la campagne de presse a eu raison de SAADANE :Officiel, il dépose sa démission

سبتمبر 4, 2010 by amamra  
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Comme il fallait s’y attendre, suite à ce résultat nul qui a sanctionné la rencontre d’hier contre la Tanzanie,
Rabah Saadane a déposé ce samedi sa démission de son poste de sélectionneur de l’équipe nationale. une décision entérinée par le président de la Fédération Algérienne de Football.

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Certains faits divers de la dernière Coupe du monde des Verts font toujours l’actualité. Comme cette histoire de révolte de Rafik Saïfi lors du match Algérie-USA. En effet, une rumeur selon laquelle l’attaquant, qui a pris depuis sa retraite internationale, se serait imposé dans le onze alors que c’était Boudebouz qui devait jouer. Une rumeur que Rabah Saâdane a balayé d’un revers de main hier matin dans «Football Magazine» sur la Chaîne III, la qualifiant de «khorti» (racontars). «Tout ce qui a été dit sur cette histoire n’est que du khorti ! On a versé comme d’habitude dans le mensonge et la diffamation. C’est comme cette histoire de fourchette. (On a raconté que Lemmouchia a été renvoyé de la CAN après avoir blessé Gaouaoui avec une fourchette, ndlr). Elle est dénuée de tout fondement, tout comme la vidéo qui a circulée après», a fait savoir Rabah Saâdane qui accuse, encore une fois, ceux qui sont derrière cette rumeur de vouloir saboter l’EN.

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Raouraoua : «Le problème, ce n’est pas Saâdane»
Le président de Fédération algérienne de football était l’invité hier de l’émission «Football magazine» de la radio Chaîne III, à quelques heures du match décisif de l’EN face à la Tanzanie. Plusieurs sujets ont été débattus au cours de cet entretien où Mohamed Raouraoua a dû répondre à plusieurs questions en relation avec l’actualité du football national, particulièrement les Verts et le championnat professionnel.

«J’étais prêt à démarrer le championnat avec 10 équipes»
Et même si l’Equipe nationale a pris la part du lion durant cette émission, le sujet qui concerne le premier championnat professionnel a été tout de même abordé. Le premier responsable de la FAF ne s’y est pas trop étalé, mais a tenu à remercier «les 32 équipes qui ont réussi à constituer et à compléter leurs dossiers en dépit des énormes difficultés rencontrées». «Au début, j’avais beaucoup d’appréhensions et j’avais dit que ce championnat démarrera même avec 10 équipes. Aujourd’hui, je suis très content, et je mesure aussi les grands efforts qui ont été déployés par les clubs. Eux aussi sont soucieux de l’avenir de notre football, et ce n’est que de cette manière qu’on peut produire de nouveaux talents qui alimenteront, pas uniquement l’Equipe nationale, mais également toutes les autres sélections». Raouraoua n’a pas omis de souligner le rôle de l’Etat dans ce projet et son soutien à la FAF, particulièrement le président de la République en personne.

«Quand je suis arrivé en 2009, Saâdane était là et je l’ai gardé»
Au sujet de l’Equipe nationale, la première question adressée à Raouraoua concerne le maintien de Saâdane à la tête des Verts, tant cela alimente toutes les discussions ces derniers temps. Le président reste fidèle à sa position. «A la fin de la Coupe du monde, nous avions un entraîneur qui avait mené la sélection en demi-finale de la CAN et qui nous avait qualifié à la phase finale de la Coupe du monde après 24 ans d’absence. Nous avions aussi une équipe. Il ne fallait quand même pas balayer tout cela d’un revers de la main. Quand je suis arrivé en 2009, j’ai trouvé Saâdane en poste et le l’ai gardé. J’ai même déclaré à l’époque que notre objectif était d’aller au Mondial, et je me souviens que pas mal de gens m’ont pris pour un fou. Finalement, nous y sommes arrivés. Non, je ne pense pas que le problème réside dans le maintien de Saâdane», avait-il indiqué.

«Nous avons fait ce qui se fait partout ailleurs, assurer la continuité»
«Le problème, poursuit-il, c’est qu’on n’a plus le droit de revenir en arrière, plus le droit à l’erreur. Nous avons atteint un palier d’où il est interdit de redescendre. Nous n’avons plus le droit d’être absent de la CAN. Figurez-vous qu’il y a des gens qui ont même exigé de nous de gagner la Coupe du monde. Moi aussi je le souhaite, mais il y a une réalité en face qu’il ne faut pas ignorer. Nous, nous n’avons fait que ce qui se fait dans tous les pays, à savoir, assurer la continuité. Nous avons un staff qui a obtenu de très bons résultats et il était tout à fait normal de le maintenir. Nous allons donc continuer à travailler avec ce qu’on a en main.»

«Les supporters ont le droit d’exiger des résultats»
Le premier responsable de la FAF a estimé, en outre, que la pression que vit la sélection depuis le dernier match amical contre le Gabon est tout à fait normale. «Les supporters ont le droit d’exiger des résultats. Il est tout à fait normal qu’ils veuillent que leur équipe soit la meilleure du monde. A nous les responsables de savoir comment gérer cette situation, c’est tout.»

«Un match amical contre une grande équipe pour préparer le Maroc»
Abordant par la suite le programme de l’EN et ce qui va l’attendre après le match d’hier contre la Tanzanie, Raouraoua a fait savoir que le prochain match amical face au Luxembourg, qui aura lieu le 17 février, peut constituer un problème par rapport aux droits de retransmission. «J’ai demandé au président de la Fédération luxembourgeoise de nous régler ce problème afin que le public algérien puisse suivre cette rencontre. Il m’a promis de le faire, mais j’attends un écrit officiel de sa part», explique-t-il. Poursuivant dans ce sens, le président de la Fédération a également indiqué qu’en prévision du match contre le Maroc, la sélection nationale jouera un match amical contre une grande équipe. «Nous allons profiter de la prochaine date FIFA pour organiser cette rencontre. Nous sommes en contact avec trois grandes nations de football afin de programmer ce match au mois de février. Tout sera mis au point très prochainement.»

«Le joueur local doit être produit de nouveau»
Il y a aussi un autre sujet qui fait débat ces temps-ci, c’est la valeur du joueur local par rapport à la composante de l’Equipe nationale qui est constituée aujourd’hui essentiellement de joueurs évoluant dans des championnats étrangers. A ce sujet, le président de la Fédération explique : «Il fut un temps où la sélection nationale était constituée d’une majorité de joueurs locaux, renforcée par des joueurs pros d’un haut niveau. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, nous avons une équipe composée entièrement de joueurs pros, point. En football, il n’y a pas de miracle, ni de hasard. Si vous prenez l’équipe de France, tous ses joueurs sont issus des centres de formation. Ils sont passés par toutes les sélections avant d’arriver en équipe première. Il est temps pour nous aujourd’hui de faire de même et de nous occuper de la formation pour atteindre ce niveau que je considère très haut.»

Il justifie la défaite face au Gabon
La dernière défaite contre le Gabon n’est pas passée inaperçue, et Raouraoua a tenu à justifier cette mauvaise sortie. «Il faut savoir que c’est un match amical. En plus, l’équipe était très amoindrie. Il n’y avait pas Ziani, ni Meghni. Halliche et Yebda ainsi que Anthar Yahia qui était suspendu. Il faut prendre en considération toutes ces absences, et en plus, le sélectionneur a essayé de nouveaux joueurs qui ont joué pour la première fois ensemble», a-t-il expliqué. C’est l’essentiel de l’intervention de Mohamed Raouraoua hier dans l’émission «Football magazine».

Lire la suite: http://www.lebuteur.com/

1.400 hectares d’alfa et de broussailles ravagés par le feu à Batna

سبتمبر 3, 2010 by amamra  
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Quelque 1.400 hectares de surfaces alfatières et de broussailles ont été ravagés par le feu, depuis le début du mois de juin à Batna, a-ton appris, mercredi, d’un responsable de la conservation des forêts. Le relief accidenté de la région a rendu « très difficile » l’intervention des brigades de la conservation des forêts et des éléments de la protection civile, a précisé le chef de service de la protection de la flore et de la faune, M. Rachid Briki, citant l’exemple de l’incendie qui ravage depuis une semaine la région de Beni Fedhala dont le relief montagneux empêche contrarie l’action des brigades d’intervention. Au total, ce sont 38 incendies qui ont été enregistrés dans la wilaya des Aurès. Le plus ravageur avait détruit, en juillet dernier, 1.200 hectares de surfaces alfatières de la forêt de Metlili, dans la commune de Tilatou, a rappelé la même source.
APS

Peut-il me remplacer une matinée !!!

أغسطس 31, 2010 by amamra  
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J’invite Mr le ministre à me remplacer seulemnt une petite matinée il verra le fruit de sa politique !!! s’il y a échec c’est parce que l’élève ne respecte plus son maitre vous avez beau à injecter des centaines de millions dans les infrastructure mais il n’y aura pas de résultats Mr le ministre de l’éducation tout est dans l’éducation .. Vous, vous menacer les profs au lieu de leur souhaiter une bonne rentrée commentt va se comporter un élève avec son maitre !!! quel regard aura t- il , nos parents et nous même avons fait das études et nous n’avions rien du tout ni clim ni livres gratuit ni cours particuliers pouraquoi avons nous réussi parce que tout simplement nous avions beaucoup de respect et d’estime envers nos profs on les imaginais des sur-hommes des être irréprochable et il falait travailler dûr pour ils soient contents de nous mais vous Mr le ministre vous avez assassiner ce métier particulièrement le jour où vous avez parler de notre paye sur les journaux en gonflant cette dernière en prennant comme exemple un enseignant au 6ième échelon c’est à dire après 18ans de service le pauvre il est cuit moi je veux que votre paye et vos ++++ soient divulgués comme ça on aura une idée des rentrées des briseurs de générations

Sarah

Le ramadhan qui s’en va, tout le monde s’en va.

أغسطس 28, 2010 by amamra  
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Par : Sebti Mallem

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Bientôt ça sera fini le ftour, le dernier café du shour, sans se soucier de l’heure qu’il est, bientôt ça sera fini, le bruit et le cri des vendeurs à la sauvette. Plus d’odeur de la zlabia, ni celui de la chorba, ça sera fini même avec les prières de tarawih, le nombre de fideles sera diminué, les SMS pareillement. On attend l’année prochaine ;maintenant ,c’est, d’abord l’Aïd, puis le retour à la cigarette, ensuite les mariages, puis après les choses sérieuses la rentrée scolaire, eh oui c’est la rentrée ,il faut faire un bilan de l’été, sur les catastrophe naturelles survenues au cours de cet période, inondation de Ghardaïa, tremblement de terre à Bordj et Msila, une vague de chaleur, durant le mois sacré, et qui a entrainé des feux de forêt immense. Il ya eu même des pluies torrides, on parle des assises à la présidence, des changements dans le corps diplomatiques. L’été s’en va, le ramadan lui aussi, c’est tout le monde qui s’en va pratiquement, y a que la rentrée sociale et scolaire qui font leur début avec un mauvais bilan et des inquiétudes, oui pas d’augmentation de salaires ce qu’on a pu ramassée, durant une année est « gaspiller » en deux mois. La lutte s’annonce incertaine entre les deux rentrées, du moins en théorie. Dans tous cela seule son excellence ll, reste le principal acteur et spectateur à la fois, qui suit cette compétition en cours. Il s’est engagé à fond pour se faire triompher discrètement. Il fait souvent preuve de la “générosité” au profit de tous ceux qui, dans son clan comme dans les formations alliées, ont obtenu ses faveurs : députés, sénateurs, membres des assemblées législatives d’Etat. Il se gratifie d’une grande part des mérites qu’il avait coutume jusqu’ici de s’attribuer à lui-même dans la conduite d’une politique économique et sociale aux succès indéniables. Il se qualifie de “père du peuple” après l’avoir baptisée “le père de tout” – programme de grands travaux visant à stimuler la croissance – D’où l’ironie qui déplore qu’on “infantilise” ainsi les citoyens. Par ailleurs il ne faut pas oublier, que durant cet été, on perdu à jamais : Ammi Tahar, Bentoubal … même le Dr Mostapha nous a quitté. Chakib Khalil, Zerhoun eux aussi sont partis mais, avec possibilité de ? Finalement, c’est tout le monde qui on a marre. C’est tout le monde qui s’en va, sous les prétextes les plus divers. Il ya aussi le cheikh inspecteur général des zaouïas Tidjania qui nous a quitté à jamais. Sans oublier des dizaines de jeunes tailleurs de pierre de T’kout, qui nous quittent de temps à autre dans un silence absurde.
Mais, l’essentiel est ailleurs, aux yeux de la majorité des Algériens, qui aiment Saadane, le foot, et « Alhargua « et ne s’intéressent que de loin à la vie politique. Le comble, c’est que même l’équipe nationale, nous a lâchées face au Togo.
Apparemment, c’est pour des raisons pareilles que la société algérienne est divisée en plusieurs segments, entre ceux qui volent, ceux qui sont victimes du vol, ceux qui font l’indifférents et les diables muets, entre ceux qui agressent ( moralement, sexuellement, corporellement…) ceux qui sont agressées, ceux qui font l’indifférents et les diables aveugles, entre les corrompues, les corrupteurs ; entre les décideurs de la construction, les bâtisseurs de bâtiments , les distributeurs, les attributaires, les bénéficiaires qui ne se soucient pas de la qualité de leurs logements , et les nécessiteux qui ne bénéficieront jamais…il ya aussi dans cette société ceux qui sont malades , ceux qui se soignent, ceux qui se font soignés , ceux qui ne se soignent pas, ceux qui n’ont pas les moyens de se soignés ,ceux qui ne veulent pas se soignés ,ceux qui ont des cancers du système lymphatique qui subissent des séances obligatoires et régulières de chimiothérapie et qu’on ne peu pas destitué, même pour raison de santé ,il ya aussi beaucoup de diabétique dans cette société, mais le cout du sucre a augmenté de 170% durant cette année, c’est vraiment drôle non ?, il y a ceux qui nous emmènent derrière les dunes et le sable fin ; il y a ceux qui nous introduisent là ou règne les arrangements en douceur et souplesse , les scandales et les chantages, là ou il y a de tout :les stars , les voyous, les politiques, et les autres …là ou le contacte passe entre le milieu de la pègre et la sphère du show-biz. Là ou la mise en avant des choses sert de paravent aux intérêts des autres. En d’autres termes là ou le crédit automobiles est annulé et la vente des véhicules à augmenté…
La question que nous nous posons collectivement est simple : qui d’autre que « nous » va continuer à cautionner, à vivre et travailler dans l’intérêt général de la nation, une nation ouverte sur le monde? Une nation qui n’est pas exempt de défauts, mais du moins qui encourage les autres, qui enquêtent sur les autres et pour les autres, qui écoutent et observent. Car ceux qui restent ne font pas de « ménages » pour les lobbies pharmaceutiques ou les sociétés d’emballages.
On dit souvent qu’entre une mauvaise cuisinière et une empoisonneuse il n’y a qu’une différence d’intention.
Ainsi, il y’aura un risque d’être victime d’un phénomène peut-être inédit dans une grande société et qui devrait passionner les sociologues et les politologues.
Quand tout le monde s’en va, nous on reste pour témoigner, c’est notre façon de résister et consigner les événements marquants de notre existence. Au fond c’est, la rançon de notre singularité.
Quand tout le monde s’en va, il y a ceux qui restent avec nous, mais qui sont habités par le chien méchant.
Pour terminer, voici ce qu’Abraham Lincoln a dit :
Vous pouvez tromper tout le monde un certains temps vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps, mais vous ne pouvez tromper tout le monde.
Sebti Mallem
Oran le 28/08/2010

Batna – Veillées ramadanesques : Les cent pas dans les Allées

أغسطس 28, 2010 by amamra  
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Evasion : La fraîcheur du soir est sans doute le plaisir le plus recherché par les jeûneurs après le repas du f’tour. Même les salles de spectacles et les mosquées sont choisies en fonction de la qualité de leur climatisation.

Une fois le f’tour terminé, souvent en moins de 15 minutes, les premiers promeneurs investissent les vastes allées Benboulaïd qui se remplissent peu à peu de monde, jusqu’à l’approche de l’heure du shour et de l’imsak. Cette artère centrale, rectiligne, traversée de bout en bout par une belle allée dallée de marbre et agrémentée de verdure, est pratiquement l’espace le mieux éclairé de la ville.

L’on y croise non seulement des riverains, mais aussi des Batnéens venant de tous les quartiers de la ville. Le rendez-vous vespéral des allées Benboulaïd constitue aussi une sorte de forum des citoyens de tous les âges et de toutes les conditions pendant le ramadan et durant le reste de l’année, au point qu’il constitue un passage obligé, pour «prendre la température» de la cité. «Les Allées», comme on se plaît à les nommer ici, constituent, en fait, pour les Batnéens, une vaste scène où les acteurs sont aussi les spectateurs dans un décor bigarré.

Dans cette ambiance de «souk», les initiés reconnaissent de subtiles mises en scène, car sur les mêmes bancs publics, autour des mêmes tables des terrasses de cafés, ce sont pratiquement les mêmes «djemaâ», réunies respectivement par les mêmes passions. L’on reconnaît le coin des anciens du football et celui des moins anciens, celui des nostalgiques du vieux Batna qui «ressuscitent» à coups d’anecdotes, chaque soir, les noms qui peuplent les cimetières de la ville, ou encore le coin des retraités qui se sont spécialisés dans la géopolitique en disséquant sans cesse l’actualité nationale et internationale.

Les familles et les femmes accompagnées de leurs enfants, recherchant la fraîcheur des allées, ont trouvé refuge dans la partie orientale de cette artère, où elles se sentent en sécurité et à l’abri des importuns, entre la grille du cabinet de la wilaya et l’entrée de la maison de la culture, où des troupes folkloriques se produisent parfois sur le bitume. Avec les chaleurs exceptionnellement torrides de cette deuxième semaine de ramadan, de nombreux Batnéens quittent la ville pour la soirée, et préfèrent les banlieues mieux exposées aux courants frais.

On les retrouve du côté de Tazoult, de Lambiridi ou de Fesdis, ce qui provoque des embouteillages nocturnes aux principales portes de la ville. Pendant les veillées de ce ramadan, le théâtre régional offre à son public un riche programme de soirées animées par des troupes de théâtre et des groupes de musique venant de tous les coins du pays. Les dialogues et les mimiques y sont forcément un peu plus affectés que dans les allées, mais cela n’empêche pas cette salle de presque 450 places de faire le plein, chaque soir à 21 h.

INFOSOIR.COM 28/08/10

Des terres agricoles irriguées par les eaux usées à Fesdis

أغسطس 15, 2010 by amamra  
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Par : Rachid Hamatou
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C’est en fin d’après-midi, sinon pendant la nuit, que des motopompes géantes sont installées pour siphonner le fond des oueds, spécialement l’oued Gourzi à Fesdis, pour irriguer illégalement et dangereusement des milliers d’hectares de maraîchages, écoulés dans différents marchés de la wilaya et villes limitrophes.

La pratique illicite (irrigation par les eaux usées) se fait à la lumière du jour, défiant la loi, bravant l’interdit. Certains qui se disent agriculteurs ne s’en cachent plus, comme c’était le cas il y a quelques années encore.
C’est en fin d’après-midi, sinon pendant la nuit, que des motopompes géantes sont installées pour siphonner le fond des oueds, spécialement l’oued Gourzi à Fesdis, pour irriguer illégalement et dangereusement des milliers d’hectares de maraîchages, écoulés dans différents marchés de la wilaya et villes limitrophes. C’est à Fesdis, commune de Jerma, traversée par l’oued Gourzi, que l’irrigation par les eaux usées prend des proportions inquiétantes, car il y va de la santé publique, surtout en cette saison des grandes chaleurs, où les maladies à transmission hydrique sont les plus dangereuses.
Aucunement inquiets ou inquiétés, les propriétaires des jardins mitoyens avec l’oued Gourzi pompent une eau de couleur douteuse et nauséabonde, et arrosent les champs la journée durant, narguant les institutions de l’État et les différentes inspections chargées de surveiller ou contrôler la qualité de l’eau. Les services de l’hygiène, la direction de la santé, les différents services de prévention semblent désarmés face à cette pratique.
À la direction de la santé, M. Sadouk, chef du services prévention, reconnaît l’inefficacité des rares mesures prises à l’encontre de ceux qui pratiquent l’irrigation par les eaux usées. La saisie de quelques motopompes reste une mesure dérisoire à la limite de l’insignifiant.
M. Sadouk nous informe qu’il a été établi scientifiquement que la consommation de cette eau, ou des produits irrigués par cette même eau, en particulier la laitue, provoque plusieurs maladies parasitaires graves comme la douve du foie, le kyste hydatique ou encore le ténia. Jerma, le chef-lieu de la commune, ou encore Mezouala sont considérées comme des cuvettes où l’eau de l’oued se dépose, et c’est dans ces pâturages que les producteurs de lait font brouter les vaches laitières qui alimentent toute la wilaya. Une autre maladie guette et frappe : la brucellose. Au service infectieux, Rabah Aït Hamouda, professeur en maladies infectieuses, nous recommande de faire la distinction entre le danger bactériologique qui est relativement gérable et le danger chimique des métaux lourds (plomb, mercure… ) qui est beaucoup plus dangereux, voire mortel, car insidieux et quelquefois indétectable et n’apparaît qu’après avoir causé des dégâts au corps humain. Aussi bien à la direction de la santé qu’au service infectieux, les opinions convergent pour dire que la station d’épuration des eaux usées installée à la sortie de la ville de Batna n’est d’aucune utilité, car obsolète. Elle n’est aucunement équipée pour traiter les eaux qui proviennent de différentes unités de la zone industrielle, qui utilise différents produits chimiques, considérés comme dangereux pour la santé de l’être humain. Le projet de la station d’épuration à la sortie nord de la ville, en allant vers Constantine, est en aval des rejets de la ville ainsi que de la zone industrielle ; la lenteur de la réalisation du projet (station d’épuration des eaux usées) qui a pris plus de 25 ans, a fait que les besoins de la ville dépassent, et de loin, les équipements et les capacités de cette station.
Il est dit que les rejets industriels et urbains déversés dans les eaux d’oued Gourzi constituent une véritable menace pour l’écosystème en question et aussi les écosystèmes avoisinants, étant donné que les eaux de ce cours continuent à être utilisées à des fins domestiques, notamment l’irrigation des terres agricoles et, par conséquent, les cultures au bord d’oued Gourzi. Cette forme de pollution a des effets néfastes non seulement sur l’eau, le sol et la végétation, mais aussi sur l’être humain. En effet, de nombreuses études scientifiques internationales confirment que plusieurs maladies, spécialement le cancer, les diarrhées, les malformations congénitales, la stérilité, les allergies et même l’obésité et certaines maladies du système nerveux, sont, en très grande partie, liées à la pollution de notre environnement, en particulier chimique, y compris la pollution de l’eau.
Au terme de ces études, il a été conclu que la contamination métallique de l’oued Gourzi est en continuelle augmentation d’une année à l’autre. Elle constitue un sérieux problème qu’on doit prendre en considération pour éviter la dégradation irréversible des écosystèmes environnants. Un tableau des différents métaux toxiques et dangereux détectés dans les eaux de oued Gourzi dressé mentionne quelques éléments : plomb, cadmium, cuivre, chrome, zinc. Il n’est plus possible que de prétendus agriculteurs défient la loi et menacent la santé du citoyen.

TAILLEURS DE PIERRE de T’KOUT (BATNA) La Ligue des droits de l’homme s’en mêle

أغسطس 7, 2010 by amamra  
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Par : RACHID HAMATOU

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Dans un communiqué, la LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme) et par la voix d’un de ses représentants, Me Kouceila Zerguine (avocat à la cour de Annaba et membre du conseil national de la LADDH, chargé des affaires juridiques au niveau de la section de la wilaya de Annaba) se prépare à saisir les présidents du Conseil de le nation et de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans l’objectif initial de proposition d’une loi qui octroie aux familles des tailleurs de pierre de T’kout, le droit au capital-décès ainsi que la prise en charge sociale des orphelins et veuves des victimes de la silicose. La LADDH propose la création d’une caisse nationale spéciale pour les travailleurs non affiliés à la Cnas et qui décèdent lors d’accidents ou à l’occasion de l’exercice de leur travail. Selon le communiqué, le ministre de la Solidarité, ainsi que celui du Travail, seront aussi saisis, d’une manière officielle par la LADDH afin de leur demander une prise en charge dans les meilleurs délais, par l’attribution d’aides. Pour rappel, la ville de T’kout, 90 kilomètres au sud de Batna, est la lugubre scène d’une hécatombe rare, sinon unique. Depuis toujours, les habitants de T’kout ainsi que ceux de toute la région, ont construit leurs propres habitations, ce qui fait de la taille de la pierre un métier très répandu dans la région, et hérité de père en fils. Depuis bientôt dix ans, sinon un peu plus, et comme avec un effet rétroactif ou boomerang, les T’koutis ne cessent de compter leurs morts. La maladie de la silicose fait ravage dans le milieu des artisans tailleurs de pierre qui ont eu un contact direct avec la taille des pierres. En plus de la toxicité propre de la silice sur les poumons, le dépassement des capacités d’épuration pulmonaires par la quantité de silice est à l’origine de la silicose. Selon les spécialistes, la maladie peut dans certains cas se stabiliser mais jamais ne régresse. Il est très important de rappeler que la taille des pierres ne se fait pas à T’kout, mais dans les quatre coins du pays. Les artisans tailleurs sont recrutés par des employeurs sans scrupules, qui les font travailler d’une manière illégale (sans êtres déclarés aux assurances). Quand la maladie est détectée ils sont abandonnés à leur sort. On enregistre à T’kout seule 70 décès, depuis notre reportage sur la silicose dans cette ville (cf notre édition du29 juin 2010), le nombre des veuves a été revu à la hausse, 32 veuves et 73 orphelins au lieu de 70. Aux dernières nouvelles 4 nouveaux décès ont été signalés lors de la dernière quinzaine du mois de juillet.

Portrait. Collecteur-récupérateur : « un métier » en vogue

أغسطس 6, 2010 by amamra  
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Avec le chômage qui ronge une grande partie de la population, et l’absence de débouchés pour les diplômés, un nouveau métier, si on peut l’appeler ainsi, fait son apparition à Batna.

Il s’agit de celui de « collecteur-récupérateur ». En effet, on croise au quotidien des jeunes et des moins jeunes, voire des femmes et des vieillards dans différents quartiers de la ville poussant des charrettes remplies à ras bord de déchets : plastique, dinanderie (cuivre) et… pain rassis. Si pour certains la nécessité due au chômage et à l’absence de ressources est la cause de l’exercice de cette activité, pour d’autres, ce métier est pratiqué depuis longtemps. Ammar, peut-être le doyen de cette « débrouille » à Batna, qui est à la besogne, tôt le matin, nous déclare à ce sujet : « Je suis collecteur- récupérateur depuis mon jeune âge, je prends tout ce qui peut être revendu : fer, cuivre, pain et surtout plastique, dont les prix sont fixés en accord avec les relais (grossistes) qui les revendent à d’autres, installés à Constantine, Annaba, etc., et qui constituent un véritable circuit commercial informel très bien organisé. »

Nous apprenons également que les cours actuellement en vigueur sont, à titre d’exemple,80 DA/kg pour le fer, 20 DA/kg pour le plastique et 30 DA/kg pour le plomb. Mais, selon notre interlocuteur, depuis l’ouverture du centre d’enfouissement technique (CET), l’activité a pris un sacré coup et sa rentabilité commence à décliner sauf pour le pain qui se maintient entre 20 et 25 DA/kg ou 80 DA le sac, puisque ramassé en faisant du porte-à-porte. Cependant, la baisse constatée en matière de revenus ne décourage pas pour autant les amateurs de cette pratique, constitués essentiellement d’enfants et d’adolescents, qui n’arrêtent pas de trimer du matin au soir en fouillant les moindres recoins des décharges sauvages et autres bennes à ordures pour permettre à leurs familles de subsister en gagnant en moyenne entre 200 et 400 DA par jour.

Par A. N.
in el watan

Cité Chikhi : La réfection des artères très attendue par les habitants

أغسطس 6, 2010 by amamra  
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Les habitants de la cité Chikhi, qui a vu son réseau d’AEP totalement rénové par les service de l’ADE, sous l’égide de la direction de l’hydraulique de la wilaya (DHW), attendent maintenant avec impatience la réfection des routes de leur quartier.

Si ces résidants considèrent que le calvaire de l’eau n’est désormais qu’un mauvais souvenir, ils estiment en revanche qu’ils vivent actuellement un autre problème : l’état empoussiéré des artères qui menace leur santé. Au fait de la situation, les services de la commune comptent lancer une opération de bitumage provisoire en attendant le lancement d’une opération d’envergure pour ce quartier populeux. Il est temps d’agir, affirment certains qui se sont élevés contre le choix ayant donné la priorité aux artères principales (route de Constantine et route de Biskra) alors qu’elles étaient presque intactes. Un vaste programme de réhabilitation des routes de la ville vient d’être lancé, mais selon Ali Melakhsou, président de l’APC, les allées des 1 272 logements, celles de la cité Chikhi et surtout les allées Nezzar, en état de dégradation avancé, en raison des travaux de réhabilitation de réseaux d’AEP, seront bitumées dans les plus brefs délais.

Le rond-point de la cité des 1020 logements, réputé pour son gigantisme, est lui aussi en pleins travaux de réaménagement. Ce point névralgique verra sa dimension amoindrie, ce qui permettra l’élargissement de la voie et par là même rendre plus fluide la circulation automobile, au grand bonheur des usagers. Selon le premier magistrat de la ville, le coût de cette opération est évalué à 25 MDA (millions). Par ailleurs, des sources responsables au niveau de l’APC, nous ont appris que les travaux de réalisation d’une esplanade au centre-ville seront bientôt lancés à l’ex-gare routière (SNTV). « Cette esplanade, d’un coût de 100 MDA, et dont les travaux démarreront incessamment, permettra de changer l’aspect de la ville », a ajouté notre interlocuteur.

Par Abdelhakim N.
in el watan

APRÈS LE MIRACLE DU BAC 2010 Faut-il avoir le Bac pour réussir dans la vie?

يوليو 20, 2010 by amamra  
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«Le problème de base de nos sociétés réside dans la compétition permanente entre les individus. Le leitmotiv, c’est toujours battre des records, dominer, mettre l’autre en situation d’infériorité! A quand la mise en avant des qualités humaines de solidarité, d’écoute, d’aide mutuelle?»
Albert Jacquard

Les résultats du baccalauréat algérien sont présentés cette année comme exceptionnels. On nous dit que ce «miracle» est attribué à la Réforme dont on attend beaucoup. Un taux de réussite de 45% en 2009 et de 61,3% en 2010 peuvent-ils expliquer en l’espace d’une année le saut qualitatif et quantitatif pour gagner 16 points en une année? Avant d’y répondre expliquons ce qu’est le baccalauréat. Si globalement, jusqu’à la fin du siècle dernier, il avait une dimension sociale bien établie, ces vingt dernières années ont vu une démonétisation planétaire des études accentuée chez nous par l’apparition de voies dérivées qui donnent l’illusion de pouvoir réussir socialement et rapidement en investissant des secteurs qui jusqu’à présents avaient une part relativement modeste dans la hiérarchie des valeurs. Je veux parler des «entertainnents», des soporifiques qui font rêver une nation mais en définitive, permettent seulement à peu d’entre les jeunes de «réussir» Non, le Bac n’est plus un ascenseur social même à l’échelle planétaire. En Algérie, la footballisation des esprits fausse tout. C’est à se demander comment certains parents – naïfs?- croient encore au Bac et ne vont pas comme d’autres investir les clubs de foot pour enfants des fois qu’ils gagneraient le gros lot avec un nouveau Zidane.
Qu’est-ce que le Bac? C’est un examen sanctionnant la fin des études secondaires, elles mêmes consécutives à un cycle moyen et à un cycle primaire, le tout se déroulant en moyenne sur douze ans. En France, tout a commencé le 17 mars 1808, date de création du baccalauréat, véritable pierre angulaire du système éducatif français, dont l’obtention couronne l’ensemble de la scolarité primaire et secondaire et ouvre les portes de l’enseignement supérieur ou de la vie active. Ce diplôme est le premier grade universitaire, va se démocratiser au fil du temps: en France, en 1880, à peine 1% d’une classe d’âge obtient le baccalauréat, proportion qui s’élève à 62,6% en 2003. La France forme moins de diplômés du secondaire que la plupart des pays de l’Ocde et de l’Union européenne. De plus, les taux d’accès au baccalauréat varient fortement selon le milieu d’origine et le sexe des élèves. Cet examen de fin d’études secondaires s’appelle différemment selon les pays. C’est le bachelor dans les pays anglo saxons, c’est l’Abitur en Allemagne.

Questionnements
Pour en revenir à la cuvée 2010, au-delà des efforts louables des enseignant(e)s qu’il faut saluer, les résultats faramineux amènent à questionnement. Cela s’expliquerait de plusieurs façons: le laxisme combiné à la triche et à des épreuves qui ne reflètent pas le niveau. Ce n’est pas à une administration aussi douée soit-elle de faire le constat du saut qualitatif, c’est l’affaire de spécialistes qui doivent analyser finement les différents paramètres les plus pertinents: programme réel réalisé par rapport au programme normal lui-même devant être le reflet du baccalauréat tel que fixé par les standards de l’Unesco. Pertinence des sujets donnés au Bac dans l’absolu et par rapport à ceux donnés les années précédentes, mode de notation, mode de délibération, mode de surveillance pour éviter les copiages, comparaison avec les scores obtenus par les élèves durant l’année et voir si l’écart type est important. En clair, un élève ayant une moyenne de 12/20 sur l’année ne peut pas et ne doit pas se retrouver avec une moyenne de 16/20. Beaucoup de parents se sont étonnés du score de leurs enfants! Cela ne rend pas plus intelligents ces élèves avec des notes aussi démesurées d’autant que la réalité à l’université est brutale: un étudiant sur deux échoue en première année. En définitive tout est question d’étalonnage. De quoi parle-t-on quand un élève se retrouve avec 18 en philosophie. Je me souviens avec bien d’autres que quand on avait la moyenne en philo, on était très content. Notre professeur nous disait qu’il faut être Sartre pour avoir 14/20! Ce même Sartre qui échoua une première fois à l’agrégation…
Pourtant la sédimentation d’un savoir a un temps de latence long, et il est utopique de notre point de vue, d’attendre des résultats en rupture avec une cinétique prévisible. Le système éducatif est un système avec une grande inertie. C’est comme un grand transatlantique qui ne peut changer de cap immédiatement. De ce fait, il nous parait précipité si ce n’est téméraire d’attribuer à cette miraculeuse Réforme ex abrupto un mérite qui demande à être prouvé par une étude fine dans le calme et la sérénité en se gardant, naturellement de verser dans l’instrumentalisation de ce dossier éminemment important pour l’avenir du pays. On peut tout rater, mais nous n’avons pas le droit de rater la formation des hommes.
Une explication de ce «miracle» est donnée par la «triche» reflétant le malaise de l’éducation. Un reportage du journal Liberté à la sortie des examens de quelques lycées d’Alger est édifiant. «Tricher en plein examen est devenu, ces dernières années, une pratique courante.» «Certains surveillants sont laxistes et parfois même complices avec nous, mais il y en a d’autres qui sont sévères. Des candidats du lycée Émir-Abdelkader affirment (…) qu’ils ont le droit de garder leur téléphone portable. Personne ne nous a fouillés. Et d’ajouter en évoquant le cas d’une voisine qui a eu son diplôme en procédant à la triche: «J’ai une voisine qui a eu son Bac avec mention grâce au portable. Elle porte le foulard et elle l’a exploité en mettant le kit mains libres. Grâce à ce procédé, elle a pu rester en contact avec ses enseignants qui lui ont dicté les bonnes réponses.» Ces étudiants ne reculent désormais devant rien pour «réussir» aux examens. Même s’il reste une bonne majorité d’élèves corrects qui demeurent attachés à l’honnêteté intellectuelle, une nouvelle culture qui semble découler de l’instinct du gain facile est adoptée par un certain nombre de candidats au Bac. (…) Pour le «roi de la triche». Sa devise est simple: «La triche permet de monter les échelons.» Convaincu de ses capacités et de ses techniques, très fier des résultats obtenus, le lycéen déclare à ses camarades: «Depuis la 1re année primaire je triche, et pour ces examens, c’est de la tarte.» Les candidats rencontrés affirment à l’unanimité que la triche est devenue un «devoir», et leurs modèles sont les universitaires qui usent de moyens plus performants pour réussir leur cursus.(1)
Dans une interview au journal El Watan Meziane Meriane, professeur de mathématiques coordinateur du Snapest, a un jugement plus sévère sur cette cuvée 2010. Ecoutons-le: «Il n’y a pas de quoi se vanter d’un taux de réussite au Bac de 61,23%. Car si aujourd’hui, l’Algérie peut se féliciter du nombre d’enfants scolarisés, les méthodes d’évaluation utilisées restent discutables et nuisent au niveau de l’examen. (…) Parler de résultats qualitatifs, c’est précipiter l’analyse et l’évaluation de la réforme du système éducatif. Aucun paramètre ne permet d’affirmer qu’on a atteint une qualité requise. Lorsqu’on se classe dernier à l’Olympiade mondiale des mathématiques, lorsque des élèves ne maîtrisent pas correctement ni les mathématiques ni les langues, sincèrement on ne peut pas se vanter d’avoir atteint des résultats qualitatifs. Quantitatifs, peut-être. (…) Si la bougie de l’Algérie est restée allumée, c’est grâce à l’intelligentsia formée pendant les années 1960 et 1970. Regardons du côté des parents d’élèves: la majorité n’est pas satisfaite du niveau de leurs enfants. La recherche des cours particuliers ou l’inscription dans des écoles privées démontrent qu’hélas, l’école publique ne répond pas aux aspirations et aux attentes des parents. L’euphorie du ministère me rappelle les slogans des années 1970, l’ère du parti unique. La réforme a besoin d’une halte pour une évaluation scientifique. (…) Une belle récolte du point de vue du nombre d’élèves admis, mais faussée par le niveau requis pour l’admission, car on a balisé le nombre de chapitres requis, limités au premier et au deuxième trimestres. L’élève est-il capable de suivre le cycle supérieur? Non. Plus d’un étudiant sur trois abandonne ses études à l’université. (…) Avec des sujets d’un niveau un peu plus élevé, même en se basant uniquement sur le premier et le deuxième trimestres, plus de la moitié des mentions seraient revues à la baisse, voire plus de la moitié des lauréats seraient recalés. Les parents d’élèves connaissant le niveau de leurs enfants sont eux-mêmes étonnés par ces résultats!» (2)
Cette inflation que nous croyons spécifique de l’Algérie, existe ailleurs. En comparant avec les résultats du Bac en France. J’ai vu que des notes supérieures à 20 sont attribuées. «Le soixantuitard que je suis ne comprend rien. Aurélie Collas nous parle de cette cuvée 642.635 élèves ont passé le Bac cette année. 511.149 l’ont obtenu. 44% ont eu une mention, 4,2% ont décroché la mention «très bien» 31 lauréats ont obtenu la note de 20/20, 65,4% d’une génération est diplômée «Mais comment ont-ils fait? Les correcteurs y seraient-ils pour quelque chose?» Impossible, pour le directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer. «Dans la mesure où certains correcteurs sont plus sévères que d’autres, les notes sont harmonisées en aval, explique-t-il. C’est le corps d’inspection qui, avec le jury, vérifie qu’il n’y a pas d’écarts injustes entre les notes. «Si ce n’est pas du jury, le 20/20 serait donc du seul ressort des élèves…» (3) Comprenne qui pourra!

Un sésame?
En France et dans les pays francophones comme nous, le baccalauréat continue à bercer l’imaginaire des jeunes et de leurs parents. Une personne sans le sésame du Bac ne «vaut rien» et pourtant, on peut réussir sans le baccalauréat. Je veux citer trois exemples de réussite: «Depuis toujours, les études m’ennuient. Obligé de suivre un cursus scolaire «normal» pour tenter de me faire entrer de force dans le moule de l’éducation nationale, les professeurs que j’ai rencontrés n’ont jamais essayé de me comprendre. Ils ont toujours essayé de me changer, de me modeler. L’envie d’apprendre quelque chose qui m’intéressait réellement m’a poussé à apprendre seul de nombreux logiciels de graphisme et de création de jeux vidéo. Résultat: je travaille dans une des plus grandes sociétés de jeux vidéo française depuis l’âge de 19 ans, je participe à la création d’un jeu vidéo joué par plusieurs millions de personnes à travers le monde et je gagne bien ma vie.» (…) Recalé au Bac! Que faire? Première décision: je décide d’apprendre l’anglais.(…) Je suis aujourd’hui «budget officer» pour la communication au Liberia. Voilà onze ans que je travaille pour l’ONU, je gagne très bien ma vie. Il m’a fallu de la chance, des relations et une bonne capacité à apprendre sur le terrain.» (4)
Le cas atypique de Joschka Fischer ancien ministre allemand des Affaires étrangères en 1965, est à méditer. Il quitte le lycée (Gymnasium) et entame une formation de photographe. À partir de 1968 il vit de travaux occasionnels tout en continuant ses activités politiques. Dans son parcours professionnel on peut citer, en 1971 un passage de quelques mois comme ouvrier dans une usine Opel dont il est renvoyé à cause de ses activités de propagande. Il fut aussi chauffeur de taxi et a travaillé dans une librairie.
Un conseil aux 250.000 jeunes qui sont restés sur le carreau, formez vous vous-même; En dehors du fait que vous pouvez tenter votre chance l’année prochaine, il existe d’autres possibilités de réussir votre vie car en définitive c’est de cela qu’il s’agit. Il existe au sein de l’enseignement supérieur l’Université de la Formation Continue dont la mission essentielle est de permettre aux non-bacheliers, à travers le suivi d’un enseignement, de pouvoir rentrer à l’Université. Cette université de la seconde chance comme nous l’appelions à sa naissance, peut vous permettre d’intégrer l’université du jour ou même suivre certains cursus d’enseignement supérieur. Par ailleurs, le monde sera de plus, mondialisé, des langues seront de plus en plus présentes: l’anglais, le chinois, l’espagnol. Inventer son métier ne nécessite pas de passer l’écueil du baccalauréat. Enfin, vous pouvez toujours rejoindre l’université après une expérience professionnelle que vous pouvez valoriser.
En Algérie, le Baccalauréat est quinquagénaire. Chaque année, il est accusé de bien des maux. Il serait inadapté, voire bradé, responsable des échecs des premières années de l’université…A quoi sert le Bac aujourd’hui? Que représente-t-il en 2010? Est-il toujours l’incarnation de la démocratisation du savoir? Faut-il le réformer, ou simplement le supprimer du fait qu’aux inégalités d’accès au baccalauréat s’ajoutent les effets de la hiérarchisation latente des filières qui se traduisent par une surreprésentation des enfants issus des milieux favorisés dans les séries générales, s’ils ne sont pas dans des écoles privées.
A ce titre, en France, le Bac est devenu également une offre commerciale. Acadomia a lancé le 16 septembre une nouvelle offre tonitruante «Devenez bachelier ou soyez remboursé». Le n°1 français du soutien scolaire privé propose ainsi «un programme de révisions exclusif, spécialement conçu pour permettre aux élèves de terminale au lycée d’obtenir leur baccalauréat à la fin de l’année scolaire,. Si l’élève n’obtient pas le baccalauréat après avoir suivi notre programme avec assiduité, Acadomia s’engage à rembourser le coût du programme.»(5)
Il nous parait important de tenir au repère du baccalauréat comme voie d’accès au supérieur, mais non comme voie unique. La valeur du baccalauréat doit être garantie, afin de dissiper l’atmosphère de soupçon qui l’environne. Une plus grande transparence de l’évaluation et une implication renforcée de l’enseignement supérieur sont les deux axes majeurs qui s’imposent pour faire renaître la confiance. Il est nécessaire de mettre en place sans tarder le concours d’agrégation critère véritable de l’amélioration du niveau des enseignants. Quant aux principes d’évaluation (anonymat, correction par un correcteur extérieur à l’établissement), ils font partie intégrante de contrat de confiance avec la nation. Il est nécessaire d’impliquer l’enseignement supérieur à tous les stades du baccalauréat: définition des programmes, préparation des sujets, présidence des jurys. Enfin, il faut dissiper tous les soupçons de «petits arrangements» en rendant publiques les consignes de correction et les statistiques des épreuves.

1. Bac Algérie 2010: des candidats parlent de la triche. Liberté juin 2010
2. Meziane Meriane: «Avec des sujets à peine plus difficiles, la moitié des lauréats seraient recalés». El Watan, Propos recueillis par Nassima Oulebsir 9 juillet 2010
3. Aurélie Collas: Les «meilleurs des meilleurs» du Bac à l’honneur. Le Monde.fr – 16.07.10
4. Je n’ai pas le Bac, mais je travaille à l’ONU Le Monde.fr | 06.07.10
5. Acadomia: le Bac c’est «satisfait ou remboursé»! http://finchleyroad.over-blog.com/article-36441189.html Mercredi 23 septembre 2009

Pr Chems Eddine CHITOUR

in l’expression

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