d’entre les cérémonies nuptiales ou promotionnelles n’ont plus le même goût et n’affectent en rien les neurones du bonheur pour qu’elles puissent susciter un semblant de gaieté ou un état d’extase ou de volupté. Perdre le sourire reste la pire des sanctions civiles et citoyennes. Surtout face à son téléviseur terrestre ou devant le commentaire d’El Jazeera. A qui la faute… ?
Ainsi l’on voit, l’on sent que la morosité broie de jour en jour la ténacité des plus vaillants. Que la précarité s’installe dans le quotidien pour œuvrer à anéantir à petit feu l’ultime patience qui récrée encore le plaisir de continuer. La faute incombe à qui ? La réponse serait toute banale si l’on comprenait autrement le mécanisme de fonctionnement actuel de la société actuelle. Une crise originale multidimensionnelle. Malgré les liens de causalité, l’on se soucie aussi peu des causes que de l’effet. On peut avoir une mine patibulaire, les yeux cernés, les paupières ballonnées et assister à un carnaval, une parodie ou une ambiance festive et voir un mondial qui ne présage pas beaucoup de choses pour nous. Le comble, l’on peut inaugurer, présider ou ouvrir dans cet état grisâtre de décrépitude et de manque d’éclats un salon du livre, une séance de travail ou une réception mondaine.
L’autre non-sens à résumer est que le costume gris souris, la cravate terne et la chemise pâle peuvent, avec sourire et hilarité, être arborés dans les allées d’un cimetière ou sur le trottoir d’un domicile mortuaire, quand la participation à un enterrement devient un devoir professionnel, électoraliste ou de faire-valoir.
Dans cette situation paradoxalement comique et souvent dramatique, l’on retrouve également le même décor taciturne quand la paix tant souhaitée se confine toujours dans la probabilité d’un attentat et tarde à venir se répandre aux alentours des endroits où la mort se profile pour faucher les têtes et exploser les cervelles.
Certes, le terrorisme pur et dur s’est sensiblement réduit. Mais l’autre terrorisme, plus grave car légal, est situé dans cette inquiétude meurtrière qui mine la totalité des citoyens quand ils se trouvent régentés, sinon gérés par des gens moins enclins au savoir-faire et dont l’exclusif ravissement demeure la réjouissance que leur procure l’autorité qu’ils jubilent de pouvoir exercer sur le dégoût et la résignation des autres. Le non-sens n’a pas à être identifié tant qu’il vous crève l’œil à chaque lever de jour.
Entre deux marches, le citoyen essaye de regagner un bonheur éphémère. Il hurle, il jubile, comme il peut se décevoir et vite oublier. Le manque de joie comme le Mondial continue ailleurs Vers un autre tour.
Il est de ce soleil plombant qui, absent des cœurs, s’installe à son confort dans l’épiderme déjà fort basané de nos êtres. Il est de ces vents, qui, faisant défaut aux soirées d’antan, ravagent les récoltes annuelles d’une seule rafale de décision. Il faudrait pourtant savoir vivre ses peines et ses joies. Il faudrait aussi avoir l’envie d’éviter l’ennui que suggère une angoisse estivale à peine achevée d’un été itératif tout à fait vraisemblable à tous les autres.
L’amour du maillot
يوليو 7, 2010 by amamra
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par El Yazid Dib
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Nous dirions qu’ils ont bien joué. La disqualification était au rendez-vous. Mais le pays a gagné une équipe. Replay sur une aventure pleine de suspense et de questions.
A la dernière rencontre, le vedettariat était dans les premières lignes. Il ne fallait pas qu’ils ratent ce qu’ils croyaient une honorable sortie. Ils devraient, estimaient-ils, lever l’opprobre jeté par la Slovénie. Ghezzal et Saïfi nous ont fait perdre le match global. Ils se seraient introduits par effraction aux remplacements intervenus. Contre l’avis généralisé de millions d’Algériens, ils sont quand bien même venus terminer ce qu’ils avaient entamé durant la première joute. Perdre et repartir.
Saïfi n’a de pure volonté que celle de défendre son étendard. L’autre également. Il n’est de pire posture que celle de se morfondre. L’Algérie s’est âprement battue pour s’inviter dans le concert de la world-cup. Elle aurait mis dans son combat toutes ses tripes. Ses martyrs se sont ressuscités une seconde fois, lorsqu’ils furent entraînés dans un terrain d’injures et de tirs blasphématoires. Sur le bord du Nil. A côté du Soudan.
Le rendez-vous de ce fameux mercredi 18 novembre 2009 ne ressemble en rien à ce mercredi du 23 juin 2010. Là, l’histoire aurait pu hisser le sentiment national au plus haut firmament. L’histoire se faisait alors avec une puissance mondiale. Les Etats-Unis. La liesse de cette époque automnale n’est pas une fin en soi. « La chose » ne s’arrêtera pas là. Elle continue sa trajectoire au-delà de toutes les dates, sauf celle de ce 23 juin, de tous les rendez-vous. Bravant dans son élan de propension, outre la pression des météorites, le danger des comètes et la menace des complotites. Nous avons évité l’anathème mal placé des pharaons. Mais n’avons pas pu esquiver l’ire des démons déchaînés de la Slovénie, reléguée à son tour pour faire un retour dans son camp. Johannesburg est pour les grandes équipes. Pour ceux qui savent se défendre. Pourtant, nous ne sommes pas des profanateurs ni de tombes, ni de sarcophages, ni de l’histoire. Nous sommes des enfants combattants, dignes fils de grands martyrs. Notre tort aurait été celui d’avoir éventuellement un excès permanent et séculaire dans l’adoration de notre mère patrie. Saâdane a fait de son mieux. Il ne pouvait déterminer le score que par stratégie de jeu. Son jeu aurait peut-être été encore une fois traqué par des intermittences, interférences, interventions. Sinon, il y a quoi qui justifierait l’entrée de ce Ghezzal, lourdaud et pesant, et ce Saïfi baladin et coureur ? Que faisait Boudebouz sur la touche ?
Comme la nature, la politique statique a horreur du vide, du rien et de l’oisiveté de son intelligence. Elle outrepassera en hauteur des faits, les craintes semées lors d’une préparation nationale féconde, dont seuls les labours certains auraient pu écorcher indignement ses sillons et ses vallées. L’Algérie a gagné dans le fait d’avoir su porter son nom dans les écriteaux qui indiquent la place des grandes nations Footballistiques s’entend. L’Algérie a réussi son coup de frapper d’un revers le système et son mythe tendant à immobiliser l’énergie collective. Comme le match Algérie/Egypte était une victoire nationale largement méritée, le combat mené face aux USA n’était qu’une justice de l’enjeu. L’on manquait depuis fort et criardement d’attaquants. Ils sont stériles ceux que le sélectionneur nous a imposés. Lui aussi, vu sa gentillesse, n’aimerait pas attaquer et ne se contenterait que d’une banale défense.
L’Algérie n’est pas au bout de cette date. Elle ne le fut pas également au nez de celle du Caire ou de Blida. Elle est une éternité. Une continuité. Une dynamique dans le changement continuel. Son immortalité, elle la puise de ces forces que contient la diversité de ses fibres. Les tendances ne sont jamais pour elle des panneaux indicateurs d’orientation irréversible. Elles ne sont en fait qu’une richesse de son énorme générosité. La mémoire communautaire éveille, d’épopée à épopée, pour son compte l’esprit chevaleresque de ses artisans, tant au combat qu’aux funérailles. Tant dans les stades que dans les rues. Si l’enthousiasme dans la rue peut revêtir le manteau de l’émeute, dans les complexes sportifs, il n’est qu’une seule main, un unique cri pour ovationner un onze représentant les 35 millions, tous partis, idéologies, régions confondus. Que les épées, les sabres et les baïonnettes se disputent l’accès des fourreaux ! Que les langues satellitaires jetant leurs immondices à partir des bords du Nil et rebraquent l’orientation parabolaire vers l’Ouest. Un peu, tout près du Sinaï. La beauté a beau s’incruster dans nos mots, elle n’arrive point à se frayer de chemin vers nos propres convictions arabo-arabes. Pour ou contre n’était plus un dilemme de petits spectateurs. Non plus un défi de positionnement de galerie sportive. Car tout simplement, la diversité d’avis ne peut être une adversité à vie.
Le taux tiers-mondiste n’est pas virtuel. Il retrace la tangibilité d’un désir massivement populaire de rejeter l’invective et repousser l’apprentissage des sortilèges politiques. Le stade, qu’il soit au stadium cairote ou à El-Merikh, n’est pas une amphore magique. Ni les observateurs militants ou étrangers des francs-maçons ou des adeptes de sectes fantastiques.
La FIFA aurait à rougir un jour de sa forfaiture. La fraude n’aurait germé que dans des cavités encore rompues aux syndromes chroniques de la duperie égyptienne. «Ils » (eux) ont manigancé un traquenard, le peuple, avec ses « ils » et ses « eux », a gagné. Le président, heureux réélu une quatrième fois durant le cours de son troisième mandat, en est sorti davantage renforcé dans son souci constant d’être l’entraîneur en chef des états-majors nationaux. De parachever l’œuvre amorcée, de finaliser l’accession du pays aux divisions mondiales.
En fait, nous aurions vu et vécu une histoire merveilleuse, quoique encensée quelque part par de l’émoi, du sensationnel et surtout de la retrouvaille des repères perdus. La tragédie subie ne doit pas s’éclipser dans la diplomatie coutumière. La relation inter-nation se doit par conséquent d’être revue dans le fond. Il ne peut y avoir de compromission ni de lourd silence. Car l’histoire continue et d’autres déplacements seront également programmés, ou dans les stades ou dans d’autres forums. Le Caire n’est pas, en toute évidence, censée incarner le nœud du monde arabe.
La victoire, la grande, reste chez nous, contenue dans ce foot, option et lotion féeriques, qui a réussi là où la politique a échoué. Le rassemblement autour du noyau central, l’amour de la patrie. L’engouement après cette victoire technique, sociale ou politique reste à capitaliser au profit d’autres projets de société.
Professionnalisation des formations dans l’enseignement supérieur Quels enjeux pour nos universités ?
يونيو 15, 2010 by amamra
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Par Farès Boubakour *
L’enseignement universitaire permet à l’étudiant d’acquérir des compétences générales, c’est-à-dire des savoirs et des connaissances dans la discipline qu’il a suivie ; de développer un esprit critique ; de s’initier à la méthodologie ; de pouvoir conceptualiser et formaliser tout en ayant une capacité d’abstraction. Si depuis longtemps l’université donnait un savoir et un savoir-être, il lui est demandé aujourd’hui, et de plus en plus, de donner un savoir-faire.
Ce processus qui a pris la dénomination de professionnalisation des formations universitaires, revient donc à dire que l’on rende l’étudiant un professionnel par la formation qu’il suit à l’université.
Sur un autre plan, la professionnalisation est également vue comme une garantie, une sorte d’assurance-qualité dans le domaine de la formation : l’étudiant doit être immédiatement opérationnel et sans coût supplémentaire pour l’employeur. L’étudiant est supposé connaître parfaitement, non seulement les aspects techniques du «métier» mais aussi avoir une très bonne connaissance de l’entreprise et du monde des affaires. Il est intéressant de signaler également que ce phénomène semble aussi rattraper le reste des disciplines universitaires qui se prêtent d’ailleurs difficilement à une logique de professionnalisation notamment dans certaines branches des sciences sociales.
Eu égard à cette évolution qui touche l’ensemble des pays, quels en sont les enjeux pour nos universités, quel nouveau rôle sont-elles appelées à jouer, quelles sont les difficultés rencontrées et enfin quelles pistes sont à défricher pour les dépasser ?
Evolution du rôle que doit jouer l’université…
En plus de formations générales, l’université a toujours proposé en réalité des formations «professionnalisantes» : médecins, avocats, ingénieurs, techniciens supérieurs, comptables, etc. L’université donnait un savoir disciplinaire pour aider l’étudiant à trouver un emploi. Aujourd’hui, et quasiment partout dans le monde, l’université doit s’efforcer en outre de lui trouver un travail ou, au minimum, de fournir les meilleurs efforts pour ce faire !
L’efficacité de la formation universitaire a tendance à être mesurée désormais en fonction du nombre d’étudiants placés et ayant trouvé un emploi.
Depuis les années 1973 et dans un contexte de crise généralisée, les entreprises devenaient exigeantes et très regardantes sur la qualité de son personnel. La concurrence devenait rude et les marchés difficiles à obtenir. La recherche de nouveaux gains de productivité est lancée tous azimuts : à travers des travailleurs mieux formés et davantage spécialisés ; à travers aussi de nouvelles formes d’organisation ; et dans des cycles d’exploitation en dehors de la sphère traditionnelle de la production, c’est-à-dire dans les domaines de la distribution physique, du marketing, dans les approvisionnements, les transports, le stockage, etc.
Une division du travail accrue et une spécialisation pointue dans les entreprises, impliquaient donc de plus en plus des formations professionnalisantes au sein des établissements de formation touchant le palier de l’enseignement supérieur. Cette tendance s’est renforcée davantage dans les années 80, notamment avec l’avènement de l’informatique, et encore plus dans les années qui ont suivi. En effet, dans les années 1990, le mouvement de mondialisation avec l’ouverture des marchés a consacré quasi définitivement l’hégémonie du monde des affaires et la libre concurrence. Les manières de faire dans le monde économique tendaient à devenir
universelles. Et pratiquement, on observe une convergence dans l’ensemble des domaines.
A ce propos d’ailleurs, en ce qui concerne l’enseignement supérieur, les pays d’Europe ont procédé à une harmonisation des diplômes et des architectures des enseignements (LMD). Cette réforme s’est accompagnée également d’une tendance à la mise en place d’assurance qualité dans les établissements d’enseignements impliquant des chartes qualité, auto-évaluation et évaluations externes. Et la professionnalisation des formations se trouvait au cœur du dispositif.
Dans certains pays, la professionnalisation de formations universitaires n’a pas été au départ acceptée. Elle a donné lieu à de grosses polémiques.
Professionnalisation des formations supérieures en Algérie
Afin que nos universités soient en phase avec les changements observés à l’échelle mondiale et eu égard aux enjeux que cela comporte, les pouvoirs publics algériens ont procédé à des réformes de fond du secteur de l’enseignement supérieur. Les réformes ont porté essentiellement sur les aspects suivants :
- la mise en place d’une nouvelle architecture des enseignements (Licence-Master-Doctorat, dite système LMD) ;
- le développement d’une démarche qualité et d’assurance-qualité dans les établissements d’enseignement supérieur ;
- l’encouragement de la professionnalisation des formations ;
- l’ouverture accrue de l’université sur l’environnement socio-économique (formation, recherche, communication, etc.) ;
- et enfin favoriser le développement de la coopération internationale.
Dans le cadre de la réforme, l’université est ainsi interpellée pour monter des formations à portée professionnelle.
Les dispositions réglementaires prévoient que la licence professionnelle (ou le master professionnel) se prépare et se fasse obligatoirement en collaboration avec un partenaire, un professionnel ! Concrètement, il n’est d’ailleurs pas possible de faire habiliter par les instances ce type de licence ou master sans l’association d’un partenaire professionnel qui s’engage formellement. Une rubrique lui est réservée sur le canevas d’habilitation. L’engagement du partenaire professionnel est fondamental pour habiliter, exécuter, et évaluer la formation. L’équipe pédagogique mixte, composée d’enseignants universitaires et des professionnels, prend en charge toutes les phases cruciales ci-après :
- l’identification du besoin de formation ;
- l’ingénierie pédagogique et confection des programmes ;
- la réalisation et l’exécution de la formation ;
- l’immersion des étudiants en milieu professionnel ;
- l’évaluation et le suivi de la formation.
L’équipe pédagogique devrait également procéder à l’évaluation stratégique de la formation, c’est-à-dire assurer le suivi des étudiants sortants et décider de la continuité de la formation, de son rythme, de sa réadaptation ou de son gel.
En plus des moyens humains et matériels particulièrement importants, la formation professionnalisante ne peut fonctionner correctement qu’avec les cinq précédentes composantes réunies et opérationnelles. Les difficultés rencontrées dans nos universités concernent, à des degrés différents, l’ensemble des composantes. Il s’agit là d’une première problématique à traiter. Ceci dit, nous avons également d’autres problématiques à traiter.
Le problème du DEUA : le stéréotype sociétal
Comment dépasser un stéréotype sociétal relatif à la formation universitaire à caractère professionnel ? Il s’agit de l’expérience de la
formation DEUA (diplôme des études universitaires appliquées) qui a fait l’objet d’une extinction depuis peu avec l’avènement du LMD. Nous pensons que le DEUA a contribué fortement à la détérioration de l’image de marque de la formation professionnalisante. En effet, la formation DEUA professionnalisante, dite cycle court, se trouve dévalorisée au profit de la formation de cycle long, plus prisée.
La formation DEUA, est aux yeux des étudiants, une formation de second rang, une formation par défaut. Les étudiants les moins bons ont été orientés vers ce type de formation, et par voie de conséquence, l’orientation vers le professionnel est vécue comme, un échec ! Les «séquelles» de la formation DEUA étant toujours dans les têtes, les responsables pédagogiques, dans le cadre du LMD, ont effectivement aujourd’hui des difficultés à convaincre les étudiants de l’utilité des formations professionnalisantes.
Fonctionnement interne de l’université et interface avec son environnement socio-économique
La professionnalisation suppose une connexion assez forte entre l’université et son environnement. Quelles structures doivent
prendre en charge cet aspect à l’université ? Et avec quels moyens ? Quelles structures d’interface et d’échange d’informations doivent être créées ? A l’heure actuelle, la structure plutôt en charge, si elle existe selon les organigrammes, ne suffit pas réellement à couvrir les besoins et répondre aux attentes en la matière. Dans le même ordre d’idée, comment régler le problème des stages ? Quels rapports avec le vice-rectorat chargé de la pédagogie ? Avec quels budgets, qui finance ? Il y a là beaucoup de questions qui restent posées et il est nécessaire de réfléchir à de nouveaux dispositifs permettant de réguler l’ensemble et d’encourager aussi les entreprises et les établissements à adhérer à la démarche et à faciliter le séjour des étudiants pour effectuer leur stages, qu’ils soient dans le cadre de formation
professionnalisante ou pas.
Ingénierie pédagogique et construction des cursus
La formation professionnalisante est plus facile à dire qu’à faire. D’un point de vue de confection de programme, il y a toujours des difficultés. Quel est le dosage de l’académique par rapport au professionnel ? Comment est-il possible de faire et tout particulièrement en formation initiale ? Ensuite, comment éviter en même temps de proposer des formations trop spécialisées ou locales qui font que l’étudiant n’a plus de latitude pour changer, se repositionner et évoluer ? Sur le même plan, comment articuler la formation avec la formation continue et la formation professionnalisante? Comment valoriser les acquis professionnels ? Le cadre (ex. étudiant) est appelé à revenir à l’université, car la formation se fait aujourd’hui tout au long de la vie, pour acquérir de nouvelles compétences et l’université doit d’ores et déjà penser des structures organisationnelles innovantes en vue de l’intégration de la formation initiale, continue et en alternance Enfin, se pose également la question de savoir le concept de professionnalisation est valable pour les autres disciplines universitaires qui s’y prêtent moins (les sciences sociales notamment), et si oui, dans quelle mesure et comment.
En conclusion, la thématique de la professionnalisation pose un problème de fond du rôle que doit jouer l’université et interroge sa relation avec les utilisateurs de son produit. L’université est appelée à se réformer rapidement et évoluer vers une forme d’organisation nouvelle. Elle est appelée ainsi à dépasser le classique cloisonnement par discipline pour évoluer vers une intégration des savoirs et des savoir-faire interdisciplinaires en développant des formations sur lesquelles interviennent plusieurs départements et facultés.
En gros, la réussite de la professionnalisation passe par la création de structures pérennes pour accompagner la réforme à l’université et permettant d’assurer une véritable veille sur l’environnement socio-économique. Plusieurs pistes méritent d’être défrichées
1- Renforcement des structures de l’université par la mise en place d’interface Université/entreprise qui aura pour objectif, outre des
préoccupations relevant de la recherche, de faciliter les contacts avec l’environnement socio-économique, de promouvoir les échanges entre les enseignants universitaires et les professionnels, les mettre en contact pour constituer des équipes pédagogiques porteuses de projets de formation, trouver les stages nécessaires pour les étudiants. Cette structure pourrait jouer également le rôle d’un observatoire dédié au suivi des étudiants sortant et de leur devenir après la formation. Cette interface université/entreprise pourrait être rattachée au vice rectorat des relations extérieures, la coopération, de l’animation et la communication et des manifestations scientifiques. Mais, il serait beaucoup plus intéressant de créer, à l’instar de nombreux pays, un nouveau vice-rectorat chargé de l’insertion des étudiants, des stages et des relations avec les entreprises avec 5 à 10 personnes à temps plein, rien que pour cela !
2- La professionnalisation, c’est aussi aider l’étudiant à créer sa propre entreprise en passant par une maison de l’entrepreneuriat. Tout établissement universitaire devrait avoir sa maison de l’entrepreneuriat ou équivalent pour aider l’étudiant à travers des cours spécifiques de très courte durée, à construire un projet professionnel pour la création ou reprise d’entreprise.
3- Construction de réseau des anciens étudiants de l’université : l’ensemble des anciens étudiants de l’université constitue un vivier de relations que l’université pourrait mettre à profit pour faciliter les échanges et s’introduire plus facilement dans les entreprises et faire une sorte de lobbying. L’université devrait créer ce réseau et préserver le cordon ombilical en impliquant les anciens étudiants en poste de responsabilité dans des rencontres annuelles et diverses cérémonies universitaires. Ce lien favorisera, au moins et entre autres, le placement en stage des étudiants
en formation.
F. B.
* Farès Boubakour est professeur d’économie à l’université de Batna et assure les charges de responsable du master : Economie des transports et logistique, directeur du laboratoire Management-Transport-Logistique, directeur de l’école doctorale Economie appliquée et management des organisations et conseiller chargé des relations internationales auprès du recteur de l’université
in la tribune .
Les hors-la-loi de l’histoire
مايو 27, 2010 by amamra
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par El Yazid Dib
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Il s’agit, en fait du film de Rachid Bouchareb. La fausse polémique qui lui est destinée dépasse le stade de la critique cinématographique. Elle s’est voulue politique, voire historique. L’on ne veuille pas daigner faire une reconnaissance de ce qui s’est passé lors de ces événements tragiques qui constituent la trame spatiale et temporelle du long métrage incriminé. Les évènements tragiques du 08 mai 1945 furent perçus à cette époque comme un précurseur final de la libération nationale qui s’annonçait dans le sentiment de chaque algérien. L’on voulait à l’instar de la célébration de l’armistice et la capitulation allemande, manifester son désarroi et sa propension vers l’indépendance et le couronnement de la lutte du mouvement nationaliste. Une foule estimée aux environs de 10 000 personnes entamait son élan rue des Etats Unis (mosquée de la gare) et se dirige vers le centre ville, rue Georges Clemenceau… Pacifiques, dépités et désarmés ; les paisibles manifestants scandaient des slogans de paix et de liberté… «Indépendance», «Libérez Messali Hadj», «l’Algérie est à nous». Ils s’étaient donnés pour consigne de faire sortir pour la première fois le drapeau algérien. La riposte fut sanglante. De Sétif elle s’est généralisée. Elle allait touchait tout le pays durant tout le moi de mai. L’Algérie s’embrasait sous les feux brûlants du printemps 45. Là, le secours à de faux faiseurs d’histoire est vite enclenché. Avant la projection du film, la ville de Cannes s’est transformée en une plate forme de remise en scène de l’histoire. Les manifestants, vieillots, aigris, enfants de harkis et autres acolytes, ont tous laissé apparaitre le syndrome maladif de la nostalgérie. Ils cultivent encore ce regret d’avoir été incapables de garder « leur Algérie française » vaincus sur terrain, dans les monts des Aurès, du Ouarsenis et du Djurdjura, ils veulent gagner la bataille dans une salle de cinéma ou dans la montée des marches d’un festival crée pour eux. Le colonialisme ne s’emmure pas strictement dans un concept philo-politique du dernier siècle. Il cajole, tel un jouet l’enfant ou la force un pâteux. L’oubli est un autre moyen de se cacher des vérités. Il aurait été aussi une manière d’effacer les tâches, une tanière pour les lâches! Il voudrait, saisir une énième occasion pour renflouer les extrémistes de droites et les lepénistes. Apres le monde de la finance, des medias lourds et de la communication, il tend à n’épargner nul secteur où ses relais aux relents faussaires et négationnistes sévissent à longueur de temps.
L’historien algérien saura dans l’obligation de vérité d’éclaircir davantage non sans circonspection cet aspect impliquant positivement ou négativement les alliés. Car dans un document il y est affirmé que «, les Français ont demandé aux américains et aux anglais de leur prêter des avions pour transporter des troupes, les Américains n’en avaient pas les Anglais en ont prêté» là le commentaire touche ses limites et s’immole, inapte au profit de la dextérité de l’histoire. Le chercheur algérien ne doit pas consommer et se taire. Critiquer et s’abstraire. Tout le monde le sait. Le 08 mai 1945, fut un mardi pas comme les autres. Un jour de marché hebdomadaire. Les gens massacrés; ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs il fut célébré dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La seconde guerre mondiale. Ceci pour les Européens. Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout ce fut la fête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme qui ne venaient en ce 08 mai qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire. L’on raconte que le 01 mai 1945, le PPA clandestin réunissait à Alger, rue d’Isly beaucoup de personnes. Cette «réunion» s’est soldée par des morts, des arrestations et des tortures. Au même moment à Sétif un regroupement similaire s’érigeait à Sétif. Si ce n’était l’habilité et la hardiesse de feu Si Mahmoud Guenifi et d’autres militants conscients ; d’exhorter la foule à se disperser, l’hécatombe aurait été avancée d’une semaine. Dans la matinée du fatidique 08 mai, en guise de riposte à cette manifestation pacifique, la police ouvra le feu.«le maire socialiste de la ville la supplie de ne pas tirer. On a tiré sur un jeune scout » (1). Ce jeune « scout » fut le premier martyr de ces incidents. Saal Bouzid, 22 ans venait par son souffle d’indiquer sur la voie du sacrifice, la voie de la liberté. Là aussi dans les plateaux de télévisions, journalistes, historiens sous l’égide d’un thème filmique ont eu à retirer les ficelles de l’événement. Ils veulent coute que coute que l’acte générateur de «l’émeute» n’est autre que le tir d’un indigène sur un policier en faction dans la rue. Chimère ! L’on ne peut imaginer quelqu’un croulant sous une misère atroce, avec les séquelles des maladies de malnutrition puisse avoir une arme et se rendre, sans organisation préalable en auteur décisif d’une situation qu’il ne pourra maitriser. Suite en page 9
A cette époque, si l’Algérien était pauvre matériellement, il avait par ailleurs une grande richesse morale et religieuse. Il savait attendre le bon moment. L’élite nationale existait et n’aurait pas manqué de cran pour passer à la phase supérieure de la résistance. Le temps militait en faveur de la cause. La génération qui allait libérer totalement le pays à partir de 1954, avait bu les affres que leur offrit le joug colonial lors et après ces événements de mai. Le sentiment libérateur se fortifiait davantage. Donc épris par un double sentiment, de victoire sur le nazisme et faire entendre sa voix, l’homme algérien brandissait pacifiquement son souhait. La police ciblait par balles la foule, dans le tas. Contrairement a ce qui c’est dit dans « c dans l’air » cette semaine. Oui, c’est dit dans l’air. Comme ça. Pour la galerie.
Dans les localités environnantes à Sétif, Ras el ma, Beni Azziz, El Eulma des douars entiers furent décimés, des dechras et des familles furent brulées. Toutes les contrées furent touchées. Du Douar Ouled Ali Benancer,à Ain el kebira, Babors ,Ain sebt ,Beni Medjaled , El ouricia, Mawane ,Ain roua, Amouchas, Dehamcha, Boubker, Oued el kbir, Ouled tebben. Un internaute avait crié sa colère face aux récits de ces faits, omettant certaines localités en ces termes « il faut savoir que les vrais hommes, ayant participé physiquement à ces journées fatidiques et héroïques de notre histoire, sont tous morts, peut être reste t-il quelques-uns uns, mais cherchons ! je vous cite un héros ; mort le 03 novembre 2008, un certain Kherbache Layachi, d’El Ouricia, condamné 7 fois aux travaux forcés, et 04 fois condamné à mort, il a partagé la même cellule avec Rabah Bitat, et Med Maazouzi (que Dieu ait leurs âmes) . C’est cet homme qui a tué le curé, qui a mis le feu à la ferme des colons, que les historiens étrangers se sont approchés de lui et pas les nôtres ». On raconte aussi le martyre de la famille Kacem faisant partie de Arch Lemherga à Sbakh du coté de Ras elma où 03 frères furent torturés et tués à bout portant après qu’ils eurent à leur tour abattu l’un des éléments du corps expéditionnaire français.
Là aussi dans les plateaux parisiens ou dans les émissions spéciales festival de Cannes, l’on ne dit rien. L’on ne pourrait évoquer des morts et surtout des morts indigènes. «Hors la loi» est là pour attester à la manière du cinéaste, sa vision des choses.
Le 08 mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. Il ne pouvait se circonscrire dans une dimension de simples « évènement » ou « incidents » de Sétif. Ce 08 mai avait ébranlé toute la puissance coloniale. Loin d’un fait divers, il provoqua une énorme ébullition chez dans le haut commandement militaire francais de l’époque. Le général Henry Martin commandant du 19 eme corps en Algérie (1944-1946) écrivait ceci: « le gouverneur général, Yves Chataigneau, responsable de la sécurité intérieure et extérieure de l’Algérie, requiert l’intervention des forces armées de terre, de mer et de l’air il rend les pouvoirs de l’état de siège à l’armée » (2). Donc « l’incident » ne fut pas une affaire « d’émeutiers ou d’insurgés » c’était d’un coté, une guerre classique avec l’engagement de forces armées, et de l’autre ; une décision libératrice quel que soit le prix. Le nationalisme se durcissait et corroborait la galvanisation d’une inévitable révolution par les armes. Novembre pointait déjà du nez.
Hichem Lehmici, rapportait, sur un site approprié, que: « Sétif allait marquer une étape cruciale, rien ne sera plus comme avant. Le fossé allait se creuser considérablement entre algériens et colons. La guerre de libération devait commencer 10 ans plus tard, elle avait en fait joué son premier acte à Sétif. Nul d’ailleurs ne pouvait mieux l’exprimer que le grand écrivain algérien Kateb Yacine lorsqu’il écrivit : «à Sétif, se cimenta mon nationalisme, j’avais 16 ans». » Kateb se souvient aussi : « qu’on voyait des cadavres partout, dans toutes les rues la répression était aveugle ; c’était un grand massacre.. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de morts la répression était atroce » concluait le grand romancier (3). Et là aussi, comme Kateb Yacine est semble t-il très vénéré en France du moins dans les milieux culturels et artistiques, l’on en parle de ce personnage qu’en termes d’opposant, de rebelle et de communiste. L’on ne l’évoque pas assez, dans ces milieux d’outre mer en sa facette d’enfant témoin de ces atrocités.
Le réflexe allait saisir forme par un châtiment sans pitié sur les gens. « A Sétif, Guelma, Kherrata, de terribles massacres ont été exécutés. L’armée coloniale, conduite par le général Duval «le boucher de Sétif», fusille, exécute, torture et viole tandis que l’aviation et la marine bombarde les villages. A Guelma, les B23 ont mitraillé des journées entières tout ce qui bougeait. A Kherrata, ce furent des familles entières que l’on jetait du haut d’un précipice. Des dizaines de milliers de morts à comptabiliser, plus de 45000 d’après les sources algériennes et américaines. Sans oublier non plus, les milliers de blessés, d’emprisonnés envoyés dans les camps ».Ainsi il est urgent que les experts en histoire se penchent avec perspicacité dans les coins et recoins de cette glorieuse page de nos hauts faits historiques. Ces chiffres, mis en doute par cette frange de ex-néocolonialistes doivent être rétablis dans leur juste contexte.
A entendre parler de ces incidents, voilà plus de 65 ans, l’on imagine mal qu’ils puissent être inferieurs à 45 000. Ils ne peuvent avoir, de ce fait une quelconque palme d’or. Ou autre distinction posthume. Le nationalisme est un comportement, un esprit, une pieuse pensée et une profonde réflexion. Mai ou novembre à l’instar de tant d’attributs historiques nationaux doit être remis à qui de droit. L’histoire et ses spécialistes de tout bord. Pourvu qu’il y ait de la loyauté et du courage. La France, enfin une certaine France a voulu à travers cet épisode festif de réveiller ce qui somnole en elle depuis fort longtemps. Le monstre de l’empire. Le ravissement du paradis perdu, perdu à jamais perdure encore à narguer certains museaux en quête d’odeur sainte. Nous sommes le 09 mai et ainsi de suite, mais ce 8, grandiose avec ces chiffres effarants n’arrêtera pas le cours continuel de l’histoire, fut-elle hors la loi.
1- Les heures noires de la guerre d’Algérie (massacres de Sétif. Source Internet
2- Historia Magazine
n° 196. octobre 1971.
3- «Chroniques d’un massacre 08 mai 1945.Setif, Guelma, Kherrata. Syros.
Paris.1995. Cité par Boucif Mekhaled









