ARRIS : IGHZAR AMELLAL (OUED-LABIOD) : SITUATION ACTUELLE ET INFLUENCE DES REJETS D’ASSAINISSEMENT SUR LA VALLEE DE L’OUED LABIOD
مايو 30, 2010 by amamra
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La vallée d’IGHZAR AMELLAL (Oued Labiod) étant une des plus importantes rivières de la région des Aurès, qui reste depuis longtemps seule source de vie de la population locale en matière d’agriculture. Ces dernières années cette rivière a connu une grande menace de pollution. Il est à noter que quelques ressources d’eau potable se situent sur la rive de cette vallée et cela à cause de l’inexistence de ressources d’eau potable à la partie nord ou dans quelques cas de qualité médiocre ou saumâtre. Et aussi la vie agricole se repose sur cette ressource d’eau pour l’irrigation des vergers et les jardins de cultures maraîchères qui s’étendent de part et d’autre des rives de cette vallée.
Cette vallée qui s’étend d’ Inoughissene au nord-est, jusqu’au barrage Foum Elgharza (Biskra) au sud, sur plus de 100 Km de long, devenue de nos jours très polluée à cause des rejets des localités suivantes : Ichemoul (El-Hamam, Ouled moussa, El hadjej) - Inoughissene – Arris -Tighanimine – Taghit -T’kout – Chenaoura et enfin Ghassira . Toute la charge polluante de la population des régions précitées à laquelle s’ajoute la charge polluante de la population du secteur de la wilaya de Biskra forment un taux remarquable de pollution à l’arrivée du barrage de Biskra.
Il est à noter que ce problème a été exposé avant 15 ans, ce qui a amené les autorités locales à demander à la DHW de Batna de réaliser une étude qui aura pour objet une solution, pour épuration de ces eaux usées, à partir de la commune d’Inoughissene au nord, jusqu’à la localité de kef laârous( commune Ghassira). Effectivement, l’étude à été réalisée par le B.E.T HPC –Alger, qui a été suivie par le B.E.T Berghout.A- Batna.
L’étude étant un diagnostic de tout les rejets influant directement ou indirectement sur l’environnement d’une part et sur la qualité de l’eau d’irrigation d’autre part.
L’étude a proposé des variantes de collecte des rejets à moyen et long terme par la réalisation de trois stations d’épuration. La première station rassemble les rejets des communes Ichemoul et Inoughissene, celle-ci est du type mini-station. La seconde est une station qui rassemble les rejets : Elhadjedj+Arris+Tighanimine et ce rejet est très important du point de vue débit et pollution. La dernière est une mini station aussi qui sera implantée à la limite entre Ghassira et T’kout.
La seconde variante qui paraît économique, c’est de réaliser une station au niveau de la limite Arris-Tighanimine qui regroupera les rejets a partir d’ Inoughissene et Ichemoul jusqu’à Arris. L’autre station sera maintenue telle venue à la variante n°1.
L’étude est prête, il en reste la collecte de ces rejets qui par rapport à sa totalité, une réalisation de 22% a été effectuée. Il est à signaler que l’étude pour la réalisation d’une station d’épuration pour la ville d’Arris a été achevée par le B.E.T NEE- Alger. L’inscription du projet est programmée pour l’année 2011. Il est important à signaler que tout les facteurs de lancement du projet sont présents notamment le point de rejet unique et final de la ville d’Arris, se trouve au point assiette du projet.
Dans l’attente de la réalisation du projet en question, des centaines d’arbres fruitiers courent le risque du dépérissement par cette pollution ou des débordements de l’oued en cas de crues répétées, que connaît la région comme celle du 03 au 04 Mai 2006.
Un constat a été fait du côté de jana, lieu de l’implantation de la station d’épuration projetée. La couleur du rejet est noirâtre ce qui influe directement sur les puits à proximité et à usage mixte. Il est préférable d’activer les procédures de préparation du marché pour ne pas perdre de temps et donner l’occasion aux éléments pathogènes d’envahir l’atmosphère. Ceci épargnera le gouvernement d’avoir à débourser une fortune colossale au cas où le problème de maladies s’imposerait.
Des études de biologie des Universités de Constantine, Sétif, Batna….etc. on fait le point pour la détermination des degrés de la pollution sur les êtres vivants au niveau de cette vallée d’ Ighzar Amellal, dont et parmi les résultats de cette pollution, la disparition du crapaud vert de la rivière et certaines espèces de poisson d’eau douces. Le problème persiste, tant que la réalisation d’un système d’épuration adéquat n’est pas encore mis en place, de plus les menaces des crues notamment les éboulements des terres des rives de l’oued. Ces facteurs ont participé d’une manière ou d’une autre à la réduction de l’activité agricole connue dans la région depuis des siècles par sa qualité du produit et sa diversité, qui est devenue un lien traditionnel à travers l’histoire berbère.
S. DOUCHMANE
Cadre de vie à Arris (Batna) : Une cité féérique menacée par les ordures
أبريل 12, 2010 by amamra
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Belezma : 6.000 stères de bois évacués des espaces forestiers.
مارس 29, 2010 by amamra
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Entrant dans le cadre des opérations de traitement et d’assainissement des espaces forestiers, qui durent depuis plusieurs mois, quelque 6.000 stères de bois ont été évacués en majeure partie hors du Djebel Bordjem et du Djebel Bou Merzoug, situés à Belezma au nord de la wilaya de Batna. Cette grande quantité de bois est composée essentiellement de cèdres morts ou souffrant maladie. Ça n’a pas été une chose facile de couper les troncs d’arbres en parties adéquates, de les acheminer hors sentiers sinueux des montagnes, de les trier et de les surveiller avant l’arrivée des camions pour les transporter ailleurs où ils seront utilisés suivant la qualité comme bois de chauffage ou mis à la disposition suivant la commande à des ateliers industriels spécialisés dans la fabrication de meubles, fenêtres, portes et manches à balais entre autres. C’est la conservation des forêts de Batna, qui s’occupe de la vente des lots de stères de bois suivant la réglementation pour participer, selon toute évidence, avec les sommes acquises à d’éventuelles actions destinées à regarnir les endroits dénudés.
Nasreddine Bakha
In L’Est
Républicain
Batna : R’haouet, un coin authentiquement pittoresque
يوليو 27, 2009 by amamra
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La wilaya de Batna renferme plusieurs sites naturels et touristiques qui font sa réputation.
L’un de ces endroits enchanteurs et captivants par sa nature vierge, son lac naturel et sa forêt dense, R’haouet en l’occurrence, attire durant cette période de chaleur des centaines de visiteurs des régions avoisinantes de Merouana, Aïn Touta et surtout Hidoussa. Les amoureux de la nature, pour la plupart des jeunes, s’y rendent, chaque après-midi, pour profiter de la fraîcheur de ce coin pittoresque et s’offrir quelques trempettes dans son lac à l’eau limpide.
R’haouet nécessite tout de même plus d’attention et de considération de la part des autorités compétentes. Un aménagement étudié et réfléchi, en harmonie avec ce lieu accueillant, ne pourrait qu’ajouter à sa splendeur, donner un coup de fouet à l’activité touristique de cette belle région et permettre enfin aux habitants de la wilaya d’en profiter au maximum.
Par Nouredine N.
LA FEMME RURALE :
فبراير 25, 2009 by admin
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Cette femme prodige s’acquittant quotidiennement et convenablement des travaux à la maison, aux champs… et suit de très près ses progénitures. A R’Haouet,Oued-el-ma,Ali’N’meur et bien d’autres localités,le parc national a initié un projet-programme timide certes, mais réel, bien pris en charge en partie par ces laborieuses dans le domaine du développement de l’arboriculture et l’apiculture. L’œuvre est définie et entamée, sera-t-elle poursuivie ?
Le projet a pour but principal l’augmentation du niveau de vie de la femme rurale par le biais d’une assistance soutenue dans les domaines de la formation, la vulgarisation des techniques modernes et du savoir-faire en vue d’une utilisation durable des milieux naturels.
La population riveraine du parc national de Belezma a pris conscience que son épanouissement ne pourra se poursuivre durablement qu’avec un changement des pratiques utilisées jusqu’à ce jour sur les ressources naturelles ; en suscitant l’intérêt d’aller vers le modernisme et en s’appuyant sur le savoir-faire, seule voie certaine lui permettant de mieux subvenir à ses besoins tout en préservant la durabilité des ressources garantes de sa survie et de celle des générations futures.
Dans ce sens le parc national pense mettre en évidence un vaste programme d’adaptation des systèmes de production aux conditions de la région montagneuse, en amenant le savoir-faire et la technicité dans ces zones reculées sans pour autant oublier de réhabiliter et de valoriser les anciennes façons culturales traditionnelles, dites du terroir.
Le programme aide à mettre l’accent sur le renforcement de l’intégration des femmes dans le secteur agricole, en vue de l’amélioration de la présence et la participation des femmes rurales et de mieux répondre à leurs besoins; d’une part, et à la conservation et l’utilisation des ressources phytogénétiques en collaboration avec le Parc, en effectuant des recherches, formation et en offrant des avis et des informations techniques et scientifiques, pour enrayer la déperdition d’essences et des variétés végétales et animales; d’autre part.
Ce programme est axé sur :
La formation et la sensibilisation de la femme rurale par :
L’amélioration de l’état de connaissances techniques spécifiques en agriculture durable.
L’amélioration des conditions de vie de la femme et l’octroi de la capacité d’agir avec une certaine connaissance des rôles clés des femmes dans la production vivrière et la bonne gestion des ressources naturelles.
Le renforcement des capacités de la mise en œuvre effective de l’approche participative qui aide la femme rurale à constituer et gérer des associations intergroupes.
La réhabilitation et la valorisation des produits de l’artisanat au service du tourisme durable.
Les critères de choix des projets s’appuient essentiellement sur :
Le développement de nouvelles pratiques agricoles rentables, d’une gamme très large d’activités permettant la création d’une véritable dynamique intégrée participative favorable pour l’ensemble des activités. Ces activités sont des actions génératrices de revenus à travers la constitution de coopératives et d’associations féminines :
Coopératives féminines d’élevage avicole
Coopératives féminines de cuniculiculture (élevage de lapins).
Coopératives féminines d’élevage apicole
Associations féminines pour la conservation de la diversité génétique.
Encadrement des activités programmées par les cadres du Parc National de Belezma pour élever le niveau de formation des femmes rurales et privilégier la création des coopératives locales.
L’étendue de ce programme toucherait les localités rurales incluses dans les limites du parc national, à savoir les huit communes suivantes : Batna, Oued-châaba, Merouana, Hidoussa, Oued-el-ma, Seriana, Djerma et Fesdis.
Extrait de la thèse réalisée par AISSA LAABED : « la gestion intégrée des aires protégées : l’exemple du Parc National de Belezma ».2002.112 pages et 57 illustrations.
Un parc, un homme, une œuvre et surtout un défi
فبراير 25, 2009 by admin
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Définition d’une aire protégée : //
« Un espace naturel est un patrimoine reconnu et délimité par la puissance publique comme un territoire contenant seuls ou en association, des milieux naturels dont la protection et la gestion, dans le cadre des décisions d’aménagement du territoire, sont déclarées d’intérêt public pour une transmission du patrimoine naturel aux générations suivantes »
Aissa LAABED à coté d’un plant de cèdre Djebel Touggert.
Le parc National de Belezma se situe sur la partie orientale de l’Algérie du Nord. Il fait partie d’une entité biogéographique très particulière où des curiosités botaniques sont d’un intérêt scientifique certain.
Il occupe une partie boisée du massif montagneux du Belezma qui se situe à l’extrémité Ouest du Mont Aurès dans l’Est Algérien.Il correspond à un chaînon montagneux très accidenté marquant le début du massif des Aurès et s’étend sur des zones montagneuses de hautes et moyennes altitudes (Djebel Tichaou 2136 m , Djebel Tuggurt 2090m , Djebel Kasserou 1641m , et Djebel Maâguel 1500m ) .Les Monts de Belezma sont caractérisés par un relief très tourmenté, avec des vallées très étroites et des pics culminants jusqu’à 2136 m d’altitude ( Djebel Tichaou )et 2178 m ( Djebel Refaâ ).
Les richesses naturelles du Parc National de Belezma : D’une superficie de 26.250 hectares, l’aire protégée renferme l’une des plus belles forêts de cèdres (Cedrus atlantica) de l’Algérie qui connaît quelques difficultés accentuées surtout depuis 2003 dues aux changements climatiques (dépérissement massif).On signale de nombreuses espèces floristiques et faunistiques d’importance nationale et internationale.
Faune :
Invertébrés : L’inventaire des espèces terrestres et aquatiques d’invertébrés est à peine ébauché, exception faite pour la classe des INSECTES. Ces derniers sont au nombre de 241 recensés jusqu’à ce jour dont 13 sont protégés à l’échelle nationale.
Reptiles et Amphibiens : 19 reptiles et 02 amphibiens sont présents au niveau du parc national de Belezma, parmi lesquels deux (02) espèces protégées en Algérie à savoir : le caméléon commun (Chamaeleo chamaeleo ) et la tortue grecque (Testudo greaca) qui figure en annexe II de la convention pour le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (C.I.T.E.S).
Mammifères : La faune mammalienne sauvage comprend 18 espèces dont 09 sont protégées à l’échelle nationale, avec 02 espèces figurant sur la liste du C.I.T.E.S (le lynx caracal Felis caracal en annexe I et le porc-épic Hystrix cristata en annexe III).
Oiseaux : Plus de 106 espèces aviaires ont été recensées au niveau du parc national de Belezma dont 35 figurent sur la liste des espèces protégées en Algérie.
Sur les 35 espèces protégées, il existe 21 rapaces diurnes et nocturnes parmi lesquels 18 figurent sur la liste du C.I.T.E.S en annexe II et une espèce en annexe I. Il s’agit du faucon pèlerin (Falco peregrinus).
Flore : Les relevés partiels de la végétation effectués depuis 1987 sur les différents habitats du parc national de Belezma ont permis d’établir une liste provisoire de 447 espèces. Elles représentent 14 % du potentiel national recensé qui est de 3162 plantes.
Certaines particularités floristiques du parc national de Belezma sont à souligner. Nous notons ainsi d’abord dans cet inventaire la présence :
espèces rares à rarissimes et endémiques dans la région telles que : la campanule d’Aurasie (Campanula aurasiaca) à Djebel Touggert. (Centauria alpina) à Djebel Bordjem et (Romulea Vallantii) à Refâa.
Plantes joignant la beauté à l’intérêt botanique telles que les Orchidées. On cite les rarissimes Epipactis helliborine , l’orchis de robert (barlia robertina), ophrys lutea.
Curiosités botaniques :
Les uniques peuplements du Grand Houx (ilex aquifolium) et le chèvrefeuille étrusque (lonicera etrusca) dans les massifs des Aurès.
l’unique cédraie sur dalle rocheuse renfermant des sujets dépassant les 300 ans.
l’existence de quatre (04) arbrisseaux de Cèdre de l’Himalaya (Cedrus deodora)
Et pour les espèces dites inférieures, sur une potentialité de 300 genres, il est intéressant de noter la détermination et l’identification de 29 espèces de champignons parmi eux émerge le Tricholome (tricholoma calligatum).
Un patrimoine archéologique et culturel unique : Le parc renferme des sites qui ne sont jusqu’à maintenant pas tellement connus. Ce sont des grottes sur le versant Nord du Djebel Tichaou qui méritent de sérieuses investigations. Des sites archéologiques très importants se localisent tout autour du parc de Belezma et même en son sein. A titre d’exemple on cite le Mausolée des Rois numides (Le MEDRACEN) situé au Nord -Est des limites du parc à environ 5 km. Lors de trois passages au MADRACEN en 1969 et 1970 d’un auteur français, Molinier –Viole et un préhistorien Gabriel Camps, une découverte de poutres de cèdres à l’intérieur du monument est mise à jour. Le Madracen est le plus grand monument punique encore subsistant en Afrique du Nord datant de plus de 200 ans avant .J.C. C’est le meilleur témoin de la période de l’existence de la cédraie de Belezma. Les ruines romaines de Zana (Diana Veteranorum) et celles ensevelies de Lambiridi, le fort byzantin de Ksar Belezma, les peintures rupestres de Tirchiouine, pour ne citer que ces repères sont de véritables trésors à mettre au service du tourisme durable.
La gestion : Les Parcs Nationaux en Algérie représentent une richesse hétérogène, nécessitant malgré tous les efforts des techniques d’appui puissantes et des financements spéciaux.
Le Belezma ,malgré les contraintes de tendances naturelles et les difficultés conjoncturelles ,demeure « un moteur pour le développement local » , il est un exemple vivant des aires protégées reposant sur une diversité biologique très spécifique.
Sa protection est basée sur l’intégration de la population riveraine dans ses programmes d’action (distribution des plants fruitiers, des ruches, amélioration foncière, emploi dans les travaux surtout forestiers…) pour augmenter son niveau de vie et ensemencer l’idée de la protection et du respect de l’environnement par le biais de la sensibilisation et la vulgarisation.
Une stratégie qui reste toujours périodique et nécessite une diversification des sources de financement pour établir un plan de protection solide et durable.
L’avenir du parc national réside dans sa « zone d’influence immédiate» qui contient des atouts touristiques inédits, des sites archéologiques et historiques d’une valeur inestimable, lui conféreront tacitement une dimension et orientation culturelle.
Les perspectives :
L’expérience acquise au cours de deux décennies de gestion du Parc National de Belezma et les résultats de la stratégie menée jusqu’à ce jour en matière de protection, de programmes au profit des populations riveraines et de sensibilisation, doit être extrapolé à la partie proposée pour l’extension.
A long terme, la cédraie de Refâa peut être rétablie par reconstitution et diminution de la pression humaine. Ce rétablissement ne se limite pas uniquement au Cèdre de l’Atlas, mais concernera également tout son cortège floristique caractéristique et toute la faune qui y vit.
A moyen terme, la zone peut être un pôle d’attraction touristique surtout qu’elle offre de multiples atouts naturels et historiques qui ne demandent qu’à être valorisé.
A court terme, le Parc National de Belezma peut d’ores et déjà aider les riverains par des actions d’éco-développement. Son savoir-faire dans ce domaine est à mettre à profit, car la nouvelle donne humaine est prise en considération dans les nouveaux concepts de la protection de la nature et la gestion des aires protégées.
Les zones de Refâa , de Mestaoua et les Zones Humides limitrophes sont stratégiques pour le devenir du Parc National de Belezma et la conservation de ses richesses naturelles.
Le projet relatif à l’extension du Parc National de Belezma peut se définir comme étant un territoire d’un haut intérêt biologique géographique dans lequel des mesures doivent être prises pour protéger le milieu en harmonie avec les aspirations de la nouvelle approche par écosystèmes et les spécificités sociales, culturelles et économiques des populations.
Les sacrifices tant déployés pour asseoir un mode de gestion qui tienne compte des aspirations des populations riveraines seront –ils soutenus et continus pour conforter et consolider le parc national dans sa démarche qui jusqu’ici a donné d’excellents résultats concrets sur le terrain ? Cette aire protégée tendra-t-elle vers un véritable parc national comme il en existe un peu partout dans le monde ou demeurera-t-elle seulement comme une forêt ordinaire comme on a toujours voulu lui assigner les objectifs ! Les jours très prochains nous renseignerons.
A chacun de faire sienne cette pertinente pensée de GIACOBBI) : ” Le Parc réussi est celui où le présent et le futur font bon ménage, où il y’a harmonie entre la nature et l’homme, entre le beau et l’utile”.
AISSA LAABED … Conservateur Général des forêts … Actuellement Formateur à l’I.T.E.F de Batna.
Ancien et premier directeur du Parc National de Belezma .
Ancien directeur du Projet Agro-Sylvo-Industriel des Aurès (Beni-imloul).
Ancien directeur de l’Office National des Travaux Forestiers à Batna.
Chef d’antenne du Bureau des Etudes et la Planification du MDN/HCSN à Boussaâda (service national).
خلاصة:
- الحظيرة الوطنية » بلزمة « تقع في الجزء الشرقي من شمال الجزائر. فهي جزء من التنوع الجغرافي الخاص جدا أين توجد فيها نباتات ذات أهمية علمية كبيرة بمساحة 26.250 هكتارا ، والمناطق المحمية واحدة من أجمل غابات الأرز (cedrus atlantica) في الجزائر التي تعاني حاليا بعض الصعوبات خصوصا منذ عام 2003 بسبب تغير المناخ (الانخفاض الهائل في نوعية الأرز) . وهناك تقارير كثيرة عن النباتات والحيوانات التي لها أهمية وطنية ودولية.
- حمايتها تقوم على التكامل بين السكان المجاورين في برامج عمل (توزيع الأشجار المثمرة و بعض النباتات، خلايا النحل، تحسين الأراضي و توفير الشغل في مجال الغابات… الخ) لهدف تحسين مستوى المعيشة وغرس فكرة حماية واحترام البيئة من خلال عمليات التحسيس والإرشاد.
إذن » بلزمة « على الرغم من الاتجاهات الطبيعية والصعوبات الظرفية ، لا تزال “محركا للتنمية المحلية” وهي المثال الحي للمناطق المحمية استنادا إلى غاية محددة للتنوع البيولوجي.
- الإستراتيجية التي لا تزال تتطلب تنويع مصادر التمويل لوضع خطة لحماية متينة ودائمة.
- المستقبل للحظيرة الوطنية يكمن في “منطقة النفوذ الفورية” التي تحتوي على مصدر الجذب السياحي، والمواقع الأثرية والتاريخية من قيمة لا تقدر بثمن،التي تتطلب ضمنيا إعطائها بعدا وتوجيها ثقافيا.
- التضحيات المبذولة طوال عشرين سنة هي من اجل أن تأخذ في الاعتبار تطلعات السكان المحليين. هل سيتم الدعم والاستمرار لتعزيز وتوطيد الحظيرة الوطنية في مسيرتها حتى الآن؟ المجهودات التي أعطت نتائج ممتازة على أرض الواقع تلتزم بذلك. وهل هذه المحمية ستمتد نحو الحظيرة الوطنية الحقيقية كما هي موجودة في كل مكان تقريبا في العالم، أو الاستمرار في البقاء فقط باعتبارها الغابات العادية كما أنها دائما تريد بعض الأطراف أن تسند لها هذه الأهداف؟
عيسى العابد
PROTECTION DES RESSOURCES NATURELLES:
فبراير 9, 2009 by admin
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LE NOYER LOCAL // Par: AISSA LAABED //
Le 22 octobre 2008 Mme Chadda Douniazed a soutenu avec succès une thèse de magistère sur le noyer commun (écotype R’haouet) devant le jury présidé par le professeur M.Oudjehih M.A.Bentouati, examinateur a pris la part du lion en appuyant son intervention sur la méthodologie et l’aspect statistique.M.Messâadia promoteur a mis l’accent sur l’intérêt de cette étude qu’il est utile de continuer pour préserver, multiplier cette variété rare et recherchée pour ses différentes vertus. Il est utile de rappeler que cette ancienne cadre du parc national de Belezma a eu le mérite d’introduire l’abeille, ce mystérieux et fascinant insecte ,dans les vergers arboricoles développés par le parc national dans la zone périphérique constituant les huit communes environnantes ,pour faciliter la pollinisation , améliorer et augmenter les rendements en terme de quantité et assurer la qualité du produit dans le but d’élever le niveau des revenus des agriculteurs.Cette option stratégique “intelligente” a permis de contribuer à la protection indirecte des ressources naturelles du site classé.
PROBLEMATIQUE
Le noyer commun (Juglans regia) est un arbre mixte fruitier et en même temps forestier,il est originaire de l’Asie occidentale,il a été introduit dans la région de Hidoussa il y’a de cela un peu plus d’un siècle, par les Français.Il s’est adapté et a même garni les terrasses inclinées de cette bourgade faisant d’elle un espace naturel d’une rare beauté.Les arbres sont dispersés en une multitude de vergers constitués de plusieurs dizaines d’individus. Joignant l’utile (noix, racines) à l’agréable (esthétique paysagère), ces derniers font l’objet d’arrachage subtiles car d’autres espèces plus productives sont introduites à la place de ces trésors, par méconnaissance.Cette substitution voulue ou recherchée n’est guère à l’avantage des agriculteurs et se réalise au détriment de la nature.Pour démystifier ce problème, une étude a été proposée pour répondre scientifiquement aux fellahs et aux gestionnaires de l’aire protégée.
Règlera -t-elle ce conflit d’intérêt qui se dresse entre les utilisateurs de ces vergers et ceux de la protection du patrimoine d’une manière générale ?
Quelles sont les retombées de cette action si ces vergers venaient à disparaître ou s’ils sont maintenus? En un mot la question qui se pose est de l’heure: Comment utiliser d’une façon durable les ressources naturelles de toute une région?La problématique posée par le noyer commun (écotype de R’haouet ) est un cas comme tant d’autres surtout en l’absence d’une vision claire et solide de la protection des ressources..
SES DIFFERENTES VERTUS
Ces arbres centenaires (ils peuvent même dépasser 100 ans ) produisent des fruits volumineux à brou charnu dont l’amande du noix constitue un aliment particulièrement riche. Selon GARAVEL (1959) son intérêt n’est pas seulement lié à sa valeur énergétique mais à la diversité de sa composition.
Il convient en particulier de souligner sa teneur en matière azotée (16,5%) qui en fait un aliment noble, en outre sa richesse en protéines, en matière grasse (58,5%) et en sels minéraux, l’amande de noix contient un assortiment vitamine (E, A, B, C) ainsi que du cuivre, zinc, fer, potassium, calcium, souffre, chlore et manganèse , ce qui augmente son intérêt diététique.
En plus, la variété écotype dispose de nombreux caractères agro-biologiques à l’état naturel et très recherchés par les sélectionneurs.
Les feuilles du noyer sont utilisées en pharmacie et en herboristerie, du fait de leur forte teneur en juglandine, substance amère et aromatique. Elles ont des propriétés toniques et aromatiques. On leur attribuait autrefois des vertus contre l’ictère, la tuberculose, le diabète, la scrofule, le lymphatisme, particulièrement efficaces dans tous les problèmes de peau (lotion ou compresses à appliquer sur eczéma, psoriasis, démangeaisons ou ulcérations cutanées) .On les utilise également pour les pansements des ulcères et elles entrent dans diverses préparations.
Le bois de noyer est prisé en ébénisterie, le brou servait jadis de colorant, la sève de l’arbre peut servir à faire du sucre.
MENACES
Le noyer de R’haouat (types locaux) possède des caractéristiques remarquables : mode de fructification sur brindilles latérales ( mode de fructification très recherché par les sélectionneurs), sa grande rusticité lui permet de résister à un nombre important de maladies, production facile, saveur délicieuse, calibre important, longue conservation, grande teneur en éléments minéraux et vitamines, ainsi que le port particulier de l’arbre qui offre une esthétique paysagère rare recherchée par la promotion du tourisme.
La nuciculture dans la région de R’haouat est conduite traditionnellement, cela explique la moyenne production (1-2 Qx /arbre).
Ces noyeraies risquent de disparaître soit par manque d’entretien soit que les arboriculteurs les arrachent en les remplaçant par des espèces rentables qui entrent rapidement en production telles que le pommier et le poirier.
Pour effacer cette idée et dans le but de développer la nuciculture dans cette zone montagneuse, le Parc a incité les nuciculteurs qui possèdent des vergers traditionnels à multiplier leur noyer pour le sauvegarder.
Du point de vue agro technique, l’obtention d’une récolte importante et de qualité satisfaisante (des noix pour le semis et des greffons) pendant les années à venir nécessite la maîtrise des facteurs techniques, traitements sanitaires, taille,…
Il serait quant même intéressant d’élaborer un programme pour sélectionner des variétés écotypes moins sensibles aux gelées tardives et possédant d’autres qualités telles que :
Résistance à la sécheresse
Une bonne floribondité ;
Bonne qualité de la noix.
Prenant tous ces critères en considération, la nuciculture peut aboutir à des résultats très intéressants sur le plan économique (rendements supérieurs que la meilleure variété française Franquette).
Une autre région panoramique (région de R’Haouat) qui se caractérise par la présence de magnifiques et imposants vergers de noyer, composés d’une quarantaine d’arbres gigantesques à port érigé à pleureur selon l’angle d’insertion des ramifications qui offrent une rare vue paysagère.
Ces vergers représentent un tableau harmonieux de grande valeur esthétique
Cependant il demeure qu’en l’absence d’une vision de protection des ressources, le noyer commun comme le cèdre de l’Atlas deux espèces privilégiées qui constituent une véritable richesse biologique des Aurès sont très menacées.
Si pour le cèdre,la problématique a été posé par nombre d’auteurs entre autres A.Abdessemed, A.Bentouati, A et S.Halitim, Messâadia, H.Malki pour ne citer que ceux-là au niveau régional et dont la prise en charge effective est loin de se concrétiser pour des aspects surtout techniques….le noyer commun écotype de
R’haouet connu pour ses nombreuses vertus est soumis à une surexploitation pour deux raisons essentielles-substitution par des espèces plus productives tel que le pommier et le poirier et – l’aspect économique alléchant : son bois ainsi que ses racines sont recherché sur le marché à des coûts exorbitants.Les retombées négatives se manifestent par la rareté du fruit sur les étalages…
Cette ressource phytogénétique doit être préserver non seulement pour son aspect agronomique surtout en terme de semences pour assurer sa pérennité, mais aussi pour sa valeur paysagère rare qui fait de R’Haouet un paradis unique “esthétique ” pour la promotion de l’écotourisme. Son extension pourrait se réaliser sur les piémonts de Refâa qui présentent quant même des potentialités écologiques insoupçonnées si on veut atteindre l’objectif économique (fruit, bois, racines, juglantine…).
Les racines du noyer dégagent une substance toxique, la juglandine, qui perturbe la croissance des végétaux proches et peut provoquer leur disparition. Il convient donc de planter cet arbre en isolé et d’éviter de procéder à la substitution par d’autres espèces même si leur rendement est appréciable.
L’étude de Mme.Chadda a mis en relief tous ces problèmes sera-t-elle suivie réellement sur le terrain?
Références:
- Extrait de la thèse réalisée par AISSA LAABED : « la gestion intégrée des aires protégées : l’exemple du Parc National de Belezma ».2002.112 pages et 57 illustrations
– Plan de gestion version 2 du parc national de Belezma 2006-2009 section B “Evaluation du patrimoine et Définition des objectifs” -28 pages.









