Des criminels ciblent le réseau ADSL
سبتمبر 4, 2010 by amamra
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Les câbles ADSL font l’objet, depuis quelques jours, de vols dans la ville de Batna, à un rythme qui risque de couper du monde toute la cité dans peu de temps.
En effet, en moins d’une semaine, plusieurs quartiers, notamment ceux de Parc à Fourrage, Kechida, Tamechit, cité Ezzouhour, Route de Tazoult et Kemouni, ont été déconnectés suite à la disparition des câbles souterrains qui les reliaient au réseau Internet d’Algérie Télécom.Le gang à l’origine de cette «attaque féroce» semble bien organisé et en possession de moyens efficaces, probablement d’engins, puisque il faut creuser pour déterrer l’objet du vol. les malfaiteurs font également preuve d’une grande hardiesse dans leur besogne, sachant qu’ils ciblent des zones urbaines à grande densité humaine, contrairement à leur habitude qui veut qu’ils sévissent seulement dans les régions isolées rendant difficile, voire impossible, leur arrestation.
Les préjudices sont estimés à environs 2000 mètre linéaires, représentant des millions de dinars. Une fortune pour le gang qui tire profit en revendant le cuivre. Une telle «attaque» n’est pas la première du genre, puisque le Ramadhan 2008 a été marqué par des vols similaires, bien que de moindre dommage, au centre-ville de Batna. Les malfrats avaient été appréhendés à l’époque et mis en prison. Algérie Télécom a déposé plainte cette fois aussi auprès de la police qui a procédé à l’ouverture d’une enquête. En attendant, les services techniques redoublent d’efforts pour poser de nouveaux câbles et rétablir la connexion, mais uniquement pour les administrations touchées.
Quant aux abonnés particuliers, qui se comptent par centaines, ils devront prendre leur mal en patience et attendre que le gang soit mis hors d’état de nuire pour se voir de nouveau connectés. Algérie Télécom ne veut pas, en effet, jeter son argent par la fenêtre en risquant de placer de nouveaux câbles, alors que les vols continuent. Pour rappel, en 2007, Batna a été classée quatrième avec 38 affaires liées au trafic de cuivre. Ce phénomène, encouragé par la hausse des prix du cuivre sur les marchés à travers le monde, engendre de sérieux désagréments aux citoyens et un manque à gagner faramineux pour les entreprises de l’État. On estime que le meilleur remède serait la généralisation de la fibre optique.
Nouri Nesrouche
in el watan
Batna Mais où est donc le facteur ?
سبتمبر 4, 2010 by amamra
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Même avec la restructuration du secteur et la partition qui a permis aux services des postes de devenir une entité à part entière, l’acheminement du courrier demeure un point noir à Batna.
Depuis toujours, les citoyens se plaignent du facteur qui ne sonne pas à leurs portes et du grand retard dans la réception de leur courrier, quand ce dernier n’est pas perdu tout simplement. Gros déboires, sachant l’importance, voire la vitalité de certaines missives, notamment pour les gens qui attendent des mandats, surtout les retraités et les veuves. L’une des conséquences de cette défectuosité est sans doute l’acheminement des factures, notamment les redevances téléphoniques d’Algérie Telecom, la «sœur» d’Algérie Poste. Beaucoup d’abonnés ne reçoivent pas en effet leurs factures et sont de ce fait exposés à la suspension de leur ligne, sous prétexte qu’ils ne se sont pas acquittés de leurs dus. Situation pour le moins embarrassante pour les clients.
Un responsable de l’agence commerciale du 1er Novembre, située en plein centre-ville, nous a fait savoir qu’environ 60% des factures retournent à l’envoyeur, c’est-à-dire à son agence, ce qui représente une régression par rapport à l’époque d’avant la restructuration qui n’était guère satisfaisante sur ce plan. Les 60% représentent prés de 13 000 abonnés, selon notre interlocuteur, et ceci rien que pour le secteur de la ville couvert par cette agence. À croire que le métier de postier n’existe plus à Batna. Si Algérie Telecom n’impose pas des pénalités pour retard de paiement, ce n’est pas le cas pour la distribution (Sonelgaz), et ce n’est pas le moindre des désagréments infligés aux citoyens de Batna. Loin de vouloir tirer sur les hommes en bleu et jaune, nous estimons, néanmoins, qu’il est clair que le secteur a besoin d’une révision sérieuse pour améliorer le service et redonner au métier ses lettres d’or.
Nouri Nesrouche
in el watan
PERIODIQUE “BATNA INFO” Vers une dimension auresienne
أغسطس 31, 2010 by amamra
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Par : RACHID HAMATOU
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Le périodique Batna Info prend de la dimension et des couleurs. Si les 60 premiers numéros n’étaient disponibles qu’en noir et blanc, avec parfois la couverture en couleurs, une nouvelle série est mise à la disposition des lecteurs en format A4 et en couleurs, s’il vous plaît. Pour plusieurs raisons, dont la meilleur reste la proximité et la gratuité du magazine, le succès du périodique monte crescendo, et aussi bien les concepteurs, créateurs, distributeurs et surtout financiers espèrent conquérir d’autres espaces et un plus grand lectorat. Mettre à la disposition des lecteurs batnéens un moyen de s’informer et de se documenter semble être le leitmotiv et la raison première de l’existence du journal, selon son principal détenteur la Fondation auresienne des sciences arts et cultures FASAC. Une page blanche est offerte aux plumes locales et dans les deux langues, française et arabe. Journalistes confirmés, correspondants de presse, artistes, écrivains, comédiens… l’objectif est bien clair : promouvoir le potentiel local, qui est en manque d’espace d’expression. Batna Info semble déteindre sur la wilaya voisine de Khenchela, qui vient de lancer Écho de Khenchela, dont le premier et le second numéros ont vu le jour dans la modeste salle de rédaction de Batna Info. La première revue gratuite dans les Aurès affiche de nouvelles ambitions, à savoir conquérir de nouveaux espaces, un plus large lectorat, mais aussi et surtout impliquer les citoyens. Dans cette perspective d’initiation, une grande compagne va être initiée par la revue, sous le titre “Aurès vert”, avec un million et demi d’arbres pour les Aurès. Les initiateurs ambitionnent de ne ménager aucun effort pour voir aboutir l’ambitieux projet, à une condition : impliquer la population. Et justement, c’est cette implication qui pose problème. Hormis quelques hommes d’affaires qui aident réellement et depuis la naissance de la revue, on ne se bouscule pas au portillon. Un grand travail reste à faire, et rien ne semble décourager la jeune équipe et les jeunes responsables de rédaction, qui parlent déjà d’un projet en étude avec l’université de Batna, et aussi le lancement d’un café culturel avec les établissements Guerfi. Le meilleur reste à venir.
in liberté du 01.09.2010
Batna : Les activités de l’association des diabétiques gelées
أغسطس 15, 2010 by amamra
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Le siège de l’association des diabétiques de Batna, situé aux 742 logements, est fermé depuis le mois d’avril en raison du gel
des activités du bureau de ladite association.
Cette situation pénalise les malades adhérents dont la plupart ont pris l’habitude de mesurer le taux de glycémie chaque dimanche ou mercredi. Ces malades chroniques de tout âge, pour l’essentiel des démunis non affiliés à la sécurité sociale, voient en cette association la seule voie leur permettant de se procurer de l’insuline, un problématique glucomètre et même des seringues que certains utilisent au quotidien et ne peuvent les acheter en raison de leurs situation précaire. Missaoui Ouanassa, la soixantaine passée, dira à ce propos : « Je fais la navette entre la cité An Nasr et celle des 742 logements, deux fois par semaine, pour mesurer mon taux de glycémie ; à mon âge je n’en peux plus.
Je n’ai même pas un glucomètre, ça coûte cher et je ne peux me l’offrir. Depuis la fermeture du siège de l’association, je m’astreins à une véritable gymnastique ! » Cette vieille femme n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Qu’en est-il des enfants dont les parents sont soit au chômage, soit ont revenu faible ? En attendant la main levée sur l’activité de l’association ou l’installation d’un nouveau président, les diabétiques de Batna (associés) se plient en quatre pour se prendre en charge ou dépendre de mécènes et donateurs qu’ils tiennent à remercier au passage. Sur une question relative au jeûne pendant le Ramadhan, certains déclarent ne pas se risquer, convaincus par les avis des spécialistes, mais d’autres, pas nombreux heureusement, ne veulent pas entrer dans ce débat.
Par Abdelhakim
in el watan
Batna info Le défi relevé
أغسطس 6, 2010 by amamra
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24 Juillet 2010
Batna info est une revue mensuelle qui boucle son 60 éme numéro (Juillet 2010). Elle est éditée par la FASAC (Fondation auréssienne Science et Culture) à Batna.
Elle s’illustre par des articles traitant du patrimoine culturel des Aurès, notamment les richesses archéologiques, les icones de l’art et des belles lettres, de portraits d’homme politiques, religieux.
Les traditions, coutumes et us de toutes les zones arabophones ou berbérophones de l’immense wilaya de Batna y sont rapportés à partir de témoignages de personnages illustres encore en vie. Batna info est un véritable recueil –répertoire des talents et génies, producteurs d’œuvres dans tous les arts (Théâtre, Cinéma, Littérature, poésie, sculpture, peinture ….).Et le ratissage se poursuit inlassablement par l’Etat major de Batna Info.
L’initiative “d’enfantement au forceps”, si l’on ose dire- de ce nouveau-né dans le paysage médiatique algérien, revient à notre confrère journaliste, ancien correspondant des quotidiens “El Watan” et “Liberté” Amamra Said Mohamed El Hadi et toujours président de la FASAC et directeur de Batna Info. Et le défi a été relevé,il faut l’avouer.
Ce coriace président de la Fondation éditrice de Batna info qui émarge “Imadghessen” en hommage au roi numide dont le majestueux tombeau se dresse à 20 Kms au nord est de Batna, en allant vers Constantine,a été durablement soutenu gracieusement, par quelques plumes locales, parmi les correspondants de presse,enseignants et autres auteurs,dans les deux langues écrites en usage,l’arabe et le français. Et c’est à l’honneur de la région!
L’idée a germé lors du festival international de Timgad, lorsque El Hadi a élaboré son premier poster informatif sur le festival, avec bien sur la mise en exergue de l’Histoire socioculturelle –illustrée- des Aurès.
Devant l’écho positif de cette publication, le Président de la Fasac s’est attelé à la conception de Batna Info en y associant des professionnels et des sponsors à l’exemple du promoteur immobilier Lombarkia, du libraire Guerfi… et d’autres anonymes ; L’impression des premiers numéros s’effectuait chez le privé grâce aux financements des sponsors et les recherches laborieuses de fonds du directeur de la publication.
B. A.
in le midi libre
Agence de la BADR : Déroutés, les clients se plaignent
أغسطس 6, 2010 by amamra
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Les clients de la banque algérienne de développement rural (BADR) se plaignent de la mauvaise qualité des prestations de service de leur agence, sise sur la route de Constantine, et pour preuve, plusieurs clients attendaient le paiement des chèques déposés la veille et l’avant-veille, et pour certains depuis trois ou quatre jours.
En l’absence du premier responsable de l’agence, en congé, les employés interrogés sur la question ne voulaient prendre aucun risque et ont préféré s’abstenir de tout commentaire, nous invitant à revenir dans une semaine. Quelques indiscrétions, néanmoins, évoquent un vague problème de liquidités. « Il n y a aucun problème de liquidités », nous confient pourtant les employés d’une agence relevant d’une autre banque. Chaque agence a le droit de s’adresser à la banque centrale pour s’alimenter en fonction de ses prévisions quotidiennes, nous explique-t-on. Une autre raison serait à l’origine de cette pression, à savoir le manque de personnel à cause de la période des congés ; mais celle-ci est aussi rejetée en bloc. « Nos employés sont également en congé et cela n’a pas pour autant créé des perturbations sur le plan du fonctionnement et encore moins sur la disponibilité des liquidités », nous a-t-on précisé à la banque de développement local (BDL). « Notre seul problème réside dans l’insuffisance du nombre de bulletins de change ; les 30 imprimés mis à notre disposition quotidiennement sont loin de nous permettre de répondre convenablement à une demande toujours grandissante de la part des vacanciers qui ont choisi la Tunisie comme destination », a poursuivi la même source. Ces bulletins en question, pour la précision, sont des formulaires nécessaires à toutes transaction de change, et sans lesquels l’opération serait impossible. Bien d’autres déductions pourraient être à l’origine de cette tension bien ressentie par les clients que nous avons rencontrés sur place.
Faisant la queue, ils étaient là, l’un derrière l’autre, l’air déprimé et le visage exprimant de la lassitude. Parmi eux, des retraités qui attendent leur pension pour parer aux dépenses du mois de Ramadhan qui est à nos portes. Les explications relatives aux manquements constatés, sont à chercher du côté de la nature même de la mission de la BADR, institution financière traitant généralement avec le monde rural, et en considération de la période actuelle coïncidant avec la fin de la campagne moissons-battages, où les agriculteurs viennent en masse retirer leurs dividendes. Par ailleurs, la banque traite aussi avec des entrepreneurs qui procèdent au retrait de grosses sommes pour certainement payer les salaires de leurs employés en cette fin de mois, et qui se voient également obligés d’attendre assez longtemps pour encaisser leurs chèques. Désarçonnés par l’attente, plus ou moins longue, certains clients s’impatientent et vont jusqu’à affirmer qu’ils sont simplement victimes de passe-droits. « Les employés de la banque privilégient leurs proches et amis en faisant passer leurs chèques en priorité », nous a-t-on déclaré. Le problème de liquidités ne se posant donc pas, il serait intéressant alors de revoir l’organisation et surtout la communication, qui ne semble pas être le point fort des employés, qui eux aussi sont à plaindre au vu de la pression qu’ils subissent constamment.
Par lounes. gribissa
in el watan
Journées maghrébines du théâtre de Batna “Al-Halwa” enchante le public
يوليو 20, 2010 by amamra
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Par : B. Boumaïla
“Franchement, en venant de Tunisie à Batna, nous ne nous attendions pas y trouver un beau théâtre et un public aussi chaleureux et avenant que celui-là, un public ayant du goût, appréciateur du quatrième art. Franchement, je lui tire chapeau”, nous confie à chaud la comédienne tunisienne à la fin de la représentation de la pièce théâtrale Al-Halwa, avant-hier au Théâtre régional de Batna, dans le cadre des Journées théâtrales maghrébines. À la septième soirée de ces journées, devant une salle archicomble, la troupe tunisienne de Monastir a conquis le cœur du public batnéen par la représentation de la pièce Al-Halwa, écrite et mise en scène par le Tunisien Khaled Chenane et interprétée par quatre comédiens. Cette pièce, inspirée de la chanson de Al-Halwa de Sayed Derwich, selon Khaled Chenane, son auteur et metteur en scène, est un ensemble de scènes qui synthétise et regroupe des faits ou des informations épars de notre quotidien social, politique et culturel et les rassemble en un tout cohérent pour les dénoncer. La pièce théâtre Al-Halwa est difficilement classable, elle est plutôt du genre théâtre expérimental. La plupart du temps, la pièce entreprend une critique railleuse, satirique et des individus et des pays du monde pour les tourner en ridicule, pour les miniaturiser, pour parler des travers et des vices de nos contemporains. Le spectacle s’ouvre et se termine sur la même chorale fredonnant la chanson Al-Halwa, écrite par le poète Bayram El-Tounsi, et chantée par Sayed Derwich. Al-Halwa, d’une durée d’une heure, est composée de six tableaux articulés par de petits spectacles exécutés entre les actes ; une pièce de théâtre qui diffère des pièces classiques. Les tableaux de la pièce Al-Halwa sont intercalés d’entractes chantés et, malgré un décor dépouillé, sont très intelligemment agencés. Deux tableaux sur les six, qui composent la pièce, ont vraiment provoqué l’hilarité du public. Le premier est celui des trois détectives qui enquêtent sur la préparatrice du pain traditionnel, alors que tout le monde achète le pain préparé traditionnellement — c’est du genre gag — et le second est le tableau “Wahdou” (tout seul) qui enchaîne avec plusieurs faits puisés d’événements quotidiens sociopolitiques. La pièce Al-Halwa suscite l’émotion moqueuse du destinataire, traduit chez l’auteur une révolte, disons mieux, le refus d’être complice. Dans cette œuvre, une critique moqueuse des individus, des organisations, des États, enfin de tout le monde, se dessine avec l’intention de provoquer ou prévenir un changement. Le public batnéen a réservé aux comédiens tunisiens un accueil enthousiaste, les applaudissements, après chaque acte, n’en finissaient pas, accompagnés parfois de bravos. Les Journées maghrébines enregistrent succès sur succès et présagent un bel avenir au théâtre de Batna pour son développement et sa promotion.
in liberte
MAJDA EL-ROUMI EN APOTHÉOSE “Sett Eddounia” a conquis Timgad
يوليو 19, 2010 by amamra
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Par : Boumaïla et F. Lamia
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Après des soirées riches en couleurs et en sonorités, le rideau est tombé sur la 32e édition du Festival international de Timgad. Majda El-Roumi qui a revisité ses plus beaux standards s’est chargée donc d’animer la dernière soirée.
Le rideau de la 32e édition du Festival international de Timgad est tombé au lever du jour, dimanche, après dix jours de spectacles donnés par une pléiade de chanteurs de différentes nationalités (Algérie, Tunisie, Maroc, France, Amérique latine, Afrique).
Le rendez-vous culturel a été clôturé avec le concert de la chanteuse libanaise Majda El-Roumi, au grand bonheur d’une marée humaine qui a déferlé cette soirée sur le nouveau théâtre de Timgad qui a accueilli la présente édition, pour la première fois. La chanteuse libanaise Majda El-Roumi a été accueillie par un public, très nombreux venu l’écouter et de se délecter de son riche répertoire dans une ambiance festive. Elle a gratifié son public d’un bouquet musical de ses plus belles chansons, et même de certaines nouveautés, interprétées pour la première fois.
À son annonce par l’animateur, un tonnerre de sifflements et d’applaudissements a empli les airs du nouveau théâtre de Timgad. Un prélude musical a été très bien exécuté par l’orchestre qui l’accompagnait, plongeant ainsi le public dans un silence de recueillement. À peine après avoir achevé de jouer ce petit morceau de musique, l’orchestre a été à son tour gratifié d’une large acclamation. Tout de suite, la diva Majda El Roumi, élégamment habillée, a chanté Ya Bladi au public venu nombreux cette soirée. En reconnaissance, les jeunes et les familles l’ont acclamée longuement.
La chanson exécutée d’une manière impériale, la chanteuse a marqué une pause et s’est adressée aux spectateurs dans un discours très élogieux et flatteur. Elle leur a exprimé tout son respect et sa gratitude. “Vous êtes un pays digne de respect, un pays que j’admire pour sa grandeur et ses sacrifices”, a-t-elle clamée à l’intention du public. Bien encensé, le public lui a répondu par une slave d’applaudissements et d’ovations. Et avant de reprendre le chant, elle lui a annoncé le répertoire qu’elle allait chanter et qui était composé de vieilles chansons et de nouvelles dont certaines étaient pour la première fois chantées. Le contact renforcé, une fois assurée que la communication avec le public était cinq sur cinq, la chanteuse libanaise a repris le chant d’une voix sublime, qui lui avait valu plusieurs consécrations. Son cousin Raymond Safadi n’avait pas tort en lui conseillant de faire de la musique un métier. Devant la scène, “Sett Eddounia” a conquis le cœur des habitants des Aurès avec sa voie puissante et unique non seulement qui charme et subjugue… qui ensorcelle. Durant cette soirée, elle a, entre autres, interprété Yassalouni Allik Anas, Ghani, Kif, Maâtkouli Habitek, Ahbèk jiden, Khoud’ni Habibi, Aynaka Layalen Saifia, et la nouvelle chanson Marah Azzal Alachi. À la fin de la soirée, elle a interprété le standard maghrébin, Ana Loulia. Cette soirée ne doit en aucun cas constituer l’arbre qui cache la forêt. Des imperfections, des insuffisances, des annulations sont enregistrées lors de cette 32e édition du Festival international de Timgad. Le public a veillé très tard à écouter Magda El Roumi. Les lumières de la 32e édition se sont finalement éteintes sur l’espoir que la 33e édition du Festival international de Timgad sera meilleure.
“Au théâtre, les moyens techniques et financiers existent”
يوليو 19, 2010 by amamra
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RENCONTRE AVEC HASSAN ASSOUS EN MARGE DES JOURNÉES THÉÂTRALES MAGHRÉBINES DE BATNA
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Par : B. B.
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Rencontré en marge de la présente édition des Journées théâtrales maghrébines de Batna, Hassan Assous, le directeur du Théâtre régional de Sidi Bel Abbès, et heureux lauréat du Grand Prix du Festival national du théâtre professionnel d’Alger, avec la pièce Fragments qu’il a mise en scène pour le compte de son théâtre, a évoqué avec nous la question des moyens techniques dont disposent les théâtres régionaux.
Hassan Assous souligne une nette amélioration en déclarant : “Les moyens techniques et financiers existent. Nous ne travaillons plus comme autrefois avec les moyens du bord. Nous sommes largement soutenus par l’attribution de subventions aux théâtres, et l’aide à la diffusion pour l’achat et la programmation des spectacles de théâtre.” Et d’ajouter : “Grâce aux subventions octroyées par le ministère de la Culture, les œuvres théâtrales ont vu leur nombre augmenter, à l’image du Théâtre régional de Skikda, qui vient d’ouvrir ses portes et qui a produit trois pièces théâtrales. La majorité des théâtres régionaux ont monté trois ou quatre spectacles. Question de production, les théâtres régionaux sont sur la bonne voie et chaque théâtre a à son actif pas moins de 400 productions théâtrales.” Hassan Assous ne prendra pas de gants pour évoquer le problème de la qualité qui fait souvent défaut ces derniers temps. Mais en toute sérénité, il a estimé que le problème de qualité existe dans le monde entier. “Il y a du bon et du mauvais. Ceci varie d’un spectacle à un autre”, a-t-il considéré.
Il a insisté sur le volet formation en disant : “Cette année théâtre, il y a eu de belles pièces théâtrales. Pourvu que l’on ne s’arrête pas et que l’on continue à produire. Avec la formation et l’exercice de l’art, les talents ne tarderont pas à émerger et la production connaîtra un décollage de qualité. Alors de talentueux comédiens ont en matière de distribution besoin d’une meilleure prise en charge.”
Hassan Assous, ancien membre de la troupe de Kateb Yacine a tenté d’évoquer les problèmes qui hantent le théâtre algérien. Alors que certains résument les soucis du théâtre en un problème de texte, Hassan Assous nous a affirmé le contraire : “La difficulté des textes n’existe pas et ne se pose nullement, étant donné que l’on peut puiser dans un répertoire universel. Le patrimoine existe et ne demande qu’à être exploité d’une manière intelligente et rationnelle. La même chose pour la mise en scène, il existe des metteurs en scène, il faut seulement les débusquer, les choisir. Pour moi, le problème qui se pose au théâtre provient de la vision scénique.”Quant au spectacle que Hassan Assous et ses comédiens ont proposé au public batni, il a été très apprécié par le public. Fragments est un hommage à Kateb Yacine, puisque c’est une adaptation de ses œuvres Nedjma et Le Cadavre encerclé.
Ancienne ville de Batna Où est passée la pierre inaugurale ?
يوليو 19, 2010 by amamra
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Par : Rachid Hamatou
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Baptisée en 1848 à l’entrée nord de la ville, la pierre inaugurale de Batna a disparu ! Si la majorité des habitants de Batna ignorent l’existence de cette stèle, qui matérialise d’une certaine manière le prélude à la création de la ville, un bon nombre de Batnéens connaît son emplacement et son existence. Les archives du service de la wilaya indiquent et dans le détail, l’histoire de cette stèle.
En 1848, le duc d’Aumale devait se diriger vers le sud de Constantine afin de maîtriser la rébellion cantonnée à travers tout le massif des Aurès et permettre une percée vers le sud du pays. C’est ainsi qu’accompagné d’officiers supérieurs de l’armée coloniale, il arrive à Batna où il érigea cette même pierre inaugurale.
Située à l’entrée sur un monticule près de oued El Gourzi (pont rouge) elle était (la pierre) en même temps le point de départ de la mise en place d’une garnison militaire (quartier du camp Dar El Général) qui existe toujours. La première appellation donnée par l’armée coloniale à la capitale des Aurès était “la Nouvelle Lambèse” (arrêté du 12 septembre 1848) qui crée une ville européenne sous ce nom en rapport avec Lambèse et son pénitencier construit sous le régime de Napoléon Bonaparte. À l’arrivée de l’armée coloniale, trois principales tribus vivaient dans la cuvette située entre Ich Ali Gabel et djebel Belezma. Il s’agit de Aïth Chlih dont les habitants vivaient entre Hamla (Condorcet) et Taghit (Victor Duray), Aïth Sidi Yahia dont les habitants vivaient à Parc à Fourrage, une partie de Bouakal et jusqu’à Lambèse, Ouled Aadi (d’origine hilalienne) qui vivaient au sud-ouest de la ville sur l’axe Tamachit, Bouakal Z’mala et aussi une partie de Kechida. Des ouvrages que des citoyens mais surtout des historiens, ont pu trouver grâce à la toile du web, indiquent et d’une manière formelle, que le nom Batna existait bien avant l’arrivée de l’armée coloniale. Le livre de voyage d’un historien et aventurier anglais (Schune) rapporte qu’avant 1830, de passage dans la région (l’actuelle Batna), il avait rencontré des gens qui occupaient toute la plaine, et qu’ils donnaient à ce lieu le nom de Bathnt en berbère (chaoui). Les hypothèses du bivouac ou encore celle du bataillon nord-africain sont une pure création coloniale. Sur les lieux où se trouvait la pierre inaugurale (qui reste un patrimoine historique) un grand chantier a vu le jour, pour la réalisation d’une gare routière à la sortie de la ville. Les responsables du chantier doivent certainement connaître le lieu où se trouve actuellement la pierre, il est impératif de protéger cette stèle, qui a déjà subi des agressions durant les années 1990.









