Leila Ameddah peintre sculpteuse de Batna L’artiste berbère distinguée aux USA

يوليو 17, 2010 by amamra  
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Leila la Batnéenne a été nominée, par le pays de l’oncle Sam, pour  ses œuvres -nombreuses- en sculpture et peinture. cette jeune femme qui a su concilier le triptyque -Art-famille et métier s’est imposée sur la scène internationale et n’en est pas à sa première distinction.

L’autodidacte des arts majeurs, la peinture à l’huile et la sculpture, Leila Ameddah, dentiste de profession, vient de réussir son inscription dans  le Livre d’Or  «International Contemporary Masters 2009 (ICM 2009)», un répertoire des artistes contemporains internationaux, édité par  WWAB (Word Wild Art Books), à Santa Barbara, en Amérique du Nord. Et c’est en l’honneur de l’Algérie et des Aurès.
Leila la Batnéenne a été nominée, par le pays de l’oncle SAM , pour  ses œuvres -nombreuses- en sculpture et peinture. Sa bibliographie est accompagnée par une illustration d’une toile illustrant les bijoux berbères «dans le style semi abstrait» précise l’honorée.
Devant ce trophée arraché de haute lutte par la chirurgienne dentiste du pays profond, les Aurès, la direction de la culture de Batna a organisé une conférence de presse pour lui donner la parole en la circonstance, suivie d’une visite à l’atelier de Leila, cette jeune femme qui a su concilier le triptyque -Art-famille et métier.
La peintre-sculpteuse, par son amour fou pour l’art, s’est imposée sur la scène internationale et n’en est pas à sa première distinction, dès lors qu’elle a été déjà référenciée dans le dictionnaire des artistes algériens (1917-2006), élaboré par le directeur de la culture de Créteil (France), qui a répertorié 1.705 biographies.L’ouvrage est édité par la prestigieuse maison l’Harmattan (2006). C’est la nostalgie nationaliste qui aurait probablement, inspiré cet homme de culture algérien, installé en France.
“A force de forger, on devient forgeron”, dit l’adage. Ainsi, la femme chaouia Leila s’est déjà illustrée dans le dictionnaire Diwan Al Fen  de l’année 2008 sous la plume de Djamila Flici-Guendil, une énarque  de l’Algérie promotion 1980, qui s’est versée dans la littérature culturelle. L’ouvrage éponyme, très bien illustré, comptabilise mille neuf cent soixante-dix-sept artistes et designers algériens. Enfin, le féru de l’art, le professeur Mansour Abrous vient d’informer cette femme-artiste de la parution du dernier répertoire bibliographique de la période 1840-2008 des artistes algériens, paru aux Editions Casbah à Alger «Et c’est en l’honneur de notre ambassadeur de l’art et gardien du Temple», se félicite Leila Ameddah qui ne manque pas d’éloges à l’endroit de l’homme de culture engagé.
La  prestigieuse dame de Batna rectifie et précise : «Je remercie les medias lourds algériens qui ont consacré des émissions à mes travaux». Peu de publications algériennes s’intéressent dans les détails à l’art dans tous ses états.
Aux dernières nouvelles, un designer  anglo-saxon de New York aurait invité la Chaouia algérienne, sur la Toile, pour un partenariat.
Par : Bourki Abdelhak
in midi libre

Poésie amazigh d’expression chaouie ZERFA , “YELLIS N’WEDRER”

مايو 6, 2010 by amamra  
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BOURKI MESSAOUD

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A l’occasion du 3 mai, journée de la liberté de l’expression, decue de ne pas avoir étè l’invité de la wilaya, comme ses confreres de la presse locale, l’ancienne journaliste arabophone et amazighophone a étè l’invité de Batna-Info,une revue locale. Elle se confiera quant à l’etat de liberté d’expression et par delà, la liberté de s’exprimer sur la femme artiste, otage des tabous du conservatisme, voire de l’ignorance. Icone connue dans les milieux mediatiques de par ses nombreux ecrits et emissions radiophoniques et televises.Elle a beaucoup voyage en Europe.

“Yellis N’Wadhrer N’Wawress”, transcendant les frontiers a étè honoree par une radio germanique,qui l’ a decouverte à travers le net.

Cette jeune femme, poétesse amazighe, d’expression chaouie a ,à son actif de nombreux  montages poétiques,enregistrés à Tizi Ouzou.

Ainsi , la Kabylie lui offrira le 1er prix de Poésie amazigh, organisé fin décembre 2003 à la Maison de la culture de Tizi Ouzou, Zerfa Sahraoui l’aurésienne est une «femme exceptionnelle», comme elle se plaît à le repeater.

Elle a reçu plusieurs prix, entre autres l’édition d’un opuscule de 100 poèmes d’expression chaouie et dont certains enregistrés sur cassette audio avec un mixage musical authentiquement kabyle (flûte…).

Zerfa est cette femme très attachée à la vie montagnarde qui l’a marquée de façon indélébile dès sontendrejeune âge.
A la disparition de feu Boumediene, le président de la République, Zerfa encore adolescente, lachera son premier cri — “thighri”(cri) en chaoui — et ce fut la révélation d’une poétesse qui sommeillait en cette petite créature des Aurès,” yellis n’Wedrar”, la fille de la montagne.

Sensuelle à l’extrême, Zerfa sermonne les infâmes, à l’exemple de cette strophe transcrite en gréco-latin.
Tecca, accay mnes d’assemad.
Teswa, aman nnes irgazen et suite.
Dans ce long poème, Zerfa constate la décadence de la nation algérienne qu’elle ne cesse de découvrir depuis la disparition de Boumediene. Elle exprime son écœurement à l’égard des lâches, dévoilant l’incurie et l’infamie de certains segments de la société algérienne qui tels des vautours s’acharnent sur leurs charognes.
La poétesse de Batna, journaliste, des années de braise, qui depece l’evenement dans sa nudité . «J’extériorise une mystérieuse angoisse», confie Zerfa qui avoue pratiquer une poésie exutoire d’ailleurs très bien exprimée dans ce passage d’un poème Therguit (le rêve).
Je me retrouve en quête de… libérateurs «liberté».
Des crocs cannibales, de ceux qui ont construit, bâti des hécatombes
En détruisant l’espoir, l’amour, la paix, l’identité.
Ce poème émouvant chanté en chaoui a été interprété par Zerfa en monologue, au théâtre.
Orpheline dés son jeune age, Zerfa pleure la nostalgie, l’orphelinat, le pays, la lâcheté. Bref, une poésie dramatique où les adorateurs du Z (des Amazighs) trouvent l’expression de leur bouillonnement intérieur inspiré par les espèces passionnées de la poétesse chaouie Khoukha Rhioua Boudjenit (1914-1963), baignées de révolte contre la colonisation. L’élève revendique un art authentique même s’il conduit parfois à de douloureuses impasses. Zerfa adore «son peuple même s’il la trompe».

Zerfa, qui a quitté la scene mediatique,quatre ans durant est revenue en force, en dépit de ses contraintes conjugales, pour se reinscrire dans le mouvement artistique et journalistique. Zerfa,invite du parti de SAID Saadi, dans le cadre des festivities du printemps berbere, a surpris la famille berbere,réunie à l’occasion à la Maison de la Culture de Batna. La chaouia , enturbanné d’un “cheche terguie” offert par les “Imouheghs” dixit Zerfa ,suite à sa participation à la semaine culturelle de Batna à Tamnarasset. Elle exhibera deux longs articles publiés dans “El Ayam El Djazairia” sur la femme terguie.

Zerfa ou Houria Sahraoui, est restée attachée à sa poésie qui l’a libere et ainsi, elle deplore son marginalization dans son fief ,alors qu’ à Constantine, le 12 Janvier,corepondant au premier Yennair amazigh, elle fut honoree d’une soirée poetique. Elle est depositaire d’un monologue “Thakhamet N’Wleli” (Toile d’Araignée).

Mystérieuse reste cette femme, respectée de tous, Zerfa sait remercier les anonymes intelectuels à l’exemple de feu Hachemi Saidani,l’ami de Tahar Ouettar, Messaoudene Aissa qui lui a ouvert les portes du temple de la Culture,Amamra Med El Hadi, le directeur de Batna –Info cet ancient journaliste et directeur de la Culture qui l’ a beaucoup soutenue dans la creation de ses oeuvres.

Bien sur , la maman Zerfa n’oublie pas de rassurer “Ritej et Hind ,mes deux prunelles sauront perpetuer ma culture berbere et ma lutte pour la cause de la femme amazighe”.

CHERIF MERZOUKI

أبريل 1, 2010 by amamra  
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Venir au monde vivre puis mourir  est l ‘essence même de notre existence ,mais mourir en laissant une belle œuvre  est le rêve de tout être humain sensé et à plus forte raison de tout artiste peintre : tel “le chantre” des Aurès « CHERIF MERZOUKI »

De son coup de pinceau dédié aux aurassiens et à la beauté de la région ,il signa ses plus belles toiles qui ornent depuis plusieures années déjà le club des  pins,de la présidence, de l ‘hôtel el Aurassi etc ..

Chérif Merzougui issu d’ une modeste famille, naquit le 02 février 1951  dans un petit village du nom d’« AMENTANE » près de Menaa une daïra de la wilaya de Batna dès sa tendre enfance il eut une passion fougueuse pour le dessin d’ enfant ? il lui est arrivé de reproduire un dessin représentant la guerre des étoiles sur un des murs de la maison familiale à sept ans, la peine au cœur, chérif quitta son village natal pour s’installer en compagnie de sa famille a Batna

A l école élémentaire ses cahiers d ‘écolier débordaient de dessins, chaque trait chaque courbe, chaque couleur disaient tant de choses sur AMENTANE PRÉSENTE dans son coeur .

Lycéen ,son merveilleux talent suscita ‘attention de ses enseignants de dessin qui vivement l’ encourageaient.  Il quitta alors le lycée pour s inscrire à l école des beaux arts de Constantine qu ‘il fréquenta  entre 1969 / 1972 . chérif s’envola pour Alger afin d étudier la décoration

avecs un nombre considérable de tableaux tels que  « le petit berger » « le mariage » « l’équitation » ….  le public venait  admirer l œuvre de cet artiste venu des Aurès .

En 1983 il reçut le premier prix lors du deuxième festival national des beaux art qui eut lieu à SOUK AHRAS POUR SON TABLEAU « MARIAGE AURESSIEN » Chérif Merzouki déclara un jour « l ‘artiste est une image qui se doit de refléter fidèlement la réalité »

Tantôt réaliste tantôt expressionniste c ‘est au cœur même de la réalité qu’ il se retrouve et se découvre en nous faisant apprécier les paysages Auressiens ainsi que la richesse et la valeur du patrimoine culturelle notre artiste peintre aimait aller à la source des choses après le pinceau son second ami fut un appareil photos qu il trimbalait partout et dans tous les endroits qu ‘il découvrait .volontaire ,acharné, infatigable, tel était chérif Merzouki tous ceux qui l’ ont connu se souviennent encore de sa bonté  d’âme, sa  douceur et sa gentillesse  il n’ aimait point les  guerres, ni voir souffrir, même dans les moments les plus difficiles il savait si bien permettre  joie et  sérénité allant jusqu ‘à pardonner le mal qui lui venait des autres……

PAR.Z.N

ENTRETIEN AVEC LA RÉALISATRICE SABRINA DRAOUI «Le poids du regard, le thème de mon prochain film…»

أكتوبر 26, 2009 by amamra  
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Elle allie force et mystère, dignité et audace. Sabrina Draoui est de ces noms qu’on devra retenir car elle fera certainement date dans le cinéma algérien.

Elle n’en finit pas de briller. Son court métrage Goulili donne le ton à la cinématographie de cette jeune femme passionnée de photo et de caméra. Touche à tout, championne de natation doublée d’un DES en chimie, il n’aura pas fallu longtemps pour que sa passion éclose et fasse déchirer cette envie qui est en elle: faire des films.
Et se montrer au grand jour. Son court métrage Goulili, depuis 2008, date de sa création, ne finit pas de glaner des prix ici et là. Un parcours sans faute pour cette jeune réalisatrice dont les conditions de tournage, elles, n’étaient pas si évidentes que cela au départ. Sabrina nous ouvre ici les portes de son coeur et réaffirme son ambition d’être un jour directeur-photo…Souhaitons-lui bonne chance..

L’Expression: Un mot sur votre succès dernièrement au Festival d’Ismailia et en France, une double consécration. Comment l’aviez-vous vécu et a fortiori votre prix relatif à «la femme»?
Sabrina Draoui: Ismaïlia est un festival important, je pense, dans le parcours d’un cinéaste. L’Egypte et le cinéma c’est une longue histoire, un véritable conte, où les drames s’entrelaçaient au chant et à la danse.
Et le fait d’avoir réussi à en faire une industrie – bien sûr tout est relatif, je parle de leur industrie comparée aux autres pays arabes pas comparée à leur propre histoire – fait d’eux une force.
Un public intéressé et concerné par les films, beaucoup de critiques étaient là. Toutes ces choses font que la rencontre avec leur public est une véritable expérience. Ces gens parlent du cinéma avec le coeur et c’est bon et constructeur de les entendre et de les rencontrer. Quand on est au milieu de tout ce beau monde, comment peut-on ne pas être heureux d’avoir une double consécration?
Concernant le prix relatif à la femme, dès que j’ai su qu’il y avait un autre jury qui allait choisir des 97 films projetés, en toutes catégories le meilleur film parlant de la femme, fait par une femme!! mmm… je ne cache pas qu’au fond de moi je l’avais espéré, en plus le trophée est signé et a été fait à la main par l’un des meilleurs nahat en Egypte… hamdoullah.
Pour le festival en France, encore deux autres prix. J’étais ravie de représenter Pontault-Combault, ma ville actuelle dans le Festival du cinéma Apollo.

Votre court métrage est intéressant dans le mesure où il dit des choses, sans que cela soit des réponses affirmatives, ou vérités absolues.
Vous dites, vous-mêmes que vous vous posez des questions sans donner de réponses…
Continueriez-vous dans votre prochain film à vous poser des questions et cette fois de quelle nature?
Ah! pour le prochain ça sera encore un constat de situation concernant un sujet que je poserai face à un public. Sur ce coup, je pense que je prendrai position.

Autrement, peut-on connaître au moins le thème de votre futur film?
Le poids du regard…

Que représentent pour vous ces récompenses?
Les récompenses ne définissent pas une trajectoire mais la soutiennent. C’est une aide pour une continuité, pas forcément une confirmation de parcours. Moi je les vis comme un anniversaire qui dure, je considère les prix comme des cadeaux offerts par des gens qui ont aimé Goulili. Ça me flatte et me fait plaisir à chaque fois bien sûr. En plus, les trophées sont tous beaux pour la déco (sourire).

Entre la promo et l’écriture, il y a le travail constamment. On vous a aussi remarqué cette année sur le plateau de tournage de Bachir Derrais et son film le Commissaire Llob. Serait-ce une formation continue ou un besoin vital de toucher constamment la caméra?
Bien vu!! C’est les deux en même temps. Après avoir fait un film, il y a des choses qui deviennent certaines. Mon amour pour la caméra et l’image est incontestable. N’ayant pas fait d’études de cinéma, le seul chemin qui me reste pour aller vers la direction de la photographie est la formation continue sur des films. Allal Yahiaoui est mon parrain de l’image maintenant, c’est avec lui que j’ai fait mon premier stage dans l’image en Algérie et ça continue.
Sur le film Commissaire Llob j’ai été assistante, et il est vrai que j’ai eu du mal à m’éloigner de la caméra, j’ai dû me battre sur le tournage avec Ahmed Talenkite pour la toucher, heureusement que Charels Hubert m’a laissé un peu faire (rires). J’ai appris beaucoup de choses auprès et avec l’équipe image du tournage.

Vous avez aussi suivi une formation encadrée par l’Institut Goethe, peut-on en savoir plus?
Oui, c’était un atelier animé par Claus Josten. «Une introduction en écriture», «Le principe du voyage du héro» et les «Constellations structurelles» de scénario comme méthode de supervision. Cet atelier est une expérience unique en son genre. Ça consiste en gros en une matérialisation des éléments composant un projet par des humains. Les représentants bougent et interagissent entre eux, vivent et s’expriment donnant naissance à une réflexion et une vision nouvelle sur son propre projet. Une expérience à vivre!

Quels sont vos influences cinématographiques?
Menteuse je serai si je parle d’influence cinématographique! Je n’en suis pas là. Et puis je me demande est-ce vraiment indispensable? Je suis ce que je suis, et souvent je suis le chemin qui me mène vers mon être profond. Ça paraît être du blabla mais j’y crois. Pour l’instant et comme à mon habitude, je me fie juste à mon instinct, ma sensibilité et à un peu de réflexion pour faire mes choix sur une création. Ça peut plaire ou pas, comme je peux plaire ou pas. Le plus important c’est que ça soit authentique à moi.

Pourquoi le cinéma? Rêve d’enfance ou rêve d’adulte?
Rêve d’enfant, consécration d’adulte enfant.

Vos objectifs et ambitions…
Une ambition sur un plan à long terme c’est celle d’exercer comme directeur photo un jour, c’est plus fort que moi. Que celui qui sache comment se débarrasser d’un premier amour me donne la recette!! Maintenant, mon objectif immédiat, c’est de commencer à écrire et penser un long en faisant 2 ou 3 autres courts au passage sur quelques années. On verra bien si je pourrai ou pas joindre les deux bouts…

Quels sont les sujets qui vous tiennent à coeur et que vous voudriez exposer sur grand écran?
Les sujets qui me tiennent à coeur sont toujours ceux qui me touchent le plus à un instant T de ma vie. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, le sera moins demain peut-être. J’ai des choses dans le ventre que j’ai envie de sortir, c’est presque un besoin vital. Mais ça dépendra toujours de l’instant T dans le quel elles prendront forme.

L’histoire de votre court métrage relève un peu du conte de fées: fait avec très peu de moyens et pourtant aujourd’hui, vous glanez le prix de vos efforts…Un mot sur ce travail laborieux. Et si c’était à refaire?
Oui, faire Goulili relève plus du cauchemar que du conte de fée…je rigole… J’avoue et l’équipe sait à quel point ça été difficile de vouloir faire plus avec peu. Techniquement on avait du mal à suivre. Il y a un plan qu’on avait refait 22 fois. C’est fou! Et c’est vrai. C’était sujet de moquerie après sur moi.
Heureusement que la vidéo le permet. Mais au final, tout ça a été formateur. Le fait d’avoir touché à presque tout sur le film, m’a permis de me situer, de faire tout exactement à ma sauce, du maquillage à la calligraphie «liberté» collée sur le mur.
Si c’était à refaire? Je referai pareil…Je suis allée au bout de mes capacités. Même si j’avais voulu faire plus, je n’aurais pas pu. On ne peut donner que ce qu’on a. Goulili existe grâce à la bonne volonté et le travail de toute l’équipe. Il a été fait avec coeur et j’espère qu’il arrivera aux coeurs.

Entretien réalisé par O. HIND

in l’expression du 26 octobre 2009

Sabrina Draoui dit : Goulili

سبتمبر 25, 2009 by amamra  
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Le film Goulili (ou Dis-moi si tu sais) de l’auteure Sabrina Draoui a été primé plusieurs fois. « Pour sa conviction cinématographique, son courage à aborder un sujet tabou de dimension universelle, pour la fluidité de sa mise en scène, la subtilité de son jeu sur les langues et ses dialogues », elle a reçu en avril dernier au Festival Ciné Sud de Cozes le prix du Jury (prix de la ville de Saint-Georges-de-Didonne), le prix des Lycéens. Une année auparavant, elle participe notamment au 1er Festival du film de Dakar – FIFDAK (décembre 2008) et obtient le Grand Prix (prix du public).

De quel tabou s’agit-il pour cette femme trentenaire, née d’un mariage mixte (père algérien et mère française) ? A lire le synopsis de Goulili, il s’agit de deux amies qui dialoguent avant d’aller en cours. Dans l’intimité de leur vision de la vie, parler d’amour et de sexe n’est pas chose simple.
Elles sont si différentes, et si proches à la fois, mais ne sont-elles pas qu’une ? Sélectionné aux JCC 2008 – Journées cinématographiques de Catharge (Tunisie), au JSFF 2008 – Jordan Short Film Festival (Amman, Jordanie), ce court métrage est né suite à une riche expérience de sa signataire. Sabrina est également photographe et il est certain que sa photo à l’écran doit être bien qualitative. Elle a pourtant choisi la réalisation et pas la direction de la photo.
Cette lauréate nationale de la photo artistique – Bibliothèque nationale d’Algérie 2004 – a manié dès son jeune âge le boîtier. «J’ai fait de la photographie durant toute ma vie, elle est l’une de mes plus belles histoires d’amour», avait-elle affirmé, elle qui a remporté le concours international «Regards croisés» (Union européenne, Bruxelles-2006). Lors d’une exposition itinérante, ses travaux sont partis de Rome pour visiter l’Algérie, l’Egypte, la Palestine, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, Chypre, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, Malte et enfin la Slovénie. Ce tour la propulse sur la scène internationale et rappelle ses expériences professionnelles.
Diplômée des études supérieures en chimie à l’Université des sciences et de la technologie d’Alger, elle a préféré l’alchimie de la poésie, de l’image et de la fiction. Sportive, elle a pratiqué le karaté (ceinture noire 2e dan).
Elle a été six fois championne d’Algérie et sélectionnée en équipe nationale. Elle a fait de la natation et s’est retrouvée vice- championne d’Algérie (100m dos) en 1989. Elle a même fait de la musique (solfège et piano) entre 1986 et 1991 au Centre culturel de Batna. Sabrina Draoui est décidément née pour être une grande artiste.

Source: Le Jeune Indépendant

«PLACE DE LA REGENCE», DE ABDERREZAK HELLAL

أغسطس 11, 2009 by amamra  
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Le nouvel ouvrage «Place de la Régence», de Abderrezak Hellal paru aux éditions Alpha est un véritable brûlot qui bouscule les convenances littéraires donnant ainsi du punch à ce texte. Cette satire sociale fictive raconte les responsables d’un pouvoir avec leur despotisme et leur autocratie. Abderrezak Hellal transcende la réalité, flirtant avec la fiction.

Ce pamphlet relate l’histoire intemporelle d’une contrée appelée «La Régence» où le maître de céans s’arroge tous les droits pour gouverner à sa guise selon ses appétences. Cupidité, corruption, et passe-droits sont les maîtres mots de sa gouvernance. Bernant ses subalternes, ses concitoyens, et ses gouvernés M. Flène, c’est son nom, soigne son image à travers les médias, et grâce à un nègre qui lui écrit sa biographie. Sachant manœuvrer avec subtilité, il se fait respecter avec vélocité par la servitude ambiante.
Abderrezak Hellal, raconte avec un humour caustique et un verbe acerbe les péripéties de ce personnage emblématique et la passivité et l’indifférence du peuple. Pour l’auteur, ce vizir utilise le langage qui permet de commander et de se faire obéir ; il est comme une balle de canon ; il fait dire à un de ses héros : « parler est un acte politique, depuis l’aube des siècles, l’homme a utilisé le langage pour trucider son semblable; les mots ne sont pas de simples lettres, de simples sons. Ce sont des obus, tantôt des canons. Parler est une forme de gouvernement. D’écrasement ; la parole est capable de brûler des terres comme le ferait une brigade, une légion. Chaque mot, chaque phrase est l’équivalent d’un javelot, d’une flèche ; c’est pourquoi j’utilise ce verbiage pour électriser le peuple, mieux l’électrocuter. Je dis nous pour me noyer dans la populace, et ainsi je me ramasse le peuple. J’ai dit que c’est le règne du halo, du verbiage et de la confusion »… de cette contrée la Régence d’illettrés, d’imbus, de narcissiques, et de rapaces.
A travers cet ouvrage qui est le troisième de l’auteur («1830, entre l’olivier et la rocaille», «Images d’une révolution»), Hellal nous entraîne avec finesse dans les dédales de ce monde fictif. L’écriture reste fluide, recherchée, allègre.
Kh. A.

«J’ai rassemblé tous les maux d’une société»

Pourquoi une histoire fictive qui s’inspire de faits réels ?

C’est à partir de constations, d’observations et de comportements réels que j’ai rassemblé tous les maux d’une société que l’on peut retrouver dans les continents africain et sud américain. Ce sont des sociétés où la démocratie était et est absente. C’est une réédition de la première parution chez l’Harmattan il y a dix ans.

Dans votre saga est-ce le talent du cinéaste qui a primé sur celui de l’écrivain ?

Le talent de l’écrivain est à part, car il y a une création spécifiquement littéraire. Pour le cinéaste c’est un autre talent. L’écrivain a plus de liberté et de latitude et plus d’imagination à exprimer que le cinéaste. Le réalisateur a besoin de beaucoup d’argent pour faire un film.

Comment s’est effectué le passage du 7e art à celui de l’écriture ?

J’ai mené de front les deux activités, vu que j’ai commencé à écrire et à faire de la réalisation il y a vingt ans. Mes premiers textes littéraires coïncident avec mes travaux de réalisateur. Je privilégie les deux car ils sont nécessaires pour moi. Après le montage de mon film

«Mériem», je sortirais dès la rentrée prochaine un roman sur la décennie noire.

Pourquoi tous les auteurs algériens prennent comme source d’inspiration le vécu et leur société ?

Les écrivains étrangers ont d’autres canaux pour s’exprimer, il y a une liberté de communication pour décrire les maux sociaux. Chez nous, on rencontre trop de tabous que l’on ne peut dénoncer.

Propos recueillis par Kheira A.
Source : http://www.horizons-dz.com/rubriques/culture.htm

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Le recueil “Al Bab al-Akhar” de Khaled Bouali D’insignifiants murmures
Sara Kharfi//

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Les personnages de Khaled Bouali certes se remettent en question, mais ils sont toujours punis par la vie et souvent condamnés par la société dans laquelle ils évoluent, en l’absence d’un discours social cohérent et unificateur.

Lorsqu’on achève la lecture du recueil de nouvelles Al Bab al-Akhar, plusieurs idées traversent notre esprit. Soudain, la conscience se réveille et il nous semblerait l’entendre dire : “La vie est absurde et les humains le sont encore plus !” Paru aux éditions Chihab, Al Bab al-Akhar, de Khaled Bouali, est un recueil de 159 pages, articulé autour de dix nouvelles poignantes et très noires, appartenant au genre de l’absurde. L’homme y est peint avec une grande sensibilité, un brin de déraison et un concentré d’absurdité.
Cet homme, qui se décompose en plusieurs personnages, évolue dans un absurdistan à ciel ouvert : l’Algérie, où les valeurs n’existent plus. La première nouvelle, qui ouvre le recueil et installe sans la moindre transition le lecteur dans le propos de l’auteur, s’intitule El-Saqta (la chute). En fait, el-Saqta, c’est l’histoire d’Aboud, un écrivain public, qui vit dans une vétuste demeure avec sa mère, Zorfa, et son épouse, Ghenoudja. Ne pouvant supporter davantage la mésentente et les disputes entre sa mère et sa femme, et ne trouvant nulle part sa place dans le monde qui l’entoure, Aboud décide de dormir.
Il passe donc tout son temps loin de la réalité, s’abandonnant ainsi aux plaisirs du sommeil. Parfois son sommeil est agité, mais Aboud arrive à la conclusion que “le cauchemar est beaucoup mieux que la réalité”. Parvenir à un tel constat est terriblement violent, mais qu’est-ce qu’Aboud a reçu de la vie ?
Une mère qui se complaît dans le souvenir, une épouse ingrate et inculte et un travail pas très lucratif et encore moins prestigieux. Alors dormir… pour ne plus jamais se réveiller ! Alors qu’Aboud choisit le sommeil pour échapper à la vie, le héros de la nouvelle El-Talaq (le divorce), Hamou, opte pour le rêve. Hamou est un citoyen du Sud, qui n’aime pas le Nord.
Il s’est marié trois fois et à chaque fois, ces unions se sont soldées par des échecs. Il trouve le moyen d’échapper au monde qui l’entoure et aux problèmes qui le consument par le biais du rêve. Il passera le reste de son existence à rêver de partir un jour. Il expliquera également que son choix du rêve est dû au fait que “nos idées sont horizontales”. Certes, les gens ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez. Hamou cède au rêve et s’abandonne à la folie. Une démarche tout à fait justifiée puisque Hamou n’a connu de la société que ses travers, de l’amour que ses trois échecs, et de la vie que ses injustices.
De manière très minimaliste, Khaled Bouali développe également la problématique Nord-Sud. Ce Nord qui semble si lointain et peu accueillant, et le Sud si compliqué et que des milliers, voire des millions, de jeunes cherchent à fuir. Comme Hamou déteste le Nord, il opte pour le Soleil.
Ainsi, l’absurde est poussé à l’extrême par cette envie de soleil, connu pour être brûlant et invivable. Le drame de l’homme du Sud est qu’il cherche à troquer son Sud, même pour un lieu insupportable. Une certaine tendance autodestructrice transparaît également dans cette nouvelle.
On retrouve également dans ce recueil, la nouvelle El-Tahadjor (la stagnation), qui relate l’histoire d’un jeune qui n’attend plus rien de la vie, tout en passant des journées entières à contempler les gens vivre et à adorer le néant. Pour lui, son existence n’a plus aucune valeur et donc, il attend, mais que peut-il bien attendre ?
Un geste, un signe ou une absolution ? Lui-même l’ignore, mais il s’installe dans l’attente, à l’image de tous les jeunes Algériens qui attendent quelque chose, mais qui ont oublié quoi ! Il y a aussi la nouvelle Ichrouna aâman am Ichrouna yaouman (vingt ans ou vingt jours), dans laquelle le protagoniste ne sait plus si ce sont vingt années qui se sont écoulées, sans qu’il s’en aperçoive, ou alors seulement vingt jours. Tout est chamboulé pour le personnage qui n’a pas vu le temps passé. Lui, par contre, il n’a pas changé, il est toujours le même ; il n’a pas évolué et en même temps, il n’a donné aucun sens à son existence.
En somme, les nouvelles se suivent, ne se ressemblent pas, mais convergent toutes vers le même point, qui est également le propos de l’auteur : l’insignifiance et la petitesse de l’homme dans l’univers. Sa vie et ses drames ne sont en fait que d’insignifiants murmures. Al Bab al-Akhar nous invite à nous regarder en face et à cesser de raisonner en tant qu’individu, car l’homme n’est qu’un pantin dans le grand schéma de l’univers.

Al Bab al-Akhar, de Khaled Bouali, 159 pages, éditions Chihab, Alger, avril 2009,
400 DA)

in liberte du 11/08/2009

SI ABDESLAM DOUMANDJI

يوليو 5, 2009 by amamra  
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// PAR ABDERAHMANE BENDIHA //

Le 22 septembre 2000 ,une rentrée scolaire pour des milliers de nos enfants et un DEPART pour quelqu’un qui en a suivies,des dizaines depuis les années quarante :comme instituteur,directeurd’école inspecteur primaire et inspecteur d’Académie .Une bougie s’est éteinte ce jour du destin !Elle a illuminé des générations de jeunes « indigènes »durant les temps les plus sombres de l’histoire de notre ville.L’école indigène du stand ,édifiée en 1880,(actuellement :école Emir Abdelkader ) a vu passer des potaches, de toutes les conditions sociales inhérentes à un peuple colonisé ,ce n’était pas toujours la joie,étant donné la misère qui suintait alentour et qui faisait notre quotidien ,hélas ! cependant,ne dit-on pas »,qu’à quelque chose,malheur est bon ? »Les « indigènes » d’hier furent ,dans leur quasi majorité parmi les batisseurs de l’Algérie indépendante,jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat.Si Abdesslam Doumandji fut de cette race de formateurs,qui nonobstant,les embuches du colonialisme,se fixèrent un but,un idéal :former l’élite de demain !Doumandji Laid ,Annabi,Mokdad,
Dahmane,Khaznadar,Azizi,Touri,Aissi, …et ,tant d’autres ,nos Maitres…des centaines de Batnéens de la génération de la guerre furent guidés dans leurs premiers pas vers la conquete du savoir ,par cette trempe d’hommes,altruistes quelque part et qui avaient,une haute idée de leur noble métier et de leur Algérie .

Beaucoup de Batnéens se souviennent de celui qui symbolisait l’Instituteur au sens universel du terme.Il nous a inculqué la rigueur et l’honneteté intellectuelle.Qu’Allah ait ton ame !Nous témoignerons qu’à l’instar de nos cheikhs qui t’ont précédé, tu as été humble pour les humbles, juste parmi les Justes et que tu nous a inculqué la fierté d’être de notre Peuple, de notre temps et de toujours aimer et sacraliser le Travail.
Adieu maitre ! si ce 22septembre, seule une poignée de tes amis et proches t’accompagnait, c’est parce que la fatalité frappe toujours sans prévenir !

Forum de la fasac : les nouvelles technologies de communication.

يونيو 24, 2009 by amamra  
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par Imadghassen .A

Le siège de la fondation auressienne des sciences arts et culture a abrité lundi après midi le forum culturel mensuel de la fasac et batna info.
le thème retenu est “les nouvelles technologies de la communication” a cet effet les invités du mois ont eu à apprécier l’excellente intervention de M.AISSAM HAMOUD qui a été présentée à la 8ième rencontre du même thème aux émirates(dubai)
l’intervenant a été honoré conjointement par la DJS et la FASAC .
notons que parmi les invités figuraient M.le DJS accompagné par un de ses chefs de service et le nouveau directeur de l’ODEJ,M.BENDIHA ancien directeur de l’éducation,M.AISSA LAABED ancien, directeur du parc national de BELEZMA, ainsi que MM. KRIM MED, DJEMAI HADDAD,DJEMAI AMRANE,SAHLI LAYECH,MERZOUKI SAID ,MOHAMED DEMAGH,et la majorité des journalistes de BATNAINFO.

De l’Algérien adorateur du destin

يونيو 23, 2009 by admin  
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//par Boudaoud Mohamed //
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Ce qui est écrit sur le front, les mains ne peuvent l’effacer. Proverbe algérien.

Si on faisait l’expérience d’enregistrer les paroles prononcées par un Algérien depuis ses premiers balbutiements jusqu’à son dernier souffle, dans le vocabulaire qu’il aura employé fréquemment au cours de sa vie, figurera certainement le mot « elmektoub », le « destin ».

L’Algérien a pour ce terme un immense respect. Écoutez-le quand il le prononce : sa voix tremble et ses yeux se brouillent. C’est de l’émotion. L’Algérien adore ce mot. Il le vénère. Il aurait sûrement aimé que sa langue maternelle soit réduite à ce vocable. Ou du moins qu’elle soit composée d’une poignée de mots qui auraient les mêmes vertus et la même efficacité que celui-ci. Car si l’Algérien emploie ce terme aussi abondamment, c’est qu’il lui attribue un pouvoir illimité. Dans le lexique d’un Algérien, il n’y a qu’un mot qui pourrait prétendre à autant de puissance, à autant de respect, c’est le mot « ma », « maman ».

Tout ce qui lui arrive de bon ou de mauvais, tout ce qui arrive sur cette planète ou ailleurs dans le vaste univers, l’Algérien l’explique par le Destin. Il n’hésite pas une seconde, c’est le Destin, affirme-t-il, avec un hochement de tête lourd de sens, qui signifie en particulier qu’il refuse d’avance toute autre explication. Et s’il arrive que son interlocuteur ne soit pas d’accord avec cette manière de voir les choses (ce qui est presque impossible ici), l’Algérien, généreux, mais les oreilles fermées hermétiquement, le laissera étaler tous ses arguments, puis, aussi accroché à son point de vue qu’un responsable de chez nous à sa chaise, il répétera avec plus d’émotion que la première fois la sentence magique : « C’est le Destin. ». L’inébranlable Algérien ! Qui fait penser à un baobab.

Si le pain, la pomme de terre, et la limonade constituent l’essentiel de sa pitance, alors que d’autres veinards se remplissent le ventre de douceurs, c’est dû au Destin. S’il est tout le temps souffrant, le cerveau grillé par la fièvre, le responsable des microbes qui grouillent dans son corps, c’est le Destin. S’il rouille dans le chômage, tandis que certains gagnent un argent fou sans verser une goutte de sueur, c’est toujours le Destin. S’il étouffe lui et sa progéniture dans un taudis ou un logement-cage, et que des compatriotes à lui vivent dans des maisons qui évoquent un hôtel, c’est également le Destin. S’il gagne une misère en trimant comme un mulet. Si personne n’est venu frapper à sa porte pour demander la main de sa fille qui a complètement moisi dans l’attente. Vous avez deviné : c’est toujours l’implacable Destin qu’il invoque.

Évidemment, ça arrange certains responsables que l’Algérien colle tous ses malheurs au Destin. Et ça explique pourquoi ces responsables adorent les superstitions et les encourage en les nommant culture et identité. Ils lutteront, les malins, pour que le Destin fasse partie un jour des constantes nationales. Où trouveraient-ils une chance pareille ? Mais il ne faut pas oublier qu’un responsable algérien est avant tout et surtout un Algérien. Souvent, il ne s’agit pas d’un calcul de sa part, il est sincère, le Destin imprègne profondément sa vie. C’est pourquoi l’Algérie ne possède pas de projet de société. Ce qui est écrit, arrivera ! Pour un Algérien, s’asseoir autour d’une table et faire des plans pour l’avenir d’une ville par exemple est presque une perte de temps. Bien sûr, on se réunit tout le temps en Algérie, pendant des heures, mais sans accorder trop d’importance à la chose. Le Destin est présent dans la salle. On peut le lire dans les intonations, les paroles, les gestes et les regards. On en voit surtout les traces sur les procès-verbaux qui jaunissent dans les tiroirs. Qui ne sont jamais lus. Qui sont oubliés. Ou du moins négligés. L’Algérie est un navire piloté par le Destin.

Des humains aussi fatalistes que les Algériens, ce n’est pas la peine de vous déranger et de fatiguer votre mémoire, vous n’en trouverez nulle part. Même la littérature, qui pourtant a pour fonction principale d’inventer des histoires, n’a pas su produire un fataliste aussi parfait. Il semble qu’un certain Diderot a essayé avec un livre intitulé Jacques le fataliste, mais s’il était parmi nous aujourd’hui, il aurait sûrement déchiré son bouquin en mille morceaux.

Mais les exemples que nous avons cités plus haut pourraient faire croire que l’Algérien ne fait appel au Destin que quand il subit une quelconque injustice ou un évènement qu’il ressent comme une injustice. Non, ce n’est pas aussi simple que ça. L’Algérien ne se résume pas aussi facilement. Aucune description ne pourrait venir à bout de cet être bizarre. Voici d’autres exemples pour illustrer nos propos.

Quand un Algérien écrase un passant avec sa voiture, ce n’est pas dû à un excès de vitesse, au permis de conduire obtenu avec un pot-de-vin, ou aux trente bières qu’il a ingurgitées. Le chauffard qui était au volant, c’est le Destin. Quand il nettoie son arme, le canon dirigé sur son épouse, et qu’une balle part et traverse la poitrine de la pauvre femme, le doigt qui a appuyé sur la gâchette appartient au Destin. Quand il abandonne sur le sable d’une plage une boîte de conserve au couvercle aussi tranchant qu’un rasoir, et qu’un estivant marche dessus et récolte une blessure béante au pied, les vacances esquintées pour de bon, ce n’est pas lui qu’il faut montrer du doigt. Celui qui a tailladé la plante du pied du pauvre vacancier, c’est le Destin. Quand il laisse sans barrières une fosse qu’il vient de creuser au milieu de la chaussée, et qu’un passant se casse tous les os dedans, il n’y est pour rien. C’est encore le Destin qui a poussé le pauvre bonhomme dans le trou. Quand une Algérienne accouche tous les neufs mois jusqu’à ce que la ménopause vienne interrompre cet exploit cyclique qui a transformé la maison en pouponnière, et sa vie en enfer, ce serait une injustice de lui reprocher cette admirable fécondité. Elle n’a été qu’un simple distributeur de bébés entre les mains séductrices du Destin. Quand craignant la rumeur, elle se hâte de se débarrasser de sa fille en accordant la main de celle-ci au premier venu, et que ce dernier la lui renvoie de temps à autre tabassée et méconnaissable, ou l’enferme dans la cuisine jusqu’à ce qu’elle soit rangée dans une tombe, il ne faut pas l’accuser. C’est l’agence matrimoniale du Destin qui est à l’origine de ce malheur.

Vous voyez bien : il serait impossible de trouver une langue autre que la nôtre qui contiendrait un mot avec autant de force et de significations. On peut s’en servir dans toutes les situations. Vous n’aurez jamais une idée précise des services qu’il rend aux Algériens et de la reconnaissance révérencieuse que ces derniers nourrissent pour lui. Mot inépuisable. Mot magique. Là où il faudrait des heures de réflexion et de recherche pour expliquer un événement, dans les moments les plus gênants, l’Algérien prononce ce mot et tout rentre dans l’ordre. C’est une merveille ! La liste de ses vertus est aussi longue que celle des maladies que guérit le miel pur.

Et voici maintenant quelques conseils pour vous aider à chasser les mouches importunes qui pourraient venir zozoter autour de votre conscience et vous empêcher de déguster votre vie.

Si vous êtes un député et qu’un électeur mal élevé vous déclare qu’il a fait de vous un membre de l’APN gagnant plusieurs salaires par mois, non pas pour lever la main quand on vous le demande, mais pour parler de lui aux gouvernants, ne répondez rien à cet imbécile, ne soyez pas blessé par des idioties pareilles. C’est de la jalousie. Un jour il saura comme vous, que c’est le Destin qui a décidé de vous arracher à la vie traumatisante que vous meniez auparavant.

Si vous êtes nommé à un poste de responsabilité et qu’il vous parvient par des bouches amies qu’on répète partout que vous ne possédez pas les compétences requises, ou que c’est la main malpropre du piston qui est derrière votre nomination, laissez dire, ne vous tracassez pas, Monsieur. Les mauvaises langues sauront tôt ou tard comme vous, Monsieur, que c’est la main nette et pure du Destin qui vous a transformé en chef.

Si vous êtes un enseignant universitaire et que des envieux disent que vous percevez de l’argent pour des heures de vacation que vous ne faîtes pas, ou par l’intermédiaire d’un projet de recherche qui ne vous concerne pas, ne vous inquiétez pas, dormez tranquillement. Ils finiront, les jaloux, par se plier à l’évidence : le trésor public appartient au Destin.

Si vous êtes un patron et que des serviteurs fidèles vous rapportent qu’on raconte que vous faîtes trimer vos ouvriers plus que ne le faisaient les colons, continuez de les faire bosser comme vous l’entendez. C’est évidemment le Destin qui a divisé le monde des humains en deux : les patrons et ceux qui triment pour les patrons.

Les exemples foisonnent, mais il est temps de nous séparer. Cependant, nous voudrions ajouter quelque chose si vous le permettez. Ne croyez surtout pas que le mot « destin » n’a pas de place dans le parler des adolescents.

Que seuls les adultes en usent. Au contraire, nos enfants l’ont adopté et l’ont en quelque sorte modernisé. Par exemple, quand une jeune fille algérienne montre à ses copines la photo du beau garçon qui peuple ses rêves, elle roucoule, les yeux jetant des étincelles : c’est «mektoubi». C’est-à-dire, «mon destin». Vous voyez ! Il est partout ce mot ! Nous aurions aimé vous en parler encore, mais il était écrit que ce papier finirait sur ce roucoulement plein d’amour et de menaces.

in le quotidien d’oran du 30 juillet 2009

EMOUVANT!!!!

يونيو 10, 2009 by admin  
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fêter l’artiste peut arriver avec un arrière goût d’amertume et une pensée envers ceux que l’on a perdu ,mais émouvante cérémonie que celle de ce mercredi 10 juin 2009 qui a eu lieu à la maison de la culture de Batna sous le haut patronnage de M.BOUAZGHI ABDELKADER wali de BATNA. Le fils de feu abderezak aguini , le frère et la femme de feu CHERIF MERZOUKI ont crée cette atmosphère qui a fait pleurer plus d’un …..surtout les larmes sincères du fils AGUINI …toute la salle a ovationné à se rompre les mains au point ou le directeur de l’éducation a été ému et comment!!! toujours est-ilque cette cérémonie ou il a été rendu hommage aux artistes de Batna toute catégories confondues ont fait que les artistes mêmes les oubliés ont aprécié, surtout après avoir eu vent que M.BERKANE MOHAMED a été honoré chez lui et la télévision algérienne lui a rendu visite . Un geste apprécié par BATNA INFO et la FASAC.

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